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Mazio est mort à Rome le 4 février 1832.

MAZOLINI (Sylvestre). Voy. Mozzoli.no.

MAZZOCCHI ( Alevis-Symmaque) , savnnt antiquaire, né à Borgo do Sainte .Mario, près ■Capoue, l'an 168V, fut fait prêtre l'an 1709, et professeur des langues grecque et hébraïque dans le séminaire archiépiscopal de Naples. En 1711, il était chanoine de Capoue, et devint successivement théologal de Naiples, professeur royal de l'Ecriture sainte. 'Son humilité lui fit refuser l'archevêché de lancano, qui lui fut offert [tarie roi. Il mourut à Naples le 12 septembre 1771. Il a beaucoup écrit sur les anciennes inscriptions, les médailles, etc., et on a de lui : des Notes sur le Nouveau Testament ; des Dissertations sur la poésie des Hébreux; les Antiquités de la •Campagne de Rome ; Origine de la ville de Capoue, manuscrit. On trouve sa Vie dans les Vite Italorum, par Fabbroni, tome VIII.

MAZZONI (Jacques), né à Gésène en 15ri8, mourut à Eerrare en 1598, dans sa 59e année; il donna sur la fin du xvr siècle des leçons d'une philosophie saine et judicieuse, et se distingua aussi comme écrivain. Il parut d'abord à la cour du duc d'Urbin, fut appelé plus tard à Rome, par le pape Grégoire Xiîl, pour prendre part à la correction du calendrier, et professa la philosophie à Césène, à JMacerata, à Pise et à Rome. Celui de ses ouvrages qui a le plus fixé les yeux de la postérité est son traité De triplici hominum vita, activa nempe, contemplativa, et religiosa, melhodi très, Césène, 1576, in-4°, très-raie.

MEAD (Richard), né en 1673, à Stepney, village près de Londres, d'une famille distinguée, lit ses humanités a Utrecht sous le célèbre Grœvius, et de là se rendit à Leyde, où il étudia en médecine. 11 voyagea ensuite en Itake, et prit le bonnet de docteur à Padoue. De retour dans sa patrie en 1696, il exerça le grand art de guérir, avec un succès qui décida de sa réputation. 11 joignit à la théorie la pratique la plus brillante, la plus étendue et la plus heureuse. La société royale de Londres lui accorda une place parmi ses membres, le collège des médecins se l'associa, et l'université d'Oxford confirma le diplôme de celle de Padoue. Nommé médecin de Georges II en 1727, il futl'Esculape de la cour et de la ville. On assure que sa profession lui rapportait par an près de cent mille livres, monnaie de France; sa table était servie avec la magnificence d'un financier. Ce médecin mourut en 1754, à 81 ans. Tout le monde connaît ce qu'il tii pour son confrère Freind, renfermé dans la tour de Londres. Le premier ministre étant tombé malade, Méad ne voulut lui ordonner aucun remède que Freind ne fût sorti de la tour; et son refus obstiné procura l'élargissement du prisonnier. Des auteurs inconsidérés ont fait de grands éloges de cette action, mais elle ne les mérite pas. L'erreur où conduit un excès d'amitié demande grâce à tous les cœurs sensibles, mais elle n'obtient pas le suffrage de la raison, qui seule a droit de dispenser les louanges, parce qu'elle peut seule apprécier les mérites. « Je vous blâme (dit un écrivain

« bien sage, en adressant la parole à ce mé- « decin célèbre) d'avoir violenté les opéra- « tions du ministère, qui devaient pour le « moins être aussi libres que votre ami « Freind. 11 fallait demander q. Ton le jugeât, « qu'on lui fit jistice ; mais il ne fallait pas « demander, qu'innocent ou coupable, il fût « rendu à la société et a ses fonctions. Ainsi « pense tout homme qui aime l'ordre, et qui « ne déteste pas moins l'arbitraire dans l'o- « béissance que dans le commandement, dans « les suj ts que dans les monarques. Peut- « être (pie les lois s'opposaient à la déten- « tion de votre ami, mais elles s'opposaient « encore davantage à la minière dont vous « procurâtes sou "élargissement : s'il eût mé- « rite de perdre la tête, il n'en était pas « moins élargi. Vous aviez abusé de votre « talent et de la fiib^esse d'un homme mou- « rant, pour remettre dans la société un « monstre ou un broui Ion. » Ses principaux ouvrages sont : Essai sur les poisons, 17.2, on anglais, traduit en latin par Josué Nelson, Le.v de, 1737, in-8°; l'original et la traduction ont eu un grand nombre d'éditions. Un pareil livre ne pouvait être composé que d'après un grand nombre d'expériences; Méad en fit plusieurs sur 1 -s vipères, qui lui servirent beaucoup pour cet ouvrage. Il a été repro iuit et impr nié avec quelques variations à Paiis, en 1813, par M. Orfila. Conseils et préceptes de médecine, en latin, Londres, 1751, in-8". C'est si dernière production. Elle fut souvent réimprimée, et trad. en français, Paiis, 175S, in-12. On y trouve deux Traités : l'un De la folie, et l'autre des maladies dont il est parlé dans la Bible. Dans ce dernier, imprimé séparément sous ce titre : Medicina sacra, sire de inorbis insignioribus qui in Bibliis memoranlur, Londres, 1748, Amst., 1749, Lausanne, 176V, in-8", il prétend que les démonia pies dont il est parlé dans l'Evangile, n'ont ou que des maladies purement naturelles. L'erreur qui règne dans toute cette Giattibe dérive du désordre par lequel on confond la possibilité avec le l'ait. Sur ce que telle maladie peut avoir une cause naturelle, Méad décide que dans au cun cas elle ne peut être l'effet d'un agent invisible; comme si les démons ne pouvaient pas produire les mêmes elfets que des causes physiques; comme si pou vain remuer des corps entiers, ainsi que l'observe Rossuet, ils ne pouvaient agiter quelques fibres dans le corps humain. Ce qu'il y a de plus singulier, c'e4 que l'auteur fait profession de croire h l'Evangile. Or l'Evan Jle nous dit expressément que telle maladie était J'opération de l'esprit maiin. Peu importe que le même mal puisse être naturel, si la vérité divine nous assure que dans tel cas il ne l'était pas. Le langage insidieux et faux (pue Méad attribue à Jésus-Christ et aux apôtres, dans une matière aussi grave, est une imputa ion sacrilège et absurde, que tout bon chrétien trouvera suffisamment réfutée { ai' la seule idée de la chose. Méad, en combattant le pouvoir du démon, n'a pas même saisi l'état de la question. L'on ne se persua-

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