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di- cette ville en ;>.*)•*• il avait été d'abord moine d'Aroasée dans le l'ont; il fui élevé sur le siège de Constantinnple par Justinien ?» qui il avait plu. <iet empereur étant tombé dans l'erreur des incorru tibles (qui soutenaient que I»' cuips de Jésus-Christ n'avait été susceptible d'aucune altération, et n'avait jamais enduré la faim, la soif, ni aucun autre besoin naturel . consacra cette rêverie dans un «'(lit. Eutyque refusa de la signer, et l'ut disgracié et exilé l'an 565,nprès avoir été déposé dans un synode. A la mort de Justinien. il tut rétabli sur son siège. Ce fut alors qu'il composa un Traité de la Résurrection, dans lequel il soutenait que le corps des ressuscites serait si délié, qu'il ne pourrait plus être palpable. La fureur des Grecs dans cesiècleet dans les suivants fut de disputer sans relâche sur des questions que l'ignorance humaine no pouvait résoudre, et >ur lesquelles la Divinité n'a rien révélé. Saint Grégoire, député du pape Pelade II, détrompa Eutyque de son erreur. Ce patriarche mo rut peu de temps après en 582, à l'âge de 70 ans, après avoir fait sa profession de foi en présence de l'empereur, et dit en prenant sa peau avec sa main : Je confesse que nous ressusciterons tous avec cette même chair.
EUZOIUS, diacre d'Alexandrie, fut déposé en même temps qu'A ri us par saint Alexandre, évoque de cette ville, et condamné au concile de Nicée ; mais, avant présenté en 335 à l'empereur Constantin une confession de foi, orthodoxe en apparence, il fut nommé évoque d'Antioche, l'an 361 ; ce qui fut cause que les catholiques commencèrent à tenir leurs assemblées à part ; c'est lui qui baptisa l'empereur Constance. Il mourut en 376.
EVACUE (saint), patriarche de Constantinople, élu en 370 par les orthodoxes, après la mort de l'arien Eudoxe, fut chassé de son siège et exilé par l'empereur A'alens. Son élection fut l'origined'une persécution contre les catholiques. S. Grégoire de Nazianze l'a décrite éloquemment dans un de ses discours.
EVACUE, patriarche d'Antioche, fut mis à la place de Paulin, en 389. Flavien avait succédé dès 381 à Mélèce; de façon qu'Evagre ne fut reconnu évoque que par ceux qui étaient restés du parti de Paulin. Celle scission continua le schisme dans l'église d'Antioche. Le pape Sirice lit confirmer l'élection d'Evagre dans le concile de Capoue en 390. Ce patriarche mourut deux ans après. Saint Jérôme, son ami, assure que c'était un esprit vif. Il composa quelques ouvrages. On ne lui donna point de successeur, et ceux de son parti se réunirent, après quelques diflicultés, à ceux du parti de Flavien.
EVA GRE, du Pont, dans l'Asie Mineure, vivait vers la tin du ive siècle. On lui attribue le deuxième livre de la Vie des Pères, et plusieurs autres ouvrages infectés des erreurs d'Origène, qui furent trad. en latin par Rufin.
EVAGRE, né à Epiphanie en Syrie vers l'an 53G, fut appelé le Scolastiquc ; c'était le nom qu'on donnait alors aux avocats plaidants. Evagre exerça celte profession. Après avoir brillé quelque temps dans le barreau
d'Antioche, il fut fait questeur et garde des dépêches du préfet. L'Eglise lui doit une Histoire ecclésiastique en 16 livres, qui commence où Sociale et Théodoret (missent la leur, c'est-à-dire vers l'an 431 : Evagre a poussé la sienne jusqu'en 594. Elle est fort étendue, el appuyée ordinairement sur les actes originaux et les historiens du temps. Son style, un peu diffus, n'est pas pourtant désagréable : il a assez d'élégance et de politesse. Evagre parait plus versé dans l'histoire profane, que dans l'ecclésiastique. On croit s'apercevoir en lisant son histoire, qu'il donnait dans les erreurs d'Kutychès. Robert Etienne avait donné l'original grec de cet historien, sur un seul manuscrit de la bibliothèque du roi. Son édition a été éclipsée par celle du savant Henri Valois, qui avait eu sous les yeux deux manuscrits. Celle-ci est enrichie d'une nouvelle version et de savantes notes, Paris, 1673, in-fol. Elle a été réimprimée à Cambridge en 1720.
EVANS (John), littérateur, étudia à Oxford,, et mourut en 1832 à Bristol, où il se livrait aux travaux de l'enseignement. 11 a laissé plusieurs écrits, parmi lesquels nous citerons : Voyage (sous forme de lettres) dans le nord du pays de Galles en 1798, et à d'autres époques, 1800, in-8°; Lettres écrites durant un voyage dans le sud du pays de Galles, en l'année 1803 et en (Vautres temps, 1804, in-8° ; La guerre n'est pas en contradiction avec le christianisme, discours, 1804, in-8°; Considérations sur la doctrine de la nécessité philosophique, relativement à sa tendance, 1807, in-8°.
EVANS (G lillalme-David), savant juriste, magistrat à Manchester, mort en 1823, est auteur de diverses publications, entre autres des suivantes : Essai sur l'action qui peut s intenter pour prêt et livraison d'argent, sur les lois relatives aux assurances et sur celles qui régissent les lettres de change et billets, ibid., 1802, in-8°; Lettre à sir Samuel Romilly sur la révision des lois relatives à la banqueroute, ibid., 1810, in-8° ; Lettres sur les incapacités des catholiques et des autres non-conformistes, ibid., 1813, in-8°.
EVANSON (Edouard), théologien anglais, né à Warrington en 1731, obtint plusieurs bénéfices, entre autres la cure de Tewkesbury, qu'il fut obligé de résigner en 1778, pour avoir prêché un sermon en faveurd'une réforme à faire dans l'enseignement de l'église anglicane, et il ne s'agissait de rien moins que de changer la doctrine de la Trinité et de l'Incarnation. Il publia à ce sujet un ouvrage en 1772. On a encore de lui : une Lettre sur les prophéties du Nouveau Testament, 1777, m-S"; Arguments pour et contre l'observation sabbatique du dimanche par la cessation de tout travail, 1792, in-8°; Dissonance des quatre évangiles. Il exclut du canon de l'Ecriture les évangiles de saint Matthieu, saint Marc et saint Jean, et n'admet comme authentiqueque celui de saint Luc, du moins dans sa plus grande partie. Ce théologien était du nombre des enquirers, et secondait Priestley dans ses recherches èur ce que ces demi-incrédules appelaient les corruptions