EVE
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du christianisme. Evanson est mort à Colford,aucomtédeCilocester, le 25 sept. 1805. EVARISTE (saint ), pape et successeur de saint Glément, l'an 100 de Jésus-Christ, marcha sur le^ traces de son prédécesseur, et mourut saintement le 26 ou 27 octobre 109. Sous son pontificat, l'Eglise fut attaquée au dehors par la persécution de Trajan, et déchirée au dedans par divers hérétiques. La plupart des martyrologes lui donnent le titre de martyr. On lui attribue l'institution des cardinaux-prêtres, parce qu'il fut le premier qui divisa Rome en titres ou paroisses. Saint Alexandre lui succéda.
EVE, la première des femmes, fut ainsi nommée par Adam, son mari, le premier des hommes. Dieu la forma lui-même d'une des côtes d'Adam, et la plaça dans le jardin des délices, d'où elle fut chassée pour avoir désobéi à Dieu, qui avait mis sa fidélité et son obéissance à l'épreuve. 11 faut que l'histoire d'Eve, séduite par le démon revêtu de la figure du serpent, soit d'une connaissance et d'une croyance bien anc ennes parmi les nations païennes, puisque la fable d'Ophionée est indubitablement greffée sur cet événement et sur la chute des anges, qu'il suppose. Les rabbins ont conté mille fables sur la mère du genre humain; quelques commentateurs imbéciles ou fanatiques les ont répétées : elles ne méritent cpie le mépris. La manière dont la formation d'Eve est racontée dans l'Histoire sainte, a donné lieu à quelques railleries froides et à des imaginations bizarres qui ne valent pas la peine d'être réfutées ; mais c'est une grande leçon donnée au genre humain. Dieu a voulu par là faire connaître à la femme la supériorité de l'homme, de qui elle a été formée ; à l'homme, combien sa compagne doit lui être chère, puisqu'elle est une partie de sa propre substance ; et à tous les deux, qu'ils doivent conserver entre eux l'union la plus étroite, de laquelle dépend leur bonheur et celui de leurs enfants. « Toutes les épigram- « mes de nos beaux esprits sur la création « et sur l'état de nos premiers parents, dit « un vrai philosophe, sont un jeu bien pué- « ril. Deux créatures innocentes placées par « la main de Dieu sur un sol riant et de facile « culture : voilà l'homme dans son origine. « Dégénéré depuis, il a appelé les arts à son «secours; mais ces légers adoucissements « ne compensent pas les dons de la nature « et de la grâce, versés sur lui avec profu- « sion. Que ces hommes qui ne veulent pas « croire nos Ecritures, nous disent d'où « vient l'homme ici-bas. De quelque manière « qu'ils arrangent cette création, elle sera « toujours aussi étonnante que le récit tde « Moi se. »
EVKILLON (Jacques), savant et pieux chanoine et grand-vicaire d'Angers, sa patrie, sous quatre évèques différents, né en 1572, mourut en 1651, amèrement pleuré des pauvres dont il était le père. 11 légua sa bibliothèque aux jésuites de La Flèche : c'était toute sa richesse. Comme on lui reprochait un jour qu'il n'avait point de tapisse-
ries : « Quand, en hiver, j'entre dans ma « maison, répondit-il, les murs ne me disent « pas qu'ils ont froid ; mais les pauvres qui « se trouvent à ma porte, tout tremblants, « me disent qu'ils ont besoin de vêtements.» Malgré la multitude des affaires et une rigoureuse exactitude au chœur, il donnait beaucoup de moments à son cabinet. Les principaux fruits de ses travaux sont : De Processionibus ecclesiasticis, in-8°, Paris, 1645 : l'auteur remonte, dans ce savant traité, à l'origine des processions, et en examine ensuite le but, l'ordre et les cérémonies; De recta psallendi. ralione, in-4% La Flèche, 1646, qui devrait être le manuel des chanoines ; Traité des excommunications et des monitoires, in-4°, Angers, 1651, et réimprimé à Paris en 1672, dans le même format. Le docte écrivain y réfute l'opinion assez communément établie, que l'excommunication ne s'encourt qu'après la fulmination de l'aggrave. Son sujet y est traité à fond ; mais il a trop négligé ce qui regarde l'ancien droit et l'usage de l'Eglise des premiers siècles. 11 avait été, fort jeune, professeur de rhétorique à Nantes, curéà Soulerre pendant 13 ans, puis curé de Saint-Michel à Angers, chanoine en 1620.
ÉVENSSON ( David ) , savant théologien suédois, né l'an 1699, fut pasteur à Kiobin, dans la Westmanie, et chapelain du roi de Suède.. Il mourut en 1750, laissant plusieurs dissertations estimées par ceux de sa communion, entre autres : De portione pauperibus relinquenda ; De aquis supra cœlestibus; De prœdestinatione, etc.
ÉV1LMÉRODAC, roi de Babylone, succéda à son père Nabuchodonosor, vers l'an 562 avant Jésus-Christ. Ce jeune prince avait gouverné despotiquement le royaume pendant les sept années de la démence de son père. Nabuchodonosor étant remonté sur le trône, après avoir recouvré la raison, arrêta toutes les entreprises de son fils contre lui; il le tint enfermé. Celui-ci, dans sa prison, lia une étroite amitié avec Jéchonias, roi de Juda, que Nabuchodonosor tenait aussi dans les fers. Ce prince étant mort , Evdmérodac monta sur le trône, tira Jéchonias de prison et le combla de faveurs. On dit qu'il eut la cruauté de priver de la sépulture le corps de son père , et même qu'il le fit hacher en morceaux. 11 fut assassiné par son beaufrère Niriglissor, après un règne de deux ans. EVRARD, Everhardus, célèbre ermite du pays de Trêves, passa sa jeunesse à garder les troupeaux, et sanctifia cette paisible et innocente occupation par la prière et les vertus chrétiennes. Il se retira ensuite dans la solitude d'une montagne voisine, pour ne plus songer qu'à Dieu. Sa cellule est devenue l'origine d'une grande abbaye de chanoines réguliers de Saint-Augustin, fameuse par Je concours des pèlerins qui viennent y invoquer la sainte Vierge. « Le bon Everhar- « dus, dit un voyageur, paraîtra sans doute « n'avoir pas été bien philosophe. Cependant « l'image de la Vierge qu'il a placée en ce « lieu entrelient la piété et le précieux sen-
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« timent dfl l.i religion parmi des hommes « assemblés là où il n'y avait que des baies » h des bruyères. Il en esl résulté un mo- « Restère qui lait du bien à tous les envici ions, qui nourrit et loge les voyageurs; « où i\i>s Domines tyanl des mœurs, de la « probité, de le bienfaisance, chantent avec « édification les louanges de l'Eternel. Tous « les écr is des philosophes n'ont pas encore » produit tant de bien : il s'en fsul de beau- « coup. » ('.'est près de Bette abbaye, nommée Everhardui Clam* (Cellule d'Evrard), que les Français furent défaits par Beckendorff, général des impériaux, le 19 ooto-s
Pic 17,to.
KXlMl.No (don Antoim:!, savanl jésuite espagnol, né en 1732 à Balbastro, dans l'Ara* gon, fut chargé d'enseigner les mathématiques ci l'artillerie aux jeunes seigneurs élevés à l'école de Salamanque, puis à celle de Ségovie. Lors de l'ouverture des cours en 1762, il leur adressa un discours sur la nécessité d'étudier l'art de la guerre par principes. A l'époque de la suppression des jésuites, il passa en Italie et se fixa à Rome, où il continua de consacrer tous ses moments à l'étude des sciences. 11 est mort en 1798. Ses principaux ouvrages sont : Historia militât de Espana, Ségovie, 1769, in-V". C'est une histoire des grands capitaines espagnols; elle est aussi exacte que bien écrite. Manual del artillcro, 1772. iu-8u, estimé; Dell' origine et délie rcgole délia musica, colla storia (Ici suo progresso , decadenza c renovazione , Home, 177V, in-4u. Il établit, dans cet ouvrage, que le but de la musique étant de flatter l'oreille, on a cherché mal à propos le principe de cet art dans des combinaisons purement mathématiques; et il relève à cet égard, avec autant de force que de goût, les erreurs dans lesquelles sont tombés Éuler , Rameau et d'Alembert. Son système, fondé sur la prosodie, et applicable aux différentes langues parlées de l'Europe, a trouvé partout de nombreux partisans. Vubbio di D. Antonio Eximeno sopra il Saggio fondamentale prattico di contrappunto , del R. padre maestro Giamb. Martini, Home, 1775, in-i°; Lettcra sopra l'opinione del signor Andrcs inlorno la letteratura ecclcsiastica de sccoli barbari , Mantoue, 1783. C'est une apologie de l'ouvrage d'Andrès, son ami, en réponse aux critiques qui en avaient été faites.
EXP1LLY (Louis-Alexandre), né à Brest, étudia la théologie a Paris, et devint curé de Saint-Martin de Morlaix, dans le département du Finistère (Bretagne). Député en 1789 aux états généraux, il s'y rangea parmi les novateurs, et fut élu évêque constitutionnel du Finistère le 31 octobre 1790, après avoir prêté serment à la constitution civile du clergé, à la rédaction de laquelle il a, dit-on, contribué. 11 écrivit au pape pour obtenir son agrément, et se fit sacrer, sans l'avoir reçu, dans l'église de l'Oratoire, à Paris, le 2V lévrier 1791. Le pape, dans son bref du 13 avril suivant, cassa son élection et déclana sa consécration illégitime et sacrilège; néanmoins jl alla prendre possession de son évêché,
mais il y éprouva bien des désagréments : les personnes religieuses ne voulurent pas le reconnaître, et il n'eut pour lui que les révolutionnaires. L'exercice du culte ayant été supprimé, il devint président du directoire du département ; mais, ayant pris parti dans ■ C6 qu'on appelait le fédéralisme, Expilly fut
exécuté à Brest avec les nut*es membres du département, le 21 juin 1794. On ne connaît de lui ipie quelques Lettres pastorales et un Rapport qui! tit à l'assemblée en 1790, au nom du comité ecclésiastique, dont il était membre, et où il présentait l'envahissement des biens ecclésiastiques comme un moyeu sûr de remédier ii tous les maux de l'Fgiisc.
EXUPÈRE (saint), évèquc de Toulouse, illustre par sa charité durant une grande famine. Après avoir distribué tous ses biens, il vendit encore les vases sacrés d'or et d'argent, pour assister les pauvres. Il fut réduit à porter le corps de Jésus-Christ dans un panier d'osier, et son sang dans un calice de verre. Saint Jérôme le compare à la veuve de Sarepta, et lui a dédié son Commentaire sur Je prophète Zacharie. Le pape Innocent lui a adressé une décrétale , célèbre dans l'histoire ecclésiastique. Saint Exupère mourut vers 417, plein de jours et de vertus. (Voy. saint Acace.) — Il ne faut pas le confondre avec saint Exupère, évoque de Bayeux au ive siècle. Celui-ci, honoré encore sous lo nom de saint Spire, est un des premiers évoques qui apportèrent le flambeau de l'Evangile en Neustrie (aujourd'hui Normandie).
EYBEL (Joseph-V'alentin), professeur de droit canon à Vienne , mort en 1805. Ses principaux ouvrages sont : Ordre des principes de la jurisprudence ecclésiastique, 1775. Corps de droit pastoral moderne, introduction au droit ecclésiastique des catfioliques, 1777, 3 vol., mis à l'index par décret du 6 décembre 178V. Qu'est-ce que le pape? pamphlet destiné à all'aiblir le respect et l'attachement des peuples pour le chef de l'Eglise. Le cardinal (ierdil réfuta cet écrit, qui fut condamné par un bref du 28 novembre 1786. Que contiennent les monuments de l'antiquité chrétienne sur la confession auriculaire? autre pamphlet qui fut proscrit le 11 nov. 1784.
EYMAB (Etienne), prêtre de l'Oratoire, ne" vers 1697, et mort à Forcalquier le 26 janvier 1767, est connu par les ouvrages suivants : Lettre à lévêque de Poitiers sur la théologie de ce diocèse ; Lettres à l' évêque d'Angers sur les Conférences de ce nom; Lettres à M. Lafîtau (évoque de Sisteron) sur ses Entretiens d'Anselme et d'Isidore; Lettre d'un Bordelais sur la Vie de la sainte Vierge, par ce prélat, avec l'abbé Barthélemi de Laporle (Voy. Lapurte); Réplique au mandement du même évêque, du 8 septembre 1760 (Voy. Lafîtau (Pierre-François).
EYMERICK (Nicolas), dominicain, né à Girone en Catalogne, en 1320, mort dans cette ville le k janvier 1399, fut inquisiteur général sous les papes Innocent VI et Grégoire XI; il fut aussi chapelain de ce dernier. Son principal ouvrage est intitulé : le Directoire des inquisiteurs, corrigé et commenté par