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Christi. L'auteur De s'j borne pas au calendrier romain; il examine aussi ceux dos Juifs, des Egyptiens et des Arabes. Il avait l'ait précéder cet ouvrage de plusieurs lettres sur le temps où l'on doit célébrer la fête de PAques , lettres qui furent attaquées par Pierre de Hivo, docteur de Louvain. Ce savant évoque mourut à Home en 1534, Agé de 89 ans.

MIDDENDORP (Jacques), philologue allemand, né à Oosmerssum, village del'Overïssel, en 1538, devint chanoine de la métropole et doyen de la collégiale de Saint-André à Cologne, docteur en droit, vice-chancelier de l'université, y enseigna la philosophie, et s'acquit tant de réputation, que divers princes le choisirent pour cire leur conseiller ordinaire. 11 mourut le 13 janvier 1011. On a de lui : Academiœ célèbres in iiniverso terrarum orbe, libri II, Cologne, 1507, in-8°; nouvelle édit., augmentée, sous ce titre, Academiarum celebrium universi orbis libri VIII, ibid., 1002, 2 part. in-8°. Cet ouvrage a été inséré dans le Chronicon chronicor. de Gruter, Francfort, 1014. L'auteur y débite des fables cl des idées singulières sur les académies, dont il recule l'origine jusqu'au déluge de Noé, et à la prédication des apôtres chargés d'enseigner les nations. Historia monastica, Cologne, 1003 ; Sylva originum anachoreticarum, Cologne, 1015, in-8°. On lui doit une édition gr. et lat. de YHistoire d'Aristée, avec un commentaire, 1578.

MiDDLETON (Richard de), Ricardus de Media Villa, théologien scolastiquc d'Angleterre, et cordelier, se distingua tellement à Oxford et à Paris , qu'il fut surnommé le Docteur solide et abondant, le Docteur trèsfondé et autorisé. On a de lui des Commentaires sur le Maître des sentences, et d'autres écrits qui ne justifient guère ces titres pompeux. Il mourut en 1304.

MIDDLETON (Conyers), théologien anglais, né à Richmond en 1083, embrassa l'état ecclésiastique, obtint la chaire de physique, fondée par Woodword à Cambridge. Il fut ensuite nommé bibliothécaire de cette môme université, où il eut plusieurs discussions polémiques avec le supérieur Bentley, jadis son maître, dont son ingratitude chercha à dénigrer le caractère et les talents. 11 mourut le 28 juillet 1750. On lui doit : une Histoire de la vie de Cicéron , tirée de ses écrits et des monuments de son siècle, etc., 2 vol. in-4°, plusieurs fois réimprimée, et traduite de l'anglais en français par l'abbé Prévôt, Paris, 1743, 4 vol. in-12; Traité sur le sénat romain, Londres, 1747, in-8°, en anglais; Origine de l'imprimerie en Angleterre, Cambridge, 1735, iu-4°; Gcrmana quœdam antiquitatis crudila monumenta , 1747, in-4"; De latinaruin litterarum pronunlialionc; une Réfutation de Tindal. Ces ouvrages étaient vraiment faits pour lui concilier l'estime des savants ; mais il voulut s'attirer aussi l'estime des enthousiastes ou fanatiques de sa secte, et c'est pour eux qu'A publia : Lettre sur la conformité de la religion romaine avec le pa-

ganisme; il y parle des saints Pères avec la plus révoltante indécence, précisément parce qu'ils sont contraires aux erreurs qu'il veut défendre. Toutes ces productions, l'Histoire de Cicéron exceptée, ont été recueillies sous le litre d'OEuvres mêlées, et publiées en 1752, 4 vol. in-4'

MIET (Constance), religieux récollet, écrivain ascétique, né à Vesoul vers 1740, se consacra à la prédication et h la direction des âmes. La révolution l'ayant chassé de son cloître, il se retira dans les pays étrangers, et mourut en Allemagne vers 1795. On a de lui : Réflexions morales d'un solitaire, Paris, 1775, in-12; Conférences religieuses, pour l'instruction des jeunes professes de tous les ordres, ibid., 1777, in-12.

MIGNOT (Jean-André), grand chantre de l'Eglise d'Auxcrre, né dans cette ville le 23 janvier 1088, lit des études brillantes à Sainte- Barbe, et entra dans la maison et société de Sorbonne. En 1708, M. de Caylus, évoque d'Auxcrre, lui donna un canonicat dans sa cathédrale et l'investit de sa confiance. L'abbé Mignot , partageant les sentiments de son évoque au sujet de la bulle, adhéra à l'appel que ce magistrat avait interjeté, et prit une part très-active aux discusssions qui troublèrent de son temps l'Eglise. Il mourut à Auxerre le 14 mai 1770. On a de lui : une édition du Discours de saint Victor, évéque de Rouen, à la louange des saints et de leurs reliques, Auxerre, 1703, in-12; Mémoires historiques sur les statuts de saint Christophe , 1708, in-8°; Tradition de VEglise d'Auxcrre, insérée dans le Cri de la foi, 1719. Il fut aidé dans ce travail par l'abbé Lebeùf. Il a aussi travaillé à l'édition du Bréviaire d'Auxeire, du Missel et du Processionnal, publiés sous M. de Caylus.

MIGNOT (Etienne), docteur de Sorbonne, né à Paris le 17 mars 1098, s'est rendu habile dans la science de l'Ecriture sainte, des Pères, de l'histoire de l'Eglise et du droit canonique. 11 était de l'académie des inscriptions , où il fut reçu à plus de 00 ans. On a de lui : Traité des prêts de commerce, 1707, 4 vol. in-12; les Droits de l'Etat et du prince sur les biens du clergé, G vol. in-12; YHistoire des démêlés de Henri II avec saint Thomas de Cantorbéry , in-12; la Réception du concile de Trente dans les Etals catholiques, 2 vol. in-12; Paraphrase sur les Psaumes, -1755, in-12; ... sur les Livres sapientiaux , 175V, 2 vol. in-12; ... sur le Nouveau Testament, 175V, 4 vol. in-12; Analyse des vérités de la religion chrétienne, 1755, in-12; Réflexions sur les connaissances préliminaires au christianisme, in-12; Mémoires sur les liberlés de l'Eglise gallicane, 1750, in-12. Ce docteur mourut en 1771, âgé de 73 ans. Il était lié avec Débonnaire et quelques autres appelants dont il partageait les principes.

MIGNOT (l'abbé Vincent), neveu de Voltaire, né à Paris en 1728, d'un fabricant de draps originaire de Sedan, embrassa l'état ecclésiastique, mais il ne fut pas ordonné prêtre. Jeune encore,il obtint l'abbaye de Scellières en Champagne, plusieurs bénéfices et la

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charge de conseiller-clerc au grand conseil , dont il ne conserva ensuite que le litre. Il signa, avec le marquis de Villevieille, la profession de foi faite, dit-on, par Voltaire, dans ses derniers moments, et fit transporter secrètement son corps dans son abbaye de Scellières, avant l'arrivée de Tordre de l'évèque de Troyes, qui défendait de lui donner la sépulture. L'abbé Mignot fut son légataire universel, et il employa une grande partie de sa fortune à secourir les malheureux. Il est mort vers 1800. On a de lui : Histoire de V impératrice Irène, Amsterdam (Paris), 1762, in-12, ouvrage estimé; Histoire de Jeanne I" , reine de Naples, La Haye (Paris), 1764, in-12; Histoire des rois catholiques, Ferdinand et Isabelle, Paris, 1760, 2 vol. in-12*: l'auteur a pris pour modèles les historiens espagnols Mariana et Ferreras ; Histoire de l'empire ottoman, depuis son origine jusqu'à la paix de Bellcgrade, en 1740, Paris, 1771, 1 vol. in-12; Traités de Cicéron sur la vieillesse et sur l'amitié, traduits en français, Paris, 1780, 1 vol. in-12, tiré à 50 exemplaires, pour être donnés en présent; Quinte-Curce et les suppléments de Freinshémius, traduit en français avec le texte latin, ibid., 1781, 2 vol. in-8".

MILAN (Jean), né en Silésie en 1662, se distingua chez les jésuites en enseignant les mathématiques et d'autres sciences. Suivant l'impulsion de son zèle , il parcourut les royaumes de Casan et d'Astrakan, et d'autres plages de la Russie, et y prêcha avec fruit. De retour dans sa patrie, il s'appliqua particulièrement à la conversion des sebwenckfeldistes, et réfuta solidement leurs erreurs. Voy. Sciiwenckeeld. On a encore de lui quelques autres ouvrages de controverse, en latin et en allemand. Il mourut à Marienstein en Bohême, l'an 1738.

MILANTE (Pie-Thomas), savant prélat italien, né dans le royaume de Naples sur la tin du xvir siècle, mort en 1749, entra dans l'ordre de Saint-Dominique, et fut ensuite nommé professeur de théologie à l'université de Naples. Son mérite le fit appeler sur le siège de Caslellamare di Stabia, en 1745. On cite de cet évoque : Oratio extemporanca in electione summi pontificis Bencdicti XIII, Naples, 1724, in-4°; Thèses theologico-dogmatico-polemicœ, ibid., 1734, in-4° ; Exercitationes dogmatico-moralcs in propositions proscripias ab Alexandro VII, ibid., 1738; — ab Innocentio XI , ibid., 1739; — ab Alexandro VIII, ibid., 1740, in-4°; Vindiciœ rcgularium in causa monasticœ paupertatis, ibid., 1740, in-4"; De viris illustribus congregat. S. Maries sanitatis, ibid., 1745, in-4°; Orazioni, ibid., 1747, in-4°; De Stabiis, Stabiana ecclesia et episcopis ejus, ibid., 1750, in-4-0.

M1LDERT (William Van), évoque de Durham, mort dans cette ville le 21 février 1836, était fils d'un marchand de Londres, et fut nommé professeur à Oxford en i813. On lui doit divers ouvrages, estimés en Angleterre, parmi lesquels nous citerons : Revue historique de l'origine et des progrh de l'impiété, suite de sermons, 1806 et 1831, 2 vol. ia-8°; Recherches sur les principes généraux

de l'interprétation des Ecritures, in-8°; Sermons , 1815 et 1831 , 1 vol. in-8°; OEuvres de Daniel Waterland, avec un Examen de sa vie et de ses écrits, 1823, 12 vol. in-8°.

MILIEU ou plutôt MILLIEU (Antoine), en latin Milius ou Milœus, jésuite, né à Lyrn en 1575, enseigna longtemps les humani'tés, la rhétorique et la philosophie. Il fut ensuite élevé à la place de recteur et à celle de provincial. Le P. Milieu avait du talent pour la littérature et surtout pour la poésie. Il avait enfanté, dans ses moments de récréation, plus de 20,000 vers, qu'il brûla dans une maladie dont il ne croyait pas revenir. 11 n'en échappa que le premier livre de son Moyses viator. Le cardinal Alphonse de Richelieu, son archevêque , voulut qu'il achevât ce poème. Il en publia la première partie b. Lyon en 1636, et la deuxième en 1639, sous le titre de Moyses viator, seu Imago militantis Ecclesiœ , Mosaicis peregrinantis synagogœ typis adumbrata, 2 vol: in-8°. Cet ouvrage, écrit d'un latin pur, plein d'allégories ingénieuses et touchantes, fut très-applaudi. L'auteur mourut à Rome le 14 février 1646, à 71 ans, aimé et estimé.

M1LL (Jean), célèbre théologien anglais , chapelain ordinaire de Charles II, roi d'Angleterre, né dans le Westmoreland vers l'an 1645, a donné une excellente édition du Nouveau. Testament grec, dans laquelle il a recueilli toutes les variantes ou diverses leçonsqu'ilaputrouver.Ce savant mourut le 23 juin 1707, après s'être fait une grande réputation dans le monde littéraire. La meilleure édition de son Nouveau Testament & été donnée par Kuster, Amsterdam, 1710, in-fol. Il y a des exemplaires en grand papier qui sont rares. — Il ne faut pas le confondre avec Abraham Mil ou Milius, calviniste du xvir siècle, qui a publié : De Diluvii universalitate; item, De origine animalium et migrationepopulorum, Genève, 1667, in-12; ouvrage fait pour confondre toutes les notions reçues. Mil ne suit pas les routes battues ; il lui faut des explications singulières etoriginaies de l'Ecriture sainte, e4 qui contrastent avec les preuves les plus démonstratives. Dans sa dissertation sur le déluge, il prétend, contre les témoignages historiques et pliysiques de tout l'univers, non-seulement qu'il n'a pas été universel, mais qu'il a eu lieu seulement dans la Judée et les provinces voisines.

MILLET ( dom Simon-Germain), religieux bénédictin, né à Venizy, village de la Champagne en 1575, mort à l'abbaye de Saint- Denis le 28 janvier 1647, a laissé : Les dialogues de saint Grégoire, traduits du latin en français, et illustrés d'observations, avec un Traité de la translation du corps de saint Benoît en France, Paris, 1624 et 1644, in-8° ; Le trésor sacré, ou Inventaires des saintes reliques et autres précieux joyaux de l'église et du trésor de l'abbaye de Saint-Dcnys en France ; ensemble les tombeaux des rois et des reines depuis Dagobert jusqu'à Henri le Grand, Paris, 1638, 1640, 1645, 1646, in-12; Vindicala Ecclesiœ gallicanœ de suo Areopagita Dionysio gloria, Paris, 1638, in-8°. L'auteur

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v soutient, contre le sentiment du jésuite Sirmond, que saint Denis l'Aréopagite, et saint Denis, premier évoque de Paris, ne jont qu'un mémo personnage : Ad disserta* tinncm nuprr evulgatam de duobus Dionysiis Jtrsponsio, in mta evidmtissime démonstratif union et eumilnn Diongs'nun Areopugilam et

Parititnêtm episcopum, Paris, Ki'ri, in-8°: c est une réponse a la dissertation du docteur l.aunov sur les deux Denis , dissertation à laquelle répondirent aussi Jacques Doublet ci Nicolas-Hugues Menard.

MILLET1ÈRE (Tiikoimiile-Brachet, sieur dk La), avocat protestant, né vers 15%, écrivit pour engager les calvinistes de La Rochelle a soutenir par les armes la liberté de leur religion contre le roi de France leur souverain. Il fut arrêté à Toulouse en 1628, et retenu en prison pendant quatre ans. La liberté lui ayant été rendue, il publia pour la réunion des calvinistes avec les catholiques , quelques écrits qui déplurent à son parti. Las de combattre pour des ingrats, il tit abjuration publique du calvinisme en 16i5. 11 signala son entrée dans l'Eglise par un grand nombre d'ouvrages contre les protestants. On remarque dans ses écrits plus de déclamation et de vivacité que de science et de jugement. 11 avance quelques principes erronés qu'aucun catholique n'a jamais soutenus. 11 mourut en 1C65, âgé d'environ 69 ans, liai des protestants et méprisé des catholiques. Son principal ouvrage est intitulé : le Pacifique véritable sur le débat de l'usage légitime du sacrement de pénitence, 16V4.

MILLS (William), théologien anglican, né vers 1785, fit de brillantes études et, après avoir reçu les ordres , voyagea quelque temps avec les enfants du général Hope, et résida à Dresde et à Florence, où il se rendit familières les langues italienne et allemande. Nommé ensuite professeur de philosophie morale à l'université d'Oxford , il se tit remarquer par son talent pour l'enseignement et la prédication. Mills mourutà Madère le 8 mai 183i. Outre un ouvrage manuscrit intitulé: Leçons orales de philosophie morale, on a de lui une Dissertation sur les notions que les Juifs et les païens avaient d'un état futur, et un Sermon sur l'humilité chrétienne opposée à l'orgueil scientifique, prêché en 1830, lors de la réunion de 1 association britannique.

MILNER (Jean), évêque catholique d'Angleterre, né à Londres le 4 octobre 1752, reçut sa première éducation dans les écoles de Sedgeley-Park et d'Edgbaston près Birmingham, acheva ses études dans le collège fondé par les catholiques anglais à Douai, et fut ordonné prêtre en 17 il. 11 fut envoyé à Londres, d'où il passa à Winchester, et commença dès lors à se faire connaître par ses écrits et par son zèle pour la cause des catholiques. En 1782, on forma un comité pour diriger leurs affaires; et ce comité, renouvelé en 1787, fut chargé de dresser un projet de bill pour demander au parlement la révocation des lois contre les catholiques. Les évoques firent quelques objections contre

ce projet; cependant, d'après les explications et les promesses du comité, ils le signèrent ainsi que leur clergé ; mais on proposa un nouveau serment qui donna lieu a une vive dispute à laquelle Milner prit beaucoup de part. Les quatre vicaires apostoliques, qui se partageaient l'Angleterre condamnèrent le serment par une lettre encyclique du 21 octobre 1789 ; mais le comité protesta contre les décisions des évoques, et on chercha à persuader aux catholiques qu'ils avaient droit de choisir et de nommer leurs pasteurs. Un des membres inlluents du comité publia en ce sens trois écrits, auxquels Milner répondit par trois brochuressouscestitres^^QMsec/'wn ecclésiastique à la lettre d'un laïque; Le droit divin de l'épiscopat ; La démocratie ccclésias~ tique dévoilée. Peu après lacondamnation du serment deux vicaires apostoliques moururent et furent remplacés. Milner fut chargé de prêcher à la consécration de l'un d'eux, et depuis cette époque il fut investi de sa confiance et de celle d'un des anciens vicaires ; il fut souvent chargé de faire des démarches en leur nom , et eut des rapports avec les personnages les plus recommandai)! es de ce temps, avec des ministres, des membres du parlement, et même avec des évoques anglicans. Il leur représenta les clauses fâcheuses du serment que le comité avait introduit, et rédigea pour éclairer l'opinion un petit écrit intitulé : Faits relatifs à la contestation entre les catholiques, qui produisit son effet. Le parlement, plus sageetplus réservéquele comité catholique môme, jugeant qu'il ne fallait point allumer un tlambeau de discorde, rendit plus précises les clauses qui avaient été trouvées trop vagues, et adopta à peu près le serment d'Irlande, que Milner avait proposé comme moyen de conciliation. Ce bill, adopté par le parlement, fut sanctionné par le roi. 11 portait qu'on ne pourrait plus poursuivre ou inquiéter les catholiques qui auraient prêté le nouveau serment; qu'ils seraient obligés de déclarer devant les magistrats les chapelles qu'ils voudraient ériger, et de les tenir ouvertes pendant les offices ; que les prêtres donneraient également leur nom ; que, ces conditions remplies, on ne pourrait les troubler ; qu'il était aussi permis aux catholiques de tenir des écoles pour. ceux de leur religion, etc. ; ainsi , tous les serments antérieurs et les peines prononcées contre les catholiques étaient abolis ; ainsi le catholicisme cessait d'être une cause de proscription, et l'exercice de la religion devenait aussi peu gêné que dans la plupart des Etats attachés à l'Eglise romaine. Ce succès valut à Milner la reconnaissance des catholiques et le mit en grande considération parmi eux. Il continua de servir h ur cause avec beaucoup d'ardeur. En 1792, il assista au synode des évoques contre Trockmorton et Geddes; le premier fut censuré pour son écrit sur la nomination des évoques, et on signala la traduction de la Bible, donnée par le second, comme un ouvrage hardi et dangereux. De retour à Winchester, Milner fit des recherches sur l'histoire de cette ville, ancienne

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résidence de princes célèbres parleur attachement à la religion catholique, et il publia, en 1798, son Histoire civile et ecclésiastique et examen des antiquités de Winchester, 2 vol. in-4", ornés de gravures, ouvrage plein d'érudition , et qui fut loué même par plusieurs journaux protes auts. Comme Mi uer s'y é ait expliqué avec quelque liberté sur l'évèque anglican Hoadley , le docteur Sturges , ami du prélat , lit \ araître des Réflexions sur le papisme à V occasion de. V Histoire de Winchester ; mais c'était moins une réponse à cet ouvrage qu'une suite de déclamations contre la religion catholique ; aussi Milncr ne crut pas devoir passer sous silence cette attaque, et il donna ses Lettres au prébendaire, ou Réponse aux Réflexions sur le papisme du docteur Sturges, qui furent réimprimées plusieurs fois en Angleterre, en Irlande et en Amérique, et passent pour un des meilleurs écrits de controverse. Elles ont beaucoup contribué à dissiper les préventions de plusieurs protestants, contre l'Eglise catholique. En 1802, Milner publia un nouvel écrit à l'occasion du concorda français, pour calmer les esprits qui commençaient à s'agiter en Angleterre sur cette mesure. Cet écrit a pour titre : Eclaircissement sur les brefs du saint-siége relatifs à l'Eglise de France. Le docteur Stappleton, vicaire apostolique du district du milieu, étant mort dans le mois de mai 18j2, le comité catholique chercha à avoir un évêque de son choix ; mais le plus ancien vicaire apostolique porta Milner, et il i A nommé le 1" mai 1803, sous le titre d'évêque de Castabala in partibus infidelium, car les évoques catholiques en Angleterre n'avaient que ce titre. Le premier écrit qu'il donna en cette qualité est une Lettre pastorale adressée à son clergé le 27 décembre 1803 ; on y trbuve des avis relatifs à la discipline et à la conduite des pasteurs. Dans les discussions qui eurent lieu sur les réclamations des catholiques, il publia le Cas de conscience résolu, ou les Demandes des catholiques prouvées compatibles avec le serment du couronnement, 1802, in-8°, auquel il joignit un supplément, et, en 1807 il en donna une deuxième édition, avec des observations sur un pamphlet de Le Mesurier. Cette môme année et la suivante il fit deux voyages en Irlande, qui lui donnèrent occasion ne publier une suite de Lettres sur les catholiques et les antiquités d'Irlande, qui sont regardées comme un de ses meilleurs ouvrages. 11 mit encore au jour, en 1808, quaire Lettres sur les articles d'un journal intitulé : la Revue anti-jacobine, et il donna un Mandement, en date du Ie' juin, contre les écarts des anti-concordataires. L'abbé Blanchard écrivit contre ce mandement, et Milner publia une nouvelle Lettre pastorale,le 10 août, où il cita seize propositions, tirées des écrits de cet abbé, qu'il condamna comme fausses , scandaleuses , injurieuses au souverain pontife, insinuant le schisme, y tendant, et même étant schismaliques. Blanchard voulut répliquer par un écrit intitulé : Abus sans exemple de l'autorité ecclésiastique, où

il dénonçait Milner à tous les évoques. Ce prélat publia, le 7 mars 1809, un supplément à sa lettre du 10 août, et, le 22 juillet, un appendice à ce supplément, où il rapportait la censure portée le 3 juillet contre son adversaire oar un grand nombre d'évèques d'Irlande. Celte controverse n'était pas Unie qu'il s'en éleva une autre plus vive encore et plus longue. Des membres distingués du parlement voulurent que l'on donnât au roi un ve{o sur le choix des évèques. Jusque-là, la cour n'avait influé en rien sur leur nomination. On imagina de lui conférer Le droit de rejeter ceux dont elle croirait pouvoir suspecter la loyauté, et on résolut d'attacher à cette condition l'émancipation détiniiive des catholiques. Voy. O'Connell. Ce projet fut d'abord approuvé par Milner et quelques évoques d'Irlande ; mais ayant cru s'apercevoir ensuite que le ministère ne cherchait qu'à asservir l'épiscopat et à piéparer ainsi sourdement le renversement de la religion, ils rétractèrent leur approbation et se prononcèrent contre le veto. Les évèques d'Irlande s'assemblèrent plusieurs fois à ce sujet, et déclarèrent, le 14 septembre 1808, qu il n'était point expédient d'introduire aucun changement dans le mode canonique suivi pour la nomination des évoques, et depuis ils confirmèrent encore cette résolution. Toutefois les auteurs du projet en suivirent l'exécution ; mais l'opposition des évoques les arre ant, ils travaillèrent à les amener à seconder leurs vues, et indiquèrent une assemblée des catholiques à Londres pour le 1er février 1810. On y adopta un avis favorable au veto, et Milner, qui était l'agent des évoques d'Irlande en Angleterre, lutta seul contre le sentiment de l'assemblée. Son Eclaircissement sur le veto ayant attiré un écrit de Charles Butler sous le titre de Lettres à un catholique irlandais, il y répondit par des Lettres à un prélat catholique d'Irlande, en réfutation de celle de M. Butler, et il y ajouta un post-scriplum sur l'écrit d'O 'Connor. En 1813, un nouveau bill fut présenté au parlement pour l'éman citation des catholiques, et l'on voulait attribuer au bureau catholique l'autorité de nommer les évèques et d'examiner les bulles et rescrits de Rome ; mais Milner exposa dans un écrit intitulé : Court mémorial sur le bill, la tendance de ce projet qui échoua au parlem nt le 2i mai. Ce prélat eut dans le même temps des différends avecPoynter, vicaire apostolique de Londres, et peut-être ne sul-il pas dans cette occasion se tenir assez en garde contre la vivacité de son caractère ; mais depuis il se réconcilia avec lui. En 1813, il adressa au cierge de son district une Lettre pastorale contre les sociétés bibliques, et quelques Articles dans YOrthodox journal, sur les affaires des catholiques et principalement sur Je veto. Ayant appris le retour du pape en 1814, il résolut de se rendre à Rome pour consulter le saint-siége et soutenir les intérêts des évèques d'Irlande sur les points en discussion. li fut bien -accueilli par le saint-père qui entendit Jeurs raisons,

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