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la restauration de Charles II. II avait promis une clef ilo la langue chinoise (Claris sinica),

I ar laquelle une femme serait en état de la lire en un an; mais il brûla, dans nu accès defolie,ou,si l'on veuille sagesse, l'ouvrage où il donna t ce secret peut-être chimérique. Il mourut en 1694, après avoir publié plusieurs oui ra es. Oncite pai mi ses ouvrages: Opuscula nonnulla orientalia, Francfort, 1695, in-4°. G'esl un recueil de divers écrits que huiler avait publiés séparément.

MULLER (Hbnri), professeur de théologie ;» Hambourg, puis surintendant des églises de Lubeck, sa patrie, a donné une Histoire de llércngcr, eu latin, où l'on trouve les préjugés de sa communion, et d'autres ouvrages qui ne valent pas mieux. 11 mourut en

MULLER (CmusTOPHE ), né à lîrixen en 168*2, entra chez les jésuites à Landsberg en Bavière, en 1699 ; et après avoir enseigné avec réputation les belles lettres, la philosophe et la tbéologie, il se dévoua entièrement aux missions. Il y passa 49 ans dans des travaux incroyables, et produisant partout des fruits merveilleux surtout en Souabe en Bohème, en Bavière et dans le Tyrol. 11 mourut à Chiemsée en 1786, à l'âge de 84 ans, au mdieu de ^es occupations chéries, après avoir prêché plusieurs jours de suite devait un peuple innombrable, avec toute l'ardeur et la force du piem.er Age.

MULMANN (Jean), né à Pégau eiî Misnie , mort en 1613 , à 40 ans , professa la théologie à Leipzig. On a de lui en lat;n : un Traité de la cène; un autre De la divinité de Jésus-Christ contre les ariens ; Disputationes de Yerbo Dei scripto ; Elagellum meluncltolicwn ; un Commentaire sur Josué.

MULMANN (Jean), né à Leipzig en 1600, de parents luthériens, étudia à Cologne, où il abjura l'hérésie , et entra dans la société des jésuites en 1620. 11 mourut à Hadamar en 1051, après avoir publié quelques Traités de controverse , propres à ramener les hérétiques au sein de l'Eglise. — Jérôme Mulmanx , son frère , accourut à Cologne, dans le dessein de le ramener dans sa secte ; mais , vaincu par la force des raisonnements de son aine, il abjura lui-même ses erreurs, se lit jésuite en 1627, et mourut missionnaire à Copenhague en 1666 , âgé de 60 ans. 11 est aussi auteur de plusieurs ouvrages polémiques.

M ILOT (François-Valentin), né à Paris le 29 octobre 1749, entra parmi les chanoines de S nnt-Victor, dont il devint bibliothécaire.

II embrassa le parti populaire dès le commencement de la révolution, et prit une part très-active aux premiers troubles de la capitale. En 1792, il fut nommé à l'assemblée législative, et il s'y tit remarquer par ses principes irréiigieuxd son ardeur à l'aire proscrire les coutumes ecclésiastiques. Il mourut subitement au jardin des Tuileries le 9 juin 1804. On a de lui : Essais de Sermons prêches à ï Hôtel-Dieu de Paris , 1781 , in-12, bien écrits , mais qui manquent d'onction ; Requête des vieux auteurs de la bibliothèque de

Saint-Victor à M. de Marbeuf , évêque d'Antun, en vers, 178V, 111-8"; premier vol. de la Collection des fabulistes, avec un discours sur les fables, 1785 , in-8" ; le Muséum de Florence, g avé par David , avec des explications françaises, Paris, 17KK,(i vol. in-8°; Rive d'an pauvre moine, 1789 ; Almanach des sans-culottes, Paris, 179V, in-8" : ouvrage destiné, dit l'auteur, à rappeler ceux qui prenaient alors le nom de sans-culottes aux véritables principes delà société; Discours sur les funérailles et le respect dû aux morts , prononcé à la cérémonie funèbre consacrée par le lycée des arts à la mémoire de Lavoisier, le 2 août 1796; Vues d'un citoyen, ancien député, sur les sépultures, Paris, 1797, in-8°. Ces deux ouvrages ont été refondus dans le suivant : Discours qui a partagé ( avec Amaury-Duval ) le prix proposé par l'Institut sur cette question : Quelles sont les cérémonies à faire pour les funérailles, et le règlement à adopter pour le lieu des sépultures ? Paris , an IX ( 1800 ) , in-8° , Réflexions sur l'état actuel de l'instruction publique, in-8° ; Mémoire sur l'état actuel de 710s bibliothèques , an V ( 1797 ) , in-8° ; Essai de poésies légères, Mayence, 1799, in-8°. Rien de plus lourd, dit un biographe , que ces poésies légères ; des Notices biographiques sur plusieurs écrivains, tels que l'abbé Lemonnier, Demoustier, etc. ; des Hymnes, des Discours pour des fêtes républicaines et pour des cérémonies publiques : on y trouve les sermons théophilanthropiques, qu'il prononça dans les réunions de la secte ; une Traduction de Daphnis et C loé, Mytilène (Paris), 1782, in-8"; et Paris, 1793, in-16; etc.

MULTEDO ( André- Antoine) , né vers l'an 1755 à Vico en Corse, d'une famille honorable du pays, était, à l'époque de la révolution, chanoine de la cathédrale de Sagone, dont l'évoque résidait à Calvi, et le chapitre à Vico. Lors de la révolution, il devint vicaire épiscopal de l'évèque constitutionnel de Corse, Ignace-François Guasco, et, en 1792, il fut nommé député à la con venlion. Dans le procès de Louis XVI , il vota la détention pendant la guerre. Multedo occupa ensuite divers emplois, et il était, en 1807, directeur des dr its réunis à Nice. Après la seconde restauration il se trouvait à Paris, où il fut arrêté sur le soupçon de s'ôti e associé à ceux qui avaient favorisé le retour de Napoléon : le >ait est qu'en qualité de républicain il était mal vu par les impérialistes. Relâché presque aussitôt , il retourna en Corse, où il s'appliqua à expier ses erreurs passées , notamment sa participation au schisme. Il persévéra depuis dans ces heureuses dispositions , et il fit une mort éditante à Vico en 1833, à 78 ans.

MUNCEll (Tuomas), Muntzer ou Munzer, l'un des plus lameux disciples de Luther , était de Zwickaudans la Misnie. Après avoir répandu dans la Saxe les erreurs de son maître , il les quitta pour d'aut es , par une inconstance naturelle à tous ceux qui ont une fois secoué le joug de l'Egl.se (vay. Sekyet), et se ht chef des anabaptistes et des

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