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que constamment pendant dix ans. Il avait piété, en même temps que sa foi reçoit un
fait un voyage en Angleterre, en 1729, avec '•* accroissement de lumière et de force.
Le Gros, pour tâcher d'y former un parti; '. ETIENNE I" (saint), monta sur la chaire
mais il ne fui pas plus heureux qu'à Rome, pontificale de Rome en 253, après le martyre
Il a'ia souvent depuis en Hollande, où il du pape Lucius. Son pontificat est célèbre par
avait connu Quesnel dès 171i, et il prit part la question sur la validité du baptême donné
à l'établissement d'un épiscopat dans ce pays, par les hérétiques. Etienne décida « qu'il ne
Sur la fin de sa vie il s'y fixa, assista à l'es- « fallait rien innover. » La tradition de la
pèce de concile qu'on tint à Utrecht en 1763, plupart dos Eglises prescrivait de recevoir
et fut, en quelque sorte, l'âme de toutes les tous les hérétques par la seule imposition
démarches de ce parti. Il mourut à Rhyn- des mains, sans les rebaptiser, pourvu qu'ils
wick, près d'Utrecht, dans un âge fort avancé, eussent reçu le baptême avec de l'eau et au
Après avoir joui d'une grande réputation nom des trois personnes de la Trinité. Saint
parmi les siens, il est presque entièrement Cyprien et Firmilien assemblèrent des con-
oublié. C'est ce qui arrive d'ordinaire aux ciles, pour s'opposer à cette décision con-
écrivains qui se mettent au service des par- traire à la pratique de leurs Eglises. Le pape
tis. Les Nouvelles ecclésiastiques, du 27 fé- réfuta le sentiment de Cyprien; il usa de
vrier!771, donnent laliste des productions de commandements et de menaces pour lui faire
l'abbé d'Etemare quitter son sentiment, et refusa de commu-
ETHELRERT, roi de Kent, en Angleterre, niquer avec les évêques d'Afrique députés à
l'an 566, épousa Rerthe, fille de Caribert, roi Rome, ce qui était une marque publique
de France. Cette princesse travailla à la con- d'improbation, et non pas un effet certain de
version du roi, qui fut suivie de celle de plu- l'excommunication. ( Voy. saint Cyprien.)
sieurs seigneurs anglais, par le zèle de saint « Ce grand pape, dont la prudence égalait la
Augustin, que le pape saint Grégoire envoya « sainteté, savait, dit Vincent de Lérins, que
en Angleterre. Ethelbert régna heureuse- « la piété ne permettait jamais de recevoir
ment, et mourut en 615, à 56 ans, après avoir « d'autre doctrine que celle qui nous est ve-
fondé les églises de Londres et de Roches- « nue de la foi de nos prédécesseurs, et que
ter.-« Les vingt années qu'il vécut après son « nous étions obligés de la transmettre aux
« baptême, dit un historien, furent entière- « autres avec la môme fidélité que nous l'a-
« ment consacrées à la religion. La bienfai- -.< vions reçue; qu'il ne fallait pas mener la
« sance devint une de ses principales vertus, « religion partout où nous voulions, mais la
« et ses peuples en éprouvèrent continuelle- « suivre partout où elle nous menait; que le
« ment les heureux effets. Il porta de sages « propre de la modestie chrétienne était de
« lois, que l'on observait encore en Angle- « conserver fidèlement les saintes maximes
« terre plusieurs siècles après sa mort. Son « que nous ont laissées nos pères, et non
« attachement à la religion lui faisait saisir « pas de faire passer nos idées à la postérité.
« toutes les occasions d'étendre l'empire et « Quelle a donc été l'issue de cet événement?
« la connaissance du nom de Jésus-Christ. « Celle qu'ont coutume d'avoir de pareilles
« Il abolit les superstitions païennes, ren- « affaires : on a retenu la foi ancienne, et
« versa les temples des idoles, ou les consa- « l'on a rejeté la nouveauté. » En effet, la
« cra au vrai Dieu. » Ethelbert est nommé question fut solennellement décidée au con-
dans le Martyrologe romain et dans ceux cile de Nicée en faveur d'Etienne. Ce saint
d'Angleterre. pape mourut martyr, le 2 août 257, durant
ETHELREDE. Voy. jEelrède. Ja persécution de Valérien.
ETHELWODE (saint), élève de saint Duns- ETIENNE II, Romain, succéda en 752 à un tan, abbé d'Abbendon, en 950, et évêque de autre Etienne, que plusieurs écrivains n'ont Winchester en 961, mourut en 98i, après pas compté parmi les papes, parce que son avoir travaillé avec beaucoup de zèle à la pontificat ne fut que de trois ou quatre jours, restauration de la discipline monastique. On Astolphe, roi des Lombards, menaçait la conserve en manuscrit, dans quelques biblio- ville de Rome après s'être emparé de l'exarthèques d'Angleterre, la traduction de la rè- chat de Ravenne. Etienne implora le secours gle de saint Renoît, en langue saxonne, et de Constantin Copronyme, empereur d'Oquelques autres ouvrages dans la même lan- rient, prince faible, indolent, subjugué par gue, touchant cette règle, par saint Ethel- le fanatisme des iconomaques, qui renvoya wode. Vincent de Reauvais et saint Antonin le pontife au roi Pépin. Etienne se détermina font mention d'un ouvrage contre le mariage à aller en Lombardie trouver Astolphe, mairies prêtres, par le même saint. gré les pleurs et les efforts que firent les Ro-
ETIENNE (saint), premier martyr du chris- mains pour le retenir. N'ayant rien pu gagner
tianisme, l'un des sept diacres, fut lapidé sur l'esprit de ce roi, il passa en France pour
l'an 33 par les Juifs, qui l'accusaient d'avoir demander du secours. Pépin, par le conseil
blasphémé contre Moïse et contre Dieu. La du pape, envoya jusqu'à trois fois des am-
sagesse et la constance avec laquelle il con- bassadeurs à Astolphe. Ce prince persista
fondit ses barbares ennemis, pour lesquels constamment dans son refus. Alors Pépin
il pria Dieu en mourant, toutes les circons- marcha contre lui. Quand ses troupes furent
tances de son martyre, tel qu'il est rapporté à mi-chemin, il envoya de nouveau des am-
dans les Actes des apô'res , ont quelque bassadeurs, à la sollicitation du pape, qui
chose de touchant et de persuasif, qui pénè- voulait éviter l'effusion du sang des chré-
tre le chrétien d'un sentiment profond de . tiens : Astolphe ne répondant que par des