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France. Il exerça le ministère à Lyon jusqu'à l'époque du siège de cette ville, se retira alors à Clullon , où il resta jusqu'en 17!)5, malgré les rigueurs de la persécution, puis, après avoir résidé quelque temps à la ' Val-Sainte en Suisse, il retourna à Paris, où il courut plusieurs fois de grands dangers. Lorsque les temps devinrent plus calmes, l'abbé Miquel donna des missions et des retraites dans presque toutes les villes du midi et du centre de la France, et les fruits en furent abondaiits.il se rendit en 18l2aux Etals- Unis, parcourut la plus grande partie des vdles de cette contrée en y exerçant le ministère évangélique, et professa pendant quelque temps la théologie morale à Georges- Town. Revenu en France à l'époque de la restauration, il se fixa à Toulouse, et doni.a jusqu'en 1821 quinze missions, seul ou avec d'autres ecclésiastiques. Il fut nommé grand vicaire et supérieur du séminaire de Mo' lpellicr en octobre 1825, et mourut le 12 février 1828.

MIRABAUD (Jeak-Baptiste de), secrétaire perpétuel de l'académie française, mort le 24- juin 1760, âgé de 85 ans, était né en Provence, en 1675. Il lit honneur à sa patrie par ses talents et par sa probité, qui lui méritèrent la prolect on des grands, et l'estime de ses confrères. On a de lui : Traduction de la Jérusalem délivrée du Tasse, in-12, plusieurs fois réimprimée. C'était la meilleure avant celle qui a paru en 1776, attribuée malà-propos à J.-J. Rousseau, et qui est de Le Brun. Les grâces du poète. italien sont fort affaiblies par Mirabaud. Ce traducteur a effacé de l'original, tout ce qui aurait pu déplaire dans sa copie; mais il a mieux su retrancher les défauts, qu'imiter les beautés. Roland furieux, poème traduit de l'Arioste, 1741, k vol. in-12. Quoique dans cette version Mirabaud ait supprimé des octaves entières, on la lit encore malgré celle du comte de Tressan. Mirabaud était ennemi de toute prétention, et n avait, dit M. de Buffon, nul empressement de se faire valoir, nul penchant à parler de soi, nul désir ni apparent ni caché de se mettre au-dessus des autres. « Un « homme de ce caractère, ajoute l'auteur des « Trois siècles, devait-il jamais s'at'endre « qu'après sa mort, son nom paraîtrait à la « tète d'une production aussi extravagante « qu'odieuse? que penser de l'audace philo- « sophique, qui a osé lui attribuer l'asscm- « blage de tousses délires en essayant de le « faire passer pour l'auteur du Système de la « nature? Un tel renversement de toutes les « lois n'a pu qu'indigner les honnêtes gens, « et ceux même des sectateurs de l'incrédu- « lilé, qui ont conservé quelques sentiments « d'honneur et de bonne loi. Quel citoyen « pouria donc se flatter de sauver sa cendre « de l'ignominie, :ant qu'il existera des au- « teurs assez téméraires, des calomniateurs as- « sez intrépides pour répandre sur le tombeau « des hommes respectai les les funestes va- « peurs de la frénésie qui h s domine? C'est ce- « pendant ce que notre siècle a vu. L'ar.ifice « de nos philosophes s'est efforcé de suppléer

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« au courage qui leur manque. Intrépides c seulement lorsqu'il s'agit de débiter des - maximes, ils n'ont pas rougi d'évoquer des « ombres, et de chercher dans les tombeaux « un asde contre l'in lignation publique et « les poursuites de l'autorité. Il ne f liait, « en elf.'t, rien moins que cette précaution « pour débiter, sans risque, des principes « aussi impies, aussi séditieux que flétris— « sants pour l'humanité. Destructeurs de la « société, ils on avaient tout à craindre, et « c'est à la faveur de ceux qui ne sont plus, « qu'ils ont cru pouvoir travailler en sûreté « à l'avilir et à la déchirer. » [Voy. la fin de Vart. Brotier.) Ceux qui, avec 'les auteurs de la France littéraire, attribuent, cet ouvrage à Mérian , de l'académie de Berlin, se persuadent que c'est l'initiale M*** et les trois étoiles, qui ont fait supposer le nom de Mirabaud : il pa ait aujourd'hui hors de doute que c'est effectivement l'ouvrage de Mérian, non-seulement d'après d fférentes observations plausibles (voy. le Journ. hist. et litt.y 15 mai 1787, p. 98], mais parce q e, depuis que cette attribution est publique, il ne l'a jamais repoussée. [Il a été reconnu que Mérian n'a eu aucune part au Système de la nature, ouvrage de d'Holbach et de Diderot.] Du reste , ce spinosisme réchauffé a été solidement réfuté par divers auteurs savants, surtout par l'abbé ÊMgier : Examen du matérialisme, 2 vo!. in-12. M. Castil!on,delasociété royale de Londres, M. Holland dans ses Réflexions philosophiques ; l'auteur du traité De la religion par un homme du monde, en ont aussi montré les absurdités. Voltaire lui-même, ce grand avocat des rêves philosophiques, l'a regardé comme « une déclamation pleine de contradictions, « appuyée sur de prétendues expériences « dont la fausseté et le ridicule sont aujour- « d'hui reconnus et siffles de tout le monde.» MIRAMION (Marie Boinneau, dame de), seconde fondatrice des filles de Ste-Geneviève, née à Paris en 1629, de Jacques Bonneau, seigneur de Rubelle , fut mariée en 1645, à Jean-Jâcques de Beauharnais, seigneur de Miramion, qui mourut la même année. Sa jeunesse, sa fortune et sa beauté la firent rechercher, ma. s inutilement , par ce qu'il y avait de plus distingué et de plus aimable. Bussi-Rabutin, qui en était violemment amoureux, la fit enlever. La douleur qu'elle en eut la jeta dans une malad;e qui la conduisit presque au tombeau. Dès qu'elle eut recouvré sa santé, elle l'employa à visiter les pauvres et les malades. Les guerres civiles de Paris augmentèrent le nombre des misérables de cette grande ville. Madame de Miramion, touchée de leurs malheurs, vendit son collier, estimé 24,000 livres , et sa vaisselle d'argent. Elle fonda ensuite la maison du Refuge pour les femmes et les fil- 1. s débauchées , qu'on enfermerait malgré elles; et la maison de Sainte-Pélagie pour celles qui s'y retirera ent de bonne volonté. En 1661, elle établit une communauté de douze filles, appelée la Sainte-Famille, pour instruire les jeunes personnes de leur

sexe, et pour assister les malades. Elle la réunit ensuite à celle de Sainte-Geneviève, qui avait le même objet. Ses bienfaits méritèrent qu'on donnât à ces filles le nom de dames Miramionnes. Elle fonda dans sa communauté des retraites dfux fois l'année pour les dames, et quatre fois par an pour les pauvres. Madame de Miramion conduisit sa Famille, avec, une prudence et une régularité admirables. Elle lit un grand nombre d'autres oeuvres de piété et de chanté, et mourut saintement en 169<3, à 67 ans. L'abbé de Choisy a écrit sa Vie, imprimée à Paris en 1706, in-4°, 1707, in-8°; elle est curieuse et édifiante. Les remèdes de madame de Miramion ont été souve.= t employés avec succès. Ses charitables et généreuses filles ont souffert en 17':>1, les traitements les plus indignes, p'utôt que de participer au schisme et à la subversion du culte catholique.

MIRE (Jean Le), Mirœus, né à Bruxelles le 6 janvier 1560, évoque d'Anvers en 1604, prélat orné de toutes les vertus et de la science qui font, l'honneur de l'épiscopat, fondateur du sé.ninaire d'Anvers, et à Douai de plusieui s bourses pour de pauvres étudiants, mourut en 1611, après avoir tenu pour la réforme des abus un synode dont les statuts furent imprimés à Anvers, 1610, et dans les Conciles du P. Labbe.

MIRE (Aubert Le) , Mirœus , neveu du précédent, naquit à Bruxelles en 1573. Albert, archiduc d'Autriche, le fit son premier aumônier et son bibliothécaire. Il fut envoyé en Hollande en 1610 par son oncle, évoque d' Anvers, pour s'opposer aux troubles que les hérétiques ne cessaient d'occasionner dans son diocèse contre la foi des traités. En 1624-, il devint doyen de la cathédrale, et travailla toute sa vie pour le bien de l'Eglise et de sa patrie. Il mourut à Anvers le 19 octobre lt>4-0, à 67 ans, avec la réputation d'un écrivain actif, curieux, laborieux et très-érudit , mais qui manque quelquefois d'extctitude et de critique. Baillet, à son ordinaire, en parle trop lestement. « Les écrivains qui ont le plus besoin d'in- « dulgence, dit un littérateur, sont presque «toujours ceux qui n'en ont point pour les « autres. » On a de lui : Elogia iltustrium Belgii scriptorum, Anvers, 1609, in-4°. Ces éloges sont fort courts. VitaJusti Lipsii; Chronicon Cisterciense, Cologne, 1614; on y trouve un traité de l'Origine des Béguines. 11 leur donne pour fondateur le vénérable Lambert le Bègue. {Voy. Lambert, etc.) Origines cœnobiorum benedictinorum, — Carlusianorum, — Ordinum militarium, — Canonicorum regularium, — Ordinis carmelitani, — Virginum ordinisB.M. Virginis Annunciatœ, — Congregationumclericorum, — Omnium ordinum religiosorum. Ces ouvrages sont superficiels. Bibliotheca ecclesiastica, 2 vol. in-fol., 1629- 1649. C'est une bibliothèque des historiens ecclésiastiques. Le second volume a été publié par Aubert Van-den-Eede, son neveu, qui de vint évoque d'Anvers. Jean-Albert Fabricius en a donné une nouvelle édition à Hambourg en 1718. Opéra historica et diplomatica, etc. C'est

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un recueil de Chartres et de diplômes sur gleterre, où il se donna pour zeie protesles Pays-Bas. La meilleure édition est tant : ce zèle tenait beaucoup de la petitesse de 1722, 2 vol. in-fol., par Jean-François et de l'emportement. 11 mourut h Lomires Foppens, qui l'a enrichie de noies, de en 172t. Ona de lui un livre intitulé : Nou- • corrections et d'augmentations, (le recueil ceatf voyage d'Italie, dopl la Meilleure édition a été augmenté de 3 vol. de supplément, par est celle de La Haye, 1702, en 3 vol. in-12, le môme Foppons, 173V-17'i8. limon betgi- fig. Cet ouvrage, ainsi mie tous les autres cartun chronicon, .Aimrs, 1030, in-fol.; De de" Misson , est rempli de coules faux et ristutu religionis chriétianœper totum orbem, dtcules sur la croyance de l'Eglise roma ne. Helmstad ,1(171; Natitia êpiscôpattiiim orbis II ne consulte pas même la vraisemblance rhristiani , Anvers, I0i3; Geograpkiû tech- dans les fables de tous les genres (L les catiasticà; Chronicon rcrumloio orbe (/esta- lomnics souvent atroces dont il n unit la runi a Christo unto. Cette e roui pie, tirée haine qu'il lui a vouée. On y découvre | lud'Eusèhe, de saint Jérôme, rie Sigebert cl sieurs traits de déisme et de matérialisme, d'Anselme, moines de (îemh'nurs . e t cou- qui montrent que l'auteur ne tenait pas tiouée par Le .Mire depuis \2')0 jusqu'à l'an pi s à sa secte qu'à la religion contre, la- 1608; Codex regularum et eônstitutionum quelle il inv. clivait.- On lit peu ce Voyage , clcririilium, avec des noies, 1GÏ8, in-fol. depuis que nous avons ceux de MM. (iros-

MIKON (Chaki.es), célèbre évoque d'An- ley , 11 chard, Lalande, etc. Addison l'a au ers,tils du premiermédecin du roi Henri III, mente d'un Supplément, éprit avec plus de ut nommé par ce prince h 1\ vêché d'An- modération et de discernement. Le Théâtre vers, on 1588, à l'àg ! de 18 ans. Il s'en démit, sacré des Cévcnnes, ou Récit dis prodiges urriet après qu'il eut vécu longtemps comme vés dans cette partie du Languedoc et des simple ecclésiastique, lecardinal dellichelieu petits prophètes, Londres, 1707, in-8°. Cet le lit nommer de nouveau évoque d'Anvers en homme, qui s'élevait contre les miracles de 1C21. LouisXIll le transféra en 1020 à l'arche- l'E0lise catholiq e , y raconte avec le plus vêché de Lyon, où il mourut en 10*28, après grand sérieux des puérilités dont on ne avoir joui d'une grande réputation, et avoir trouve point d'exemple dans les plus ahsureu avec le parlement de Paris undémêl -assez des légehi es. Misson était né ayee beaucoup vif, touc' ant les appels comme d'abus, aux- d'< sprit et de raison; mais le fnatisme quels l'archidiacre d'Angers avait eu re- chaig a ses qualités en embpusiajscûe et en cours contre l'excommunication prononcée délire. L. P. Frcschot , ou Fraichot , bénécontre lui. dictin de Franche-Comté, releva avec force ,

M1ROUDOT du BOURG (Jean-Baptiste), dans les Remarques historiques et critiques évoque in partibus dè-Babylonë, hé àVisowl faites dans un voyage d'Italie, (te, Co ogne, en 1716, entra dans l'ordre de Citeaux, et 17(5, 2 vol. in-8° , les railleries que Misson fut envoyé à l'abbaye de Bar. Sa passion s'était permises, (.'ans son Nouveau voyage , pour l'agriculture le fit connaître du roi S;a- contre les usages de l'Eglise romaine : M.snisias, qui se l'attacha comme aumônier. Il son lui répondit avec aigreur dans la prëfut nommé en 1770 évèque in partibus de face des Voyages de François Léguât , et Babylone, et parti! peu dt temps après | our Freschot lui répliqua vivement dans sa Nou- Bagdad, en qualité de consul; mis il fut telle relation de la ville et république de Vecontraint de rester a Alep. à cause de la vise, Utrecht , 1700, in-12. On à encore de guerre qui régnait dans ces contrées. 11 re: - Misson : Observations faites par un voyageur dit en Syrie de grands services à la religion, en Angleterre. La Haye, 1098, in-12. et à son retour à Paris, en 1781, Pie VI lui MIT TARELLI(Ji an-BenoIt), camaldule, né accorda pour récompense le pallium. En 1791, h Venise en 1708, devint super eur-général il aida T. lleyrand, évêque d'Aulun, dans la de son ordre, et mourut le li août 1777. Ses consécration des évoques constitutionnels : Annales des camaldulcs, depuis 907 jusqu'en le pape le suspendit par un bref du 13 avril, 176i , en société avec le P. Antoine Costaet lui ôta en même temps le pallium, ainsi doni , Venise, 1773, 9 vol. in-fol. , écri.es en qu'une pension qu'il recevait delà Prfjpa- latin, et exécutées sur le même plan *que les gande. Miroudot mourut dans la détresse, à Annales de D. Mabillon , sont i leines des l'hôpital des Incurables, en 1798, à 78 ans. plus savantes rec'ierches. Il a laissé quel- 11 «tait fort instruit, et avait rassemblé une ques autres ouvrages moins importants , belle collection d'antiquités, la plupa t dé- mais également remplis d'érudition. Nous couvertes dans la Lorraine. 11 fit connaître citerons : Le Mcmorie délia vita di san J'aie premier en France le ray-grass ou fa x risio , monuco camaldolese , etc., Venise, s igl', et publia sur ce grarninée, qui four- 17';8 : à celle Vie est jointe Y Histoire du nil un excellent fourrage, un Mémoire , h monastère de Sainte-Christine et de Saint-Lâ- Nancy, 1700, in-8"; trad. on allemand par ris, à ia suite do laquelle se trouve un Ap- J.-J. Reinhard, Carlsruhe, 1765, in-8°. pendix contenant quarante chartes anciennes

M1SAEL, un des trois Hébreux que le roi et des notes trÔS-sa vantes ; Mcmorie del monasde Babylone iii jeter dans une fournaise. Voy. terio délia Santa-Trinita di Faenza, Faenza, Abdknago. Son i om chaldaïque e>t Misach. 17Y9; Ad scriptores rerum italicarum CL Mu* MISSON (Maximilien), fut d'abord conseil- ratorii Accessions historien? favenlinœ, etc., 1er au p rlement de Paris, en qualité de cou- Venise , 1771 , in-folio ; De litlcralura Fasei ier pour ms réformés. Après la révoca- ventinorum , sive de viris doclis et scriptorition de ledit de Nantes , il se retira en An- bus urbis Faventinw, appendix ad Accessio-

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