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pitié pour ses malheurs, ni la moindre marque d'improbation du cruel traitement dont usaient envers lui ses persécuteurs. Mouton fut le dernier des Français établis en Hollande par suite de leur attachement au jansénisme, et à sa mort se tiouva dissoute cette colonie formée autrefois par Poncet et plusieurs autres appelants, et soutenue successivement par d'Etémare et B d egarde.
MOYA (Matthieu de), jésuite, né à Moral, dans le diocèse de Tolède, en 1007, fut confesseur de la reine Marie-Anne d'Autriche, douairière d'Espagne, et publia, en 1604, sous le nom d'-Amâdeùs Guimenius, un opuscule de morale, où il prouve que les opinions de quelques jésuites , qu'on jugeait répréhensibles, avaient été enseignées par les théologiens avant qu'il y eût des jésuites au monde. Cet écrit fut condamné par l'assemblée du clergé de France en 1GG5, et à Borne le 10 avril 1006. Par respect pour ces anciens théologiens qui avaient enseigné ces propositions, attribuées exclusivement aux jésuites, Je Père Moya n'avait porté aucun jugement sur ces propositions dans les deux premières éditions de son ouvrage. Dans une troisième il les condamna et les réfuta, et écrivit à Innocent XI une lettre qui fut rendue publique, par laquelle il applaudit à la censure de son livre; mais l'ouvrage avait rempli le but de l'auteur, en prouvant que les jésuites n'ayant que répété des assertions que d'autres avaient adoptées avant eux, ils ne pouvaient en être particulièrement responsables. Voy. Busembaum, Escobar, Lackoix, Pascal.
MOYLE (Walter), protestant, né dans la province de Cornouailles en 1072, s'acquit de la célébrité parmi ceux de sa secte, en écrivant avec fureur contre les catholiques. Il se livra aussi à l'élude de la politique, et dans ses productions en ce genre il fait parade d'irréligion. Moyle fut membre du parlement où il signala sa haine contre le clergé. Il mou ut le 9 juin 1721. On a donné ses OEuvres, Londres, 1720, 2 vol. in-8°. On y voit un Essai sur le gouvernement de Rome, un autre sur celui de Lacédémone, remplis d'idées fausses et pernicieuses. Sa critique ne vaut pas mieux que sa politique, comme On voit par YExamen du miracle de la légion fulminante. A l'exemple de Burnet, Mosheim et d'autres protestants, il attaque la vérité de ce miracle, qu'on sait avoir été prouvé jusqu'à une pleine évidence. Voy. saint Malkice. L'Essai du gouvernement de Rome a été traduit en français par Barète, Paris,
MOYSE, prophète et législateur du peuple hébreu. Voy. Moïse.
MOYSE (saint), solitaire et supérieur des monastères de Scéthée en Egypte, au ive siècle, mort à 75 ans, donna des exemples tic toutes les vertus chrétiennes et monastiques.
MOYSE, prêtre de Borne sous le pape saint Fabien, fut pris avec plusieurs autres chrétiens, et détenu dans une longue prison, où il confessa constamment la foi. Elargi et pris
une seconde fois, il reçut la couronne du martyre, vers 251, durant la persécution de Dôce.
MOYSE, imposteur célèbre, abusa les Juifs de Crète, dans le vc siècle, vers 432. Il prit le nom de Moyse pour se rendre plus imposant aux yeux de ces imbéciles, qu'il obligea de le suivre, et dont il fit périr une partie dans la mer, sur les assurances qu'il leur avait données qu'elle s'ouvrirait pour les laisser passer.
MOYSE-BAB-CEPHA (nommé, depuis son épiscopat, Sévère), était d'Assyrie, et fut élevé au monastère dit Tura-Zahoio, c'est-à-dire Mont-Aride , situé vis-à-vis de Balat sur le Tigre. Son sa1 oir l'éleva successivement aux évôchés de Beti-Baman, de Beth-Ceno et de Mozal ou Mosul, dans le Diarbekir. Il écrivit dans sa langue un traité de Y Ouvrage des six jours, un livre de VAme, un Commentaire sur saint Matthieu, un ouvrage sur la différence des sectes qui partageaient le christianisme, une Liturgie, et enfin un Traité du Paradis terrestre, où il y a bien de vaines conjectures. André Masius en a donné une version en latin. Selon cet auteur, fondé sur la foi de quelques écrivains syriens, Bar- Cepha mourut le 13 février 914 de l'ère vulgaire.
MOZZI. (Louis), savant jésuite et théologien, né le 2G mai 17'iG, à Bergame, occupa, jeune encore, la chaire de belles-lettres au collège des Nobles de Milan, qu'il conserva jusqu'en 1773, époque de la suppression de son ordre. S'étant retiré dans sa patrie, il devint chanoine et archiprètre de ce diocèse, et fut ensuite nommé examinateur des candidats pour le sacerdoce. Très-attaché aux vrais principes de l'Eglise catholique et de la suprématie du pape, l'abbé Mozzi combattit, en de nombreux écrits, les doctrines opposées que la France paraissait avoir communiquées à l'Italie, où il y avait des prosél > tes du jansénisme. La première production de l'abbé Mozzi contre les maximes de Port- Royal, fut : Lettres à un ami, sur une certaine Dissertation publiée à Brcscia, touchant le retour des juifs dans VEglise, Lucques, 1777, in-8°. L'auteur de la Dissertation qui parut en 1772 était un religieux, partisan des nouvelles doctrines. Quelques années après , l'abbé Mozzi publia sur la même matière une Lettre familière d'un théologien à un théologien, Vienne, 1778, in-8°. On y répondit par une autre Lettre d'un théologien aux auteurs des Ephémérides littéraires de Rome, 1778, in-12 de 30 pages. L'année suivante, l'auteur de la Dissertation ci-dessus indiquée en donna une seconde sur V époque du retour des Juifs. L'abbé Mozzi prit également la défense des bons principes, lorsque plusieurs écoles d'italic se montrèrent favorables à ceux de l'église d'U. redit. Sa piété, son savoir et les services qu'il avait rendus à la religion éveillèrent l'attention du pape Pic Vil, qui l'appela à Rome, et le nomma missionnaire apostolique de l'oratoire du Père Gravina. Dans les discussions qui s'élevèrent entre Napoléon et le-, saiut-siége.
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l'abbé Mozzi fut souvent consulté, et ses dé- •■ cisions avaient beau< oup de poids auprès du pontife cl du sacré collège. Il étail membre
des Arcades do Home ci d'autres académies italiennes. La société de Jésus ayant été rétablie à Naples, il s'y rendit, et, malgré son âge, il lit les quatre vœux. Les troubles qui eurent lieu à Naples ['éloignèrent de cette ville; il se retira dans la villa du marquis Scotti, pics de .Milan, OÙ il est mort le ïv juin 1813, à l'âge de 07 ans. Outre les ouvrages déjà cités, on a de lui : Le faux disciple de saint Augustin et de saint Thomas, convaincu d'erreur, OU Réflexions critiques et dogmatiques sur un non veau livre concernant les doctrines courantes, Venise, 1779, in-8". C'est sa réponse à une traduction en italien d'un ouvrage publié à Taris, en 1754, et ayant pour titre : La doctrine de saint Augustin et de saint Thomas, victorieuse de celle de Molina et des jésuites, par les armes que présente monseigneur l'archevêque de Paris , dans son Instruction pastorale du 23 octobre 1703. Les jansénistes, à leur tour, essayèrent de répondre à Mozzi par divers autres écrits, comme YOpinamenti ou Trébuchements sur la lecture du Taux disciple, par le Père Conaglio, capucin. L'abbé Mozzi ne resta pas en arrière, et combattit son antagoniste dans le Court exemple de la rare sagacité du Père Victor de Conaglio, Bergame, 1780, in-12, et dans les Essais de réponse du chanoine Mozzi au P..., première lettre, 1781, in-12; Le Jansénisme dans son beau jour, ou Idée du jansénisme, Venise, 1781, 2 vol. in-8°, dédié au cavalier Louis-Valenii Gonzéga ; Le culte de l'amour divin, ou sur la Dévotion au sacré Cœur de Jésus, Sienne (et non Bologne), 1782, in-8°, traduit de l'ouvrage de M. Fumel, évêque de Lodève. Les notes sont de Mozzi, ainsi que la dédicace à la reine de Portugal , qui lui répondit d'une manière très-flatteuse. Histoire du schisme de la nouvelle église d'Utrecht, adressée à M..., par D.-A.-D.-C, Ferrare, 1785, in-8°. Pie VI témoigna sa satisfaction à l'auteur par un bref du 8 juin 1785. Lettres à un ami sur quelques inexactitudes remarquées sur son histoire abrégée de l'église d'Utrecht, Venise, 1787, 3 vol. in-8°; Réponse pacifique au chevalier milanais, auteur des lettres d'Utrecht, Venise, 1788, in-8". (Ce chevalier supposé était Vaobé Rossi, qui avait fait paraître, en 1780, les Catholiques de l'église d'Utrecht, ou Anal g se et réfutation de l'histoire abrégée) ; Les cinquante raisons pour préférer l'Eglise catholique, Bassano,1789, in-8° (frad. de l'anglais, du ducAntoine-Alricde Brunswick; )csnotes sont de Mozzi) ; Entretiens familiers entre une dame catholique et un théologien janséniste, sur la prohibition des livres, Assise, 1790, in-8°; les Projets des incrédules pour la ruine de la religion, dévoilés dans les Œuvres de Frédéric II, roi de Prusse, 3e édition, Assise, 1791, in-8", avec un opuscule intitulé : L'esprit du dix-huitième siècle découvert aux simples ; Abrégé historique et chronologique des plus importants jugements du saint-siége sur le baianisme, le jansénisme et le quénellisme, Foligno,
2 vol. in-8". Cet ouvrage est dédié au savant (îerbeii, abbé de Saint-Biaise. Pensez-y bien, OU Réflexions sur les grandes vérités de la religion chrétienne, Venise, 1792, in-8° (traduit' de l'anglais); Lettre à M.Ricci sur son Mémoire en réponse à ses questions touchant l'état actuel de l'Eglise de France, Foligno, 1792, in-8° ; le Modèle des Dames chrétiennes, dans la vie de madame de Combe des Mor elles, morte le 2 septembre 1771, 1792, in-8°; Le modèle des enfants chrétiens, ou Abrégé de la vie du jeune François Combe des Marelles, mort au collège de la Flèche, le 17 janvier 1708, Venise, 1792, in-8°; Vie du serviteur de Dieu, M. Jean Relloti, Bergame, 1793, in-8() ; Vie de quelques jeunes ecclésiastiques du diocèse de Bergame, 1793 ; Vie de la servante de Dieu , Marie-Electa Crucifixœ Gualdo, bénédictine, 179i ; Abrégé de la vie de Claire-Colombe Rreda, bénédictine, 1795 ; Eloge historique du comte Pelrocca Grumelli, 1797 ; Règles et statuts pour la congrégation de saint Louis de Gonzague, 1795 et 1800 ; Règle pour les congrégations delà sainte Vierge; La Couronne de fleurs spirituelles ; A la mémoire de Char~ les Azairi. On lui attribue Le mois de Marie, dont le véritable auteur est le P. Sormanni, jésuite; des Réflexions sur la mort de Voltaire, de d'Alcmbert et de Diderot, et des Lettres sur l'infaillibilité de l'Eglise et du pape, qui sont plus probablement du P.Jean-Baptiste Pianciani, aussi jésuite
MOZZOL1NO ou MÂZOLINI (Sylvestre j, dominicain, plus connu sous le nom de Silvestre de Pricrio, parce qu'il était natif de Prierio, village près de Savone dans l'Etat de Gênes, est le premier qui écrivit avec quelque étendue contre Luther. Ses principaux ouvrages sont : De strigii magarum dœmonumque prœstigiis, Borne, 1521, in-i° {voy. Molitor Ulrich) ; la Somme des cas de conscience, appelée Silvcstrine, in-fol. ; sa Rose d'or, ou Exposition des évangiles de toute l'année, Haguenau, 1508, in-4°. Ses vertus le distinguèrent autant que ses ouvrages. Il mourut de la peste à Borne, en 1523, après avoir été élevé à la place de maître du sacré palais, et à celle de général de son ordre, et avoir enseigné la théologie à Padoue et à Borne. 11 était né vers l'an 1W0. Son Ecrit contre Luther est dans la Bibliotheca Rocaberti.
MUCANTE (Jean-Paul), Bomain et maître des cérémonies pontificales, vivait au xvie siècle. C'était un homme savant, intègre et généralement estimé à cause de son caractère et des bonnes qualités qu'il réunissait en sa personne. 11 publia divers ouvrages, et en composa d'autres qui sont restés manuscrits. Parmi les premiers on compte : Relazione délia riconciliazione, assolutione e benedizione del serenissimo Henrico quarto, cristianissimo re di Frauda e di Navarra, fat ta délia santitâ diN. S. Clémente XIII, nel portico di San-Pielro, li 17 di settembre 1595, Viterbe, 1595,in-4°. — Mucante (François), de la même famille, et aussi maître des cérémonies de la cour pontificale, a donné : De sanctorum apostolorum Pétri etPauli ima-