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v< surnaturels, cel imposteur n'aurait pas eu « recours à un prestige , pour persuader « 'i :'il avait la plénitude du sacerdoce. C'est « pour cela qu'il est utile .\ un théologien de t< connaître les divers égarements des héré- « tiques anciens et modernes, quelque ab- « surdes qu'ils soient : la vérité ne brille ,ja- « mais (pu- par son opposition avec l'erreur.»
MARC (saint), romain, succéda au pape Sylvestre 1er, le 18 janvier 336 , el mourut le 7 octobre de la même année. 11 fut entent' dans le cimetière de Rome qui porte son nom. On lui attribue une Epitre adressée h. saint Ithauase et aui évèques d'Egypte ; mais les critiques la mettent an nombre des ouvrages supposés. — .M. M igné a publié ce qui nous reste de ce pape. Voy. la lin de l'article Ji les (saint).
MARC, évoque d'Aréthuse, sons Constantin le Grand, sauva la vie à Julien, qui fut depuis empereur. 11 assista au concile de Sardique en 347, et a ceux de Sirmich en 351 eten 359. Quoique laformulcqu'il dressa dans ce dernier concile ne fût ni précise ni assez contraire aux ariens, il paraît cependant que ses sentiments étaient orthodoxes. Les païens le persécutèrent sous le règne de Julien l'Apostat, parce qu'il avait détruit un temple consacré aux idoles. Il employa le reste de ses jours à convertir les partisans du paganisme. Il mourut sous Jovinien ou sous v*alens. Saint Grégoire de Na/.ianze fait de lui un grand éloge. L'Eglise grecque honore sa mémoire le 23 mars.
MARC, surnommé Y Ascétique, célèbre solitaire du ivc siècle, dont nous avons neuf Traités dans la Bibliothèque des Pères.
MARC EUGENIQUE, qu'on appelle aussi MARC d'EPHÈSE, parce qu'il était archevêque de cette ville, fut envoyé en 1439 au concile de Florence, au nom des évêques grecs. Il y soutint le schisme avec beaucoup d'ardeur, et ne voulut point signer le décret d'union. De retour à Constantinople, il s'éleva contre le concile de Florence. On a de lui plusieurs écrits composés à ce sujet, qui se trouvent dans la Collection des conciles ; et d'autres ouvrages dans lesquels il y a beaucoup d'emportement contre les Latins et le siège de saint Pierre. 11 mourut peu de jours après sa dispute avec Barthélémy de Florence, en protestant « qu'il ne voulait « pas qu'aucun de ceux qui avaient signé <( l'union assistât à ses funérailles, ni qu'ils « priassent Dieu pour lui. » Tant il est vrai que le fanatisme érige en idoles les objets les plus hideux et les plus tristes 1 Marc d'Eplièse jugeait que la scission de l'Eglise chrétienne, de cette épouse uni |ue de Jésus- Christ, était un bien auquel il fallait tout sacrifier. Il ?vait un frère appelé Jean qui vint avec lui à Florence, et qui publia aussi un écrit contre le concile tenu dans cette ville.
MARCA (Jacques-Corneille) , bénédictin de l'abbaye du Mont-Blandin, né à Gand, en 1570 , cultiva avec succès les belles-lettres, et mourut à Douai, l'an 1629. Les bibliographes flamands lui prodiguent des éloges qui paraissent exagérés , quoiqu'on ne puisse
disconvenir qu'il ne soit bon orateur et encore meilleur poète. Une partie de ses opuscules a été imprimée à Louvain, 1G13, in-8°. Ce recueil contient des harangues, des tragédies et un éloge des ducs de Bourgogne. ■ On a encore de lui : Diarium Sanctorum, en vers ïambes, Douai, 1628, in-4° ; et Musœlacrymantes, 1(528, in-4°: ce sont sept tragédies dont les sujets sont pris de l'Ecriture sainte. MARCA (Pierre de), évéque de Couserans, né à Gand, en Béarn , le 24- janvier 1594, d'unefainillc ancienne, originaire d'Espagne, se distingua de bonne heure par son esprit et par son zèle pour la religion catholique : il travailla h la faire rétablir dans le Béarn, et eut le bonheur de réussir. C'est en reconnaissance de ses soins qu'il obtint la charge de président au parlement de Pau, en 1621, et celle de conseiller d'Etat en 1639. Après la mort de son épouse, il entra dans les ordres, et fut nommé à l'évêché de Couserans, l'an 1642. Mai3 la cour de Rome , offensée de ce que dans le livre delà Concorde du sacerdoce et de l'empire il avait donné atteinte aux prérogatives du saint-siége, lui refusa longtemps ses bulles, et il ne les obtint qu'en 164-7, après avoir interprété ses sentiments d'une manière favorable, et promis les corrections nécessaires , dans un autre ouvrage qu'il lit imprimer à Barcelone, in-4-°, et qui se trouve dans les éditions in-fol. du livre précédent. Il lit plus, et déféra h Innocent Xneuf propositions, réfutées par onze règles, où la vraie doctrine de la hiérarchie est établie : on remarque que ces neuf propositions contiennent presque tout le système de Fébronius. L'habileté avec laquelle il remplit une commission qu'on lui donna en Catalogne, lui mérita l'archevêché de Toulouse, en 1652. ii s'était fait tellement aimer en Catalogne, qu'ayant été attaqué d'une maladie qui le mit à l'ext.émité, la ville de Bai celoi-e entre autres, lit un vœu public à Notre-Dame de Montserrat, qui en est éloignée d'une journée, et y envoya en son nom douze capucins nu-pieds sans sandales, et douze jeunes filles aussi pieds nus, les cheveux épars, et vêtues de longues robes blanches. Marca se disposait à se rendre à Toulouse, lorsque le roi le lit ministre d'Etat en 1658. Il était d'un caractère facile el flexible, mais sans jamais se laisser aller à des impulsions contraires au devoir. Persuadé de l'importance qu'il y avait à s'opposer aux sectes naissantes, il s'appliqua à arrêter les progrès du jansénisme. 11 s'unit avec les jésuites contre le livre du fameux évoque d'Ypres, et dressa le premier le projet d'un Formulaire où l'on condamnerait les cinq propositions dans le sens de l'auteur. Son zèle fut récompensé par l'archevêché de Paris; mais il mourut le jour même que ses bulles arrivèrent, en 1662, à 68 ans. Sa mort donna occasion à cette épitaphe badine :
Ci-gît l'illustre de Marca, (Jue le .plus grand des rois marqua Pour le prélat de son Eglise; Mais la mort qui le remarqua, Et qui se plaît à la surprise, Tout aussitôt le démarqua.
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Ce prélat réunissait plusieurs talents différents : l'érudition, la critique, la jurisprudence. Son style est ferme et mâle, assez pur, sans affectation et sans embarras. Ses principaux ouvrages sont : De concordia sacerdotii el imperii, dont la meilleure édition est celle qui fut donnée après sa mort par Baluze, Paris, 170k, in-fol. C'est un des ouvrages les plus savants que nous ayons sur cette matière. On ne peut guère lui comparer que l'excellent traité de l'Autorité des deux puissances. Si les principes n'en sont pas toujours exactement les mêmes, c'est que Baluze n'a pas déléré à la volonté expresse du prélat, qui, en mourant, lui avait indiqué divers changements a faire. Quant au supplément et aux notes de Baluze, ils sont tout à fait étrangers à De Marca ; Histoire de Béarn, Paris, 164-0, in-fol. On y trouve des éclaircissements utiles sur l'origine des rois de Navarre, des ducs de Gascogne, des comtes de Toulouse, etc. : on y prend une grande idée de l'érudition de l'auteur ; Marca hispanica, 1688, in-fol. C'est une description savante et curieuse de la Catalogne, du Roussillon et des frontières. La partie historique el la géographie y sont traitées avec exactitude, et cet ouvrage peut être trèsutile pour connaître les véritables bornes de la Fiance et de l'Espagne ; Dissertatio de primatu lugdunensi et cœteris primatibus , 1644, in-8% très-savante ; Relation de ce qui s'est fait depuis 1653 dans les assemblées des évéques, au sujet des cinq propositions, Paris, 1657, in-4°. C'est contre cette relation, peu favorable au jansénisme, que Nicole publia son Belga percontator, 1657, in-4% dans lequel il expose les scrupules d'un prétendu théologien flamand sur l'assemblée du clergé de 1656; des Opuseules publiés par Baluze, en 1669, in-8° ; d'autres Opuscules mis au jour par le même, en 1681, in-8*. Ces opuscules renferment plusieurs dissertations intéressantes, entre autres : De tempore susceptœ in Galliisftdei, De Eucharistia et Missa, De Pœnitentia, De Matrimonio, De Patriarchatu Constantinopolitano, De stemmate Christi, De magorum adventu, De singulari primatu Pétri, De discrimine clericorum et laicorum ex jure divino,De veleribus collectionibus canonum; un Recueil de quelques Traités théologiques, les uns en latin, les autres en français, donnés au public en 1668, in-4°, par l'a°bbé de Faget, cousin-germain du savant archevêque. L'éditeur orna cette collection d'une Vie en latin de son illustre parent. Elle est étendue et curieuse.
MARCEL 1er (saint), Romain, succéda au pape saint Marcellin le 30 juin 308; il se signala par son zèle et par sa sagesse. La juste sévérité dont il usa envers un apostat le rendit odieux au tyran Maxence, qui le bannit de Rome. 11 mourut en 309, suivant le Père Pagi, ou en 310, selon d'autres. Il est appelé 'martyr dans les Sacramentaires de Gélase I" et de saint Grégoire, ainsi que dans les Martyrologes attribués à saint Jérôme et à Bède. Le pape saint Damase a composé son épitaphe en vers. Saint Eusèbe lui succéda.
M. Migne a publié ses écrits à la suite des OEuvres de Lactance. Voy. Lactance.
MARCEL II (Mvrcel-Cehvius), né en 1501 à Fano, était fils du receveur général des revenus du saint-siége ; il fit ses études avec distinction et plut au pape Paul III, qui le nomma son premier secrétaire. Il accompagna en France le cardinal Farnèse, neveu de ce pontife, et s'y fit estimer par ses mœurs et son savoir. De retour à Rome, il obtint de son bienfaiteur le chapeau de cardinal, et fut choisi pour être un des présidents du concile de Trente. Il succéda, sous le nom de Marcel, au pape Jules III, le 9 avril 1555, et mourut d'apoplexie vingt-un jours après son élection, dans le temps qu'il se disposait à pacifier les troubles, à réformer les abus, et à faire fleurir la science et la piété dans l'Eglise. Il était si ennemi du népotisme, qu'il ne voulut pas même permettre à ses neveux de venir à Rome. Paul IV lui succéda.
MARCEL, ou MARCEAU (saint), célèbre évoque de Paris , mort le 1er novembre, au commencement du ve siècle, avait succédé à Prudence dans ce siège épiscopal. Sa fête se célèbre le 3 novembre. Ses reliques se trouvent à Paris, où on les conserve à la cathédrale. — 11 y a eu plusieurs autres saints de ce nom : saint Marcel, martyrisé à Chalons-sur-Saône, l'an 179; saint Marcel, capitaine dans la légion trajane, qui eut la tète tranchée pour la foi de Jésus-Christ, à Tanger, le 30 octobre, vers l'an 298 ; saint Marcel évèque d'Apamée, et martyr en 383.
MARCEL, fameux évèque d'Ancyre dès l'an 314, assista au concile de Nicée en 325, et y signala son éloquence contre l'impiété arienne. Il s'opposa à la condamnation de saint Athanase, au concile deTyr en 335, et à celui de Jérusalem, où il s'éleva avec zèle contre Arius. Les ariens, irrités, le persécutèrent avec fureur, et condamnèrent son Traité contre Astère, surnommé l'avocat des ariens, comme contenant les erreurs de Sabellius; ils le déposèrent à Constantinople en 336, et mirent à sa place Basile, qui s'était acquisde la réputation par son éloquence. Marcel d'Ancyre alla à Rome trouver le pape Jules : car c'est toujours au siège de Pierre que les évêques opprimés ou calomniés avaient recours comme au centre de l'autorité et de l'unité de l'Eglise. Voy. Athanase, Jules Ier, Innocent Ier. Le pape, qui le jugea innocent, le reçut à sa communion, et déclara dans un concile tenu à Rome en 341, que la doctrine contenue dans son livre contre les ariens était conforme à celle de l'Eglise. L'illustre persécuté fut encore absous et rétabli au concile de Sardique en 347. Marcel , ayant été informé sur la fin de sa vie que saint Basile avait donné à saint Athanase des soupçons sur sa catholicité, lui envoya une prolession de foi, dans laquelle il condamnait expressément le sabedianisme. 11 mourut dans un âge très-avancé en 374. Après ces témoignages si favorables à Marcel on ne peut guère douter que saint Hilairc, saint Basile, saint Chrysostome, Sulpice Sévère, qui ont imputé le sabellianisme à cet évèque