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1 05 1 : Defensio secundo, 165V; Ùefensio pro se. 1055, contre Alexandre Morus, auquel il attribuait le livre qui a pour ntre : Clumor regii sanguinis advcrsus pafticidas angles, quoique ce livre fût de Pierre Dumoulin le fils. Du reste , l'ouvrage qui mettait Milton en fureur était très-bon, et Milton n'y opposa rien qui méritât le suffrage des gens sensés;

Traité de la puissance civile dans les matières ecclésiastique?, 1669. Milton publia, en 1070, son Histoire d'Angleterre : elle s'êtéhd'jpsqu'à Guillaume le Conquérant, et n'est pas tout h fait conforme à l'original de l'aute ir, les censeurs, des livres en ayant effacé divers endroits; Artis logicœ pleniàr institutio ad liami methodum acconnnodata , 1072; Traité de la vraie religion , de l'hérésie , du sckisrtie, de la tolérance et des meilleurs moyens qu'on puisse employer pour prévenir la propagation du papisme; plusieurs Pièces de poésie en anglais et en latin, sur divers sujets; Lettres familières, en latin.

MINARD (Louis-Guillaume) , prôtre d^ la congrégation de la doctrine chrétienne, né à Paris le 31 janvier 1723, fit ses études au collège de Bcauvais, obtint différentes charges (Jans sa congrégation, et se retira ensuite à Bercy. Il prononça vers celte époque le Panégyrique de saint Charles, dans lequel plusieurs fidèles trouvèrent des traces de

iansénisme qui furent dénoncées à M. de Jeaumont , archevêque de Paris. Minard était encore dans sa retraite de Berc»r lorsque la constitution civile du clergé fut publiée; il y adhéra et écrivit même en sa faveur. Il devint curé de Bercy et membre de ce qu'on appelait le presbyière de Paris. Il mourut à Paris le 22 avril 1798. On cite du P. Minard : Avis aux fidèles sur le schisme dont l'Eglise de France est menacée , Paris, 1795, in-8° : le P. Lambert écrivit contre ce livre, et Minard répondit par un Supplément à l'Avis aux fidèles , Paris , 1 vol. in-12. Son Panégyrique de saint Charles Borromée n'a point été imprimé. Les amis du P. Minard prétendent que ce panégyrique a été La cau^e de son interdit, «AL de Beaumonl , disenta ils, avant cru y trouver des leçons aux- « quelles il ne s'attendait pas de la part d un « inférieur. » Si ce panégyrique fui réellement la cause de la disgrâce ne son auteur, il y a bien à présumer, vu les sentiments qu'il professait, que c'est pour un tout autre motu. Le P. M nard coopéra aux Annales de la religion , de Desbois de Roch fort. >on Eloge se lit dans les Nouvelles ecclésiastiques imprimées à Utrecht en 1798. — On ne doit pas le confondre avec un abbé Minard. qui travailla avec 1 abbé Goujet aux extraits des assertions faussement attribuées par quelques-uns à dom Clémèncet. Voy. le D ctionniire des anonymes, tom. IV, pag. 285. On a de l'abbé Minard : Histoire particulière des jésuites en France, 1162, ii;-12. Euh., on lui attribue aussi les divers Ecrits des curés de Paris , de Rouen , etc. , contre la morale des jésuites, 1702, in-12.

MINEE (Julien), évèque constitutionnel de .Nantes, naquit dans cette ville où son père

était chirurgien. Il termina ses études à Paris, y reçut les ordres, et fut nommé curé d'une des paroisses de S uni-Denis, et c'est dans co poste que la révolution le trouva. Après qu'il eut prêté le serment à la constitution civile du clergé, il devint curé do la nouvelle paroisse de Saint-Thomas d'Aquin, établie dans l'égliêe du noviciat des Dominicauis, au faubourg Saint-Germain. Il remplaça au mois de mars 1791 , comme évèque constitutionnel, M. de La Laurencie, é\èquc de Nantes, qui avait refisé le serin nt ; mais son élection rencontra une vive opposition dans le diocèse. On publia contre lui une foule d'écrts, entre autres me Lettre de MM. les recteurs de divers cantons du diocèse de Nantes, en Bretagne, au sieur Julien Minée , curé des Trois-Putrons , à Saint-Denis, élu le 10 mars dernier, de la manière la plus scandaleuse, évéque constitutionnel et anti-canonique de la Loire-Inférieure. Minée s'elforça de repousser ces attaques dans une Lettre pastorale, Nantes, in-4° de 28 pages. Cet évèque constitutionnel, dont la faiblesse d'esprit état très- raude , se laissa traîner à la remorque des partis, et ne put empêcher les violantes qui furent exercées contre les religieuses d.s couvents de Nantes, par une tour;»:' do femmes s.ins pudeur, exaltées par le délire révolutionnaire. Non-seulement il ne sut point s'opposer aux atrocités de Carier, mais la complaisance. qu'il montra pour cet homme sangu na.ro parut mériter plus d'une lois le îium de connivence et de complicité. Aussi, après la condamnation de Carrier, n'osant plusse montrer à Nantes, il s'établit à Paris, où il se lit épicier. Minée est mort dans cette ville le 20 février 1808.

MINES-CORONEL (Gbegorio), définiteurgénéral de l'ordre des augu>tius, mort en 1023, fut secrétair; de la cong ég d on de Auxiliis. On a de lui un Traité de l'Eglise, et une Réfutation de Machiavel.

M1NETT1 (Bernardj, jésui e, ni à Prague en 1GJ2, enseigna la théologie et la philosophie, fut préd cateur italien, et mourut à Olmutz, dans l'exercice des œuv.es de chanté, en 17i2, après avoir publié un tra;!;> plein d'onct.on et d'une solide piété : Sulubres morienlis , seque pro felici a ternitute disponentis affectas, Oimutz, 17il, in-8".

M1NT1ER (Augustin-René-Louis Le), dernier é.èque ue Tréguier, ne le 28 décembre 1729 à Sevignac, dans l'ancien diocèse do Saint-Malo, lit ses élu les à Paris, et fut reçu docteur en théologie en 1757. M. de Biiac, évèque de Saint-Brieuc, le choisit pour son grand-vicaire en 1700, et lo.s^ue le prélat passa sur le siège de Rennes en 1709, Le Mintier le suivit avec le même titre. Nommé lui-môme évèque de Tréguier en 1780, Le Mintier s'occupa avec le plus grand zèle de l'administration de sou diocèse, et publia un nouveau catéchisme. Un mandement qu'il publia à l'occasion du décret sur la mise en vente des biens du clergé par l'Assemblée nationale fut dénoncé. 11 fut accusé aussi de s'être exprimé d'une manière hostile aux

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