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ques le pleurèrent comme jeur père. Saint Grégoire de Nysse et saint Chrysostome nous ont laissé son oraison funèbre. Son nom, vénéré dans tout l'Orient, fut inséré au martyrologe romain dans le xvie siècle : on honore sa mémoire le 12 février.
MÉLÈCE-SYRIQUE, protosyncelle de la grande église de Constantinople au xvii* siècle, se distingua par son savoir. Il fut envoyé par son patriarche en Moldavie, pour examiner une profession de foi, composée pour l'Eglise de Russie par Cyrille-Lucar. Cette confession fut adoptée en 1G58 par toutes les Eglises d'Orient, dans un concile de Constantinople. Panagiotti, premier interprète de la Porte, la fit imprimer en Hollande. On a encore de Mélèce une Dissertation que Renaudot a fait imprimer dans un recueil de Traités sur l Eucharistie, 1709, Paris, in-i°. On la trouve en grec et en latin dans le Traité de la croyance de l'Eglise orientale sur la transsubstantiation , par Rielvard Simon. Mélèce était né en 1586 dans la capilale de l'île de Candie, et mourut à Galata le 7 avril 166V. On peut consulter la Vie de Mélèce, par Dosithée ; on en trouve l'analyse dans le Traité de la perpétuité de la foi, tom. IV.
MELITON (saint), né dans l'Asie, gouverna l'Eglise de Sardes en Lydie sous Marc- Aurèle. li présenta à ce prince en 171, pour les chrétiens, une Apologie, dont Eusèbe et les autres anciens écrivains ecclésiastiques font l'éloge. Cette apologie, non plus que les autres ouvrages de Méliton, n'est point parvenue à la postérité, excepté quelques fragments qu'on trouve dans la Bibliothèque des Pères. On voit par ces fragments qu'il enseignait de la manière la plus claire que Jésus- Christ était véritablement Dieu avant tous les siècles et véritablement homme depuis sa naissance de la sainte Vierge. Ces passages ont servi merveilleusement à confondre les ariens et les eusébiens. Il donna dans un de ses ouvrages le catalogue des livres de l'Ancien Testament que l'Eglise universelle reconnaît pour canoniques : ce catalogue nous a été conservé par Eusèbe. Tertulhen et saint Jérôme parlent de lui comme d'un excellent orateur et d'un habile écrivain. Sa vertu et sa modestie relevaient l'éclat de ses talents. L'Eglise honore sa mémoire le 1er avril. Voy. la Dissertation de Ch.-Chr. Woog, De Melitone Sardium in Asia cpiscopo, Leipzig, 17W, in-i°.
MÉLITON ou MÉLITHON est le nom du plus jeune des quarante martyrs de Sébaste, qui soutinrent la mort sous l'empereur Li cinius. Comme il vivait encore lorsque les païens emmenèrent les corps de ces généreux compagnons, sa mère suivit le convoi en portant son fils mourant, reçut ses derniers soupirs, et le déposa sur le bûcher, qui consuma toutes ces victimes.
MELL (Conrad), théologien protestant, naquit l'an 1666 dans le landgraviat de Hesse, et, après avoir exercé le ministère évangélique en Courlande, à Memel, à Kœnigsberg, lut nommé en 1705 recteur du gymnase de
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Hersfeld, danslaHesse.il était surintendant des églises de la Hesse, lorsqu'il mourut le
3 mai 1733. L'antiquité sacrée avait été surtout l'objet de ses études. Nous citerons de lui : Legatio orientalis Sincnsium, Samaritanorum, Chaldœorum et Hebrœorum, cum in~ terpretatioaibus, Kœnigsberg, 1700, in-fol. ; Antiquarius sacer, de usu antiquitatum judaicarum, grœcarum et romanarum in cxplicandis obscurioribus S. Scripturœ dictis, etc., Schleusing , 1707, in-8°; nouv. édition, Francfort, 1719, in-V"; et dans le tome Ier du Thésaurus antiq. sacr., d'Ugolini ; Le Tabernacle de Moïse, ou sa description et celle de tous les ustensiles sacrés, Francfort, 1711; Cassel, 1720, in-i°, en allemand ; Description du magnifique temple de Salomon, aussi en ail., Francfort, 1724; Cassel, 1726, in-i" ; Missionarius evangelicus seu consilia de conversionc cthnicorum, maxime Sinensium, cum appendice, epistola Berœcnsis ac Aleppensis de statu Christianorum in Oriente, Hersfeld, 1711, in-8°; Abrégé de l'Histoire ecclésiastique, tiré de l'Ancien et du Nouveau Testament, Francfort, 1712; Cassel, 1738, in-8", en allemand ; des recueils de Sermons, de Thèses et de livres ascétiques, en allemand, etc. Mell avait imaginé une machine au moyen de laquelle il se flattait qu'on pouvait mesurer les longitudes en mer; les sociétés de Londres et de Berlin lui ayant proposé des doutes, il ne put les dissiper, et l'on oublia sa découverte, sur laquelle du reste il a écrit deux in-folio.
MELLET (Jean), théologien protestant, lié à Oron dans le pays de Vaud, vers 1620, fut curé de l'église allemande réformée de Sainte- Marie dans l'Alsace, et s'occupa, avec Dury, de la réunion des églises réformées. Outre plusieurs écrits sur cette matière, on a de lui : Artijicium vere catholicum, qua ars conjugativa, nova et mirifica, ita traditur ut a tirone idoneo paucis addicipossit, etc., Genève, 1672, in-12.
MELLO (Guillaume de), prêtre et chanoine de l'église collégiale de Notre-Dame à Nantes, qui vivait dans le XVIIe siècle, a laissé : Les élévations de rame à Dieu par les degrés des créatures, tirées du latin de l'éminentissime cardinal Bcllarmin, et réduites en forme de paraphrase, Nantes , 1666, in-i°; Le devoir des pasteurs, extrait des sentiments des Pères de l'Eglise, traduit du latin de dom Barthélémy des Martyrs, Paris, 1672, in-80; Les divines opérations de Jésus dans le cœur d'une âme fidèle, par G. D. M., docteur en théologie, Paris, 1673, in-12; Le prédicateur évangélique, Paris, 1685, 7 vol. in-12. De plus on lui attribue un recueil hagiographique, intitulé : La vie des Saints pour tous les jours de l'année, et idée de la vie chrétienne, Paris, 1688,
4 vol. in-8°.
MENARD (Claude), lieutenant de la pré:
vùté d'Angers sa patrie, se signala par son savoir et sa vertu. Après la mort de son épouse, il embrassa l'état ecclésiastique et mena une vie très-austère. Il eut beaucoup de part aux réformes de plusieurs monastères d'Anjou. Ce magistrat aimait passionné-
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D^ent l'antiquité. Une partie de sa vîo éô con« de Callisthène et d'Aristoclée , 1766 , in-12;
siiuia en recheFCbes dans les archives, d'où roman lâchement écrit, et où il n'y a rien
il lira plusieurs pièces Dupieuses. Il mon- d'utile à recueillir. L'antenr en avait pris le
put en 1682, h 72 mus, après avoir pu- sujet dans' Plutarque. Ménard mourut en
blié plusieurs ouvrages : Vmstoire de suint 1767. On doit aussi a cet académicien un
Louit par loinville, 1617, in-4% avec des recueil de Pièces fugitives pour servir à l'His-
DO(ee pleines de jugemenl el d'érudition; les toire de France, 1748, 3 vol. in-4°. On trouve
deuï Livres de suint Augustin contre .1 itlini, des détails sur Ménard dans le Nécrologe des
qu'il lira de la bibliothèque d'Angers; Re- hommes célèbres, pour l'année 1770. chercliis sur le corps de suint Jacques le Ma- MENARD (Jeab de i.a Noé), du diocèse do
jiur, qu'il prétend reposée dans la collégiale Nantes, né dans cette ville le 25 septembre
d'Angers. On trouve dans eel ouvrage et dans 1650, d'une bonne famille , fut d'abord avo-
ses autres productions du savoir, mais peu cat. Son éloquence lui obtint les suffrages
de critique, el un style dur et pesant. ///.s- des gens de goût, et ses vertus les éloges
toire de Bertrand du Guesclin, 1618, in-4". dos gens de bien. La perte d'une cause juste
MENARD (dora Nicolas-Hugues), né à Pa- l'ayant dégoûté du barreau, il embrassa l 'état ris , en 1588, bénédictin dans le monastère ecclésiastique. Pendant trente ans qu'il fut de Saint-Denys, en 1612, embrassa la réforme directeur du séminaire de Nantes, il travailla de l'ordre en 1614, et fut admis dans la con- à la conversion des hérétiques , et y réussit grégation de Saint-Maur. 11 fut un des pre- autant par l'exemple de ses vertus que par miers religieux de celte congrégation qui la force de .ses discours. Cet homme de Dieu s'appliquèrent à l'étude. 11 mourut à Paris mourut en 1717, à 67 ans, après avoir fondé le 21 janvier 1644 , dans l'abbaye de Saint- une maison du Bon-Pasteur pour les tilles Germain-des-Prés, regardé comme un homme corrompues. On a .'e lui un Catéchisme, in-8", de beaucoup d'érudition et d'une grandi; jus- qui est estimé, et dont il y a eu plusieurs éditesse d'esprit. 11 embellit son savoir par une bons. Sa Vie a été donnée au public, Bruxelmodestie rare et par une solide piété. On a les, 1734, in-12; elle se ressent de l'esprit de lui : une Edition du Martyrologe des de l'auteur, l'abbé Gourmeaux, qui était saints de son ordre, par Arnould Wion, Pa- grand partisan des miracles du diacre Paris. ris, 1629,in-8°; Concordia lie gui arum , de L'abbé i\lénard lui-même, après avoir accc( té saint Benoit d'Aniane , avec la Vie de ce la bulle Unigenilus , en 1714, appela ensuite saint, Paris, ,1038, in-4° ; le Sacramcnlaire do dans le premier soulèvement qui eut lieu saint Grégéira le Grand (D. Gregorii papœ, après la mort de Louis XIV, et n'eut pas le cognomento Magni , liber Sacramentorum , temps de revenir sur sa démarche. nunc demum correctior el locupletior), Paris, MLNAKD (Jean), prieur d'Aubord, né l'an 1642, in-4'. Ces ouvrages sont pleins de re- 1637, à Nimes, jouit de la confiance du précherches curieuses et de notes savantes qui lat Séguier, et de son successeur l'illustre viennent à leurs sujets. Elles respirent le Eléchier. Le premier le (il promoteur de son goût de l'antiquité et de la plus saine crili- diocèse, et Ménard l'ayant accompagné dans que ; Diatriba de unico Dionysio,Yav\s, 1643, une visite épiscopale , en écrivit le journal, ou avec un autre frontispice, 1644, in-8°. 11 qui a été inséré dans les Preuves de l'Hisy fait tous les efforts possibles pour soute- toire de Nimes , par Louis Ménard , son nehir que saint Denys de Paris est le même. veu. L'attachement et l'estime qua Fléchier que saint Denys l'Aréopagite ; en cela il a lui avait voués étaient si profonds, qu'on asmontré peu de critique. C'est lui qui décou- sure que la mort de Ménard , arrivée le 6 vrit, dans un manuscrit de l'abbaye de Cor- janvier 1710, accéléra la fin de ce prélat. On bie , l'Epitre attribuée à saint Barnabe. Elle a de lui une Paraphrase sur ïEcclésiastigue, ne parut, enrichie de ses remarques , qu'a- 1710, in-8', dont l'impression ne fut acheprès sa mort, par les soins de dom d'Achcry, vée qu'après sa mort, et que l'on a mise en qui mit une Préface a la tète , Paris , 1645, parallèle , dans le temps, avec la Paraphrase in-4°. On peut consulter la Bibliothèque cri- des Proverbes et de l'Ecclésiaste, par Marie tique de dom Le Cerf; letom. XX11 des Mé- de Rohan, abbesse de Malnoue. moires de Nicéron ; et Y Histoire de la con- MLNASSEH-BEN-ISKAEL, célèbre rabbin, grégation de Saint-Maur, par dom ïassin. né en Portugal , vers 1604 , d'un riche mar-
MENARD (Léon) , conseiller au présidial chand , suivit son père en Hollande. A l'Age
de Nimes, naquit à Tarascon , en 1706. La de 18 ans, il succéda au rabbin lsaac Uriel,
science de l'histoire et des antiquités , qu'il dans la synagogue d'Amsterdam. La modi-
cultiva dès sa jeunesse, lui valut une place à cité de ses appoinlemen.s ne pouvant suflire
l'académie des inscriptions et belles-lettres, à sa subsistance et à celle de sa famille , il
Il vécut depuis presque toujours à Paris, passa à Bàle , et de là en Angleterre. Cr ni-
dans un état assez malaisé : ses ouvrages, well le reçut très-bien, mais le laissa dans
quoique savants , n'étaient pas de ceux qui l'indigence. Menasseh-Ben-lsracl , n'ayant
enrichissent un auteur. Nous avons de lui : pas trouvé en Angleterre ce qu'il espérait, se
l' Histoire civile , ecclésiastique et littéraire de retira en Zélande, et mourut à Middelbourg,
la ville de Nimes , 1750 et années suivantes, vers 1657 , âgé d'environ 53 ans. Ce rabbin
7 vol. in-4°. On ne peut reprocher à ce livre était de la secte des pharisiens, avait l'esprit
instructif et curieux que son excessive pro- vif et le jugement solide. Sa bonne mine, sa
bxité; Mœurs et usages des Grecs, 1745, in-12; propreté et ses manières honnêtes lui con-
ouvrage utile et assez bien fait. Les Amours ciliaient l'amitié et l'estime, il était indul-
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gent et vivait également bien avec les juifs et les chrétiens. Le célèbre Huet , revenant Je Suède, en 1652, s'entretint beaucoup avec lui sur les céré-monies des juifs et sur le christianisme. Menasseb était habile dans la j) lilosophie , dans l'Ecriture sainte, dans le Talmud et dans la littérature des juifs. On a de lui un grand nombre d'ouvrages en hébreu, en latin, en espagnol et en anglais. Los principaux sont : une Bible hébraïque , sans points, Amsterdam, 1635, 2 vol. in-i°; édition fort belle, avec une préf >ce latine; le Talmud corrigé , avec des notes en hébreu , Amsterdam, 1633, in-8°; El Conciliador, Francfort, 1632, in-4°, traduit en partie en latin , par Denys Vossius, ouvrage savant et curieux, dans lequel il concilie les passages de l'Ecriture qui semblent se contredire ; De resurrectione mortuorum libri III, Amsterdam, 1636, in-8°; De fragilitate hutnana ex lapsu Adami , deque divino auxilio , Amsterdam, 16+2, ouvrage qui prouve que l'idée du péché originel et de ses suites existe bien positivement chez les juifs modernes, ou du moins chez les docteurs les plus instruits, comme el!e existait chez les anciens , aii.si que les Livres saints nous l'apprennent par des passages bien précis, et que nous le démontre [il us clairement encore le ive livre d'Esdias, qui, quoique non canonique, n'en contient pas moins la doctrine reçu" chez les Juifs. Spes Isruchs, Amsterdam, i650, in-12. Menasseb ayant oui dire qu'il y avait des restes des anciens Israélites dans l'Amérique méridionale , se persuada que les dix tribus enlevées par Salmanasar s'étaient éta- 1) des dans ce pays-là, et que telle était 1 origine des habitants de l'Amérique. Théophile Spizelius , ministre protestant d'Augsbourg , a réfuté cet ouvrage. L'on ne doit cependant pas disconvenir que plusieurs nations américaines semblent descendre des anciens Juifs. Guillaume Penn, le P. Lali'au, M. Adair , etc. , en ont donné des preuves, que Robertson s'est vainement efforcé d'affaiblir. Le souffle de vie (Spiraculum vitœ), en hébreu , Amsterdam , 1651 , in-i° : ouvrage ifivisé en quatre livres, où il prouve la spiritualité et l'immortalité de l'âme. De termino vitœ libri très, in-12. Thomas Pococke a écrit la Vie de Menasseh , en anglais , à la tète de sa traduction du livre précédent, 1699, in-12.
MENDELSSOHN (Moïse). Voy. Moses Men-
DELSSOHN.
MENDOZA (Ferdinand de), d'une famille illuslie d'Espagne, était versé dans les langues , la théologie et le droit; il publia eu 1589 un ouvrage De Concilio Illiberita.no libri très, ad Clemenlem VIII; réimprimé à Lyon en 1665, in-folio. Son extrême application à l'étude le rendit fou.
MENESTR1ER (Claude-François), jésuite, né à Lyon le 10 mars 1631, joignit à l'étude des langues et à la lecture des anciens tout ce qui était capable de perfectionner ses connaissances sur le blason, les bahets, les décorations. 11 avait un génie particulier pour ce genre de littérature. Sa mémoire
était un prodige. La reine Christine, passant par Lyon, fit prononcer en sa présence et écrire 300 mots les plus bizarres qu'on pût imaginer : le jésuite les répéta tous dans l'ordre qu'ils avaient été écrits. Son goût pour ce qui regarde les fêtes publiques, les cérémonies éclatantes, canonisations, pompes funèbres, entrées de princes, était si connu, qu'on lui demandait des dessins de tous les cotés. Ces dessins étaient ordinairement enrichis d une si grande quantité de devises, d'inscriptions et de médailles, qu'on ne se lassait pas d'admirer la fécondité de son imagination. 11 voyagea en Italie, en Allemagne, en Flandre, en Angleterre, et partout avec fruit et avec agrément. La théologie et la prédication partagèrent ses travaux , et il se lit honneur dans ces deux genres. La société le pe.dit le 21 janvier 1705, dans sa 7ic année. Sa mémoire était ornée d'un g. and nombre d'anecdotes, et il parlait avec une é^ale facilité le français, le grec et le latin. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, dont les plus connus sont : Y Histoire du règne de Louis le Grand, par les médailles, emblèmes, devises, etc., Histoire civile et consulaire de la ville de Lyon, 1696, infol. ; divers petits traités sur les devises, les médailles, les tournois, le blason, les armoiries, etc. Le plus connu est sa Méthode du blason, Lyon, 1770, in-8°, avec beaucoup d'augmentations. La Philosophie des images, Paris, 1682, in-8°, livre très-rare dans lequel on trouve le jugement d'un grand nombre d'auteurs sur les énigmes et les symboles hiéroglyphiques, et un recueil de devises anciennes et modernes. La Philosophie des images énigmatiques, Lyon, 169A , in-12, ouvrage encore plus rare que le précédent, et aussi plus savant et plus curieux; l'auteur examine, quelquefois superiiciellement, les sciences occultes , et regarde comme superstitieux tout ce qui les concerne. L'académie de Lyon proposa au concours l'éloge de Ménestrier pour l'année 182J.
MENNO, appelé Simonis, c'est-à-dire fils de Simon, né l'an 1496 à Witmaarsum en Frise, chef des anabaptistes appelés mennonites, dont les erreurs sont moins grossières que celles des autres, était prêtre et mourut le 13 janvier 1561. Lorsque l'empereur Charles-Quint vint dans les Pays-lias en 15V0, il comprit les mennonites dans ses édits de proscription , et la tête de Menno fut mise à prix. Un jour qu'il voyageait sur un chariot de poste, la maréchaussée se présente à la voiture , et demande si Menno y est. Celui-ci demande lui-même à chaque voyageur s'il a connaissance que Àienno soit au nombre des passagers ; après avoir reçu de tous une réponse négative, il répond : Ils disent qu'il n'y est pas, et il échappa ainsi par sa présence d'esprit au danger. Ses ouvrages ont été recueill.s en un vol. in-folio, et publiés à Amsterdam en 1651.
MENOCH1US ou MENOCCHIO (Jean- Etienne), fds de Jacques, qui se rendit célèbre comme jurisconsulte , né à Pavie en 1576, se Ut jésuite en 1593, à l'âge de 17 ans.