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Ponna, imprimé à Rome, 1587, in-fol., et à Venise, 1607. L'auteur établit le pouvoir de l'inquisition sur les hérétiques et les fauteurs d'hérésie, et explique la forme de procéder contre eux. L'abbé Morellet en a donné en 1762, in-12, un abrégé, avec des réflexions que Nicolas Eymerick n'eût certainement point regardées comme bien assorties à son ouvrage. Si le dominicain parle avec trop d'emphase des droits et des fruits de l'inquisition, l'abbé parle de ce tribunal avec trop de préven ion et d'injustice; s'il avait comparé les rigueurs exercées contre les sectaires en Espagne, avec les fleuves de sang que l'hérésie a fait couler en France, il n'aurait point perdu son temps à rédiger une satire inutile et qui tombe à faux. Ce n'est pas d'après une imagination exaltée par des récits exagérés et passionnés, mais d'après des faits avérés, d'après la lumière paisible de l'histoire, qu'il faut parler <!e l'inquisition, comme de tout autre objet qu'on veut apprécier avec justesse. « C'est à l'inquisition , « disait le judicieux et bienfaisant Stanislas, « roi de Pologne, que l'Espagne est redeva- « ble de la tranquillité dont elle a constam- « ment joui, tandis que les nouvelles sectes « sapaient la religion et le gouvernement « dans le reste de l'Europe. » Voy. Limborch,