M AU
d'Ancyre, n'aient été trompés pur les clameurs des (tritons. ''"//• ce point bien dis- Cuté dans Collât, l'air. \ tome II de I). Montfaucon. ) il De nous Reste <lc Marcel qu'une Lrtlrr écrite au pepé Jules, deux Confissions de foi, dans saint Kpiphane, H quel. pics fragments de son f.ïrrr cùntïe Astète, dans la critique qu'en a falrte Eusètxe de Césafée.
MARCEL ( saint }, natif d'Apaméc, d'une famille noble e( riche, distribua tous ses bieîjS aux pauvres pour se retirer auprès de saint Alexandre, instituteur t\vs acemètes. ■Saint Marcel l'ut abbé de ce monastère après Jean, successeur d'Alexandre, vers VVT, et mourut après l'an 'i85. Sa sainteté et ses miracles l'ont rendu célèbre dans l'Orient.
MARCEL (Christophe), vénitien, chanoine de Padoue et archevêque de Corlbu, eut le malheur d'être pris au sac de Rome, en 1527. Comme il n'avait pas le moyen de payer sa rançon, les soldats luthériens qui étaient dans l'année impériale l'attachèrent à un arbre près de Gaëte, en pleine campagne, et lui arrachèrent un ongle chaque jour. Il mourut de l'excès des douleurs et de l'intempérie de l'air. On a de lui un traité De anima, 1508, in-foJ. et une édition des Àitus ecclesiastici, 1510, in-fol., ouvrage composé par Augustin Patrice, sous le pontificat d'Innocent VIII.
MARCEL ( Guillaume ), chronologiste et avocat au conseil, né à Toulouse en 16V7, mort à Arles, commissaire de marine, le 27 décembre 1708, à 61 ans, fut d'abord à Paris sous-bibliothéca ire de l'abbaye Saint-Victor. Il suivit M. de "Girardin à l'ambassade de Constantinople: Marcel avait le génie de la négociation : commissaire près du dey d'Alger, il conclut la paix d'Alger avec Louis XIV en 1677, et fit fleurir le commerce de France en Egypte. Il est auteur : de Y Histoire de Voriginc et des progrès de la monarchie française, Paris, 1686, 4 vol. in-12. C'est moins un corps d'histoire qu'une chronique sèche et inexacte ; ses Tablettes chronologiques depuis la naissance de Jésus-Christ pour l'histoire profane,\xi-i%cpï on lit moins depuis celle de l'abbé Lenglet duFresnoy, mais qui n'ont point été inutilesk celui-ci ; des Tablettes chronologiques pour l'histoire de VEglise, Paris, 1682, in-8°, ouvrage estimé, qui réunit l'exactitude et l'esprit de recherche à l'orthodoxie et à la sagesse des principes, genre démérite qui n'est pas à dédaigner, surtout depuis que les jansénistes etles philosophistes ont infecté cette partie de l'instruction. Voy. Macquer.
MARCELLE (sainte), dame romaine, étant devenue veuve après sept mois de mariage, embrassa la vie monastique. Plusieurs vierges de quai. té se mirent sous sa conduite, et la ville de Rome fut bientôt remplie de monastères, où on imitait la vie des solitaires d'Orient. Marcelle consultait souvent saint Jérôme dans ses dou.es, et nous avons les réponses de. ce saint docteur dans les onze Lettres qu'il lui écrivit. La lecture des livres saints faisait ses uéliecs, « non par esprit de « dispute ni pour en faire parade comme les
« pharisiens, dit saint Jérôme, mais pour les « mettre en pratique, et mériter de les coui- « premlre par l'accomplissement exact de « loules les lois qu'ils renferment. » Medi— têtionem legis von in repiicando quœ scnpta sunt, vt Jurfœorum existiinmit pharisœi, sed in o/xrc intelligms... ttt postqixttm mandata comph'ssrl, lune se sriret rnrrcri inlv.Uiqenti(iii) Sirij/turarum. Voy. El SfOCftlUM. Elle eu! beaucoup à souffrir durant le sac de la ville de Rome, L'&n V09 : les barbares voulaient lui faire découvrir des trésors qu'elle avaii <adiés, à l'imitation de saint Laurent, dans le sein des pauvres. Alarmée du danger que courait l'innocence de Principie, sa chère fille spirituelle, elle se jeta aux pieds des soldats, et les conjura de l'épargner ; ceux-ci, oubliant leur férocité, conduisirent Marcelle et Principie dans l'église de Saint- Paul, qui, selon les ordres d'Alaric, leur chef, devait servir d'asile, de môme que celle de Saint-Pierre. Elle survécut peu au désastre de sa patrie, et mourut en HO. Saint Jérôme a écrit élégamment sa Vie dans la Lettre à Principie, livre III, épitre 9, édit. de Pierre Canisius.
MARCELLIN (saint), Romain de naissance, dont le père se nommait Project, succéda au pape saint Caius le 22 décembre 295, et se signala par son courage durant la persécution. Les donatistes l'ont accusé d'avoir sacrifié aux idoles ; saint Augustin le justifie pleinement dans son livre : De unico bapl. contra Petilianiim, cap. 16. Eusèbe, qu'on ne peut soupçonner d'une omission aussi considérable, ne dit pas un mot de ce fait ; et Théodoret prouve bien davantage, puisqu'il parle expressément de Marcellin, ainsi que de la persécution où l'on veut qu'il ait idolâtré : cet historien assure au contraire que ce pape se distingua par la fermeté de son courage. C'est cependant sur cette calomnie que l'on a bâti la prétendue histoire du repentir de Marcellin dans un concile de Sinuesse qui n'a jamais existé. L'auteur de ce conte, aussi maladroit qu'ignorant, tombe dans les contradictions les plus palpables et les plus ridicules. ( Voy. le P. Pagi, ad an. 303, le P. Alexandre, Tillemont et le cardinal Orsi. ) Il n'y a jamais eu que le donatiste Pélilien et les sectaires de son temps qui aient soutenu cette imputation ; les premiers donatistes n'ont jamais reproché à l'Eglise une pareille chute de son chef, tout attentifs qu'ils étaient, pour appuyer leur mauvaise cause, à recueillir les plus légères fautes des évoques catholiques, et surtout celles des papes. Marcellin tint le saint-siége un peu plus de huit ans, et mourut le 2i octobre 304-, également illustre^ar sa sainteté et par ses lumières. L'Eglise l'honore comme martyr Je 26 avril. Après sa mort, la chaire de Rome vaqua jusqu'en 308 : tant il était périlleux d'y monter, à cause de l'implacable cruauté des persécuteurs. Saint Marcel lui succéda. — M. l'abbé Migne a publié les écrits de sahit Marcellin à la suite des Œuvres de Lactance. Voy. LactaNce
MARCELLIN (saint) est regardé comme le