‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 34 sur 323 · IIS · texte numérisé non relu

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lo i onoile de Chalcédoine» Il y rétablit celui du pape Félix II!, qui en avait été été. Ce pontife lui refusa néanmoins sa communion, parce qu'il conservai) tes noms de quelques prélats hérétiques ou soupçonnés de l'être. Euphémius s'obstina a y laisser celui d'Acaoe, dont il no voulait pas outrager la mémoire. Le pape Gélase, successeur de Félix, refusa aussi de communiquer avec lui. L'empereur Anastase l'envoya es exil en '»'>.'>. Ce patriarche mourut à Ancyre en olo, victime de sou opiniâtreté.

i EUPHRASIE ou EUPHRAXIE (sainte) , illustre solitaire et religieuse de la Thébaïde, tille d'Antigone, gouverneur deLycie, et parente de l'empereur Théodose l Ancien ., naquit-vers l'an 380, et mourut à l'Age de 30 ans , dans l'un des monastères de la Thébaïde, où elle avait donné des exemples admirables de vertu.

EUPHRONE (saint), évoque de Tours, petit-lils du R. Grégoire , évèque de Langres , ne dut son élévation qu'à ses vertus et à sa capacité. Sacré en 550, il assista l'année suivante au concile de Paris, où l'on arrêta de sages règlements touchant les biens ecclésiastiques, les ordinations des évoques et les mariages illégitimes. La ville de Tours ayant été presque toute réduite en cendres par une suite de la guerre civ.le qui s'était allumée en France , ce saint évoque donna des marques éclatantes de sa charité. Il pourvut à la subsistance des pauvres, trouva les moyens de procurer des ressources aux ha— bitants de la ville, et s'opposa à l'établissement d'une taxe, à laquelle le comte Gaison voulait assujettirle peuple. Eu50C,Euphrone assembla clans sa ville épiscopale un concile qui est appelé le second de Tours, et dans lequel on tit vingt-sept canons de discipline. Ce prélat jouit de la plus haute considération auprès des rois Clotaire t" et Charibot. On rapporte qu'étant en route pour aller à la cour du dernier, il revint sur ses pas en disant que son voyage serait inutile, parce que le roi était mort : ce qui se trouva vrai. Il fut également estimé de Sigebcrt , roi d'Austrasie. Ce fut lui que ce prince choisit pour faire la translation de la vraie croix dans le monastère de Sainte - Radegonde à Poitiers. Ce saint évoque mourut le \ août 573, et eut pour successeur suint Grégoire, son parent, qui est regardé comme le père de l'histoire de France. — Il ne faut pas le confondre avec saint Euphrone , évoque d'Autun, qui eut beaucoup de part à la lettre adressée à Thalasse d'Angers, contenant divers règlements sur les fêtes et le service divin, sur les ecclési stiques bigames, etc., et souscrivit au concile qui fut assemblé à Arles, en 476 , à l'occasion du prêtre Lucide. Ou ignore en quelle année il mourut. On sait seulement qu'une sainteté éminente, une prudence consommée et un savoir profond le firent généralement respecter.

EUSÈBE saint), grec de naissance, succéda au pape saiot Marcel le 20 mai 310 ; il sut maintenir la pieuse rigueur de la pénitence canonique, surtout par rapport a ceux

qui étaient tombés pendant la persécution. Son zèle I ni attira plusieurs ennemis, entre autres Héraclius, homme turbulent, qui lui suscita toutes sortes de contradictions, dont Eusèbe triompha par sa patience. Ce saint pape fut exilé en Sicile par le tyran Maxence, et mourut le 20 septembre do l'année de son élévation au pontificat.

EUSÈBE (Pahphilb), évoque de Césarée en Palestine, naquit vers la fin de l'empire de Gallien. On ne sait lien de sa famille; on ignore même le lieu de sa naissance. Il s'unit de la plus étroite amitié avec Pamphile, prêtre de Césarée. Son ami ayant été martyrisé en 309 , il prit son nom pour éterniser sa mémoire dans son cœur. Eusèbe s'est adonné de bonne heure aux lettres sacrées et profanes. On disait de lui « qu'il savait « tout ce qui avait été écrit avant lui. » 11 établit une école à Césarée , qui fut une pépinière de savants. Son mérite le fit élever sur «le siège de cette ville en 313. L'arianisine infestait alors l'Eglise et l'empire. Eusèbe fut une des colonnes .secrètes de cette hérésie. Au concile de Nicée, en 325, il avait été placé à la droite de Constantin. Il y anathématisa les erreurs d'Arius, et proposa une formule de foi orthodoxe ; mais il eut quelque peine à souscrire au mot consubstantiel que les Pères ajoutèrent à sa formule. Il assista en 331 avec les évoques ariens au concile d'Aniioche, où saint Eusèbe fut déposé. Les ariens le firent nommer à ce siège; mais il refusa , soit parce qu'il condamnait ces sortes de changements, soit qu'il voulût augmenter son crédit par cette preuve de désintéressement, ce qui dans un évèque courtisan n'est point sans vraisemblance: Quatre ans après il condamna saint Athanase , de concert avec les évoques des conciles de Césarée et de Tyr. Le saint évoque refusa de se trouver dans ces assemblées, parce qu'il détestait lesartilices d'Eusèbe et qu'il redoutait son crédit. Les prélats assemblés à Jérusalem pour la dédicace de l'église du Saint-Sépulcre, le députèrent à l'empereur Constantin , pour défendre le jugement inique qu'ils avaient rendu contre l'illustre défenseur de la divinité de Jésus-Christ. Cet évèque courtisan surprit la religion du prince , et abusa de sa confiance. Il noircit les innocents et blanchit les coupables. Il obtint le rappel de l'hérésiarque Arius et l'exil d'Athanase. Il connut le faible de Constantin , et fit qucl-

3uefois , de ce fondateur du christianisme ans l'empire, le persécuteur des vrais chrétiens. 11 prononça le panégyrique de ce prince, à l'occasion de la réjouissance qu'il fit faire au commencement de la 30e année de son empire, qui fut la dernière de sa vie. On croit qu'il survécut peu à ce prince; il mourut vers 338. Eusèbe laissa beaucoup d'ouvrages dignes de p isser à la postérité, qui en a une partie. Les principaux sont : V Histoire ecclésiastique, en 10 livres, depuis l'avéncment du Messie jusqu'à la défaite de Licir.ius. C'est le plus considérable de tous ses écrits; il lui a mérité le titre de Père de l'histoire ecclésiastique. U peut tenir lieu des historiens ori-

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ginaux des trois premiers siècles. Elle a été traduite et continu :''c jusqu'à la mort du grand Théodose , par Rulin d'Aquilée. Eusèbe rejette les nà rations fabuleuses avec plus de soin que n'ont fait saint Epiphane et d'autres anciens. Son style , sans agréments et sans beauté , est plutôt celui d'un compilateur que d'un historien. 11 avait plus de finesse dans le caractère que dans l'esprit. Ce qu'on ne peut lui pardonner; c'est le coupable silence qu'il garde sur l'arianisme dans son Histoire : nouvelle preuve contre ceux qui forcent le sens de ses mauvaises expressions, pour faire un homme orthodoxe d'un intrigant, reconnu par toute l'antiquité pour arien d'esprit et de faction. De toutes les éditions de l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe , la plus correcte est celle de Henri de Valois, dans la Collection des Historiens ecclésiastiques grecs, 3 vol. in-fol., à Paris, en 1669, puis en 1677, avec une version en latin qui a mérité l'estime du public savant, ensuite augmentée et revue à Cambridge , en 1720 , 3 vol. in-fol. Le président Cousin en adonné une excellente traduction en français, 4 vol. in-i°, ou 5 tomes en 6 vol. in-12. La Vie de Constantin, en h livres. C'est un panégyrique sous le titre d'histoire-. Eli.1 forme la 2e partie du tome Ier de l'Histoire de l'Eglise , de Cousin, in-12, qui manque quelquefois; et quand elle y est, il y a 6 vol. Une Chronique, qui renfermait les événements depuis le commencement du monde jusqu'à la 20e année du règne de Constantin. La traduction qu'en lit saint Jérôme, nous a fait perdre une partie de l'original, d'autant plus précieux, qu'Eusèbe entassait dons tous ses ouvrages les passages des auteurs les plus anciens. Joseph Scaliger a prétendu nous donner toute la Chronique d'Eusèbe , dont il avait ramassé les fragments épars dans différents écrivains. On trouve en effet que son édition , imprimée à Amsterdam , chez Janson , in-fol., 1058 , est presque toute conforme à la traduction de saint Jérôme. Cette édition a perdu beaucoup de sa valeur par la découverte que l'on a faite récemment d'une traduction complète, en arménien, de la Chronique d'Eusèbe, dont on a donné deux éditions : la première sous ce titre : Eusebii Pamphili chonicorum canonum libri duo, Milan , 1818 , grand in-i° ; production importante qui a devancé celle du texte arménien; la deuxième, intitulée : Eusebii Pamphili , Cœsariensis rpiscopi , chronicon bipartitum, etc., Venise, 1818, 2 vol. grand in-V\ Les Livres de la Préparation et de la Démonstration évangélique : c'est le traité le plus savant que l'antiquité nous fournisse, pour démontrer la vérité de la religion chrétienne et la fausseté du paganisme. De 20 livres dont la Démonstration évangélique était composée, il ne nous en reste que 10. Le commencement et la fin du 1e' livre et du 10e manquent dans toutes les éditions ; mais Fabiïcius les publia en 1725 dans sa Bibliothèque des auteurs qui traitent de la religion. La meilleure édition de la Préparation et de la Démonstration est celle de Paris , 1628 , en

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2 vol. in-fol., avec une version nouvelle de 15 livres de la Préparation par le jésuite Vigier, et celle de Donat , jointe aux livres de la Démonstration. Commentaires sur les Psaumes et sur Isait , publiés par dom de Montfaucon, dans les deux premiers tomes de la collection des Pères grecs, Paris, 1706, in-fol. 11 n'y a, du Commentaire sur les psaumes, que ce que ce savant éditeur en a pu trouver dans les anciens manuscrits , c'est-à-dire ce qu'Eusèbe a fait sur les 119 premiers psaumes. On trouvera dans cet ouvrage des preuves de son arianisme. Le P. Montfaucon, contre la coutume des éditeurs presque tous enthousiastes de leur original , a employé plusieurs autorités pour prouver qu'il était arien , et ses autorités sont convaincantes. Des opuscules qui portent son nom, et que le P. Sirmond fit imprimer en latin, eu l'an 1643, Paris, in-8°. On peut voir les passages des anciens pour et contre Eusèbe, recueillis fort exactement par Valois , à la tête de l'édition de son Histoire ecclésiastique. On a aussi d'Eusèbe : Onomasticon urbium et locorum sacrœ Scripturœ , imprimé avec les notes de Boufrérius et de Leclerc, à Amsterdam, in-fol.

EUSÈBE, évêque de Béryte, puis de Nicomé lie, enfin de Constantinople , favorisa le parti d'Arius, dont il avait embrassé les erreurs. H les abjura au concile de Nicée; mais cette abjuration forcée ne l'empêcha pas de convoquer quelque temps a:>rès un concile en Bit'nynie , où Arius fut rétabli avec pompe. Les troubles qu'il excitait dans l'Eglise forcèrent Constantin à l'envoyer en exil. Il en fut rappelé , et peignit Arius auprès de l'empereur comme le plus orthodoxe des hommes , et Athanase comme le plus remuant. Il l'accusa d'avoir mis un tribut sur les Egyptiens , d'avoir favorisé la rébellion d'un certain Philumène; et pour accabler [dus sûrement le saint prélat, il assembla des conciles, le fit déposer, exiler, et fit recevoir Arius. Il se fit élire par force évêque de Constantinople, l'an 339 , après l'injuste déposition de Paul, dont il ambitionnait la place. Eusèbe de Césarée répandait sourdement l'arianisme ; Eusèbe de Nicomédie en tirait vanité. Il fut chef de parti , et voulut l'être. Ses sectateurs furent nommés euséhiens. Quelques mois avant sa mort , en 341 , il lit admettre dans un concile d'Antioche les impiétés ariennes comme des points de foi. Eusèbe de Césarée a voulu Je faire passer pour un saint : il loue jusqu'à ses défauts; mais ce sont les éloges d'un homme départi, qui veut canoniser son chef.

EUSÈBE-EM1SSENE, ainsi nommé, parce qu'il était d'Emèse, fut disciple d'Eusèbe de Césarée , et mourut vers 359. Il était natif d'Edesse en Mésopotamie. Saint Jérôme lui attribue plusieurs ouvrages contre les juifs, les gentils, les novatiens, et des homélies sut 1rs Evangiles; mais il ne nous en reste rien. On convient aujourd'hui que la plupart des homélies publiées sous son nom , ont été composées par des évèques gaulois dans les i. premiers temps de l'église gallicane. On eu

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attribue plusieurs à saint Patient, évèque de Lyon. Eusèbe était du parti d'Arius.

EUSÈBE (saint), évèque de Vercoil au iv" sièc'e, mérita ce siège par sa science , des mœurs douces et une pieté tendre. 11 signala son zèle pour la foi au concile de Milan en 355. 11 proposa d'abord de faire souscrire tous les évoques à celui de Nicée, avant que de traiter aucune affaire; mais l'empereur Constance se rendit maître de L'assemblée. Il fit souscrire la plupart des évoques à la condamnation d'Atnanase , par menaces ou par surprise. Ceux qui eurent la force de résister, furent bannis; Eusèbe fut de ce nombre. Après la mort de l'empereur, ce saint homme retourna à son église. Il parcourut la Grèce, l'illyrie , l'Italie ; et partout il op-

Îiosa une digue aux ravages de l'arianisme. I finit saintement ses jours en 373. Saint Ambroise (ou l'auteur d'un sermon qui lui est attribué) dit (pie c'est le premier qui, en Occident , joignit la vie monastique à la vie cléricale, renforçant ainsi les vertus sacerdotales par le mépris des possessions terres'tes : Primus in Occidentis partibus ineadem ecclesia eosdem monachos instiluit esse quos clericos , ut esset in ipsis viris et contemptus rerum et accaratio levitarum { Voy. Jonadab, Nokbekt saint). Jean-André Irici , docteur du collège ambrosien , fit imprimer à Milan en 1748 , en 2 vol. in-4°, le livre des Evangiles, écrit de la propre main d'Eusèbe, qu'on avait trouvé parmi les manuscrits de 1 église de Verceil. Il a enrichi cette édition d'une préface , de notes et d'une concordance avec les autres manuscrits des Evangiles et les versions des saints Pères. On trouve deux de ses lettres dans la bibliothèque des Pères. 11 avait traduit en latin le Commentaire sur les psaumes d'Eusèbe de Césarée ; mais cette traduction est perdue.

EUSÈBE (saint) , évoque de Samosate , illustre par sa foi et par son amour pour l'Eglise. Il fut d'abo:d lié avec les ariens. Le siège d'Antioche étant venu à vaquer , ils convnrent avec les orthodoxes de choisir Mélèce pour le remplir. Ils confièrent à Eusèbe le décret de cette élection ; mais saint Mélèce s'étant aussitôt déclaré pour la foi catholique , les ariens , appuyés par l'empereur Valons , résolurent de ie déposer. Eusèbe , averti de leur pernicieux dessein , se retira dans son diocèse avec l'acte qu'on lui avait confié. On fit courir après lui, et l'envoyé de l'empereur le menaça de lui faire couper la main droite , s'il né rendait l'acte d'élection ; mais Eusèbe présentant ses deux mains, dit avec fermeté : « qu'il se les lais- « serait couper, plutôt que de se dessaisir de « cet acte, à moins que ce ne fût en présence « de tous ceux qui le lui avaient mis en dé- « pôt. » Ce digne évoque souscrivit à la foi de Nicée dans le concile d'Antioche en 353 , et se trouva à Césarée en Cappadoce l'an 371, pour élire saint Basile , évoque de cette ville , à la prière de saint Grégoire de Nazianze le père. La fermeté avec laquelle il s'opposa aux ariens , lui attira une foule de traverses. Valens l'exila en 373. Durant cet

exil, il se déguisait en soldat pour aller con« soler les orthodoxes persécutés, fortifiant les faibles, et animant les forts. Après la mort de son persécuteur, Eusèbe se trouva au concile d'Antioche en 378 , et y parla en digne défenseur de la divinité de Jésus-Christ. Il parcourut ensuite diverses Eglises d'Orient. Ayant voulu mettre Maris en possession de l'évèché de Dolique en Syrie , une femme arienne lui jeta sur la tète une tuile qui le blessa à mort. Le digne prélat , avant d'expirer , fit promettre à ceux qui étaient présents , de ne point poursuivre cette femme en justice. On la poursuivit néanmoins ; mais les catholiques , pour remplir la dernière volonté du saint évèque, demandèrent et obtinrent sa grâce

EUSÈBE, avocat à Constantinople, s'éleva, n'étant que simple laïque , contre l'hérésie de Nestorius, et fit une protestation au nom des catholiques , en 429. Devenu évèque de Dorylée, il se signala avec le môme zèle contre les erreurs d'Eutychès. Cet hérétique était son ami ; il tAcha de le ramener par la douceur; mais le trouvant plus obstiné, il se rendit son accusateur dans un concile de Constantinople de l'an 4i8. Ces sectaires s'en vengèrent en le faisant déposer dans cette assemblée qui fut si bien nommée le brigandage a"Kphèse. Eusèbe se trouva encore au concile général de Chalcédoine en 451, où il poursuivit la condamnation de ce qui avait été fait à Ephèse; il y reçut une pleine justification , et mourut peu de temps après.

EUSÈBE de Strigonie, riche seigneur hongrois, qui, après avoir distribué ses biens aux pauvres , se retira dans les forêts. Plusieurs personnes s'étant jointes à lui, il fonda le monastère de Pisilie sous le titre de Saint- Paul, premier ermite, mais sous la règle des chanoines réguliers de Saint-Augustin. Les ermites de Saint-Paul , qui ont subsisté en Hongrie jusqu'au règne de Joseph II , lui devaient leur fondation. Eusèbe mourut dans le monastère de Pisilie le 20 janvier 1270. Sa piété et ses autres vertus lui ont acauis le titre de bienheureux.

EUSÈBE-DIDIER (le Père), récollet, s'était acquis vers le milieu du xviii' siècle , dans les provinces méridionales de la France la réputation d'un bon prédicateur. On ne connaît de lui que le Panégyrique de saint Agricol , citoyen , évoque et patron d'Avignon , avec des notes sur les actes et le culte de ce saint , Avignon , 1755.

EUSEBE, surnommé d'ANTiBEs, parce qu'il était évoque de cette ville, succéda vers l'an 542 à l'évêque Ethérius ou Euthérius, et chargea, en 5i9, un de ses diacres, nommé September, de le représenter au cinquième concile. d'Orléans. En 554, il assista au concile d'Arles, et prit part aux affaires et aux règlements dont s'occupa cette assemblée. II mourut l'an 572 au plus tard ; car en 573 on voit figurer au quatrième concile de Paris, un Optât, évèque d'Amibes, qu'il ne faut pas confondre avec saint Optât de Milève. Dom Mabillon attribue à Eusèbe d'An-

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tibes YHistoire de la translation des corps de saint Vincent, saint Oronce et saint Victor, martyrs de Girone en Espagne, laquelle translation se fit à Embrun, du temps de son premier évêque saint Marcellin.

EUSÉB1E (sainte), abbesse du monastère de Saint-Sauveur ou Saint-Cyr de Marseille, souffrit le martyre avec ses religieuses, du vinc au x' siècle, car l'époque où elle souffrit pour Jésus-Christ est incertaine. Les Sarrasins s'étant emparés de Marseille, sainte Eusébie et, à son exemple, les saintes filles qu'elle gouvernait, se coupèrent le nez dans l'espérance que celte mutilation sauverait leur virginité. En effet, ces barbares reculèrent à l'aspect de ces visages encore sanglants, et furieux, ils immolèrent Us courageuses vierges , au nombre de quarante. La mémoire de cette action héroïque est appuyée par un manuscrit qui se conservait dans les archives de l'abbaye, et chaque fois qu'une religieuse était admise à la vôture ou à la profession, celui qui faisait la cérémonie, lui rappelait l'exemple de l'abbesse Eusébie et de ses compagnes.

EUSTACHE (saint), martyr, qu'on croit avoir souffert la mort avec sa femme et ses enfants sous l'empire de Trajan. Les actes de son martyre, tels que nous îes avons, sont supposés ou considérablement altérés. Le P. Kircber a fait de vains efforts pour en établir l'authenticité; ce qui ne prouve rien du tout contre le culte qu'on lui rend. Voy. sainte Catherine, vierge d'Alexandrie; saint Roch, etc.

EUSTASE (saint), 2e abbé de Luxeuil, né vers 560 d'une famille noble de Bourgogne, se rangea l'un des premiers sous la discipline de saint Colomban, et fut mis à la tête de l'école de Luxeuil, qui devint bientôt la plus célèbre de l'Austrasie. Lorsque Thierry 11 punit de l'exil les généreuses représentations de saint Colomban, ce fut Eustase qui le remplaça comme abbé. Sa science et sa piété lui méritèrent l'estime et le respect des sdgneurs d3 l'Austrasie, et plus tard Clotaire II Je chargea d'aller presser Colomban de revenir diriger les monastères des Vosges; mais les instances d'Eustasene purent le déterminer à quitter sa solitude de Bobio. Eustase eut la joie d'arracher aux erreurs de l'arianisme, les Varasques qui habitaient cette partie de la Bourgogne, formant aujourd'hui lesarrondissementsde Pontarlier et de Baume-les-Dames, et il porta la parole de Dieu jusque dans la Bavière. En 62i, il fit condamner, au concile de Mâcon, Agreste, un de ses disciples, qui n'avait pas craint de répandre des bruits calomnieux sur l'orthodoxie de saint Colomban, et le Discours qu'il prononça à cette occasion a été conservé par Jonas, du. moins en partie. Saint Eustase mourut a Luxeuil en 625, le 29 mars, jour où sa mémoire est l'objet d'un culte particulier dans l'Eglise. Sa Vie, par Jonas, a été publiée par lesbollandistes au 29 mars, puis insérée par Mabillon dans le second tome des Acta sanctorum ordinis sancti Bcncdicti. Le jésuite Claude Perry, Baillet, Giry et

d'autres ont aussi écrit sa Vie, et l'on trouve une notice sur lui par dom Rivet, dans le tome III de l'Histoire littéraire de la France.

EUSTATHE ^aint;, né a Side en Pamphilie, d'abord évêque de Bérée, ensuite d'Antioche en 323, se distingua au concile de Nicée par son zèle et par son éloquence. Les ariens, excités par Eusèbe de Nicomédie, prélat intrigant et vindicatif, conspirèrent sa perte. On suborna une femme publique, qui soutint avec serment au saint homme qu'elle avait eu un enfant de lui. Sur cette fausse accusation, il fut déposé et exilé par Constance, et selon quelques-uns par Constantin. Il mourut dans son exil à Philippes en Macédoine, vers 337, et fut enterre à ïrajanopolis. Eustathe fut un des premiers qui combattirent l'arianisme; il le fit avec autant de clarté que de force. Les anciens vantent beaucoup ses ouvrages; nous ne les avons plus, et c'est une véritable perte, s'il est vrai que le style en'fût aussi pur, les pensées aussi nobles, les expressions aussi éléDantes que Sozomène le dit. On lui attribue un Traite' sur la Pythonissc, mis au jour en 1629, in-4°, par le savant Allatius, avec un autre Traité sur Vouvragc des six jours, ou Hcxameron, qu'il donne aussi à Euslathe. Ce dernier écrit, qu'on croit être d'un auteur plus récent, parut à Lyon en 1624, in-4°. On le retrouve dans la Bibliothèque des Pères.

EUSTATHE , évêque de Sebasle, joua un rôle singulier dans l'Eglise au iv° siècle. C'était un fourbe qui savait prendre toutes sortes de formes selon ses intérêts. Tantôt arien pur, tantôt semi-arien; orthodoxe un jour, le lendemain macédonien, il faisait toutes les professions de foi que les circonstances exigeaient. Au concile d'Ancyre, il condamne la doctrine d'Aétius son disciple, il est déposé au concile de Mélétine, se trouve avec les semi-ariens à Séleucie. Député par ceux-ci en Occident, l'an 365, il en imposa au pape Libère, qui l'admit à sa communion : il trompa de même les Pères du concile de Tyane , qui le rétablirent sur son siège ; mais il n'y fut pas plus tôt remonté, qu'il tâcha de communiquer avec les ariens, qui ne voulurent point le recevoir ; il finit par se rendre ave Eunomius, chef des ennemis de la divinité du Saint-Esprit, et mourut vers l'an 370. Quelques auteurs ont cru qu'il était cet Eustathe qui condamnait le mariage et la possession des biens temporels, et dont les erreurs furent proscrites au concile de Gangre ; mais Baronius et presque tous les critiques modernes sont d'un avis contraire, et croient, avec plus de vraisemblance, que cet hérésiarque était un moine d'Arménie.

EUSTATHE, évêque de Thessalonique dans le xne siècle, était un habile grammairien. Il laissa des Commentaires sur Homère et sur Denys le Géographe. Son travail sur le poète grec est fort étendu et très-estimable ; il a saisi la force et l'énergie de son original, et la fait sentir à ses lecteurs. Outre les

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nods. on Irouve dans s,,n ouvrage des distertations historiques el ph losophiques icril s arec beaucoup de sagacité. On lui attribue aussi, mais saps aucun rondement, !•' roman d'Ismène et Isménie, Paris, 1(518, in-H°. ir a.Iuit en français, Paris, l T ^ .' î , i; -8°, fig. Collet et en arail donné une en 1625, ln-8*. La meilleure édition des commentaire^ d'Eusta'he 9ur Homère esl celle de Ho.no, 15V2 à 1550, en grec, '« roi. in-fol. Colle de Proben, 1559 el 1560 , 8 vol. in-fol. , est moins estimé •• Il en fl paru à Florence [en 1730,3-2 el B5 3 vol. d'une nouvelle édition , avec les notes et les traductions, «l'Alex. Politi et d'Ant. Marie Salvîni, qui n'est pas achevée, A l'égard des commentaires sur Den s, ils ont été souvent réimprimés depuis 13V7, qu'ils furent publiés par Robert Etienne avec le seul texte.

EUST0CH1UM ou El STOCHIE 'sainte), de la famille des Scipion et des Emile, illustre par sa piété et par la connaissance des langues, fut disciple de saint Jérôme. Elle suivit son maître en Orient, et se renferma ensuite avec sainte Paule, sa mère, dans un monastère de Bethléem, dont elle fut supérieure. Elle savait l'hébreu, le grec, et employait la

fdus grande partie de son temps à méditer es saintes Ecritures. C'est pour elle que saint Jérôme lit son Traité de la Virginité; il lui dédia ses Commentaires sur Ezéchiel et Isaïe, et. plusieurs des Lettres de ce saint docteur lui sont adressées. Elle mourut en 419. Vainement les novateurs ont voulu se servir de son exemple pour mettre la Bible entre les mains de tout le monde et en faire la lecture habituelle des femmes et des idiots. « H est vrai, dit Fénelon, dans son excellent « discours sur la lecture de l'Ecriture sainte « en langue vulgaire, que les livres de l'E- « criture sont les mêmes; mais tout le reste « n'est plus au même état ; les hommes qui « portent le nom de chrétiens, n'ont plus la « même simplicité, la même docilité, la même « préparation d'esprit et de cœur. Il faut re- « garder la plupart de nos fidèles comme des « gens qui ne sont chrétiens que par leur » baptême, reçu dans leur enfance, sans con- « naissance ni engagement volontaire ; ils « n'osent en rétracter les promesses, de peur « que leur impiété ne leur attire l'horreur « du public. Ils sont même trop inappliqués « et trop indifférents sur la religion, pour « vouloir se donner la peine de la contredire. « Ils seraient néanmoins fort aises de trou- « ver sans peine, sous leur main, dans les «livres qu'on nomme divins, de quoi se- « couer le joug et flatter leurs passions ; h < peine peut-on regarder de tels hommes « comme des catéchumènes. Les catéchu- « mènes qui se préparaient autrefois aumar- « tyre en même temps qu'au baptême, étaient « infiniment supérieurs à ces chrétiens qui « n'en portent le nom que pour le profaner. « En notre temps chacun est son casuiste, « cliacun est son docteur, chacun décide, « chacun prend parti pour les novateurs « sous de beaux prétextes, contre l'autorité « de l'Eglise; on chicane sur les paroles.

« sans lesquelles les sens ne sont plus que « de vains fantômes : les critiques sont au « comble de la témérité; ils dessèchent le « roui/; ils élèvent les es trits au-dessus de « leur portée ; ils apprennent à mépriser la « piété simple et intérieure. Ils ne tendent « qu'à faire des philosophes sur le c'uistia- « nisme et non pas des chrétiens. Leur piété « est plutôl uneetud sèche. e| présomptueuse « qu an • vie de recueillement et d'humilité. « Je croirais que ces hommes renverseraient « bientôt l'Eglise, si les promesses ne me « rassuraient pas. Les voilà arrivés ces temps « où les hommes ne .pourront plus souffrir « la saine doctrine, et où ils auront une dé- « mangeaison d'oreilles, pour écouter les no- « valeurs. J'en conclus qu'il serait très-dan- « gereux dans de telles circonstances, de li- « vrèr le texte sacré indifféremment à la té- « méraire crit que de tous lespeuples.il faut « songer à rétablir l'autorité douce et pater- « nelle; il faut instruire les chré ions sur « l'Ecriture, avant que de la leur faire lire ; « il faut les y préparer peu à peu, en sorte « que quand ils la liront, ils soient déjà acte coutumes à l'entendre, et soient remplis « de son esprit avant que d'en voir la lettre ; « il ne faut en permettre la lecture qu'aux « âmes simples, dociles, humbles, qui y « chercheront non à disputer, non à décider ou « à critiquer, mais à senourrir en silence. En- « fin, il ne faut donner l'Ecriture qu'à ceux « qui ne la recevant que des mains del'E- « glise, ne veulent y chercherque les sens de «l'Eglise même.» Voy. Ai.gasie, Harney.

EUSTRATE, archevêque de Nieée au xue siècle, soutint avec force le sentiment des Grecs sur la procession du Saint-Esprit, dans un traité qui se trouve manuscrit dans plusieurs bibliothèques. Léon Allatius fait mention de cinq autres traites du même auteur; mais nous n'avons rien d'imprimé de lui, que quelques commentaires sur Àrislote, J# Anahjtica, grœce, Venise, 1534, in-fol. In Ethica, grœce, Venise, 1536, in-fol., et latine, Paris, 1543. in-fol.

EUTHYME (saint), archimandrite, dit le Grand, à cause de son éminente vertu, naquit à Mélitène dans la petite Arménie en 377, et fut d'abord directeur des monastères de sa ville natale. 11 devint abbé d'une multitude de solitaires en Palestine, et ne se borna pas aux exercices de la vie monastique : il prêcha avec succès l'Evangile aux Sarrasins, combattit les nestoriens et les eutychiens, fil abjurer leurs erreurs à beaucoup de manichéens, ramena l'impératrice Eudoxie à la loi orthodoxe, et devint l'oracle de l'église d'Orient. Il mourut le 20 janvier 473, dans sa 96e année. Son culte, d'abord établi dans la Palestine, passa dans les autres églises d'Orient.

EUTHYMIL;S ou EUTHYME, surnommé le Syncelle, patriarche de Constantinople, natif d Isaurie, fut mis l'an 906 à la place de Nicolas le Mystique, que l'empereur Léon VI avait chassé de son siège. Il avait été moine. Ses vertus et son mérite lui acquirent l'estime de ce prince, qui le choisit pour son

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confesseur ; mais Alexandre IL successeur de L^on, bannit Euthymius. et rétablit Nicolas. Il mourut en exil l'an 920.

EUTHYMIUS ZIGABENUS, moine basilien du XIIe siècle, composa, par ordre de l'empereur d'Orient, un traité contre toutes les hérésies. Cet ouvrage, intitulé Panoplie, est une exposition et une réfutation de toutes les erreurs, même de celles des mahométans. I] fut traduit en latin par un chanoine de Vérone en 1586, et depuis il a été inséré dans la grande Bibliothèque des Pères. On a encore de ce savant moine des Commentaires sur les Psaumes, sur les Cantiques, sur les Evangiles, littéraux, moraux et allégoriques; mais ses allégories sont moins déraisonnables que celles des commentât, de son temps. EUTICHE, Eutichius, de la ville de Fostat en Egypte, joignit aux études ecclésiastiques celle de la médecine, fut fait patriarche d'Alexandrie le 8 février 933, et mourut le 12 mai 940. Il a laissé des Annales en arabe, depuis le commencement du monde jusqu'en 940, peu exactes pour l'histoire de la chronologie, ainsi que la plupart des autres histoires arabes. Pocock les publia à Oxford en 1659, avec une version latine, en 2 vol.in-4", et des notes. Selden prétend prouver par ces Annales, que dans les premiers siècles de l'Eglise, il n'y avait point de différence véritable entre les prêlres et les évoques ; mais le savant Assérnani lui a démontré le contraire. On a encore en manuscrit de ce patriarche : Histoire des usurpations des Sarrasins en Sicile; Dispute entre les hétérodoxes et les catholiques contre les jacobites ; trois Discours sur le jeûne et la Paque, sur la fête des chrétiens, sur les patriarches, etc. ; quelques ouvrages de médecine.

EUTYGHÈS, hérésiarque, se retira dès sa première jeunesse dans un monastère près de Constantinople. Ses vertus et ses lumières charmèrent tous ses confrères, qui le choisirent d'une voix unanime pour leur abbé. Il passa toute sa vie dans les exercices de la pénitence la plus austère. Il ne sortit de sa solitude que pour aller combattre les erreurs deNestorius ; mais il tomba lui-même dans une hérésie contraire, et non moins funeste. Il soutenait que la divinité de Jésus- Christ et son humanité n'étaient qu'une nature, depuis l'incarnation ; q u'après l'union du Verbe avec l'humanité, il n'était resté en Jésus-Christ que sa nature divine, sous l'apparence du corps humain. Eusèbe, évêque de Dorylée, son ami et son admirateur, ayant tenté vainement de le ramener à la vérité, se rendit son accusateurauprès du concile de Constantinople, convoqué en 448 par Flavien, évêque de cette ville. L'hérésiarque ayant persisté dans ses sentiments, y fut condamné, déposé du sacerdoce et du gouvernement de son monastère, et excommunié. L'austérité de ses mœurs lui avait fait des partisans; l'eunuque Chrysaphius, favori de l'empereur Théodose le Jeune, était son ami. Il obtint de ce prince qu'on assemblerait un autre concile pour revoir les actes de celui de Constantinople, et que Dios-

core, évêque d'Alexandrie, autre partisan d'Eutychès, en aurait la présidence. C'est cette assena dée qu'on a nommée le brigandage d'Ephcse. Eutychès y fut absous sans autre explication qifune requête équivoque, dans laquelle il déclarait en général qu'il anat'iématisait toutes les hérésies. Flavien et Eusèbe Sl's adversaires furent non-seulement déposés, mais cruellement maltraités. Marcien, successeur de Théodose, fut plus favorable à la doctrine catholique. Il fit assembler en 451 le concile de Chalcédoine, le 4 e général. L'eutychianisme y fut proscrit, Dioscore déposé, et la paix rendue à l'Eglise. Mais la secte ne laissa pas de subsister et d'intriguer par différentes chicanes ; elle se divisa en différentes branches, dont une des principales était celle des acéphales, ainsi nommés, parce qu'ils étaient d'abord sans chef, également séparés de TEglise catholique, et de Pierre Mong, faux patriarche d'Alexandrie, le boute-feu de l'eutychianisme. Marcien, connaissant l'esprit querelleur et pointilleux des Grecs, fit plusieurs lois pour défendre de disputer publiquement sur la religion. Ses édits ne purent arrêter la fureur dogmatique des eutychiens. Il en fut de leurs erreurs comme de celles desnestoriens. Le mal se perpétua de génération en génération, et cette secte, connue aujourd'hui sous le nom de jacobites, domine encore en Ethiopie, et est répandue en Egypte et en Syrie. Les philosophes modernes, toujours lestes en raisonnements lorsqu'il s'agit de religion, ont prétendu que reutychianisnie n'était qu'une affaire de mots ; il est aisé de voir qu en niant deux natures en Jésus- Christ, cette secte anéantissait le mystère de l'Incarnation. « Tout ce m , stère, dit un théo- « logien, est fixé avec une précision si exacte, «■qu'on ne peut rien dire de plus ou de « moins, sans qu'on aperçoive l'écart ; ce « qu'on remarque surtout dans la doctrine « lumineuse que la théologie appelle corn- « munication d'idiomes. Si l'hérétique veut « se déguiser, s'il cherche à s'enveiopper, je « le poursuis dans tous ses faux-fuyants :je « le serre de près et je un quitte pas prise « qu'il ne se soit expliqué nettement pour ou « contre la vérité révélée. » Voy. Auius, Crellius,Nestorius, Socm (Léliè et Fauste).

EUTYCHIEN, pape et martyr, succéda à Félix, en janvier 275. 11 ordonna que l'on ensevelirait les corps des martyrs dans .des tuniques de pourpre. 11 fut martyrisé Je 8 décembre 283. — M. Migne a publié ce qui nous reste de saint Eutychien, ;;vec les écrits de plusieurs autres Pères, sous ce titre : Sixti papœ II, Dionysii papœ, Dionysii Alexandrini, S. Felicis, S. Eutychiani, Caii, Commodiani, Antonii, S. Victorini, Magnetis, Arnobii Afri, Opéra omnia, etc., avec trois Dissert, de Dodwell sur quelques lettres de saint Cyprien, 1844, 1 vol. in-4°. Les écrits de S. Eutycrien sont : 1° Exhortatio ad Presbyteros; 2° Epistolœ; 3° Décréta dubia

EUTYCMIUS. Voy. Eutychès.

EUTYQUE, Eutychius, patriarche de Constantinople, présida au concile écuménique

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