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eût sacrifié beaucoup do enoses pour la réu- « qui suscitent pour des bagatelles les guernion des protestants avec les catholiques. « res les plus cruelles à l'Eglise et à la parlais quel plan de réunion peut réussir à « trie, ne sont nullement touchés de sa sil'égard de ceux qui n'écoulent pas l'Eglise? « tualion... Nos gens me blâment de ce que et quelle sanction aurait-il, quel qu'il puisse « je rends la juridiction aux évêques. » (Nous être? Voy. Modrevius, Molanus. Quoiqu'il avons vu qu'il reconnaissait celle du pape eût embrassé toutes les erreurs de son mai- sur les évoques également indispensable.) tre, il ne laissa pas d'être ensuite zwinglien /« Le peuple, accoutumé à vivre en liberté, sur quelques points, calviniste sur d'autres, ; « après avoir secoué le joug, ne veut plus incrédule sur plusieurs, et fort irrésolu sur « le recevoir. Les villes de l'empire sont presque tous. On prétend qu'il changea qua- « celles qui haïssent le plus la domination : torze fois de sentiment sur la justification, ce « peu en peine de la doctrine et de la reliqui lui mérita le nom de Brodequin d'Aile- « gion, elles ne sont jalouses que de l'emmagne. Dans le fond, cette inconstance était « pire et de la liberté. » Il faut convenir que 1'etlet d'un esprit juste et conséquent. Après Mélanchthon paraissait chercher la vérité; avoir rejeté l'autorité infaillible que Dieu a mais il ne prenait pas les chemins qui y conlaissée à son Eglise, quelle autre autorité eût duisent. A ses erreurs sur la foi il joignait pu fixer sa cioyance? Dès qu'on se détache mille rêveries sur les prodiges, sur l'astrode l'Eglise catholique, du sein de cette mère logie, sur les songes, pour lesquels il avait commune qui nous instruit et nous rassure, une crédulité surprenante. Joachim Caméon perd de vue le point unique où se tient rarius a écrit sa 17e en latin, 1055, in-8°. la précieuse et indivisible vérité, pour se Elle a été réimprimée en 1777, à Halle, par perdre dans les régions immenses de l'er- les soins de G. -T. Strobel, qui nous apprend reur; sorti une fois de la barque de Pierre, qu'à cetle époque il avait déjà paru en AUes.mbole de l'Eglise et de la grande assem- magne 277 ouvrages sur la vie et les écrits blée des fidèles, l'on devient infailliblement de ce célèbre théologien. J.-F.-W. Tischer a le jouet des vents et des flots, et l'on peut publié une Fie de Mélanchthon en allemand, dire, comme cet infortuné pilote dont parle dont la 2e éd. a paru à Leipzig, en 1801, in-8°. un ancien : MÉLANIE, dame célèbre par sa piété, sor-
Nunc me pontus babet, jactantque in littore venii. tait d'une f^tfé famille espagnole qui était
originaire de Rome, et naquit vers 1 an 3V3. Voy. Lentllls (Scipion), Servet. Les inquié- Elle était petite-tille de Marcellin, qui avait tudes de sa conscience augmentaient encore été élevé au consulat, et parente de saint les incertitudes de son esprit. L'arrogance Paulin de Noie. Après avoir perdu son mari fougueuse de Luther, tant de sectes élevées et deux de ses fils, elle fit un voyage en sous ses drapeaux, tant de changements bi- Egypte, et visita les solitaires de Nitrie. Sa zarres dans les choses les plus saintes, bour- charité industrieuse et libérale répandit ses relaient son cœur. Ses ouvrages ont Cté im- bienfaits sur les confesseurs orthodoxes, que primés plusieurs fois dans différentes villes l'arianisme persécutait : elle en nourrit jusd'Allemagne. La plus ancienne édition est qu'à 5,000 pendant trois jours. Plusieurs cacelle de 1561-64, 4 vol. in-folio : elle est de tholiqnes avant été relégués dans la Pales- "Wittenberg, ainsi que celle de 1680-83, tine, elle les suivit et se rendit à Jérusalem même format; et la plus complète est celle avec le prêtre Rufin d'Aquilée. Ede y bâtit qu'en a donnée Gaspard Peuecr, à Witten- un monastère, où elle mena une vie péniberg, 15 tomes en 4 vol. in-folio, 1601. Parmi tente, sous la direction de ce Rufin. Publiiez ouvrages que renferment ces éditions, cola, fils de Mélanie, et préîeur de Rome, on cite : Loci communes Theologici, Witten- avait épousé en cette ville une femme de berg, 1521, in-8° ; Declamationes, Strasbourg qualité, nommée Albine. 11 en eut une fille, et Wittenberg, 1559-86, 7 vol. in-8u ; Epi- nommée aussi Mélame, vers 388, qui épousa stoJœ, Leyde, 1647, in-8°; Vita Martini Lu- Pinien, fils de Sévère, gouverneur de Rome, theri br éviter exposita, Erfurt, 1548, in-8° ; et en eut deux enfants, qu'elfe perdit p>u de Gottingue, 1541, in-4°. On y remarque beau- temps après leur naissance. Ede résolut alors coup d'eS; rit, une érudition très-étendue, de vivre dans la continence perpétuelle, et et surtout plus de modération qu'on n'en elle fit part de ses sentiments à son mari, qui trouve dans les chefs de secte. 11 se plaint les approuva. Sa grand'mère fit un voyage amèrement de la tyrannie de ses collègues, en Italie, vers 405, pour la confirmer dans « avides de sang, oit-il, parce que, pour era- sa résolution. L'ancienne Mélanie passa en « pêcher la discorde, if voudrait les ramener Sicile avec Albine et sa petite-fille, en 410, « à cette autorité qu'ils appelaient servitude, lorsque les Goths allèrent assiéger Rome. « 11 écrit que l'Eglise est tombée dans son Elle retourna à Jérusalem , où elle mourut « ancienne tyrannie; que les chefs de la ])o- la même année, à 67 ans, quarante jours « pulace, flatteurs et ignorants, peu jaloux après son arrivée. On lui a repioché d'avoir « de la saine doctrine et de la discipline ec- montré, pendant quelque temps, trop de « clésiastique, au lieu de pratiquer les ceu- chaleur pour la cause d'Origène, que Rufin « vres de piété, ne cherchent qu'à dominer; défendait; mais les louanges que lui ont « qu'il se trouve au milieu d'eux comme données saint Augustin, saint Paulin, sain « Daniel au milieu des lions; que, ne pou- Jérôme, etc., ne permettent pas de douter « vant les empêcher de dominer, il prend la de ses vertus, ni de son orthodoxie. Albine, «résolution de les fuir. Ces héros, dit-il, Pinien et la jeune Mélanie passèrent en Afri-