‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 285 sur 323 · M AR · texte numérisé non relu

M AR

MAR

compte de sa mission, il passa en Portugal, | iOn'i! partil pouf la Chine a¥BC treize jeunes missionnaires, et mourut dans la ville de Hang-Tcheou, le G, juin 1661, emportant les regrets de tous les habitants. On a de lui: Sinicœ historiœ decas prima, iu-V et in-8°. ('elle histoire va jusque Vers le temps de la naissance de lésus-Christ. elle a (Hé traduite en français par Le Pelletier, 1692, 2 vol. in- 12. On y trouve des choses curieuses. Alfas tinù ts, in-fol. C'est ce que nous avions de plus exact pour la description de l'empire de de la Chine, avant le P. Du Halde. Il faut se souri nir, en lisanl ces ouvrages, de l'esprit es igérateurqui défigure tout ce qui vient de li Chine. Voy. Du Haldè, Lecomte, Mailla. Une lionne Histoire, en latin, de la (fuérredes Tartares contre la Chine, Rome, 165r+, in-12; Une Relation du nombre et de la qualité des ûhrétiens chez les Chinois, Cologne, 1655, in-12, attssi en latin.

MARTINI (Antoine), archevêque de Florence, né à Prato en Toscane, le 20 avril 1720, lit preuve de son attachement au saintsiége dans l'assemblée des évoques tenue à Florence en 1787, et concourut à faire repousser les changements qu'on voulait introduire, d'après les principes de Ricci, évèque de PistOie. 11 mourut le 31 décembre 1809. On lui doit : une traduction italienne du Nouveau Testament. Turin, 1769; une Traduction de l'Ancien Testament, aussi en italien, 1776. Ces deux traductions valurent à l'auteur un bref honorable de Pie VI, du 17 mars 1778 ; des Instructions morales sur les sacrements, 1785 ; des Instructions dogmatiques, historiques et morales sur le Symbole, 2 vol.

MARTINON (Jean), né à Brioude en Auvergne l'an 1585, se fit jésuite en 1603, professa la théologie avec distinction pendant vingt ans à Bordeaux, et y mourut le 5 février 1662. On a de lui une Théologie en 5 vol. in-fol., et un sixième contre Jansénius.

MARTY (Antoine), né l'an 1757, à Labastidc-Capdenac, près Villefranche de Rouergue, lit ses études à Rodez où il eut pour condisciple Chabot, qui se rendit depuis si tristement fameux. M. de Cicé, frappé de ses heureuses dispositions, l'envoya terminer ses éludes à Paris, et ses succès le firent bientôt nommer professeur de philosophie au Plessis. Le refus du serment, en 1791, l'obligea de renoncer à sa chaire, et il dut émigrer pour échapper à la hache révolutionnaire. Rentré en France, après le concordat, il n'accepta aucun emploi. En 1814, il ouvrit une école ecclésiastique à Villefranche, fut bientôt après principal du collège, et fit imprimer le premier volume de son Cours de philosophie. Il avait composé un ouvrage sur les antiquités de la Chine, dans lequel il faisait concorder avec la chronologie mosaïque les traditions et la véritable chronologie de l'empire chinois ; mais l'auteur perçut son manuscrit pendant sou émigration. Devenu grand vicaire de Rodez en 1823, l'abbé Marty obtint ensuite la croix de la Légi.ou-d'Honneur. C'est à son

zèle qu'on doit la congrégation de la Sainte- Famille, qui compte un certain nombre d'établissements dans le diocèse de Rodez, et qui a pour objet l'éducation chrétienne des jeunes tilles et l'assistance des pauvres. L'abbé Mail y est mort le 15 novembre

MARTYN ( François ), prêtre catholique anglais!, né l'an 1782 dans le comté de Norfolk, fut investi d> s fonctions sacerdotales en 1805 par l'évèque !>Jilner. Il fut envoyé peu de temps après à Brades, pour aider un prêtre Agé dans le service du ministère, et fut chargé plus tard de l'a congrégation do Bloxwich, où il so signala par de nombreuses conversions. En 1827, il construisit une chapelle spacieuse -avec un presbytère au mont Sainte-Marie, à Walsall, et il s'y fixa, après avoir confié a un autre ecclésiastique sa congrégation de Bloxwich. Martyn mourut le 18 juillet 1839, laissant des Conférences sur l Eucharistie, et des Homélies sur Tobie.

MARTYR ( Pierre ), natif de Novare en Italie, est auteur d'un livre intitulé : De ulccribus et vulneribus capitis, Paris, 1 58ri-, inh". — On doit éviter de le confondre avec Pierre Martyr, espagnol, dont on a Sunnnarium constitutionum pro regimins ordinis prœdicatorum, Paris, 1G19, in-i°. Cet écrivain et le précédent vivaient dans le xvr siècle.

MARTYR (Pierre), fameux hérétique. Voy.

Vermigi i.

MARULLE ( Marc ), natif de Spalatro en Dahnatic, dont on a plusieurs ouvrages recueillis en 1601, à Anvers ; cette collection contient : Dalmatiœ , Croatiœ gesla , latine reddita. C'est une version d'un abrégé historique ancien, dont on ne connaît pas l'auteur ; Animadvcrsio in eos, qui B. Hicronymum Italum esse contendunt ; un traité De re~ ligiose vivendi institulione pef exempla. Cet auteur florissait dans le xvic siècle.

MARUM (Kiaras), évêque d'Ossory en Irlande, fut élevé au collège des Irlandais à Salamanque. Il fut ensuite nommé vice-recteur et p.ofesseur dans le même établissement. De retour en Irlande en 1798, il occupa successivement les chaires de philosophie et de théologie au collège de Carlow, et fut promu, après la mort du docteur Lanigan, à l'évèché d'Ossory; mais les troubles qui agitaient alors l'Eglise (1811) ne permirent de l'instituer que le k octobre lSli, après le retour de Pie VII à Rome. Maruiu gouverna son église pendant quinze années, et fut un des signataires de la déclaration des évoques d'Irlande du 25 janvier 1826 ( Voy. le n° 1216 de Y Ami de la religion ). 1: mourut au mois de décembre 1827, dans un tel état de dénuement qu'on ne trouva chez lui que six pièces valant 12 sous ; il était néanmoins plus r.che que le docteur Troy, archevêque de Dublin, chez lequel on trouva après sa mort cinq pièces, ou 10 sous. Ce sont là deux cxeinpl. s de la richesse des prélats catholiques irlandais.

MARVELL ( Anuké,, natif de Kingston upon-Hull, dans le comté d'York, en 1620.

MAS

MAS

mort en 1678, à 58 ans, est auteur d'un petit Essai historique concernant les conciles généraux, les credo, et les impostures en matière de religion. Cet Essai parut d'abord à la suite d'un pamphlet contre le docteur Turner, en faveur d'un ouvrage de révoque Herbert Croft sur îe véritable état de l'Eglise primitive, pamphlet qui avait pour titre : M. Smirkè, ou le Tkéol&gieii à la mode, 1676, in-V", et qui fut ensuite imprimé séparément in-folio. On a encore de Marvell d'autres ouvragi s inoins connus.

MASCARON (Ji:les\ fils d'un fameux avocat au parlement d'Aix, naquit à Marseille en 103k. L'héritage le plus considérable que son père lui laissa fut son seul talent pour l'éloquence. Il entra fort jeune dans la congrégation de l'Oratoire (1050), et professa les belles-lettres avec talent dans plusieurs collèges : ses dispositions extraordinaires pour la chaire lui tirent bientôt une grande réputation. Il débuta à Angers en 1663, puis parut avec éclat l'année suivante à S.nunur.Le fameux Tannegui-Lefôvre, étonné de son talent qui s'annonçait avec tant d'éclat et de succès, dit un jour : Malheur à ceux qui prêcheront ici après Mascaron! Le jeune orateur s'élant signalé dans les plus giandes villes de la province, se montra à la capitale et à la cour, où il remplit douze stations, sans qu'on parût se lasser de l'entendre. Quelques courtisans crurent laire leur cour à Louis XIV en attaquant la liberté avec laquelle l'orateur annonçait les vérités évangéliques ; mais ce monarque leur ferma la bouche en disant : // a fait son devoir, faisons le nôtre : anecdote que plusieurs rapportent du P. Bourdaloue. L'évêchéde Tulle fut la récompense de ses talents, Le roi lui avait demandé, la môme année 1671, deux Oraisons funèbres, une pour madame Henriette d'Angleterre, et l'autre pour le duc de Beaufort. Comme le prince ordonnait les deux services solennels a. deux jours près l'un de l'autre, le maître des cérémonies lui fit observer que le môme orateur , étant chargé des deux discours, pourrait être embarrassé. Ccst V évêque de Tulle, répondit le roi; à coup sûr il s'en tirera bien. Au dernier santon que Mascaron prêcha avant d'aller à son é»vêché, il fit ses adieux. Le roi lui dit: « Vous nous avez touchés dans vos autres « se mous pour Dieu ; hier vous nous tou- « chutes pour Dieu et pourvous. » De Tulle, Mascaron passa, en 1679, à Agen, où le calvinisme lui otrrit un champ proportionné à l'étendue et à la vivacité de sou zèle. Les hérétiques, entraînés par le torrent de son éloquence, et gagnés par les charmes de sa vertu, rentrèrent dans le bercail. L'illustro prélat eut, dit-on, la consolation de ne laisser a sa mort que deux mille calvinistes endurcis dans leurs erreurs, au lieu de 30 mille qu'il avait trouvés dans son diocèse. Mascaron parut pour la dernière fois à la cour en i60i, êl y recueillit les mêmes applaudissements que dans les jours les plus brillants île sa jeunesse. Louis XiV en fut si charmé qu'il lui dit : // rPy'a que votre éloquence qui

ne vieillit point. De retour dans son diocèse il continua de l'édifier et de le régler jusqu'à sa mort, arrivée le 16 novembre 1703, à 69 ans. Sa mémoire est encore chère à Agen par l'iiôpitd qu'il y fonda. La piété de ce vertueux évêque allait jusqu'au scrupule. Ayant été ordonné prêtre pat Lavardin, évoque du Mans, qui avait déclaré en mourant qu'il n'avait jamais eu intention de faire aucune ordination, l'on t< ri eu se fit réordonner, malgré la décision de la Sorbonne. Yoy. Ca.haiunus. Les Oraisons funèbres de Mascaron ont été recueillies, en 170V, par le P. Bordes, in-12. Elles sont au nombre de 5, et l'on y a mis ia Vie de l'auteur. On a réuni dans un recueil les Oraisons funèbres de Bossuet, Eléchier, Mâscaroii, Paris, 1738, 3 vol. in-12. On trouve dans cet orateur le nerf de Bossuet; mais il n'a ni son él valion ni sa chaleur, moins ëhcor ■ la politesse et l'élégance de Fléc'hier. S'il avait eu autant de goût que l'un et l'autr ; ; s'd avait su éviter les faux brillants , les antithèses recherchées , il eût pu marcher d'un pas écal avec eux. « Quelquefois, dit Thomas, son « finie s'élève; mais quand il vert être grand, « il trouve rarement l'expression simple. Sa «grandeur est plus dus les idées. Trop « souvent il retombe dans la métaphysique « de l'esprit, qui ; arait une espèce de luxe, « mais un luxe faux, qui annonce plus de « pauvreté que de richesse. On lui trouve « aussi des raisonnements vagues et subtils, « et l'on sait combi ;n ce 1 st opposé

« à celui de la vrai ce. » .1 no faut

pas cependant eonfo aron avec les

orateurs médii ères ; en lisant attentivement ses sermons, on trouve une supériorité trèsdécidée sur le plus grand nombre de nos prédicateurs modernes, qui ne l'estiment peut-ôtre pas, et qui seraient heureux de lui ressembler. — M. Migne a publié les OEuvrcs (oratoires) complètes de Maboul, de Mascaron, de De La Cita:, dire, Sermons clioisis de Nicolas de Dijon, et première partie des OE livres complètes de Richard l'Avocat, 1845, en 1 vol. in-4, faisant partie ue la Collection des Orateurs sacrés. Les ne et mc parties des OEuvres complètes de Richard l'Avocat forment 2 autres volumes.

MASCLEF ( François ), savant hébraïsant, d'abord curé de Raincheval, dans le diocèse d'Amiens, où il naquit vers 1663, fut depuis le théologien et l'homme de confiance de M. Br'm, son évêque, et eut sous lui la direction du séminaire ; on la lui ôta après la mort de ce prélat, arrivée en 1706 ; sa façon de penser sur le jansénisme, n'étant point du goût de Sab.jatier, successeur de M. Brou, et qui voulait dans ses ecclésiastiques une entière soumission à l'Eglise. Alaselef mourut en 1728, à 65 ans. Il savait le grec, l'hébreu, le chaldaïque, le syriaque et l'arabe Ses principaux ouvrages sont : une Grc< maire hébraïque, en latin, selon sa nouvelle

■thode, imprimée àParis en l"il6, in-12. Geite (îf ariimaire fut rëirbpri '. en 1730, en 2 vol. in-12, par les soins di le La Biet-

terie, alors ptôlre de l'Oratoire, et ami de

MAS

MAS

au

Mascléf. On y trouvo des réponses aux difficultés que le P. Guarin a fates dans sa grammaire hébraïque, contre la nouvelle méthode que M -clef avait inventée, pour lire l'hébreu sans se servir de points. Il ne s'agit, selon lui, que de mettre, après la consonne do l'hébreu, la première voyelle qui sert à exprimer le nom de la consonne précédente : par exemple, a ;rès la consonne dahth, il plaçait un a, ap es beth un e, etc., système rejeté par la plupart des savants ; prêter,! hic cependant à l'emploi insidieux, des points massorétiques, invention rabbinique et sans autorité. Voy. Cappbl, Giraudeau, Guarin. La meilleure règle qie nous avons a cet égar I, ce sont les anciennes vers ons, colle des Septante surtout, et la Vulgato, antérieures à l'invention massorétique, et faites dans le temps où l'hébreu était encore une langue vivante, ou du moins assez généralement connue p urn'être pas le jouet d'un système grammatical; cù le texte sacré surtout avait une consistance et une uniformité do leçon, que les liermérieub'S modernes tâchent en vain de lui ravir par des chicanes alphabétiques et puéril s. Voy. Eléa- ZAR. ! es Conférences ecclésiastiques du diocèse d'Amiens, in-12 ; le Catéchisme d'Amiens, in-4° : une Philosophie et une Théologie manuscrites, qui auraient vu le jour, si on n'y avait pas découvert les traces des nouvelles erreurs.

MASCRIER (l'abbé Jean-Baptiste Le), de Caen, mort à Paris en 1760, à 63 ans, est un de ces autours qui sont plus connus par l'art do rassembler des mémoires sur les ouvrages des autres, que par le talent d'en enfanter eux-mêmes. On a de lui : Description de l'Egypte sur les Mémoires de M. Maillet, 1735, m-4°, on 2 vol. in-12. Il y a des remarques judicieuses et des anecdotes curieuses, mais il s'en faut bien que tout »r soit exact : à l'égard de la forme, l'éditeur aurait pu proscrire l'enflure, l'affectation, la déclamation, la superlluité des mots et les répétitions importunes. Idée du gouvernement ancien et moderne de l'Eglise, 17i5, in- 12; iivre moins recherché que le précédent. La traduction des Commentaires de César, latin et français, 1755, in-12; Réflexions chrétiennes sur les grandes vérités de la foi, 1757, in-12. Il a eu part à la nouvelle édition corrigée de Y Histoire générale des cérémonies religieuses, Paris, 1741, et à la Traduction de l'His'Oire du président de Thou. Histoire de la derni're révolution des Indes orientales, curieuse, mais peu exacte ; Tableau des maladies, de Loramius, traduit du latin, 17 <0, in-12; des éditions des Mémoires du mar mis de Feuqwières, de YHistoire de Louis XIV per Polisson; et Je Tellinmed, de Mai let. On voit pari- contraste Ue ces divers ouvrages, que Le Mascrier ne savait pas choisir les o jets de son travail, et qu'il pud,aii les délires du ma érialismeavec autant de èle que des ouvrages de piété.

MASIUS (Gisbert), évoque de Bois-le-Duc, mort en 1614, était nat f de Bommel, petite ville du duché de Gueldre. Plein d'un zèle

vraiment apostolique, il fit fleurir la vertu et la science dans son dio-èse, et pt:bli<i, en 1613, d'excellentes Ordonnances synodales, en latin, réimprimées, en 1700, à Louvain, par les soins do Steya rt.

MASIUS ou MAES (André), savant orientaliste belge, oé a Linnich, près de Bruxelles, l'an 1526, fut un des plus savants hommes du xvr siècle. Il fit d'abord de grands progrès dans l'étude do la philosophie et de la jurisprudence, et devint secrétaire de Jean de Woze, évoque de Constance. Après la mor,t de cet évêquo, il fut onvové en qualité d'agent à Borne, et profita de son séjour en cotte ville pour se rendre habile d iris le syriaque. En 155n il se mar:a 5 Clèves. et fut fait conseiller de Guillaume, dec de Clèves. Il mourut à Zuénar, près de Clèves, le 7 avril 1573, Agé de 57 ans, dans dos sentiments vraiment chrétiens. Masius possédait, outre plusieurs langues vivantes, le latin, le grec, l'hébreu, Je chaldéen et le syriaque : il était très-versé dans l'histoire et la géo0raphie ancienne, et personne de son temps ne le surpassa, ni peut-être même ne l'égala dans la critique sacrée. Sébastien Munster disait que Masius semblait avoir été élevé dans l'ancienne Borne ou dans l'ancienne Jérusalem. On a de lui : un Recueil de différentes pièces anciem nés et modernes, traduites du syriaque, Anvers, 1569, dans la Bibliothèque des Pères de Margarin de la Bigne, et dans les Critici sacri, 2e édit., tome II; Syrorum peculium, Anvers, 1571, in-fol. C'est un dictionnaire syriaque. Grammatica lingux syriacœ , Anvers, 1571, in-fol. Arias Moutanus ayant prié Masius de contribuer à l'édition de la Polyglotte d'Anvers, :1 fit ces deux ouvrages qui y ont été insérés. Un Commentaire sur le livre de Josu S, Anvers, 1574, in-fol., et dans les Critici sacri de Londres et d'AmsterJam, tome IL Ce commentaire renferme des choses excellentes. Disputatio de cœna Domini, opposila calvinistarum impiis corruptel s , Anvers , 1575; des Commentaires sur quelques chapitres du Deutéronome, insérés dans les Critici sacri. Il préparait des Comment lires sur les livres historiques de l'Ecriture , lorsqu'il mourut. Il avait possédé le célèbre manuscrit syriaque, qui, écrit en 626, | as^a depuis au savant Daniel-Ernest Jab onski. C'est le seul manuscrit connu qui nous ait conservé l'édition donnée \ ar Origène du livre de Josué, et des autres livres historiques suivant l'Ancien Testament. Il est traduit mot à mot sur un exemplaire grec, corrigé de la maind'Eusèbe. — On ne sait ce que ce manuscrit est aujourd'hui devenu.

.uASSiEUS (Chrétien), surnommé Caméracenus, à ca^se du long séjour qu'il tit à Cambrai, naquit à Warneton en li69. Il entra dans la congrégation des clercs de la vie commune, enseigna les humanités à Gand, de là se rendu à Cambrai, où il exerça le môme emploi depuis 153i) jusqu'à .«a mort, qui arriva en 1546. Nous avons de lui : une Grammaire latine, Anvers, 15 «6, in-4°. Des pautère prétendit que Massœus avait pillé dans sa Grammatice , et le traita fort dure

Page 1