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Cet ouvrage téméraire parut à Amsterdam, en 1608, in-fol., sous ce titre : Datfidis Psahni, et totidem èakr'té Scripturce veteris Tïstamenti iftr tegm vapita priséo hebrico mrtro rrstitiitu, etc. C'est une extra vacance herméneutique, comme tarit d'autres qui ont paru depuis. F. Hou-
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MEINDARTZ rPifekâB-JEàfc), archevêque schématique d'Utrecht , né d'une famille catholique à GroHinguële 7 novembre l(>8Y, eu! peine à trouver un Bvêquë <pii lui Conférât les ordres, à cause de son attachent! mt h la doctrine de' Coddë; il fallut qu'il passAl en 1716 eti Irlande, Où Luc Fagan, é\è(pie de Méat h, depuis archevêque de Dublin, l'ordonna ainsi que onze autres jeunes hollandais, qui étaient dans le même cas. 11 devint, après son retour, pasteur de Leuwârieri en Frise, et , le 2 juillet 1733, on l'élut archevêque d'Utrecht. Bien que ceux qui avaient pris ce titre avant lui eussent été Frappes de censures par le saint-siége, Meindartz ne craignit point de se Faire sacrer par Yurlel, évoque de Rahylone, retiré en Hollande, puis il sacra lui-même des évêques pour Harlem et pour Devcnter, sièges éteints dépuis longtemps, et qu'il tit revivre de sa propre autorité. Il publia quelques écrits pour tacher de se justifier contre les censures de l'autorité pontificale, et tint, en 1703, un soi-disant concile à tJtrècht, où figuraient les deux évêques qu'il avait faits, les prêtres qui leur étaient attachés et quelques jansénistes français. Les Actes de ce concile, qui furent publiés en latin , in-4° et in-12, et traduits en français , furent condamnés à Rome le 30 avril 17G5, et censurés en 1766 par l'assemblée du clergé de France. Meindartz persévéra dans son schisme et mourut à Groningne le 3! octobre 1767, à 83 ans.
MÉLAN IHTHON (Philippe), né à Bretten, dans le palatinat du Rhin, le 16 février 1497, fit ses études sous la direction du célèbre Reuchlin, son parent, lequel changea son nom allemand de Scktoartz-Êrde, qui signifie terre noire, en celui de Mélanchthon, qui a la môme signification en grec. C'était une espèce de pédantisme en usage chez les savants de ce siècle, il fut envoyé à l'université de Heidelbcrg en 1509. Ses progrès furent si rapides, qu'on lui donna à instruire le fils d'un comte, quoiqu'il n'eût encore que ik ans. Mélanchthon alla continuer ses études, en 1512, dans l'académie de Tubngen, y expliqua publiquement Virgile, Cicéron et Tite- Live. La chaire de professeur en langue grecque dans l'université de Wittenberg lui fut accordée en 1518 par Frédéric , électeur de Saxe, à la recommandation de Reuchlin. Les leçons qu'il fit sur Homère et sur le texte grec de l'Epitre de saint Paul à Tite lui attirèrent une grande foule d'auditeurs, et effacèrent le mépris auquel sa taille et sa raine l'avaient exposé. Son nom pénétra dans toute l'Allemagne , et il eut quelquefois jusqu'à 2,500 auditeurs. 11 se forma bientôt une liaison intime entre lui et. Luther, qui enseignait la théologie dans la môme université. Ils allèrent ensemble à Leipzig en 1519, pour
disputer avec Echius, la terreur et le fléau des novateurs... Les années suivantes furent une complication de, travaux pour Mélanchthon. Il composa quantité de livres, enseigna la théologie, fit plusieurs voyages pour la fotidatu n de collèges et pour la visite des églises-, Ht dressa en 1530 la confession de foi connue sous le nom de Confession d'Augsbourg, parce qu'elle fut présentée à l'empereur à la diète de cette ville. Son esprit de COticiliation engagea le roi de France, François l'r, à lui écrire en 1535, pour le prier de venir conférer avec les docteurs de Sorbonne. Ce prince le c innaissait par les dou/.e articles qu'il lui avait fait présenter, où on est surplis de trouver celui-ci : Primum igitur hoc omnes unanimité/' profitemur, politiam ecclesiasiicam rem esse sanetnm et utilem , ut sinl ûtique aliquï episeopi gui prœsint pluribas Ecctesiarum ministris, item ut romanus Pontifiîx. prjEsit omniih s Episcopis. Opus est enim in Ecclesia gubernatoribus, qui vocatos ad ministeria ecclesiustiea explorent et ordinent... et inspiciant doctrinam sucer dotum; et si nulli essent Episeopi, tamen creari taies oporteret. D'Argentré, Coll. judic, tome Lr, part, ii, p. 3S7. Voij. Grotius, Locke. « Plût « à Dieu, s'écrie-t-il dans un autre endroit, « que je pusse, non pas infirmer la domina- « tion spirituelle des évoques, mais en réta- « blir la domination; car je vois quelle Eglise « nous allons avoir, si nous renversons la « police ecclésiastique. Je vois que la tyrance nie sera plus insupportable que jamais. » Lib. iv, epist. 10k. Voy. encore lib. i, epist. 17. Le disciple de Luther souhaitait ardemment de se rendre aux invitations assez peu réfléchies de François Ier; mais l'électeur de Saxe ne Voulut Jamais le permettre, soit qu'il se défiât de la modération de Mélanchthon, soit qu'il craignit de se brouiller avec Charles- Quint. Mélanchthon assista en 1529 aux conférences de Spire, et y fit paraître beaucoup de science. Ayant eu occasion de voir sa mère pendant ce voyage, cette bonne femme, qui était catholique, iuî demanda ce qu'il fallait qu'elle crût au milieu de tant de disputes. « Continuez, lui répondit son fils, de « croire et de prier comme vous avez fait « jusqu'à présent, et ne vous laissez point « troubler par le conflit des disputes sur la « religion. » Réponse qui [trouve bien que l'esprit de parti ne s'accordait pas, dans Mélanchthon, avec ses persuasions les plus intimes. Il parut aux fameuses conférences de Ratisbonne, en 15ïl , et à celles qui se tinrent en 15^8, au sujet de l'Intérim de Charles- Quint. Il composa la censure de cet Intérim, avec tous les écrits qui furent présentés à ces conférences. Enfin, après avoir essuyé bien des fatigues et des traverses pour son parti, il mourut à Wittenberg en 1560, âgé de 63 ans. Mélanch'hon n'avait rien du caractère impétueux de Luther et de Zwingle. 11 haïssait les disputes, et n'y était entraîné que par le rôle qu'il avait à jouer dans ces querelles. 11 parait, par sa conduite et par ses ouvrages, qu'il n'était pas éloigné comme Luther des voies d'accommodement, et qu'il