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des rois; un autre traité De conversione ho~ minispeccatons ; ouvrages qui ont eu quelque succès dans la réforme.

MERLIN (Auiikoise), écrivain anglais, vivait vers l'an 480 dans les montagnes de l'Ecosse, et lut regardé comme un grand magicien. On raconte de lui des choses surprenantes. Plusieurs auteurs ont écrit qu'il avait été engendré d'un incube, et qu'il avait transporté d'Irlande en Angletere lis pierres ('normes qu'on voit près de Salisbury, et qui, par leur masse, leur disposition et leur nature étrangère au sol, ont épuisé les spéculations des savants. On lui attribue des Prophéties et d'autres ouvrages, sur lesquels quelques auteurs ont fait des commentaires. Parmi ces auteurs sont Alain de Lille et Geoffroy de Monmouih, qui a aussi inséré la Fie du roi Anus par Merlin, dans son Histoire de la Grande-Bretagne. ^Histoire de Merlin et ses Prophéties parurent à Paris en 1530, in-fol., et furent traduites en ilafen à Venise, en 1539 et 1554, in-8°. Quant à la naissance exotique de Merlin, les savants sont partagés. Ceux mêmes qui reconnaissent la réalité des incubes ne sont pas tous d'avis qu'il en peut résulter une génération véritable ; d'autres, en supposant ûe^ moyens physiques, et entrant en quelque sorte dans l'ordre naturel delà reproduction, sont d'une opinion contraire. On peut voir, quant au premier sentiment, Ulricus Molitor, De python, mulieb.; et pour le second, Delrio, lib. h, q. 15. Quoi qu'il en soit, l'existence des incubes parait si certaine, que saint Augustin, qu'on n'accusera pas de crédulité, croit qu'on ne peut la nier sans impudence. Il y en a elfectivement des exemples anciens et modernes, que la [dus chicaneuse critique aurait bien de la peine à contester. Voy. Y Histoire de l'Eglise gallicane, tom. VIII, p. 571. Malherbe rapporte aussi un fait trèscurieux en ce genre. Voy. la Vie de Merlin, surnommé Ambrosius, avec une traduction de ses prophéties, Londres, 1641, in-4°, par Th. Heywood; et le Programma de Merlino britannico, Nuremberg, 1737, in-folio.

MEKL1N (Jacques), docteur de Navarre, natii du diocèse de Limoges, fut curé de Montmartre, puis chanoine et grand pénitencier de Paris. Un sermon véhément contre quelques grands seigneurs soupçonnés d ôtre favorables aux nouvelles erreurs , ayant fait beaucoup de bruit à Paris et à la cour, François 1er le lit mettre en prison dans le château du Louvre, en 1527, et l'envoya en exil à Nantes deux ans après. Ce mona que s'étant ensuite apaisé lui permit de revenir à Pans , en 1530. Il y mourut en 1541, après avoir occupé la place de grand vicaire et la cure de la Madeleine. Ses ouailles trouvèrent en lui le plus tendre et le plus zélé des pasteurs. Merlin est le premier qui ait donné une Collection des conciles. 11 y en a eu trois éditions. Cette collection est cependant très-imparfaite, et contient quantité de faux actes, que la sagaci.é des critiques du xvne siècle a su séparer des véritables. On a encore de lui des éditions

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de Richard de Saint-Victor, de Pierre de de l'évêque do Maçon. On a réimprimé à Blois, de Durand de Saint-Pourçain et d'Ori- peu près au môme temps le Recueil des ocgène. Il a mis à la tôte des OKuvres de ce tes , titres et mémoires du clergé , chez Gari- Père une Apologie, dans laqu"lle il tAche de gn;in, à Avignon, en 14 vol. iri-4°, plus comjustifierOrigène des erreurs qu'on lui impute, modes , mais moins exacts que l'édition in-

MEKL1N (Charles), Jésuite du diocèse folio. d'Amiens, mort à Paris dans le collège de MERSCH (François), né à Léobsehiz en Louis le Grand, en 1747, enseigna avec dis- Silésie, l'an 1690, entra chez les jésuites, et tinclion les humanités et la théologie. Il se distingua dans le ministère de la prédieas'appliqua ensuite aux travaux du cabinet, tion. On a de lui un recueil de Sermons, et recueillit des éloges. On a de lui: un Brcslau, 1751, in-4°; un autre, Prague, 1754. Traité historique et dogmatique sur la forme MERSENNE (Marin), mathématicien et redes sacrements; plusieurs Dissertations, la ligieux minime, né au bourg d'Oizé, dans plupart insérées dans les Mémoires de Tré- le Maine , en 1588 , étudia à La Flèche avec volix, parmi lesquelles on distingue une Descartes, et forma avec lui une liaison qui Défense du pape H-norius, pleine d'érudi- ne finit qu'avec leur vie. Les mômes goûts tion et d'une critique sage; et surtout une fortifièrent leur amitié. Le P. Mersenne était nouvelle Exposition de la doctrine catholique né avec un génie heureux pour les mathésur la prédestination, où l'auteur lâche de matiques et la philosophie. Il inventa la cyconcilier les deux sentiments qui partagent cloïde, nouvelle courbe qui fut nommée roul'école sur cette matière, en admettant que lette, parce que cette ligne est décrite par un la pré, .'estimation p écède les bonnes œuvres point de la circonférence d'un cercle qu'on et le mérite de l'homme en général, quoi- fait rouler sur un plan. Ce religieux, égalequ'elle ne soit prononcée qu'après quelque ment propre à la théologie et à la philosoaction d'épreuve, telle que l'obéissance d'A- phie, enseigna ces deux sciences depuis 1615 braham, etc. Quoi qu'il en soit de ce senti- jusqu'en 1619. 11 voyagea ensuite en Allement, que l'auteur appuie sur un grand magne, en Lalie, d'où il rapporta en France nombre de passages de l'Ecriture, des saints les découvertes de Torricelli sur le vide ; il Pères, des théologiens et des plus célèbres voyagea encore dais les Pays-Bas. Son capr^dicaleurs, il est au moins propre à prou- ractère doux , poli et engageant, lui fit parver que c'est à tort qu'on se passionne pour tout d'i.llustres omis. 11 mourut à Paris le 1" tout ce qu'on appelle système, opinion, ex- septembre 1648, à 60 ans, regretté comme dication, etc., puisqu'il y a souvent entre un géi ie pénétrant et comme un philosores assertions qui se combattent un miheu phe plein de sagacité. On a de lui plusieurs plus ou moins vraisemblable, vrai peut-être, ' ouvrages ; les plus connus sont : Quœstiones qui peut au moins faire soupçonner que les célèbres in Genesim, 1623, in-folio. C'est dans deux partis ont tort. ce livre qu'il parle de Vanini. Il fait mention

MERLO. Voy. Horstujs. en même temps, depuis la colonne 6091' jus-

MERODAC-BALADAN. Voy. Baladan. qu'à la 676% des autres athées de son temps.

MERRE (Pierre Le), avocat au parlement II \ rétend qu'il y en avait plus de 50,000 à de Paris, et professeur royal en droit canon, Paris. Sans examiner si ce compte é!ait juste, mort en 1728, se rendit très-habile dans les ni s'il regardait les athées de spéculation ou affaires ecclésiastiques. On a de lui : un me- ou de pratique, il paraît, par les événements moire intitulé : Justification des usages de que le temps a fait éclore , qu'une telle dis- France, sur les mariages des enfants de fa- position des esprits devait déjà être bien mille, faits sans le consentement de leurs par- avancée du temps du P. Mersenne. On lui fit rents, 1686; Sommaire touchant la juridic- cependant remplacer cette liste imprudente tion, in-fol., 1705. Ces deux ouvrages sont et inutile par deux carions. Il est rare de estimables par l'érudition qu'ils renfer- trouver des exemplaires avec les pages supment. primées, h' Harmonie universelle , contenant

MERRE (Pierre Le), fils du précédent, la pratique de la musique, 2 vol. in-fol., dont

mort à Paris , sa patrie, en 1763, était un le premier est de 1636, et le second de 1637.

avocat célèbre, qui obtint une chaire de pro- Il y en a une édition latine de 1648, avec des

fesseur royal en droit canon , qu'il remplit améliorations, sous le titre : Harmonicorum

avec distinction. Il ne se distingua pas moins libri, de sonorum natura, cousis et effectibus,

que son père , et c'est à eux qu'on doit le ouvrage profond , mais effacé par la Musur-

Recueil des actes , titres et mémoires concer- giauniversalis et \aPhonurgia nova du P. Kir-

nant les affaires du clergé de Fiance, aug- cher; Cogitata physico-mathematica, in-4°;

mente d'un grand nombre de Pièces et (ÏOb- la Vérité des sciences , in-12 ; les Questions

servations sur la discipline présente de l'E- inouïes , in-4\ On trouve plusieurs Lettres

glise , et mis en nouvel ordre suivant la latines de ce savant minime parmi celles de

délibération del'assembiée générale du clergé Martin Ruar , fameux socinien. Le P. Mer-

du 29 août 1705, 12 vol. in-fol., 1716 à 1750. senne savait employer les pensées des au-

On en a imprimé un abrégé, 1767 et années très : La Mothe le' Va.yer l'appelait le bon

suivantes, en 6 vol. in-fol., qui a pour t tre : Larron. Voy. sa Vie , in-8° , par le P. Hila-

Collection des procès-verbaux des assemblées rion de Coste. Elle est bien moins curieuse

générales du clergé, rédigés par ordre des que les détails insérés par Baillet dans sa Vie

matières , et réduits à ce qu'ils ont d'essen- de Descartes , Paris , 1691 , in-4-°. On peut

tiel. Ce recueil a été fait sous la direction consulter encore Y Eloge de Mersenne, par

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