‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 284 sur 323 · MAR MAR · texte numérisé non relu

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el de correction. On a aussi de lui une Tra- me le fit manger à sa table , avec les plus ilduction de l'Imitation de lésas-Christ. Il lustres personnes de sa cour, et le fit asseoir avait commencé celle de In Bible. Sonder- à sa droite. Quand on donna à boire, l'officier nier ouvrage fut : Eloges historiques (1rs évé- présenta lacoupe h Maxime, qui la fit donques et archevêques de Paris, in-ï". On ci(e ner h Martin pour la recevoir ensuite de sa encore de lui un Journal chrétien sur divers main; mais l'illustre prélat la donna au prêsujets de piété tirés des saints Pères , et des tre qui l'avait accompagné à la cour. Cette entretiens sur les anciens auteurs. Ce laho- sainte hardiesse , loin de déplaire à l'empcrieux écrivain mourut en 1698, âgé de 70 ans. reur, obtint son suffrage et celui des cour- Martignac rédigea les Mémoires, in-12, attri- lisans. Martin, ennemi des hérétiques, mais bues à Gaston, duc d'Orléans, qui s'étendent ami des hommes, profita de son crédit audepuis KiOS jusqu'à la fin de janvier 1030. près de ce prince , pour empêcher qu'on ne Les matériaux lui avaient été fournis par un condamnât h mort les priscillianisles , pourofficier attaché à ce prince. suivis par Ithace et Idace , évêq"es d'Espa- MARTIN (saint), né vers 316 à Sabarie , gne. L évêque de Tours ne voulut pas d'adans la Pannonie (aujourd'hui Szombathely, bord communiquer avec des hommes qui dans le comté d'Eisenstadt, siège épiscopai), avaient poussé le zèle trop loin (car s'ils d'un tribun militaire, fut forcé de porter les avaient mérité la mort , ce n'était pas à des armes, quoiqu'il eût beaucoup de goût pour évoques à la solliciter) ; mais il le fit ensuite la solitude. Il donna l'exemple de toutes les pour sauver la vie à des sectaires , qu'il esvertus, dans une profession qui est ordinai- pérait pouvoir être gagnés à la vérité, et renient l'asile des vices. 11 coupa son habit pour empêcher que des innocents ne fussent en deux, pour couvrir un pauvre qu'il ren- enveloppés dans leur punition; ce qui, seconlra h la porte d'Amiens. On prétend que Ion la remarque de Sulpice Sévère, serait Jésus-Christ se montra à lui'la nuit suivante, infailliblement arrivé. Il ne tarda pas à revêtu de cette moitié d'habit. Martin était se repentir de cette complaisance , comme alors catéchumène ; il reçut le baptême , et d'une faiblesse indigne de l'épiscopat , et renonça à la milice séculière, pour en'rer ce fut l'époque, dit le même auteur, d'uno dans la milice ecclésiastique. Après qu'il eut espèce d'affaiblissement du don des mirapassé plusieurs années dans la retraite, saint clés qui l'avaient illustré jusqu'alors. Il pa- Hilaire, évêque de Poitiers, lui conféra l'or- raît néanmoins qu'il avait pris le bon parti, dre d'exorciste. De retour en Pannonie , il n'y ayant encore aucune loi qui défend't de convertit sa mère, et s'opposa avec zèle aux communiquer avec ces évoques, qui n'étaient ariens, qui dominaient dans lTHyrie. Fouetté ni hérétiques, ni excommuniés; mais peutmbliquement pour avoir rendu témoignage à être avait-il agi avec un peu d'incertitude et a divinité de Jésus-Christ, il montra au mi- de pusillanimité, sans cette conscience éclaiieu de ce supplice la constance des premiers rée et assurée, qui exclut la perplexité et martyrs. Cet illustre confesseur de la foi, prévient les remords. Retournant à Tours, il ayant appris que saint Hilaire était revenu s'enfonça à huit lieues de Trêves, dans la de son exil, alla s'établir auprès de Poitiers, sombre forêt du Grunewald, à une demi- II y rassembla un nombre de religieux , qui lieue d'Andethanna (aujourd'hui Antwen), se mirent sous sa conduite. On l'arracha à et y pleura sa faiblesse ; là un ange lui apsa solitude en 31k. Il fut ordonné évêque de parut et le consola. Rendu à son diocèse, il Tours , avec l'applaudissement général du s'y prépara à aller jouir de la récompense clergé et du peuple. Sa nouvelle dignité ne de ses travaux. Il mourut à Cande le 11 nochangea point sa manière do vivre. Au zèle vembre de l'an 400. On a conservé sous son et à ta charité d'un évêque , il joignit l'hu- nom une Profession de foi, touchant le mysmilité et la pauvreté d'un anachorète. Pour tère de la sainte Trinité. Saint Martin est le vivre moins avec le monde , il bâtit auprès premier des saints confesseurs auxquels l'Ede la ville , entre la Loire et une roche es- glise latine a rendu un culte public. L'église carpée , le célèbre monastère de Marmou- où repose son corps a toujours été considétiers, qui subsiste encore, et que l'on croit rée comme l'asile le plus sûr de la France, être la plus ancienne abbaye de France. Saint que les rois les plus violents et les moins Martin y rassembla 80 moines, qui retra- religieux n'osaient violer. Son tombeau a été çaient dans leur vie celle des solitaires delà illustré par une multitude de miracles avé- Thébaïde. Après avoir converti tout son dio- rés ; les peuples y recouraient dans toutes cèse, il fut l'apôtre des Gaules; il dissipa les calamités avec une extrême confiance, l'incrédulité des gentils, détruisit les temples Sulpice-Sévère, son disciple, a écrit sa Vie: des idoles , et confirma ses prédications on ne peut conseiller une meilleure lecture par des miracles sans nombre : les élé- aux prêtres et aux évêques. On y trouve la ments lui obéissaient. L'empereur Valen- pureté et l'élégance du siècle d'Auguste, linien , étant venu dans les (saules, le rc- réunies à la fidélité de l'histoire et à l'édifiçut avec honneur. Le tyran Maxime , qui, cation des vertus chrétiennes. Voy. Sulpiceaprès s'être révolté contre l'empereur Gra- Sévère. Paulin de Périgueux, et Fortunat tien, s'éiait emparé des Gaules , de l'Angle- de Poitiers, ont donné en vers, d'après Sulterre et de l'Espagne , l'accueillit d'une ma- pice-Sévère, la Vie de saint Martin ; mais ils nière non moins distinguée. Le saint évêque ont défiguré, par une poésie un peu agreste, se rendit auprès de lui à Trêves , vers l'an la belle prose de l'auteur qu'ils copiaient. 383, pour en obtenir quelques grâces. Maxi- Nicolas Gervaise a aussi donné une Vie de

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ce saint, pleine de recherches, Tours, 1699, in-l°. La tradition d'Amiens est que saint Martin exerça l'acte de charité qui l'a rendu si célèbre, proche d'une ancienne porte de la ville, dont on voit des restes auprès des Célestins. On y a inscrit ces deux vers, plus propres à faire honneur au saint qu'au poëtej

Hic Martinuseques mantillum dimidiavit :

Ut faceremus idem, nobis exemplilicavit.

— M. Migne a donné les écrits de saint Martin de Tours, dans son Cours de Patrologie, sous ce titre : Œuvres très-complètes d'Ulphilas, reproduites d'après une édition récemment publiée en Allemagne, accompagnées de deux vocabulaires et d'une grammaire de la langue gothique traduite de l'allemand; précédées des OEuvres également très-complètes de saint Martin de Tours, de Tichonius, de Novat, d'un Anonyme, d'Aurèle Symmaque, de Maxime le Grammairien, de Mamertin, de Publius Victor, recueillies dans Galland, de La Bigne, Labaune et Martène, 1818, 1 gros vol. in 1°.

MARTIN de DUME (saint), originaire de la Panhonie, alla visiter les lieux saints, et débarqua, à son retour, en Galice, où les Suèves, infectés de l'arianisme, avaient établi leur domination ; il y instruisit dans la foi le roi Théodomir, et ramena les peuples de ces contrées à l'unité catholique. 11 y fonda plusieurs monastères, dont le principal fut celui de Dume, près de la ville de Brague, qui faisait autrefois partie de la Galice, et qui dépend aujourd'hui du Portugal. On érigea Dume en évêché, par respect pour le mérite de Martin, qu'on éleva sur le nouveau siège, en 567. Les rois des Suèves voulurent qu'il fût l'évêque de la cour, ce qui l'a fait appeler Evéque de la famille royale. Il monta depuis sur le siège de Brague, et mourut le 20 mars 580. Nous avons de lui une Collection de 81 Canons, divisée en deux parties, l'une pour les devoirs des clercs, l'autre pour ceux des laïques.; elle se trouve dans le Recueil des Conciles et dans le premier tome de la Bibliothèque canonique de Justel. Formule d'une vie honnête, ou Traité des quatre vertus cardinales, publiée par res soins de Gilbert Cousin, Bâle, 1513, in-8°. Ce Traité est adressé à Myron, roi lie Galice, qui avait prié le saint de lui donner une règle de conduite ; on le voit dans le Spicilége de D. d'Achery, torn. X, page 626, et dans la Bibliothèque des Pères, où il est suivi d'un livre du même saint, intitulé : Des Mœurs. Il a traduit du grec en latin un Recueil de sentences des solitaires d'Egypte, qu'on trouve dans l'Appendice des Vies des Pères, par Rosweide, Anvers, 1628. Voy. sur les écrits de ce saint, le savant cardinal d'Aguirre, Notit. Conc. Hispan., p. 92.

MARTIN I" (saint), de Lodi, dans le duché de Spolette, pape après Théodore, en 649, mérita la chaire pontificale par ses vertus et ses lumières. 11 tint d'abord après son élévation un nombreux concde à Rome, dans lequel il condamna l'hérésie des monothélites, avec YEcthèsc d'Héraclius et le Type

de Constant. Ce fut la cause de sa disgrâce auprès de ce dernier prince. Après qu'on eut vainement tenté de l'assassiner, on l'enleva scandaleusement de Borne pour le conduire dans l'île de Naxos, où il fut retenu prisonnier pendant un an. Constant le fit ensuite transporter à Constantinople, où il essuya la prison, les fers, la calomnie et toutes sortes d'outrages. Entin, il fut relégué dans la Chersonèse Taurique, aujourd'hui la Crimée, où ce saint pape mourut de misère et de souffrance, le 15 septembre 655, après plus de deux ans de captivité et six de pontificat. On a de lui 18 Epîtres dans la Bibliothèque des Pères, et dans l'édition des Conciles de Labbe. Eugène I" fut son successeur. MABT1N II ou MARIN Ier, ayant été trois fois légat à Constantinople pour l'affaire de Photius, occupa le saint-siége après le pape Jean VIII, le 23 décembre 882. Il condamna Photius, rétablit Formose dans son siège de Porto, et mourut en février 884, avec la réputation d'un homme pieux et éclairé. Adrien II lui succéda. .

MARTIN III ou MAB1N II, Bomain de naissance, successeur du pape Etienne VIII, en 912, mourut en 916, après avoir signalé son zèle et sa piété dans la réparation des églises et le soulagement des pauvres. Ce pape eut pour successeur Agapet II.

MARTIN IV, appelé Simon de Brion et non de Brie, né au château de Montpensier, dans la Touraine, d'une famille illustre, fut successivement garde des sceaux du roi saint Louis, cardinal, et enfin pape, après la mort de Nicolas III, le 22 février 1281. 11 avait été chanoine et trésorier de l'église de Saint- Martin de Tours : ce qui Peiig geaà prendre le nom de Martin, en l'honneur de ce saint. Il résista à son élection jusqu'à faire déchirer son manteau, quand on voulut le revêtir de celui de pape. Ce pontife, né avec un amour vif pour la vérité et la justice, signala son règne par plusieurs anathèmes. Après avoir excommunié l'empereur Michel Paléologue, comme fauteur de l'ancien schisme et de l'hérésie des Grecs, il lança ses foudres sur Pierre III, roi d'Aragon, usurpateur de la Sicile, après le massacre des Vêpres siciliennes (29 mars 1282), dont ce prince avait été le promoteur. Le pontife alla plus loin, et l'on peut dire trop loin : il publia une croisade contre Pierre III , le priva non-seulement de la Sicile, mais encore de l'Aragon qu'il donna à Philippe le Hardi, roi de France, pour un de ses fils, qui ne tarda point d'aller avec une armée l'aire valoir cette dona'ion. Si l'on doit être surpris que les papes donnassent des royaumes qui ne leur appartenaient pas, faut-il l'être moins en voyant des princes accepter de pareils présents? N'était-ce pas convenir que les papes avaient le droit de disposer des couronnes et de déposer les monarques à leur gré? Rien ne prouve mieux que cette jurisprudence était alors généralement reçue ; que les rois même ne la contestaient pas, et que l'on a tort aujourd'hui d'en accuser uniquement les papes. Voy. Grégoire VIL

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« La conduite des autres cours, dit ic comto « d'Albon (Discours sur l'histoire, le couverts iicmcnt, etc., (le plusieurs nations de VEu-

« rope), est non moins répréhensible et bien

« plus inconcevable. Dans ces temps de ver- « lige, dès que le pape avait prononcé con- « tre un prince la sentence d'excommunica- « tion , les autres potentats se hâtaient « d'entrer avec toutes leurs Forces dans les « Etats de cet infortuné, non pour les lui « conserver, mais pour les envahir cl s'on- « richir inhumainement de ses d6pouill.es. « Pouvait-on mieux s'y prendre pour accré- « diler l'erreur? et les usurpateurs avaient- « ils à se plaindre, si l'exemple qu'ils ne « rougissaient pas de donner, leur devenait « jamais funest • ? Au second concile de Lyon, « l'ambassadeur d'Angleterre fut le seul qui « osa prononcer quelques paroles pour souut ten r les droits de l'empereur; tous les « ministres des autres cours gardèrent un « profond .silence. Ce consentement tacite, « dont on atfecte aujourd'hui de ne point « parler, étonne bien plus que ce qu'on fit « clans l'assemblée contre" Frédéric. D'ail- « leurs, les souverains pontifes eusse 1 1— ils « les premiers donné cours à cette fausse « opinion, ils n'en abusèrent pas pour sou- « mettre à leur empire de nouvelles con- « trées; ils ne tirèrent de leur politique au- « cun avantage : pourquoi leur en faire un « crime, tandis qu'on ne dit rien de ceux « qui surent plus d'une fois la mettre à pro- « lit?» L'expédition de Philippe fut ma'heureuse ; il mourut en 1285 d'une contagion qui s était mise dans son armée. Le pape mourut le 28 mars de la même année à Pérouse, après avoir tenu le siège quat e ans et cinq jours depuis sa consécration. Il eut pour successeur Honorius IV.

MARTIN V, Romain, nommé auparavant Qlhon Colonne, de l'ancienne et illustre maison de ce nom, cardinal-diacre, fut intronisé sur la chaire pontificale le il novembre 1417, après l'abdication de Grégoire XII, et la dé-

Ï)osition de l'antipape Benoit XIII, pendant a enuedu concile de Constance." Jamais pontife ne fut inauguré plus solennellement : il marcha à l'église monté sur un cheval blanc, dont l'empereur Sigismond et l'électeur palatin à pied tenaient les rênes. Une foule de princes et un concile entier fermaient la marche. Après l'avoir ordonné prêtre et évêque, on le couronna de la triple couronne que les papes portaient depuis environ deux siècl js. Son premier soin fut de donner une bulle contre les hussitesde Boiiême, dont les ravages s'étendaient tous les jours. Le premier article de cette bulle est remarquable, en ce que le paoe y veut que celui qui sera suspect d'hérésie jure qu'il reçoit les conciles généraux, et en particulier celui de Constance, représentant l'Eglise universelle; et qu'd reconnaisse que tout ce que ce dernier concile a approuvé et condamné doit être approuvé et condamné par tous les fidèles. Il parait suivre naturellement de là que jlartin V approuve la supériorité des conciles sur les papes, laquelle fut décidée dans les quatrième

et cinquième sessions; mais d'autres prétendent que Martin no parlait que des décrets doctrinaux contre les sectaires et s'appuient sur un acte aulhenli pje, pour servir de mot hument a la postérité, par lequel <e pape déclara solennell ment, dans la dernière session, « qu'il voul lit tenir et observer invio- « laidement tout ce qui avait été décerné, « conclu et détenu né conciliaircment dans « les matières de foi par le concile de Con- « slance ; qu'il approuvait et ratifiait tout ce « qui avait été l'ait ainsi conciliairemenl dans « les matières de fu, mais non ce qui avait « été fait autrement et d'une autre manière. » Ils ajoutent que les décrets des quatrième et cinq ièinc sessions ne regardent que les temps de schisme, et les papes dont la légitimité est contestée, comme elle l'était alors. Martin présida aux dernières sessions du concile au commencement de 1418. La joie que causa l'arrivée du pape à Rome fut si grande, qu'on en marqua le jour dans les fastes de la ville, pour en conserver éternellement la mémoire. Le schisme n'était pas encore bien éteint. L'antipape Ben >it XIII vivait encore, et après sa mort arrivée en 1424, les deux seuls cardinaux de sa faction élurent un chanoine espagnol, Gilles de Mugnoz, qui prit le nom de Clément Vlil. Ce prétendu pape se démit quelque temps après, en 1429; et pour le dédommager de cette ombre, de pontificat qu'd perdait, Je pape lui donna l'évèché de Majorque. C'est ainsi que Martin termina heureusement le schisme fun ste qui avait fait tant de plaies à l'Eglise pendant un demi-siècle. Le pape, toujours pressé par les .princes de réformer l'Eglise, avait convoqué à Pavie un concile, qui fut transféré ensuite à Sienne, et enfin disso s sans avoir rien statué. Martin crut devoir apaiser les murmures des gens de bien ; il indiqua à B le un concile qui ne devait être t nu que sept ans après. Il mourut d'anoplcx.e, dans cet intervalle, le 20 février 1431, à 6.'J ans. Ce pape avait les qualités d'un prince et les vertus d'un évêque. L'Eglise lui fut redevable de son un. on, l'Italie de son repos, et Rome de son rétablissement. Les censeurs déterminés à censurer tous les papes l'accusent d'avoir aimé à thésauriser; mais le témoignage que saint Antonin lui rend sur cet article, joint a l'usage qu'il a fait de ses trésors , le justitie surabondamment. On a de lui quelques ouvrages. Eugène IV lui succéda.

MARTIN (Raymond], dominicain, l'un des hommes de son siècle les plus savants dans les langues hébraïque, et arabe, était de Subirat en Catalogue. 11 fut employé l'an 1264 par Jacques 1", roi d'Aragon, à examiner le Talmud, et envoyé à Tunis vers 1268 pour y travailler à la convers.on des Maures. Ce religieux mourut vers 1286. On a de lui un excellent Traité contre les juifs. Il parut en 1651 à Paris, avec de savantes remarques de Joseph de Voisin, et à Leipzig en 1687, sous le titre de Pugio fidei christianœ. L'édition de Leipzig est enrichie d'une savante introduction par Carpzovms. Cet ouvrage est di-

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visé en trois parties. La première n'est écrite qu'en latin : les deux dernières sont en latin et en hénreu. Les curieux peuvent consulter ce que dit, sur ce livre et sur son auteur, le p. Touron, dans le tome premier de son Histoire des hommes illustres de l'ordre de Saint-Dominique.

MARTIN LU POLONAIS ou de Pologne, Martinus Polonus, né à Troppau en Silésie de la famille noble de Strepori, dominicain, fut pénitencier et chapelain des papes Clément IV, Grégoire X, Innocent V, Jean XXI, et Nico'as III, qui le nomma en 1278 à l'archevêché de Gnesne. Il allait en prendre possession, lorsqu'il mourut à Bologne dans le courant de la môme année. On a de lui îles Sermons, 1484, in-4°, et une Chronique des papes. Cette chronique parut imprimée pour la première fois par les soins de Jean Hérold à la suite de celle de Marianus Sco us, Bàle, 1559. Elle finit dans cette édition à l'élection de Nicolas III. Dans le corps de l'ouvrage est le fameux passage de la papesse Jeanne. Il se trouve aussi dans l'édition d'Anvers, 1574, faite par Suffridus Pétri, qui dit y avo r inséré des additions, lesquelles font un tiers de la chronique, ajoutant qu'il a rempli les lacunes, etc. On estime beaucoup plus celle de Jean-Fa bricius Caesar, prémomré, Cologne, 1616, in-fol., et qui a été suivie dans cède de Strasbourg, 1685, in-fol. Dans ces dernières, la chronique finit à Clément IV, et l'on n'y trouve point ce fameux passage dont la supposition a été démontrée par Blondel, ministre protestant, dans un traité particulier, et par Bayle (Dict. crit., art. Polonus et Papesse); par les Pères Echard et Quétif, etc. (Scriptores ord. Prœd., p. 3^5 et seq. — Voy. Benoit III.) On a une traduction française de cette chiouique, 1503, in-fol. Martin de Pologne manquait de critique et de philosophie, cependant son ouvrage ne laisse pas d'être utile. Il est connu sous le nom de Chronique marlinienne. El.e n'est pas commune. On y trouve des particulaiités curieuses, qu'on chercherait vainement ailleurs.

MARTIN (André), prêtre de l'Oratoire, né à Bressuire, mort à Poitiers en 1695, se signala dans sa congrégation par son savoir. On a de lui : la Philosophie chrétienne, imprimée en 7 vol., sous le nom d" Àmbruise-\ ictor, et tirée de saint Augustin, d^nt cet oratorien avait fait une étude particulière; des Thèses fort recherchées, qu'il fit imprimer à Sauniur, in-4", lorsqu'il y professait la théologie. Ces ouvrages out été mis à l'index comme jansénistes.

MARTIN (dom Claude), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, naquit à Tours, en î619, d'une mère pieuse, qui fut dans la suite première supérieure des Ursulines de Québec, où elle mourut saintement. Voy. Marie de l'Incarnation. Le tils, hér.tier de ses vertus, se consacra à Dieu de bonne heure, et devint supérieur du monastère des Blancs- Manteaux, à Paris, où il demeura six ans. 11 mourut en odeur de sainteté, en 1696, à. 77 ans, dans l'abbaye de Marmoutier, dont jl était prieur. On a de lui plusieurs ouvra-

ges de piété : dos Méditations chrétiennes, Paris, 1669, en 2 vol. in-4°, peu recherchées à présent; les Lettres et la Vie de sa mère, 1677, in-4", ouvrage édifiant; la Pratique de la règle de Saint-Benoît, plusieurs fois réimprimée. Voy. sa Vie, par dom Martène, Tours, 1697, in-8°.

...ART1N (David), théologien protestant, né à Revel, dans le diocèse de Lavaur, en 1639, se rendit habile dans l'Ecriture sainte, dans la théologie et dans la philosophie. Après la révocation de l'édit de Nantes, il pa^sa en Hollande, fut ministre àUtrecht, et mourut en cette ville d'une fièvre violente, en 1721, à 82 ans. Il écrivait et parlait avec aisance, mais d'une manière un peu dure. Son style n'a ni douceur ni correction. On a de lui : une Histoire du Vieux et du Nouveau Testament, imprimée à Amsterdam, en 1700, en 2 vol. in-fo'io, avec 4.24 bells estampes. Elle est appelée Bible de Mortier, du nom de l'imprimeur. Huit Sermons sur divers textes de l'Ecriture sainie, 1708, in-8°; un Traité de la religion naturelle, 1713, in-8°; Le vrai sens du psaume CX, in-8°, 1715, contre Jean Masson ; deux Dissertations critiques, U.recht, 1722, in-8°; l'une sur le verset 7 du chapitre V de la première Epitre de saint Jean : Très sunl in cœlo, etc., dans laquelle il prouve l'authenticité de ce texte; l'autre sur le passage de Josèphe touchant Jésus- Christ, où il fait voir que ce passage n'est point supposé; une Bible, Amsterdam, 1707, 2 vol. in folio ; et avec de plus courtes notes, in-4° ; une Edition du Nouveau Testament de la traduction de Genève, Utrecht , 1696, in-4°; Traité de la religion révélée, où il fait voir que les livres du Vieux et du Nouveau Testament sont d'inspiration divine, etc., réimprimé à Amsterdam, en 1723, en 2 vol. in-8". Cet ouvrage estimable fut traduit en anglais, Martin était en correspondance avec plusieurs savants, tels que Dacier, Sacy, Cuper, etc.

MARTIN (Thomas), né à Céarne, dans le comté de Dorset, étudia à Winchester et au collège de Saint-Jean, à Oxford, puis vint à Bourges pour se perfectionner dans la connaissance du d.oit, et se fit recevoir docteur en droit à Oxford. Martin fut nommé chancelier de Winches.er par la protection de Gardiner, et fut un des commissaires choisis, sous le règne de Marie, dans le procès de damner. Les protestants se vengèrent de lui en le privant de ses places sous le règne d'Elisabeth. 11 se retira alors avec sa famille à lliieid, dans le comié de Sussex, et y mourut en 1584. On a de lui : Traité contre le mariage des prêtres et des religieux, Londres, 1554, in-4°; Réfutât ion du livre du docteur Poynet contre le précédent, ibid., 1555, in-4°; Discours adressé à l'archevêque Cranmer, le il murs 1555; Conférence avec ce prélat; Vie de Guillaume Wiccam, évéque de Worcester, Oxford, 1590, et Londres, 1599, in-4\

MARTIN (dom Jacques), bénédictin de Saint-Maur, né à Faii,aux, petite vdle du haut Languedoc, en 16 J4, entra dans cette savante congrégation en 1709. Après avoir

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professé les humanités on province, il parut en 1727 dans la capitale. 11 y fut regardé comme un homme bouillant et singulier, savant bizarre, écrivain indécent et présomptueux. Ses ouvrages se ressentent de son caractère. Les principaux sont : Traité de la religion des anciens Gaulois, Paris, 1727, 2 vol. in-4°. Cet ouvrage offre des recherches profondes ci des nouveautés curieuses ; mais son auteur parait avoir trop bonne opinion de lui-môme, et ne rend pas assez de justice aux autres. 11 prétend que la religion des Gaulois étant, à quelques égards, une déri vation de celle des patriarches, l'explication des objets de leur culte peut servir à l'interprétation de divers passages de l'Ecriture. Ce système est plus singulier cjuc vrai. Histoire des Gaules et des conquêtes des Gaulois, 1754, 2 vol. in-4°. Le second volume, publié par dom Brezillac, neveu de l'auteur, est un Dictionnaire géographique des Gaules, et la suite de Y Histoire jusqu'à l'an de Rome 526, ou 228 avant Jésus-Christ. Explication de plusieurs textes difficiles de l'Ecriture, Paris, 1730, 2 vol. in-V. On y trouve le môme goût de critique, le môme feu, la môme force d'imagination, le môme ton de hauteur et d'amertume que dans les ouvrages précédents. Plusieurs estampes indécentes dont il souilla ce Commentaire sur l'Ecriture sainte, et une foule de traits satiriques, aussi déplacés que les estampes, obligèrent l'autorité séculière d'en arrêter le débit. Explication de divers monuments singuliers, qui ont rapport à la religion des plus anciens peuples, avec l'Examen de la dernière édition des ouvrages de saint Jérôme, et un Traité sur l 'astrologie judiciaire, enrichie de figures en taille-douce, Paris, 1739, in-V\ La vaste érudition de cet ouvrage est ornée de traits agréables ; mais Je style en est trop animé. Eclaircissements littéraires sur un projet de bibliothèque alphabétique. L'érudition et les mauvaises plaisanteries sont prodiguées dans cet écrit, qui ne plaira point à ceux qui aiment le choix et la précision. Une Traduction des Confessions de saint Augustin, laquelle parut à Paris en 1741, in-8° et in-12. Dom Martin mourut à Saint-Germain-des-Prés, en 1751. C'était un des plus savants et des meilleurs écrivains qu'ait produits la congrégation de Saint- Maur; il n'aurait fallu qu'un ami éclairé pour diriger son goût et son imagination.

MARTIN, dit de Poitiers, moine du monastère de Moutierneuf, de cette ville, avait écrit une Histoire de cet établissement religieux. Il n'en a été conservé qu'un fragment, inséré sous ce titre : Fragmentum historiœ monasterii novi Pictaviensis, auctore Martino monacho ejusdem loci, dans la collection de dom Martène.

MARTIN (le P. Grégoire), religieux de l'ordre des minimes, né le 12 mai 1712, à Cuisery, dans la Bresse Châlonaise, fut principal et professeur au collège de la Côte- Saint-André, en Dauphiné, et mourut dans un âge avancé, laissant plusieurs productions : Observations sur les particules ; Panégyrique de saint Benoît, 1758, in-12; Traité

sur l'âme des bétes, traduit du latin, de Dagoumer, 175S, in-12; Proscription des verges des écoles, dialogue entre Pamphile et Orbilius, représenté à Tullins, en Dauphiné, 1759, in-12, que l'auteur traduisit lui-même en latin, sous ce titre : E scholis admovendas esse virgas, 1760, in-12; Lettres instructives et curieuses sur l'éducation de la jeunesse, 1760, in-12. Il avait en outre donné des articles au Journal d'éducation, de Leroux, et au Journal chrétien, de l'abbé Dinouart.

MARTIN (Thomas-Ignace), laboureur, né a Gallardon, bourg situé à» lieues de Chartres, s'étant annoncé comme favorisé de révélations surnaturelles, se rendit à Paris, et fut admis auprès de Louis XVlil à qui l'on assure qu'il dit des choses très-secrètes. En 1817, il parut une Relation sur cet homme qui acquit bientôt une certaine impoi tance , et fut visité souvent dans sa retraite par des hommes de toutes les classes. L- s opinions se partagèrent à son égard : les uns avaient en lui toute confiance ; les autres, sans le regarder précisément comme un imposteur, ne le croyaient pas exempt d'illusions. Ce qui parait certain, c'est que dans les derniers temps de sa vie, il a dit ces choses destituées de Vraisemblance. Il s'était fait le patron des rêveries au sujet de Louis XVII, et il est mort dans celte illusion, d'une manière à peu près subite, le 8 mai 183'*. Quelquesuns de ses partisans avant avancé qu'il avait été empoisonné, l'autorité civile de Gallardon permit l'exhumation du corps ; mais l'autopsie ne fit découvrir aucune trace de poison. Quoi qu'il en soit des révélations de Martin, on ne doit pas oublier que l'évoque de Chartres y a toujours été opposé, et qu'il refusa même d'ordonner une enquête à ce sujet; aussi Thomas Martin n'est jamais venu lui soumettre ses prophéties, quoiqu'un prophète dût s'adresser à ceux qui ont mission pour discerner les révélations véritables. L'écrit le plus complet qui ait été publié sur lui, est celui qui a pour titre : Le passé et l'avenir expliqués par des événements extraordinaires arrivés à Martin, Paris, 1832, in-8°.

MARTIN (Edme), jurisconsulte, né à Pailly, près de Sens en 1714., étudia au collège de Montaigu. Nommé professeur de droit canonique à l'université de Paris, il remplit ses fonctions pendant 25 ans avec le plus grand succès. Il contribua beaucoup à la création de l'établissement d'une nouvelle école de droit, située sur la place Sainte-Geneviève, où est encore la faculté de droit, et prononça un discours pour l'ouverture de cette nouvelle école. Martin mourut à Ivry-sur-Seine en 1793. On a de lui : Institutions juris canonici ad usum scholarum accommodatœ , Paiis, 1788, 2 vol. in-8' ; 1789, in-4°, traité rédigé avec beaucoup de méthode, sur le modèle des lnstitutes de Jusiinien, mais qui parut à une époque qui devait bientôt en réduire l'utilité.

MARTINE (sainte), issue d'une des plus illustres familles de Rome, scella sa foi par l'effusion de son sang dans le m' siècle. Son culte est très-ancien ; et nous voyons quo

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du temps de saint Grégoire le Grand les fidèles alla:ent dans la chapelle consacrée à sa mémoire. En 1256, le pape Alexandre IV dédia une église sous son invocation. Ou fi', en 163V, la translation desos reliques, trouvées dans les ruines de l'ancienne église. Urbain VIII en fit bâtir une plus gran 'e et plus bellfi, inséra l'office de la sainte dans le Bréviaire romain, ot e-r composa lui-même les hymnes.

M ARÏTNEAU (Isaac), jésuiie d'Angers, né en 1640, mort en 1720, professa dans son ordre, et y occupa les premières places. La petite vérole l'avait défiguré. En 1682, le jeune duc de Bourbon de-ant passer de rhétorique en philosophie dans le collège de Louis le Grand, les jésuites d rentaupri .ce de Cendé « qu'ils avaient un excellent pro- « fcsseur de philosophie pour monsieur le « duc ; mais qu'ils n osaient le f ire venir à « Paris, parce qu'il était horriblement laid.» Le prince voulut qu'on l'appelât, et dès qu'il l'eut vu il dit : « 11 ne doit pas faire peur à '( qui connaît Pélisson. Qu'il vienne chez « moi, on s'accoutumera à 1 s voir, et on le « trouvera beau. » Il plut effectivement à Ja cour. Si sa figure était désagréable, son Ame était belle. On le choisit pour confe seur du duc de Bourgogne, qu'il assista de ses conseils pendant sa vie et à la mort. On a de lui : les Psaumes de la pénitence, avec des Réflexions, in-12 ; des Méditations pour une retraite, in-12 ; Les Vertus du duc de Bourgogne, i712, in-4°.

MART1NENGI (Ascagne), natif de Berne, fut chanoine régulier, abbé et géné.al de l'ordre de Saint-Augustin, et mourut en 1600. On a de lui un grand Commentaire latin sur la Genèse, en 2 vol. in-fol. Cet ouvrage est une compilation savante, mais assez mal digérée. On y trouve toutes les d fier ntes éditions, les phrases et les expressions hébraïques, avec les explications littérales et mystiques de orès de 200 Pérès.

MARTI ŒNGO (dom Tite-Prosper), né à Brescia, de l'ancienne famille des comtes de Barco, embrassa la règle de Saint-Benoît dans la congrégation du Mont-Cassin, en 1542, et se rendit également habile dans les lan0ues et dans la composition des vers grecs et latins, qu'il faisait avec une facilité qui lui mérita les surnoms de Pindare et d'Homère. Le collège des cardinaux l'appela à Rome pour travailler à la révision des OEuvres de saint Jérôme, dont Paul Manuce préparait une nouvelle édition qui parut en 1565 dans cette ville. Il revit aussi, de concert avec quelqu s autres savants , d'après les meilleurs manuscrits, les textes des OEuvres de saint Jean Chrysostome et de Théophylacte, et prit part à la belle édition grecque de la Bible, connue sous le nom de Bible Sixtine, qui fut publiée par le cardinal Caraffa, en 1586. Le pape voulut le récompenser par un évèché ; mais le savant religieux prétextant le mauvais état de sa santé , s'empressa de retourner àBrescia,où il mourut le fa octobre 1595. On a ue lui: Le Bellezze de tliuomo, conoscitor di se stesso ; ce sont des discours philosophiques, composés d'après les princi-

Dict. de Biographie relig. IL

pes de Platon ; un Panégyrique dupapeSixteV, en grec et en latin, Rome, 1587, in-4°; Poemala diverse;, recueil de vers latins et de vers grecs, Rome,1582 ; 2e édit., ibid., 1589, 3 part. in-4°.

MARllNET (Antoine), archevêque de Chambéry, né le 22 avril 1766 dans la vallée de Beaufort en Tareniaise, était professeur de th 'ologic et préfet du collège royal ue Moutiers, lorsque la révolution française fit sentir son contre-coup h la plupart des Etats de l'Ei.rope. En 1793, le serment ayant été demandé aucle géde Tarentaise, il le refusa au nom de tous les professeurs, et, a; rès avoir éié gardé à vue quelque temps, ainsi que l'archè-vêuue, il accompagna < e prélat en Piémont au mois de mars de la même ann e. La retraite de l'armée répubJraine qui avait envahi les Et ts sardes permit à l'archevêque et àl'abbé Martinet, de revenir à Mont ers; l'archevêque mourut au milieu de son troupeau, et l'abbé Martinet, après s'être d'abord éloigné, revint exercer secrètement les fonctions de son ministère, en bravar.t les plus grands dangers. Il fut nommé pro-veaire général du diocèse, puis chef des missions, et il fit en cette qualité un règlement pour les organ:seï. Si tête ayant été mise à prix, il dut passer en Piérnoni, où il se chargea d'une é uication particulière. Rentré en Savoie en 1812, il prêcha l'Avent dans la cathédrale de Chamb.'ry, et fut nommé curé de Mâché, l'une des paro sses de la ville. 11 fut nommé, en 1817, professeur de théologie; en 1819, chanoine honoraire, et, en 1822, g and vicaire. Le roi de Sardaigne ayant r tabli le diocèse de Tarentaise en 1825, l'abbé Martinet fut choisi pour en occuper le siège, e' il lut sacré à Cha-r-béry le 19 mars 1826. En 1828 il remplaça M. Bigex à 1 archevêché de Cbamb^ry, et son administration fut féconde en œuvres salut lires et en institutions utiles. Il mourut le 6 mai 1839.

MARTINEZ del PRADO (Jean), dom'nicain espagnol, né à Ségov;e, d'une famille noble , Oi vint provincial de sou ordre en 16'i2, après avo.r professé avec beaucoup de succès. Philippe IV l'exila, parce qu'il s'était opposé à la loi imposée aux prédicateurs >.spagii-'ls, ue louer I immaculés Conception à la lin de leurs sermons. U n'obtint sa liberté qu'à condition qu'il écrirait aux prédicateurs dont il était supérieur, de suivre 1 exemple des autres. Il mourut à Ségovie en 1608. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, dont les plus connus sont : deux volumes in-fol. sur la Théologie morale; tro.s aulres volumes in-fol. sur les Sacrements. Ces productions sont méthodiques, mais trop diffuses.

MARTINI ( Martin ), jésuite, né à Trente en 1614, et missionnaire à \s Chine, ins ruisit les savants de ce pays oans la relg on et dans les sciences qui, comme on sait, étaient encore dans l'eniance chez les Chiuo.s. il revint en Europe en lb53, et rapp. rta 1 1 .sieurs remarques curieuses sur l'histoire et la géogra hie de cet empire lointain. ( Il était parti >ie Pékin en 1651, niais il l'ut fait | risonn er par las Hollandais et retenu à Ba;avia. ) Après être allé à Rome pour rendre

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