‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 289 sur 323 · MA · texte numérisé non relu

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orédit auprès de l'empereur Constant la corivocation d'un concile à Sardique ; il y parla avec tant de force, que ces deux illustres confesseurs furent rétablis dans leurs enlises. Etant allé revoir Poitiers, son pays natal, il y mourut vers l'an 3'i9. Saint Paulin, son successeur, lit transnorterson cornsàTrèvt s, dans la chapelle de Saint-Hilaire, d'où saint Hidulphe le transféra dans l'église appelée depuis Saint-Muximiv. On trouve dans les Rollandistes une Vie bien écrite de ce saint, composée vers 960 par Sigchard, moine de Sainl-.Maximin.

MÀYER (Jean-Frédéric), luthérien, né h Leipzig le 0 décembre 1650, mort à Stettin le 30 mars 1712, enseigna 1 1 théologie 5 Wittenber-r, fut fait ministre à Hambourg en 16S6, puis professeur honoraire à Kiel ; enfin, en 1701, il devint surintendant des églises de la Poméranie et de l'ile de Rugeri, vicechancelier de l'université de Greifswalde. On a de lui un grand nombre d'ouvrages sur l'Ecriture sainte. Les principaux sont : la Bibliothèque de la Bible, dont la meilleure édition est celle de Roslock,- en 1713, in-V. L'auteur y juge h sa modèles différents écrivains juifs, chrétiens, cathoïi [lies, protestants, qui ont travaillé sur l'Ecriture sainte; un Traité de la manière d'étudier V Ecriture sainte, in-4°; un grand nombre de Dissertations sur les endroits importants de la B ble; Tractatus de osculo pedum pontificis romani, Leipzig, 171i, in-i°; satire triviale, indigne d'un homme de lettres. Mayer avait de l'érudition, mais elle était sèche, et son style ne l'embellissait pas

MAYET (Jean-Marie-Féux), né à Lyon le 28 mai 1751 d'une famille honorable, fit ses étndes théologiques au collège des Trente-Trois à Paris, puis exerça successivement les fonctions de vicaire dans plusieurs paroisses de son diocèse. Elu dé >uté aux Etats-généraux par le cle gé en 1789, il vota constamment avec le côté droit, adhéra à l'Exposition des principes, et publia un écrit, De la constitution de l'Eglise catholique, où il combattait les innovations et établissait le caractère des rapports qui doivent exister entre les deux puissances temporelle et spirituelle. L'abbé Mayet était lié avec Maury, dont il devint l'homme de confiance. Son refus du serment l'obligea d'éuiigrer ; il suivit Maury à Rome, et l'accompagna à la diète de Francfort, pour l'élection de l'empereur François II. II se retira ensuite auprès de son ami, devenu évêque de Monteliascone, et, après le concordat de 1801, il fut nommé curé de Trévoux. Lorsque le cardinal Maury fut appelé par l'empereur à l'archevêché de Paris, il refusa la place de grand-vicaire, mais il consentit à accepter un canonicat dans le diocèse de Lyon. L'abbé Mayet fut un de ceux qui ont le plus contribué à étendre l'œuvre de la Propagation de la foi, dont il était le président d honneur. Il mourut le 19 novembre 1835, dans sa85c année.

MAYEULouMAYOL(saint),quatrièmeabbé de Gluny, né à Avignon ou à Valensoles, dans le diocèse de Riez* vers l'an 906, d'une fa-

mille riche et noble, fut chanoine, puis archidiacre de MAcon. L'amour de la retraite et de l'élude lui fit refuser les plus brillantes dignités de l'Fglise. Il s'enferma dans le monastère de Cluny, et en devint abbé a] rès Aymar. Les princes de l'Eglise et fesprinces delà terre eurent une estime particulière pour ses vertus. L'empereur Othou le Grand le lit venir autres de lui poUr profiter de ses lumières, lui tassant par les Alpes l'an 973, il fui pris par es Sarrasins, bois dans les fers, et racheté malgré lui. L'empereur voulut lui procurer la tiare, il refusa ce fardeau. 11 mourut le 11 mai 99V. avec une grande réputaiion de sainteté et de savoir. Il fut regardé comme le fondateur de Cluny, parles soins qu'il prit d'augmenter les revenus de cetie abbaye et de multiplier les monastères de son ordre. 11 a laissé quelques écrits sur lesquels on peut consulter l' Histoire littéraire de ta France, par dom Rivet, tome VI. Syrus, moine de Cluny, et contemporain de saint Mayeul, a écrit sa Vie, publiée par Mabillon [Act. lien., t. Vit). MAYNE (Jasper), po te et théologien anglais, né en IGO'i à llather'agh, fit ses études à Oxford, et entra dans l'état ecclésiastique. Il fut prédicateur du roi d'Angleterre, et se fit un nom dans sa patrie par ses ouvrages, entre autres par la Guerre du peuple, examinée selon les principes de la raison et de l'Ecriture, HVil, in-V; et par un Poème sur la victoire navale remportée par le duc d'York sur les Hollandais, le 13 juin 1665. Mayne mourut le 2 décembre 1672.

AYR (Georges), savant jésuite, né en 1565, à Rain en Bavière, a donné entre autres ouvrages une traduction en grec de la lie du fondateur de son ordre, par Ribadeneira, Augsbourg, 161î>. Il mourut à Rome le 25 août 1;23, âgé de 58 ans.

MAZEL ou MAZELI (David), ministre français, réfugié en Angleterre, traduisit quelques traités écrits en anglais; mais comme il n'était pas assez versé dans cette langue, ses versions n? passent pas pour lidèles. Celie qu'il tit du Traité de Sherlock sur la Mort et le Jugement dernier, 2 tomes en un vol. in-8°, est cependant estimée. On a fait beaucoup moins de cas de sa traduction du Traité de Locke, du Gouvernement civil, in-12; ainsi que de X Essai de Gilbert Rurnet sur la reine Marie, in-12; ouvrage partial et passionné, qui ne méritait point de traduetion. Mazcl mourut à Londres en 1725.

MAZ10 (Raphaël), cardinal, né a Rome le 24 octobre l"/6o, fut attaché par le pape Pie VU à la légation du cardinal Caprara, envoyé en France, puis le caruinal Consalvi voulut l'avoir auprès de lui, dans ses voyages et dans ses négociations auprès des grandes puissances pour les intérêts du saint-siége. Lorsque Pie VII fut de retour à Rome, il nomma Vazio secrétaire des lettres latines, et il l'envoya ensuite au congrès de Laybach avec le cardinal Spina. Le souverain pontife le tit secrétaire de la congrégation consistoriale, et lui donna, en 18o0, le chapeau de cardinal, avec le titre presbylèral de Sainte Marie in Trastevere. Le caruinal

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