‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 310 sur 323 · MOE · texte numérisé non relu

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nés historiens faventinas , Venise , 1775, infolio ; Bibliolheca codicum manuscriptorum Saneti Michaelis Venetiarum prope Murianurh, una cum appendice librorum impressorum sœculi xv, opus pnslhumum , etc. , Venise, 1770, grand in-folio. Le P Costadoni a écrit en italien des Mémoires sur la vie du P. Mittarclli, snn and, @t 'es a insérés dans la Nuova raccolta d'opuscoli scientijici. Mgr Fanbroni en a donné une autre en latin dans le 5e volume des Vitœ Italo'um, etc., p, 373. MOAB naquit de i'inceste involontaire de Loth avec sa tille aînée, vers l'an 1897 avant Jésus-Chrst. tl fut père des Moabiles , qui habitèrent a l'orient du Jourdain et de la mer Morte, sur le fleuve Arnon. Les fds de Moab conquirent ce pays sur la race des Enacim ; et les Amorrhéens , dans la suit s en reprirent une partie sur les Moabites.

MODESTE (saint) , ab <é du monastère de Saint-Théodose , pas patriarche de Jérusalem en 032, est connu par des Homélies, dont Photius a donné des extraits. Il dit dans la première que Marie -Madeline avait toujours été vi< -rge, et état morte martyre à Ephèse, où elle était ailée trouver saint Jean l'Evangéliste , après la mort de la .cainto Vierge : ce qui est d'autant plus remarquable, qu'alors le sentiment qui faisait (Je Marie-Madeleine et de la femme pécheresse une môme personne, paraissait être hors de doute, comme on le voit par les écrits de saint Grégoire pape, antérieurs de plusieurs années. Dans une autre de ces homélies, l'on voit que du temps de Modeste la croyance à l'assomption de la Vierge , en corps et en Ame, était reçue en Orient, et que les fidèles étaient pénétras de respect pour elle. On trouve dans le même s rmon une explication orthodoxe et précise des mystères de la Trinité et de l'Incarnation , ainsi que les preuves évidentes de la doctrine de l'Eglise sur rhitercesdon des saints. M. Giacomeili, prélat domestique de Clément XIII, ti es— versé daiiS la connaissance de l"autiquité et des I mgues orienales, a donné ce sermon, d'après un manuscrit authentique , sous ce titre : Panégyrique de notre saint père Modeste, patriarche de Jérusalem, sur le passage de la très-sainte Vierge, Mère de Dieu. Cette édition , qui est en grec et en latin , parut à Rome en 1790, in 4°. Photius , p. 57 , a cité le discours dont il s'agit. C'est d'après lui qu'il a été depuis cité par Papebroch , fiàr Fabricius , etc. Saint Modeste mourut l'an 034. On fait sa fêle le 10 décembre.

MODUEV1US (André-Fricius) , secrétaire de S.gismond-Auguste , roi de Pologne , au milieu du xvr siècle , avait beaucoup d'esprit ; mais il le déshonora , dicendo quœ non oportuit, scribendo quœ, nonlicuit. Son traité De la réforme de VEtat le lit chasser de la Pologne et dépouiller de ses biens. 11 fut un malheureux vagabond , qui llutta toute sa vie entre les sociniens et les luthériens , et qui tinit par être méprisé des uns et des autres. 11 travai la beaucoup à réunir toutes les sociétés chrétiennes en une môme communion ; et Giot»us le compte entre les con-

ciliateurs de la religion : comme s'il était possible que les imaginations d'un homme sans autorité et sans "caractère fussent plus efficaces pour contenir et réunir les esprits inquiets et raisonneurs, que les jugements de l'Eglise universelle , doués de la sanction de Jésus-Christ et de la garantie de Dieu môme. Voy Molanus , Mêlanchtiion , Lentulus (Scipion) , Siïrvkt, Praïtorius, etc. Si »n principal ouvrage, De repubiica ernendanda, Bâte, 1590, in-fol., est en 5 livres : le premier traite de Moribus ; le deuxième, de Leglbus; le troisième, de liello; le quatrième, dt > Ecclesia, et le cinq ième, de Schola. La liberté, ou plutôt la licence et la haine du bon ordre , dicta cet ouvrage. Son traité De Originali peccato, 15t52, in-4°, renferme des chos s hardies.

MOEB1US (Georges), théologien, luthérien , né à Laucha en Thuringe, l'an 1G1G, fut professeur en théologie h Leipzig , et mourut en 1097. On a de lui un grand nombre d'ouvrages en latin. Le plus connu est son Ira té De l'origine, de la propagation et de la durée des oracles d"s païens, contre Van- Dale. Le P. B.dtus a profilé de cet ouvrage dans sa réfutation des Oracles de Fontenelle, et en a développé et renforcé les preuves.

MOEGLING (Louis) , professeur à l'univeisifé de Tubingen en S mabe , a publié en 1083 un traité Curieux et intéressant , intitulé : Paiingenesis, seu resurrectio plantarum ejusque ad resurrectionem corporum nostrorum applicatio. L'auteur nous montre un symbole fra mant de la résurrection dans celte belle et étonnante expérience, qui a encore été perfectionnée depuis , où une plante , une fleur quelconque , réduite en cendres, se représente aux yeux dans sa première forme , et avec toutes ses couleurs. Le P. Kircher a traité le même sujet dans son Mandas sub'erraneus, tom. II, p. 414, et termine les réflexions qu'il fait naître de la manière suivant' : « Luculenlis'-imura sane « argumentum quo corporum nosUrorum fu- « turam resuscitationem humani imbecilli- « tas in ellectus aliquo modo per ejusmodi « umbratdemsimilitudinem concipiat. »Nous avons aussi 2 vol. sur la Palingénésie , par M. Bonnet; mais l'auteur s'abandonne à des idées de systèmes et à; ;cs conséquences qui annoncent plus d'enthousiasme que de jugement.

MOKHLËH ( Jean-Adam J [1] , théologien ca indique allemand, né le 6 mai 1790 à Igersheim , près Mergentheim , dans le royaume de Wurtemberg, fit ses premières études à Tubingen, dans l'institution catholique de cette ville. Ordonné prêtre en 1819, il exerça le ministère d.ms une campagne, puis il enseigna les belles-lettres à Tubingen. En 18*25, il publia : Y Unité dans V Eglise, ou le Principe du catholicisme, ouvrage qui, malgré ses imperfections, annonçait un talent supérieur. Nommé professeur à l'université de Tubingen en 1820 , Mœhler fit de l'histoire ecclésiastique et du droit

(J) Dos biographes oui écrit Moliler": nous croyons devoir observer que le nom de ce Lhéologieii s'écrit eu allemand par un ô qui répond à notre œ.

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