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sermon, 1803, in-8°; Proverbes divers ou la Sagesse de toutes les nations, 180V, in-12; Collection de catéchismes, 1810, 2 vol.; Les fruits de la persévérance, en trois sermons, 1814, in-8°.
MAXENCE. ( Jean ) , moine de Scythie au vie siècle , soutint à Constantinople , devant les légats du pape Hormisdas, la vérité de cette proposition : Un de la Trinité a souffert dans sa chair. Il eut , en Orient et en Occident, des partisans et des adversaires. Sa proposition fut approuvée dans la suite par le cinquième concile général et par le pape Martin. Voy. Jean II, pape. 11 composa contre les acéphales un ouvrage que nous avons dans la Bibliothèque des Pères, et fut un des plus zélés défenseurs de la doctrine de saint Augustin.
MAXIME ( saint ) , évoque de Jérusalem , successeur de saint Macaire en 331, fut condamné aux mines sous l'empire de Maximien , après avoir perdu l'œil droit et le jarret pour la défense de la foi. 11 parut avec éclat au concile de Nicée en 325 , et à celui de Tyr en 335. Les ariens dominaient dans cette dernière assemblée. Saint Paphnuce , voyant qu'ils étaient les plus puissants, prit Maxime par la main , en lui disant : « Puis- « que j'ai l'honneur de porter les mômes « marques que vous de mes souffrances pour « Jésus-Christ , et que j'ai perdu , comme « vous, un de ces yeux corporels pour jouir « plus abondamment de la lumière divine, « je ne saurais vous voir assis dans une as- « semblée de méchants, ni vous voir tenir de « rang entre les ouvriers d'iniquité. » 11 le fit sortir et l'instruisit de toutes les intrigues des ariens. Maxime ne se signala pas moins au concile de Sardique en 347. Il tint , deux ans après , un concile à Jérusalem, où saint Athanase fut reçu à la communion de l'Eglise. Les ariens furent si h rites du résultat de ce concile, qu'ils déposèrent Maxime. Ce saint évêque termina sa carrière en 350.
MAXIME de TURIN (saint), ainsi nommé parce qu'il était évoque de cette ville au ve siècle, est célèbre par sa piété et par sa science. Il assista au concile de Milan en 451, et à celui de Rome en 465. Sa souscription s'y voit la première après celle du pape Hilaire. Il ne survécut pas longtemps a ce concile. On a de lui des Homélies, dont quelques-unes portent mal à propos le nom de saint Ambroise, de saint Augustin, et d'Eusèbe d'Emèse. Elles sont dans la Bibliothè-
3ue des Pères. Muratori a donné les Sermons e saint Maxime, avec des remarques a la fin de l'édition des Œuvres de saint Léon, Venise, 1748. Il en avait publié auparavant dans ses Anecdota, tom. III, pag. 6, plusieurs qui avaient été jusqu'alors inconnus ; il les avait tirés d'un manuscrit de la bibliothèque Ambrosienne, qui a plus de mille ans d'antiquité, et qui est écrit en caractères lombards. Il a paru à Rome, en 1785, une collection des Œuvres de Maxime de Turin : Opéra Maximi Tauriniensis, in-fol., avec une >réface du pape Pie VI. M. Migne a publié es OEuvres très-complètes de saint Maxime de Turin, édition reproduisant intégralement
celle qui fut donnée à Rome, en 1784, augm. de la Vie du saint évoque par un auteur anonyme, publiée d'après les Rollandisles, avec une dissertation préliminaire, 1847,
I vol. in-4°.
MAXIME (saint), abbé et confesseur dans le vnc siècle, était de Constantinople, d'une famille noble et ancienne. 11 s'éleva avec zèle contre l'hérésie des monothélites, qui le persécutèrent avec une violence inouïe.
II mourut dans les fers, en 662, des tourments qu'on lui fit endurer. Il nous reste de lui plusieurs ouvrages, dont le P. Combetis, dominicain, a donnéune bonne édition, Paris, 1675, en 2 vol. in-fol. Ils consistent en des Commentaires allégoriques sur plusieurs livres de l'Ecriture saime, sur les livres attribués à saint Denys l'Aréopagite, et en des traités contre les monothélites, etc. ; mais il en reste quelques autres qui ne sont pes renfermés dans cette édition.
MAXIME le Sophiste, natif d'Ephèse, au ive siècle, se mêlait de philosopuie et de magie. 11 fut, le maître de Julien l'Apostat, qui le combla d'honneurs, et soumit ses ouvrages à sa censure. Ce prince, résolu de faire la guerre aux Perses, consulta les oracles, mais aucun ne le flatta autant que la promesse que lui litee philosophemagicien.il l'assura qu'il remporterait des victoires aussi mémorables que celles d'Alexandre, et lui persuada, dit-on, que l'Ame de ce héros avait passé dans son corps. Il arriva précisément tout le contraire de ce qu'il avait prédit. Julien périt, et sa perte entraîna celle de Maxime. L'empereur Valens ayant donné un arrêt de mort contre les magico-sophistes, le maître de Julien expira à Ephèse dans les tortures, en 3:56. Il faut le distinguer de Maxime, natif d'Alexandrie, qui, quoique chrétien, faisait profession delà philosophie cynique, dont il portait l'habit, le bâton et les grands cheveux : ce qui le lit nommer le Cynique. Il était d'une vie déréglée, et fut, pour ses infamies, fouetté publiquement en Egypte, et relégué dans un désert. 11 vint à Constantinople, et sut si bien faire, qu'il en imposa à saint Grégoire de Nazianze. Ayant acquis quelque crédit, il s'en servit pour supplanter le saint prélat, et se faire ordonner évèque de Constantinople en 380. On ne tarda pas à le chasser du siège qu'il avait usurpé ; il s'adressa à l'empereur Théodose, qui le rejeta avec indignation, et son ordination fut désapprouvée au concile de Constantinople en 381. 11 surprit le suffrage des évêques d'Italie, dans un concile où présida saint Ambroise, tenu la môme année ; mais l'empereur Théodose les désabusa en leur faisant connaître les artifices de cet imposteur
MAXIMIN (saint), né à Poitiers, d'une famille illustre, gouverna l'église de Trêves sous les empereurs Constantin et Constant. Il se distingua par son zèle contre les ariens. Saint Athanase et saint Paul de ConslPiitinople ayant été chassés de leurs sièges par la faction de ces hérétiques, saint Maximin les reçut chez lui; et ayant obtenu par son