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passages de l'Ecriture sainte ; un grand ouvrage qu'il a intitulé : La Clef de V Apocalypse ; des Dissertations ecclésiastiques. Plusieurs de ses écrits, surtout la prétendue Clef de l'Apocalypse, sont remplis de fiel et d'une haine de l'Eglise catholique, qui va jusqu'au fanatisme le plus consommé.

MÉDICIS. Voy. Léon X.

MEDINA (Jean), célèbre théologien espagnol, natif d'Alcala, enseigna la théologie dans l'université de cette ville avec réputation, et mourut en 1546, âgé d'environ 56 ans. On a de lui divers Traités, qui furent bien accueillis par les théologiens; mais qui, dans un siècle très-fécond en ouvrages de ce genre, parurent bientôt céder leur faveur à d'autres,

MCD1NA (Barthélemi), théologien espagnol, de l'ordre de Saint-Dominique, mort à Salamanque en 1581, à 53 ans. On a de lui des Commentaires sur saint Thomas, et une Instruction sur le sacrement de pénitence. 11 passe pour avoir introduit l'opinion de la probabilité ; quelques-uns de ses confrères ont fait de vains efforts pour lui enlever cette attribution : il faut bien se garder, au reste, de croire que cette opinion, quelque fausse qu'elle puisse être, ait produit les maux que quelques déclamateurs lui attribuent. Voy. Escobar.

MEDINA (Michelde), théologien espagnol et religieux franciscain, mort à Tolède vers 1580, assista au concile de Trente, et se distingua dans son ordre par son érudition et par ses ouvrages. Les plus connus sont deux Traités, dont on fait encore cas aujourd'hui: l'un du Purgatoire, et l'autre de la Foi.

MEELFUHRER (Rodolphe-Martin), savant philologue, né vers 1670 h Anspach, s'adonna surtout à l'étude des langues orientales, et termina avec beaucoup d'éclat ses cours, en soutenant quatre thèses, l'une en grec, la seconde en hébreu talmudico-rabbinique, la troisième en hébreu littéral, la dernière en arabe. Ces dissertations furent imprimées sous ces titres : 1° De quœstione an S. Matthœus Evangelium grœcc scripserit ? Altdorf, 26 jun. 1696; 2° De benedictione sacerdotali, Giessen, 5 jun. 1697 ; 3° Dissertatio philosopftica inauguralis ex philosophia Ebrœa, ibid., 25aug. 1697 ; 4° De arabicœ linguœ utilitatc, ibid., oct. 1697. Meelfuhrer parut un instant vouloir quitter le culte luthérien pour rentrer dans l'Eglise catholique, et il publia même plusieurs écrits pour motiver son changement ; mais il ne persévéra pas dans cette résolution. 11 mourut en 1729, laissant entre autres productions : De meritis Hebrœorum in rem litterariam, Witlenberg, 1699, in-4' ; De fatis litteraturœ orientalis, ibid., 1700, in- 4° ; Concursus veterum Hebrœorum cum Ecclesia Christiana ac velustissimis eorum monumentis, etc., Francfort, 1701, in-4° ; De eausis synagogœ errantis, Altdorf, 1702 ; De impedimentis conversionis Judœorum, ibid. ,

MEERMAN (Gérard), savant magistrat, né l'an 1722 à Lcyde, fut nommé en 1748 conseiller pensionnaire de Roterdam, et en 1766

conseiller au haut tribunal de la vénerie de Hollande, et de West-Frise. L'empereur lui conféra le titre de baron, et Louis XV, à qui il avait fait présent de quelques manuscrits importants provenant de la bibliothèque des jésuites, le décora de l'ordre de Saint-Michel, bien qu'il fût protestiut. Meerman est mort à Aix-la-Chapelle le 15 décembre 1771. On a de lui, outre plusieurs ouvrages sur le droit civil et canonique, Origines (ypographicœ, La Haye, 1765, 2 tom. en 1 vol. in- 4°, ouvrage estimé.

MKGANCK (François-Dominique), théologien appelant, né vers 1683 àMenin, mort le 12 octobre 1775 à Leyde, où il avait été longtemps pasteur, se signala par son opposition à la bulle Unigenitus, et prit une part active au concile d'Utrecht en 1763. Outre divers écrits en faveur des appelants, on cite de lui : Défense des contrats de rente, rachetables des deux côtés, 1730, in-4°; Suite de la défense, 1731, in-4" ; Remarques sur la lettre de l'étéque de Montpellier, au doyen Van Erkel, contre l'usure, 1741, in-4" de 59- pages. Ces écrits, qui sont en faveur du prêt à intérêt, matière qui excitait de vives discussions parmi les appelants de Hollande , furent réfutés par Legros et Pelitpied. On a encore de Méganck une Lettre sur la primauté de saint Pierre et de ses successeurs , 1763 , in-12 de 191 pages. Méganck y prouve que la primauté du pape n'est pas une simple prérogative d'honneur, mais une primauté d'autorité et de juridiction, et qu'elle est d'institution divine, chose assez remarquable de la part d'un appelant, dont la conduite semblait accuser d'aulres principes.

MÈGE (dom Antoine-Joseph), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né en 1625 à Clermont en Auvergne, mourut à Saint— Germain-des-Prés en 1691, à 66 ans. Son Commentaire français sur la règle de Saint- Benoit, Paris, 1687°, in-4°, et la Ftedumème saint, in-4°, 1690, sont estimés à cause de l'érudition qu'il y a répandue. Sa piété égalait son savoir. Voyez l'Histoire littéraire de la congrégation de Saint-Maur, par dom Tassin,

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MEIBOM (Marc), né vers 1630, à Tonningen dans le duché de Sleswig, mort en 1711, à l'âge de 80 ans, avait une grande réputation d'érudition. Il mit au jour, en 1652, en 2 vol. in-4°, un Recueil et une Traduction des auteurs qui ont écrit sur la musique des anciens. La reine Christine, h qui il le dédia, l'appela à sa cour. Cette princesse l'engagea à chanter un air de musique ancienne, tandis que Naudé danserait les danses grecques au son de sa voix. Ce spectacle le couvrit de ridicule. Meibom se vengea sur Bourdelot, médecin favori et bouffon de la reine, à laquelle il avait persuadé de se donner cette comédie. Il lui meurtrit le visage à coups de poing, et abandonna brusquement la cour de Suède. On a encore de lui : une Edition des anciens mythologues grecs ; De veteri fabrica triremium, Amsterdam, 1671, in-»0 ; des Corrections pour l'exemplaire hébreu de la Bible, qui, selon lui, fourmillait de fautes,

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