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première race, est divisée en deux livres. Le premier contient \esChartet royales, et le second les Actes des particuliers. Jérôme Bignon publia cette collection en 1613, in-8°, avec des remarques pleines d'érudition. Elle fut imprimée eu même temps dans le Coder legutn antiquarum , de Lindenbrockf Francfort, 1613, iu-folio, et dans la Biblioth. Patrum. Baluze en donna une nouvelle édition dans le Recueil des capitulaires, 1G77, 2 vol. in-folio, qui est la plus exacte et la plus complète.
MAIUXZZI (Sébastien), savant ecclésiastique, né le 20 septembre 1725 à Trévise, où son père était professeur de musique, prit en 1755 le bonnet de docteur en théologie à Padoue. De retour à Trévise, il ouvrit pendant deux ans des cours fréquentés par la jeune noblesse. En 1757, il alla à Civida-del-Friuli, où il demeura en qualité de chapelain et d'organiste de la célèbre collégiale de cette ville, et s'y acquit l'estime générale. Rappelé à Trévise, il y occupa la chaire de droit de 17G3 à 1770. Alors il fut mis à la tête d'une des principales paroisses de la ville, et chargé de la direction et de l'instruction des jeunes ecclésiastiques; il fut aussi nommé examinateur synodal, et mourut universellement regretté le 19 février 1790. On a de lui : Dissertatio in Matth. xxi, 9, Quicumque dimiserit, etc., in qua hic locus ex Hebrceorum antiquitatibus illustratur, et catholicœ sentent iœ auctoritas prœdicatur, Trévise, 1752; Dissertazione sopra i miracoli, Trévise, 1761; Riflessioni e pratiche per le differenti [este i lempi delVanno nuova traduzione dal francese, Castel-Franco, 1762; Discorso sopra la passione del nostro Signore, con un brève raggionamento intorno all'eloquenza sacra, Trévise, 1763; Epistola pastoralis Hieronymi Henrici Beltramini Miazzi, episcopi feltrensis, Trévise, 1778; Hieronymi Henrici Beltramini Miazzi, episcopi feltrensis, elogium, Trévise, 1779; Notizie intorno a monsignor Girolamo Henrico Beltramini Miazzi, etc., arrichite con note, etc., Venise, 1780. La liste des ouvrages imprimés et ms. de Marcuzzi se trouve, avec son éloge, dans lé 43e vol. du Giornale de' letterati d'Italia, Modène, 1798, p. 61.
MARDOCHEE, oncle ou plutôt cousin germain d'Eslher, femme d'Assuérus, roi de Perse. Ce prince avait un favori nommé Aman, devant qui il voulait que tout le monde fléchit le genou. Le seul Mardochée refusa de se soumettre à cette bassesse, qui d'ailleurs, dans les temps où les hommes s'érigeaient en dieux et en recherchaient les honneurs , pouvait passer pour un rit d'idolâtrie : considération grave et plus que suffisante pour justifier le refus de Mardochée. Aman irrité obtint une permission du roi de faire massacrer tous les Juifs m un même jour, il avait déjà fait élever devant sa maison une potence de cinquante coudées de haut, pour y faire attac1 er Mardochée. Celui-ci donna avis à la reine sa nièce, de l'arrêt porté contre sa nation. Cette princesse profita de la tendresse qui le roi
lui témoignait, pour lui découvrir les noirceurs de son favori. Le roi, heureusement détrompé, donna la place d'Aman à Mardochée, et obligea ce ministre scélérat à mener son ennemi en triomphe, monté sur un cheval, couvert du manteau royal et le sceptre à la main, dans les rues de la capitale, en criant devant lui : C'est ainsi que le roi honore ceux quil veut honorer. Aman fut pendu ensuite à ce gibet môme qu'il avait destiné à Mardochée. La plupart des critiques croient que Mard'chée est auteur du livre cano~ nique d'Esther, quoique quelques passages paraissent être d'une autre main, qui est vraisemblablement celle d'Esther. Voy. Esïher. On lui attribue aussi un Traité des rites et coutumes juifs, qui est entre les talmudiqucs; mais il est incontestable que ce dernier livre est d'un temps fort postérieur à Mardochée. 11 peut avoir été composé par quelques juifs du même nom.
MARDOCHÉE, rabbin, fils d'Eliézer Comrino, juif de Constantinople, est auteur d'un Commentaire manuscrit sur le Pentateuque. Simon, qui parle de cet ouvrage, ne marque pas le temps où son auteur a vécu. Mardochée mourut en 1611 , avec la réputation d'un des plus savants hommes de sa nation.
MARDÙEL (Claude-Marie), curé de Saint- Roch à Paris, où il est mort au mois de janvier 1833, occupa cette cure par la résignation que lui en fit son oncle en 1787, ne voulut point prêter le serment prescrit par la constitution civile du clergé, et fut obligé de quitter sa place,qu'il ne reprit qu'en 1801, après le concordat. En 1802, Marduel attira sur lui l'attention publique par le refus qu'il fit d'admettre dans l'église de Saint-Roch le corps de Mlle Chaînerais, qui avait été attachée comme danseuse h l'académie de musique : événement qui fournit à Andrieux le sujet d'une pièce de vers intitulée : Saint Roch et saint Thomas. En 1815, Marduel refusa également l'entrée de son église au cercueil de Mlle deRaucourt, actrice du Théâtre-Français. Cet ecclésiastique faisait le plus généreux emploi de sa fortune, en la partageant avec les pauvres de sa paroisse.
MARE (Paul -Marcel del). Voy. Del-*mare.
MARÉCHAL (Ambroise), archevêque de Raltimore, né l'an 1769 à Ingré près d'Orléans, fit sa théologie au séminaire de celte ville, et fut envoyé en 1792 aux Etats-Unis, après avoir été ordonné prêtre par dispense d'âge. On l'envoya dans une mission pour s'y former à l'usage de la langue anglaise, et il professa ensuite soit dans le séminaire, soit dans le collège de Georges-Town, avant que les jésuites en eussent pris la direction. Lorsque le concordat de 1801 eut permis aux évêques d'établir leur séminaire , l'abbé Emery, supérieur de Saint-Sulpice, rappela d'Amérique plusieurs sujets de sa congrégation , et Maréchal, qui était de ce nombre,, revint en France en 1803. Il fut successivement professeur dans les séminaires de Sainl- FJour, d'Aix et de Lyon, et rédigea une Dissertation sur la dévotion au Sacré-Cœur, dont
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VAmî de la Religion a publié un extrait dans son n° 541. L'évèchéde New-York lui ayant été offert, il le refusa. Mais il fut contraint d'accepter la coadjutorerie de Baltimore, et l'archevêque étant venu h mourir peu de temps après, Maréchal, à qui les bulles assignaient lasurvivance, fut sacré par Cheverus, alors évêque de Boston, le 14 décembre 1817. Il se fit aimer et vénérer de ses diocésains, termina la nouvelle cathédrale de Baltimore, en 1821, et, après un voyage en Europe entrepris pour les besoins de son diocèse, mourut à Baltimore le 29 janvier 1828.
MARÉCHAL (dom Bernard), né à Réthel l'an 1705, mort à Saint-Vincent-de-Metz le 19 juillet 1770, était prieur de l'abbaye de Beaulieu-en-Argonne, depuis 1755. L'Ecriture sainte et les saints Pères avaient été l'objet constant de ses études, et il composa une Concordance des saints Pères de l'Eglise, grecs et latins, où Von se propose de montrer leurs sentiments sur le dogme, la morale et la discipline ; de faciliter l'intelligence de leurs écrits par des remarques fréquentes, et d'éclairer les difficultés qui peuvent s' y montrer, Paris, 1739, 2 vol. in-4°; ouvrage réimprimé à Paris, 1748, 2 vol. in-4°, et trad. en latin sous ce titre : Concordanlia SS. PP. Ecclesiœ grœcœ atque latinœ, fidei, morum et disciplinai difficultates in ipsorum scriptis accurate dilucidans, Aug., 1769, 2 vol.in-fol., qui renferment les Pères des trois premiers siècles. Des difticultés ayant été suscitées à l'auteur relativement à la bulle Unigenitus, et sur plusieurs points de doctrine énoncés dans ces deux volumes, et condamnés par la bulle, la vente en fut suspendue. Dom Maréchal exprima sa soumission dans sa Lettre à Voccasion de son livre de la Concordance des saints Pères de l'Eglise , grecs et latins, des trois premiers siècles, à M. ***, Paris, in-4° de 24 pages, datée de Novi, le 28 avril 1740. Le livre parut avec des cartons ; mais les 3e et 4e vol. restèrent manuscrits , les libraires ayant refusé de les éditer
MARETS de SAINT-SORLIN (Jean des), né à Paris en 1595, fut un des premiers membres de l'académie française. Le cardinal de Richelieu, qu'il aidaitdanslacomposition de ses tragédies, le fit contrôleur général de l'extraordinaire des guerres et secrétaire général de la marine du Levant. Il mourut à Paris en 1076, âgé de 81 ans, chez leducde Richelieu, dont il était l'intendant. Les derniers jours de des Marets tinrent beaucoup de la folie, mais de cette folie sombre et mélancolique, qui est la plus cruelle de toutes. Il a publié : plusieurs pièces de théâtre, parmi lesquelles on dislingue les Visionnaires et Mérame; cette dernière pièce fut composée pour l'ouverture du théâtre, que le cardinal deRichelieu avait fait bâtir dans son palais. Aspasie fut son premier essai. Onaimprimé le Théâtre de des Marets. Les Psaumes de David paraphrasés ; le Tombeau du cardinal de Richelieu, ode; l'Office de la Vierge mis en vers; les Vertus chrétiennes, pocme en huit cliants; Jes 4 livres de l'Imitation de Jésus-Christ, 1654, in-12, très-mai traduits en vers fran-
çais ; Clovis, ou La France chrétienne, en 26 chants, Elzévir, 1657, in-12, poëme sans génie surun sujet qui devait l'exciter; laConquétede laFranche-Comté Vie Triomphe delà grâce; c'est plutôt le triomphe de l'ennui ; Esther ; Amour de Protée et de Philis, p lëmes héroïques, etc. Des Marets a publié en prose, les Délices de l'esprit, ouvrage inintelligible, dont on s'est moqué, en disant qu'il fallait mettre dans l'errata : Délices, lisez Délires. Il prétend expliquer l'Apocalypse dans ce livre ; mais il s'en accquitte comme Jurieu, Newton et Rondet s'en acquittèrent depuis. Avis du Saint- Esprit au roi. De tous ses écrits, c'est le plus extravagant. Il y assure que Dieu l'a envoyé pour faire une réformation du genre humain. Il promet à Louis XIV l'empire des Mahométans, et une armée de 144,000 hommes , qui, sous sa conduite, rétabliraient la vraie religion. Des Romans , entre autres Ariane, production obscène et maussade, en 3 vol. in-12 ; une espèce de Dissertation sur les poètes grecs, latins et français, dans laquelle il attaque les maximes d'Aristote et d'Horace sur l'art poétique ; La vérité des fables, 1648, 2 vol. in-8°; quelques Ecrits contre les satires de Boileau et contre les disciples de Jansénius. Ses vers sont lâches, traînants, incorrects ; sa prose est semée d'expressions ampoulées et extatiques, qui en rendent la lecture encore plus fatigante que celle de ses poésies. Ce fut tandis qu'il travaillait à son Clovis, qu'il s'imagina que Dieu lui-même l'avait aidé à terminer cet ouvrage, et qu'il le réservait à de grandes choses. 11 s'adonna depuis à une dévotion mal entendue , et composa, pour les femmes surtout, des livres de piété. Il jouit constamment de la protection de la famille de Richelieu.
MARETS (Samuel des), né à Oisemond, en Picardie, l'an 1599, fit ses études à Paris, à Sauuiur et à Genève. Il devint ministre de plusieurs églises protestantes, puis professeur de théologie à Sedan, à Bois-le-Duc et à Groningue , et mourut dans celte dernière ville, l'an 1673, à 74 ans. Bayle prétend nous faire admirer l'étendue de son savoir ; mais ses produclions déposent contre cette prétention. Le fruit de son travail se réduit à peu près à des matières de controverse : et si l'on retranchait de ce qu'il a publié en ce genre les personnalités, les injures, les hors-d'qeuvre, les sottises, telles que les dissertations pour prouver que le pape est l'antechrist, etc., le recueil en resterait peu considérable. G. Burman dit, en parlant de des Marets : Virulentissimi ingenii homo nullis fere theologissuo temporeviventibus pepercit. (Traject. erud.284.) Plusieurs de ses ouvrages ont été réfutés par des protestants, qui estiment cependant son Collegium theologicum, Groningue, 1673, in-4°. C'est à lui et à Henri son fils aîné qu'on doit l'édition de la Bible française imprimée en grand papier, in-fol., Elzévir, 1669, sous ce titre : La sainte Bible française, édition nouvelle sur la Version de Genève, avec les notes de la Bible flamande, celles de Jean Diodati et autres, etc., par les soins de Samuel et Henri des Marets, père et