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muni on fréquente, Lyon, in-12; le môme, abrégé par l'auteur, Lyon, in-18; Manuel du pénitent, qui contient trois partes : méthode abrégée pour se convertir, méthode abrégée pour se réconcilier avec Dieu, méthode abrégée pour persévérer ; Théorie et pratique de la communion fréquente et quotidienne, à Vusage des prêtres qui exercent le saint ministère, Lyon, 1840, 2 vol. in-8°, précédé de l'éloge historique de l'auteur.
FAY (Jean-Gaspard du). Voy. Dufay.
FAYDIÏ (Pieuke-Valentin), né à Riom en Auvergne, d'abord prêtre de l'Oratoire, sortit de cette congrégation en 1611, pour avoir publié un ouvrage cartésien, contre la défense de ses supérieurs. Le cartésianisme a été presque une hérésie dans bien des corps pendant longtemps. Faydit, né avec un esprit singulier et ardent, se fit bientôt connaître dans le monde. Dans le temps que les différends du pape Innocent XI avec la France étaient dans la plus grande chaleur, il prêcha, à Saint-Jean-en-Grève de Paris, un sermon contre ce pontife. 11 se réfuta lui-même dans un autre sermon publié à Liège, auquel il ne manqua pas de répliquer en faisant imprimer l'extrait de son premier sermon , avec les preuves bonnes ou mauvaises des faits qui y sont avancés. Un Traité sur la Trinité, où il établissait le trithéisme, prétendant que la doctrine de ce mystère avait été « altérée par la théologie scolastique ; » cet ouvrage impie a pour titre : Altération du dogme théologique par la philosophie d'Aristôle, 1696, in-12. Un théologien connu en parle en ces termes : « Un écrivain asservi à la « faction des Arnauld et des Quesnel, prétend « que la scolastique a altéré ledogmedela.Tii- « nité qui, selon lui, consistait anciennement « à professer trois natures en Dieu. Raison- « ner de la sorte, c'est afficher l'ignorance la a plus grossière, parce qu'il est connu que les « théologiens ont constamment défendu, con- « tre les ariens et les sophistes, la foi de Ni- « cée, et la consubstantialité des personnes '.< divines. C'est afficher l'hérésie , d'abord « celle des trithéistes, et de plus celle des « erreurs modernes, qui affirment que la vraie « foi a péri contre la promesse de Jésus- « Christ, et qu'elle ne s'e-t retrouvée que « dans quelques têtes privilégiées des der- « niers siècles. C'est afficher l'athéisme, puis- « qu'en détruisant l'unité de Dieu, on en dé- « truit l'essence. » L'erreur de Faydit a été renouvelée depuis par le docteur Oehmbs. Voy. Jean Philoponos, et le Journal hist. et litt., 1" février 1791, page 167. Cet ouvrage extravagant et impie mérita à Faydit, en 1696, un appartement à Saint-Lazare à Paris, châtiment qui ne changea ni son esprit ni son caractère; il eut ordre du roi do se retirer dans sa patrie, où il mourut en 1709. Outre les ouvrages déjà cités, on a de lui : des Remarques sur Virgile, sur II o mère et sur le style poétique de l'Écriture sainte, en 2 vol. in-12 : mélange bizarre de pensées différentes sur des sujets sacrés et profanes, dans lequel l'auteur se donne trop de liberté à son ordinaire; la Télémacomanie , in-12,
critique méprisable du chef-d'œuvre de Fénelon, pleine de notes singulières, aussi contraires à la vérité qu'au bon goût. Il faut en excepter ses réflexions contre les romans; encore tombent-elles à faux, vu la nature do celui-ci. Faydit avait attaqué Rossuet, avant de censurer Fénelon. Il avait fait cette épigramme contre Je discours de l'évêque de Meaux à l'assemblée du clergé de 1682 (il faut savoir que Rossuet avait cité Ralaam dans ce discours):
Un auditeur un peu cynique Dit tout haut en baillant d'ennui :
Le prophète Balaam est obscur aujourd'hui ; Qu'il fasse parler sa bourrique,
Elle s'expliquera plus clairement que lui.
Il fallait que la démangeaison de médire en vers et en prose fût bien forte dans l'abbé Faydit, pour attaquer aussi indécemment deux prélats illustres, l'éternel honneur du clergé de France. Des Mémoires contre ceux de Tillemont, brochure in-4°, plus comique que sérieuse, supprimée dans sa naissance, et qui n'eut point de suite. On y voit Faydit tel qu'il était : un fou qui a quelque esprit et du savoir, et qui prend la plume dans les accès de sa folie. Le Tombeau de Santeuil, in-12, en vers latins d'un caractère assez singulier et en prose française. La prose est une traduction libre des pièces latines. On a attribué mal à propos les Moines empruntés, 2 vol. in-12, à cet auteur. Ils ne sont pas de lui, mais de Haitze, gentilhomme provençal.
FAYE (Jacques de la), en latin Fayus, savant théologien du xvni° siècle, était prédicateur de l'église anglaise d'Ulrccht, lorsqu'il lit paraître un livre intitulé : Dcfensio rcligionis neenon Mosis et gentis judaicœ contra duas dissertationes Joh. Tolandi, etc.,Utrecht, in-8° de 250 p., 1709. L'auteur y mont e que Toland qui, dans son Adcisidœmon et ses Origines judaicœ, semble ne vouloir combattre que la superstition, sape réellem nt les bases du christianisme; mais, selon les rédacteurs des Acta eruditorum, lorsqu'il veut réfuter par des arguments en forme le spinosisme de Toland, il n'y réussit pas aussi Lien.
FAYET (Jean-Jacques), évoque d'Orléans, né le £6 juillet 1787 à Mende, était fils du juge de paix de cette ville. Ayant perdu sa mère qui mourut de frayeur à la suite du pillage de sa maison par les Marseillais de 1793, il fut élevé chez une tanle pieuse, avec sa sœur Jeanne-Jacquette, pei sonne extrêmement distinguée, qui se fit plus tard religieuse de VÙnion chrétienne, sous le nom de sœur Séraphine. A dix ans, il fut placé chez un instituteur de Lyon, dans la même maison où notre grand poète Lamartine fit aussi ses études élémentaires. Le jeune Fayet suivait ensuite les cours de droit à Paris, lorsque sa vocation le porta irrésistiblement à entrer au séminaire, où il s'assit sur les bancs de théologie, à côté de Tharin, de A lire, de Maréchal, qui mourut archevêque de Baltimore, de Menjaud, etc. Au mois de juillet 1811, son évêque, M. de Mons, le rappela à Mende, et lui conféra le sacerdoce, en le