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dera jamais, dit-il, que Dieu ait accordé aux diables le pouvoir de tourmenter les hommes à leur gré. Eh! qui & jamais pensé (/ne 1rs diables tourmentaient les hommes à leur gré? Ils tourmentent autant que Dieu le leur permet, et l'étendue de cette permission a d'autres règles que leur gré. On a démontré les erreurs de Méad sur cette matière, dans un ouvrage imprimé à Londres en 1775, intitulé : A dissertation of (lie detnoniacs. Voy. Brun (Le), Dblrio, Haen, Mafféb (Scipion), Spé; des opuscules, Paris, 1757, 2 vol. in-8°. La Description de son cabinet a été imprimée à Londres, 1755, in-8°. Les œuvres complètes de Méad, en latin, ont paru à Paris, 1751, in-8°, à Gottingue et à Naples, puis à Londres, en anglais, et ont été traduites en français par Coste, Bouillon, 1774, 2 vol. in-8°.

MÉAN (François-Antoine- Marie-Constantin, prince de), archevêque de Malines, et primat des Pays-Bas, né a Liège le 6 juillet 1756, d'une illustre famille, devint en 1786 évoque suffragant de ce diocèse sous le titre d'évôque d'Hippone, puis en 1792, évoque de Liège. 11 donna, en 1801, sa démission de ce siège, et fut promu en 1817 à celui de Malines. Méan avait paru d'abord entrer dans les vues d'un gouvernement dont il ne soupçonnait pas le but ; mais quand il vit s'établir un système permanent de vexations et de tracasseries, qu'on ne prenait pas même la peine de déguiser, il s'unit à tout le clergé pour réclamer, et en plusieurs circonstances il adressa au roi les représentations les plus fortes, mais il ne put jamais rien obtenir. Il était tombé tout à fait en disgrâce à l'époque de la révolution de 1830. Ce prélat est mort d'une attaque d'apoplexie fou.iroyante le 15 janvier 1831.

MÉDAILLE (Pierre), jésuite du xvme siècle, habita longtemps le Languedoc. Il prêcha avec succès plusieurs carêmes à Toulouse, et se fit avantageusement connaître par son ouvrage des Méditations, 1703 et 1723. On en a fait une autre édition, qui a pour titre : Méditations sur les Evangiles pour toute Vannée, par le P. Médaille, nouvelle édition augmentée, Besançon, Petit, 1819, 2 vol. in-18. Voici le jugement qu'a porté de ce livre Y Ami de la Religion, tome XXII, pag. 81 : « Les méditations de Médaille ont été « souvent imprimées. Elles sont courtes, préce cises, simples, méthodiques, sans digres- « sion, sans détails oiseux, sans rien de tri- « vial ni de recherché. Les principales véri- « tés de la religion y sont tracées tour à tour, « et les principaux devoirs du chrétien pré- « sentes à nos réflexions. Les dimanches, « les fêtes, tous les jours du carême, ont une « méditation particulière ; pour les autres « temps, il y en a troisparsemaine.il y a en « tout trois cents méditations. Cette nouvelle « édition est due aux soins d'anciens mis- « sionnairesdudiocèsedeBesançon, quiyont « ajouté un assez grand nombre de médita- « tions. Il y en a pour tous les jours de l'an- « née, et elles sont distribuées suivant l'or- « dre des dimanches. Les nouvelles médita-

« tions nous ont paru dans le goût des ance demies, et propres à compléter l'ouvrage « de Médaille. »

MEDARD (saint), né l'an 457 au village de Salency, à une lieue de Noyon, d'une famille, illustre, fut élevé en 530 sur le siège épiscopal delà ville de Vermand, aujourd'hui Saint- Quentin. Mais cette ville ayant été ruinée par les Huns et les Vandales, Médar I t>ansporta son siège à Noyon. Là ville de Saint- Quentin, bâtie près dos ruines de Vermand, est devenue depuis la capitale de la contrée de la Picardie appelée le Vermandois , et quelques géographes la nomment Augusta Veromanduorum. Il monta ensuite sur celui de Touinay en 532. 11 montra à son peuple le zèle d'un apôtre et les entrailles d'un père. On le força à garder ces deux évêchés, parce qu'on prévoyait qu'il en résulterait beaucoup de bien pour la propagation de l'Evangile. Depuis , ces deux diocèses restèrent unis pendant /espace de cinq siècles. Saint Médardfit changer de face au diocèse de Tournay, convertit les idolâtres et les libertins, et retourna à Noyon, où il mourut le 8 juin l'an 5i5. Ses reliques furent transportées, peu après sa mort, au bourg de Croui, à 200 pas de Soissons, où on éleva un oratoire, en attendant que l'église de l'abbaye que l'on haussait dans la ville fût en état de les recevoir. Ce monastère, qui porte le nom de ce saint, devint bientôt très-célèbre : sous saint Grégoire pape, il fut déclaré le chef des autres monastères des bénédictins de France. Fortunat de Poitiers a écrit en vers la Vie de saint Médard. Nous avons encore une Fie du même saint par Radbod II, évêque de Noyon et de Tournay. Celle qui fut écrite par un moine de Soissons vers l'an 892, publiée par D. d'Achery, n'est d'aucune autorité. C'est saint Médard qui institua la fête si fameuse de la Rosière de Salency, institution aussi digne du zèle du saint évêque pour les bonnes mœurs, que parfaitement assortie au génie de son siècle, temps d'une heureuse simplicité, où la vertu n'avait rien de commun avec la vanité et le bruit, où elle n'était connue que par ses traits propres, et recherchée pour elle-même. L'imitation qu'on en a essayée en divers endroits, dans un temps où tout est mis en ostentation, n'a servi qu'à montrer combien les meilleureschoses dégénéraient, et que les philosophes n'ont pas, comme les saints, le talent de distinguer et d'encourager la sagesse. — On appelle quelquefois Secte de Sainl-Médard celle des jansénistes, parce que le cimetière de Saint-Médard, à Paris, a été longtemps le lieu de leurs convulsions et farces sacrilèges. Voy. Paris , Montgeron.

MÈDE (Joseph), né à Essex en 1586, membre du collège de Christ à Cambridge, et professeur en langue grecque, refusa la prévôté du coWége de la Trinité de Dublin, et plusieurs autres places, pour se livrer à l'étude sans distraction. Il mourut le 31 octobre 1638, à 52 ans. Ses ouvrages furent imprimés.à Londres, en 166V, en 2 vol. in-fol. On y trouve des Dissertations sur plusieurs

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