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yeux, pour un bel esprit chimérique et pour par le puolic malin ; plusieurs de ces noies
un sujet ingrat. Son Télémaque acheva de le ont de plus un ton d'irréligion et de fanalis-
perdre à la cour de France; mais ce livre me de secte. Cependant n voit 'mettre in-
n:en fut que plus répandu dans l'Europe, différemment ces éditions entre les mains
Les malins cherchèrent des allusions, et des jeunes gens. Il convient de leur donner
tirent des applications. Ils crurent voir Mme des éditions sans notes. Les Aventures de Té-
de Montespan dans Calypso, Mlle de Fon- lémaque ont été traduites en prose dans toutes
tanges dans Eucharis, la duchesse de Bour- les langues de l'Europe, et même en grec et
gogne dans Antiope, Louvois dans Protésilas, en latin. Elles ont été mises en vers français,
le roi Jacques dans Idoménée, Louis XIV dans mais sans succès, Paris, Didot, 1792, 6 vol.
Sésostris. Les gens de goût, sans s'arrêter à ces in-12, et traduites envers allemands, envers
allusions, admirèrent dans ce roman moral hollandais, en vers italiens et envers latins;
toute la pompe d'Homère, jointe à l'élégance Dialogues des Morts, en 2 vol. in-12, réimpr.
de Virgile, tous les agréments de la fable plusieurs fois en î vol in-12. Le Télémaque,
réunis à toute la force de la vérité. Ils pen- ou, pour mieux dire, les principales réflexions
sèrent que les princes qui les méditeraient du Télémaque avaient été données pour thè-
apprendraient à être hommes, à faire des mes au duc de Bourgogne; ces Dialogues
heureux et à l'être. « C'est la sagesse elle- lui furent donnés pour lui inspirer quelque
« même, dit un philosophe moderne, qui y vertu, ou pour le corriger de quelque défaut.
« donne des leçons aux rois et aux peuplée, Fénelon les écrivait tout de suite, sans pré-
« non avec cette morgue, cet apprêt ridicule, paration, a mesure qu'il les croyait néces-
« ce verbe suffisant et o gueilleux, si fort en saires au prince; ainsi on ne doit pas être
« usage aujourd'hui, mais avec un ton simple surpris s'ils sont quelquefois vides de pen-
« et modeste, accompagné du charme delà vé- sées, si on y trouve des assertions peu ré-
« rite : elle enseigne aux rois les moyens de fléchies, des imputations mal fondées et
«faire fleurir leurs empires, de soutenir l'éclat pleines de préjugés nationaux ; Dialogues sur
« du trône, d'augmenter leur gloire, sans les l'éloquence en général et sur celle de la chaire
« tromper ni les éblouir par des projets chi- en particulier, avec une Lettre sur la rhéto-
« mériques, par des systèmesdestructours, par rique et la poésie, 1718, in-12, plusieurs édi-
« des économiesimaginaires:elleleurmontre tions. Cette lettre, adressée à l'académie
«la sourcede l'abondance et du bonheur pu- française, est un excellent morceau qui ne
« blic, dans l'encouragement de l'agriculture, déparc point les Dialogues. L'auteur du Té~
« dans la protection active et vigilante du lémaque avait été reçu dans cette compagnie
« commerce , dans l'abolition du luxe, en en 1093, à ia place "de Pellisson. Il lui fut
« renfermant chaque individu dans son état utile plus d'une fois, par son goût pour les
« par de sages lois. Loin de faire retentir belles-lettres, et par sa grande connaissance
« sans cesse aux oreilles des peuples ce cri de la langue; Direction pour la conscience
« turbulent et inquiet d'égalité, de liberté, d'un roi, composée pour le duc de Bourgo-
« elle leur dit : Vous êtes nés sous l'empire giie, brochure in-12, estimée. On l'a publiée
« des lois, vous avez des maîtres, la patrie en 1734, et elle a été reimprimée à Paris en
« vous porte dans son sein; soyez soumis 1774, in-8°. Abrégé' des Vies des anciens phi-
■<< aux lois; obéissez à vos maîtres ; soyez su- losophes, autre fruit de l'éducation du duc de
« jets tideles, aimez votre patrie, et sorgez Bourgogne , in-12. Cet ouvrage n'est pas
« que la religion, l'honneur, votre intérêt achevé. Un excellent Traité de l'éducation
«personnel, sont des chaînes sacrées qui vous des filles, 1G37, in-12; OEuvres philosophi-
« lient à l'Etat, et que les rompre est un cri- ques, ou Démonstration de l'existence de Dieu
« me, » Quelques gens de lettres, tels que par les preuves de la nature, dont la meilleure
Faydit et Gueudeville, reprochèrent à l'au- édition est de 1726, à Paris, in-12. Le duc
teur des anachionismes, des phrases négli- d'Orléans, depuis régent du royaume, avait
gées, des répétitions fréquentes, des Ion- consulté, dit l'auteur du Siècle de Louis XIV,
gueurs, des détails minulieux, des aventures l'archevêque de Cambrai sur des points qui
peu liées, des descriptions trop uniformes de intéressent tous les hommes. 11 demandait
la vie champêtre; mais leurs critiques, tom- si on peut démontrer l'existence de Dieu ; si
bées dans l'oubli, n'ôtèrent rien de son mé- ce Dieu veut un culte? Il faisait beaucoup
rite à l'ouvrage critiqué. Elles n'empêchèrent de questions de celte-nature, en philosophe ,
point qu'on n'en fit, et qu'on n'eu ait fait et l'archevêque répondait en philosophe et
depuis un très-grand nombre d'éditions. Les en théologien. Le P. Tournemine y a fait
medleures sont celles qui ont paru depuis des additions. Des OEuvres spirituelles, Am-
1717, année !ans laquelle la famille de l'ar- sterdam, 1731, 5 vol. in-12, réimprimées
chevêque de Cambrai publia cette production, plusieurs fois en 4 vol. in-12. On y voit un
sur le manuscrit de l'auteur, en 2 vol. in-12, homme consommé dans les voies intérieu-
eHa plus belle est celle d'Amsterdam en res, dans la connaissance du cœur et de l'es-
1734, in.-fol., avec des figures magnifiques. Il prit humain; plus on a réfléchi en chrétien,
y en a aussi de très-belles é litions, réimpri- plus on prend plaisir à les lire, plus onen sent
mées récemment, en 2 vol. in-4°, 2 vol. in-18, la vérité et la profondeur. Des Sermons, 1744,
par Didot aine, Didot jeune et Crapelet. On in-12, faits dans la jeunesse de l'auteur, et
a fait des éditions à lloterdam, à Liège et qui sont au rang des productions médiocres
ailleurs, où l'on explique, dans des notes, en ce genre; pli, sieurs Ouvrages en faveur
toutes les allusions qui furent laites d'abord de la constitution Vnigenitus et du Forum-
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laire. Les ennemis de l'arcnevôque de Cambrai ont prétendu qu'il n'avait pris parti contre le jansénisme, que parce que le cardinal deNoailles s'était déclaré contre lequiétisme; imagination aussi frivole que calomnieuse, directement opposée avec la vie et le caractère de Cet homme Célèbre, incapable de son naturel et par le genre do sa philosophie, et plus encore par sa religion, d'une si lâche et si odieuse hypocrisie. Pour se convaincre de la sincérité et de l'immutabilité de ses .sentiments, touchant cette secte, il n'y a qu'a lire la lettre qu'il écrivit la veille de sa mort, et qui se trouve dans ses OEuvres spirit., tom. IV, p. 358. « Je viens de recevoir l'cxtrême-onc- « tion. C'est dans cet état, où je me prépare à « aller paraître devant Dieu, que je vous prie « instamment de représenter au roi mes vé- « ri tables sentiments. Je n'ai jamais eu que « docilité pour l'Eglise, et qu'horreur des « nouveautés qu'on m'a imputées. J'ai reçu « la condamnation de mon livre avec la sim- « plicité la plus absolue... Je prends la liberté « de demander à Sa Majesté deux grâces, qui « ne regardent ni ma personne ni aucun des « miens. La première est qu'elle ait la bonté « de me donner un successeur pieux, ré- « gulier, bon, et ferme contre le jansénisme, « lequel est prodigieusement accrédité sur cette « frontière, etc. L'autre grAce est qu'il ait la « bonté d'achever avec mon successeur ce « qui n'a pu être avec moi pour MM. de Saint- « Sulpice, etc. » Quelques autres écrits, et un grand nombre de Lettres qu'on a promi ses au public. Fénclon avait fait, pour les princes ses élèves, une excellente Traduction de VEnéide de Virgile : mais on ne sait ce qu'est devenu le manuscrit. Quelle perte, si cette version était dans le style du Télémaque ! Ramsay, disciple de l'archevêque de Cambrai, a publié la Vie de son illustre maître, in-12, la Haye, 172k. M. de Bausset a publié une Histoire de Fénelon très-estimée, 3e édition, 1817, 4 vol. in-8°. Les curieux qui la consulteront ne pourront s'empêcher d'aimer ce prélat, et de le pleurer. 11 recevait les étrangers aussi bien que les Français, et ne leur cherchait pas des ridicules. Lapolitesse est de toutes les nations, disait-il, les manières de l'expliquer sont différentes, mais indifférentes, de leur nature. Quoiqu'il eût beaucoup à se plaindre de Bossuet, il prit un jour le parti de ce prélat contre Ramsay, qui ne rendait pas assez de justice à son érudition. M. l'abbé de Querbeuf a donné, en 1787 et années suivantes, une édition complète de ses OEuvres, Paris, Didot, 9 vol. in-4°. Elles ont été réimprimées à Paris, en 1810, en 10 vol. in-8° et in-12, et à Toulouse en 19 vol. in-12 et en 1821-24-, par MM. (iosselin et Caron,22 vol. in-8°. L'abbé Jaufîret a publié les OEuvres choisies de Fénelon en 6 vol. in-12, M. Migne a donné les OEuvres (oratoires) complètes de Fénelon et de La Rue, en 1 vol. in-4°. Voy. Gf/volde.
FENELON (J. B. A. Salignac de), de la même famille que l'archevêque de Cambrai, né en 1714, à Saint-Jean-d'Estissac en Périgord, embrassa l'état ecclésiastique* et fut
aumônier de la reine Marie Leckzinska, épouse de Louis XV. Après la mort de cette princesse, il se retira dans le diocèse d'Autun, au prieuré de Saint-Sernin-du-Bois, dont il avait été pourvu en 1745, et il s'y fit' bientôt remarquer par ses vertus bienfaisantes. Le pays ne contenait que des mainmortables ; il les affranchit tous-, il encouragea la culture des terres, établit des forges pour faciliter le débit du charbon abondant dans la entrée, et abandonna, pour les faire prospérer, le produit d'un étang qui formait la meilleure partie de son revenu. Dans une année do disette, il lit ouvrir à ses frais une grande route de Saint-Sernin à Conches, où se tenait un gros marché; il procura ainsi à ses vassaux le moyen de pouvoir transporter facilement leurs denrées, et aux femmes, aux enfants, aux vieillards employés dans ces travaux, une existence assurée dans ces temps de misère. Des circonstances imprévues l'appelèrent à Paris; il n'y voulut loger que dans un séminaire, celui des Missions étrangères; bientôt il eut connaissance de l'établissement formé par l'abbé de Pont- Brïant en faveur des petits Savoyards. S'étant chargé de le dirige-r, il entreprit de faire connaître à ces jeunes infortunés les utiles vérités de la religion; et il aidait en même temps de sa bourse ceux que des maladies ou le défaut d'ouvrage laissait sans ressource. Pour les encourager au bien, il donnait de petites médailles de cuivre à ceux qui étaient constamment appliqués à leur devoir; et ces médailles, bientôt connues de la police, devinrent, pour ceux qui en étaient décorés, la plus puissante des recommandations. On le voyait souvent s'arrêter près d'eux, dans les carrefours, pour s'informer de leurs gains, les consoler quand ils n'en avaient pas obtenu, et leur demander quels étaient leurs besoins les plus urgents. Quand ses moyens étaient épuisés, il savait intéresser les riches en leur faveur. Des vertus aussi modestes auraient dû le préserver , ce semble, de la rage des révolutionnaires; cependant il fut arrêté comme suspect en 1793, et renfermé au Luxembourg. Les Savoyards réclamèrent en vain leur père et leur unique appui; il fut traduit au tribunal révolutionnaire, et condamné à mort le 7 juillet 1794, à l'âge de 80 ans. Placé sur la charrette qui devait le conduire à l'échafaud, il ne cessa d'exhorter, de consoler ses compagnons d'infortune jusqu'au lieu du supplice, où il prononça sur eux les paroles de l'absolution; et l'on remarqua que le bourreau lui-même, pénétré tout a coup d'un respect involontaire, s'inclina devant ce saint prêtre, comme s'il désirait d'être absous du crime dont il allait être l'instrument. On trouve l'éloge de ce respectable ecclésiastique dans les Annales philosophiques, morales et litt., faisant suite aux Annales cathol., t. VIII,Paris, 1800, in-8c. FENWICK (Edouard), évêque de Cincinnati, né dans le Maryland le 19 août 1766, vint terminer ses études, en 1784, chez les dominicains anglais de Borheim, près Anvers en Belgique * fit profession dans leur maison
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et reçut la prêtrise. Il y occupait une chaire lorsque les orages révolutionnaires l'obligèrent de fuir; il passa en Angleterre, où il resta jusqu'en 180Y, et à cette époque il obtint de ses supérieurs la permission de se consacrer à l'instruction de ses compatriotes d'Amérique. Mgr Carrol, évêque de Baltimore, l'envoya dans le Kentucky, où le P. Fenwick érigea, en grande partie a ses frais, un couvent de son ordre et une école. Plusieurs missionnaires sont sortis de cet établissement. Ses services le firent nommer provincial par sa congrégation, mais il refusa cette dignité. En 1810, le P. Fenwick parcourut seul les forêts de l'Ohio, et il mérita d'être surnommé Yapôtre de l'Ohio. Le P. Young lui fut bientôt adjoint. En 1821, Pie VII, ayant érigé un évêché à Cincinnati, Gt choix, pour occuper ce siège, du P. Fenwick, qui fut sacré le 13 janvier 1822, dans son couvent de Sainte-Croix, par Mgr Flaget évêque deBardslown. En 182i, le nouveau prélat fit un voyage en Europe, pour y obtenir des secours; car son expansive charité l'avait réduità un dénùment presque absolu. Aussi voulait-il déposer ses fonctions aux pieds du souverain pontife ; mais Léon XII l'obligea de les conserver, et il repartit avec quelques nouvelles ressources et des encouragements. Le P. Fenwick était administrateur des territoires du Michigan et du Nord- Ouest, de sorte que sa juridiction s'étendait sur des pays immenses. 11 se signala dans ses fonctions épiscopales par un grand nombrejde travaux importants, et succomba, le 26 septembre 1832, au choléra-morbus, dont il fut atteint à Wooster, dans le comté de Wayne, en retournant d'une de ses courses pénibles dans les parties éloignées de son vaste diocèse.
FERDINAND III (saint), fils d'Alfonse IX, né l'an 1200, parvint à la couronne de Castille par l'abdication volontaire de sa mère, la reine Bérengère, en 1217, et à celle de Léon par la mort de son père en 1230. Dès l'an 1225, il avait commencé à faire la guerre aux Maures, et leur avait pris BaezaetUseda. Ce fut en 1236 que Cordoue tomba en son pouvoir. Elle contenait 300,000 âmes; et l'on Vit un roi chrétien occuper le palais d'Abdérame, dit le Grand, trois siècles après l'époque où il fut construit. Il convertit en église sa superbe mosquée, chef-d'œuvre d'architecture moresque, où l'on compte 12,000 colonnes, et qui est encore aujourd'hui la cathédrale de Cordoue. Al-Mansour y avait fait apporter les cloches de Compostelle sur les épaules des chrétiens, et Ferdinand les fit reporter en Galice sur celles des Maures. Après la prise de Cordoue, les rois maures de Murcie et de Grenade se déclarèrent tributaires de Ferdinand. Ce prince tourna ses armes contre Séville : deux ans se passèrent dans les préparatifs et à la construction d'une flotte qui, placée à l'embouchure du Guadalquivir, bloquait le port de Séville, et interceptait tous les convois envoyés d'Afrique. Après une opiniâtre défense, Séville capitula ffcutf de vivrez Peu de temps après^Ferdvj
nand prit Xérès, où avait péri, cinq siècles et demi auparavant, don Rodrigue, dernier roi goth en Espagne, qui tomba au pouvoir des Musulmans. Il mourut en 1252, occupé du projet de conquérir le royaume de Maroc. Son successeur fut Alfonse X, qu'il avait eu de Béatrix de Souabe. Il avait épousé en secondes noces Jeanne de Ponthieu, fille du comte Simon et de Marie, petite-fille de France. Blanche de Castille, mère de saint Louis, était sœur d'Alfonse IX, père de Ferdinand. Ce prince, cousin-germain de saint Louis, fut aussi saint, et peut-être plus grand homme que lui. Il fit des lois sages comme ce roi de France; il humilia les grands qui tyrannisaient les petits, purgea ses États des brigands et des voleurs, établit le conseil souverain de Castille, fit rassembler les lois de ses prédécesseurs en un Code, et donna une nouvelle face à l'Espagne. Son zèle pour la foi fut sans bornes ; sa piété, sa vie austère et exemplaire, sa magnificence dans tout ce qui concerne le culte de Dieu, furent constamment regardées par lespeuples chrétiens comme les vraies causes qui tenaient la victoire attachée à sa personne et à ses armées. Les philosophes ne lui pardonneront pas d'avoir poursuivi les hérétiques, et fait punir les dogmatisants ; mais c'est une nouvelle preuve que leur suffrage n'est pas fait pour honorer la véritable grandeur. Clément X le mit au nombre des saints. Le cardinal don Rodrigue Ximenès, archevêque de Tolède et ministre de Ferdinand III, a écri* son histoire sous le nom de Chronique, Séville, 1616 ; Médina del Campo, 1667,in-fol. L'abbé Ligny a écrit, en français, la Vie de ce prince, Paris, 1759, in-12.
FERDINAND ou plutôt FERNAND ou FRENAND (Charles), natif de Bourges, musicien, philosophe et orateur, quoique aveugle dès l'enfance , professa la philosophie, la théologie et les belles-lettres à Paris. Le pape Innocent VIII, informé de la sainteté de sa vie et de son savoir, lui permit de prendre l'ordre de diacre en vertu duquel il exerça le ministère de la prédication avec beaucoup de zèle et d'éloquence. Il se fit moine dans l'abbaye de Chezal-Benoît , à trois lieues d'Issoudun, en 1494 ; il changea de résidence en 1510, et se rendit à l'abbaye de Saint-Vincent du Mans, dont il devint bibliothécaire, et où il mourut le 17 juin 1517. Il était en relation avec Guillaume Budé, Jacques Lefèvre, Josse Clichtove, Fauste Andrelini, Charles Bouille, Josse Badius, et fort lié avec Robert Gaguin, Jean Raulin et autres. On a de lui : Epistola parcenetica observationis regulœ benedictinœ , ad Sagienses monachos, 1512,in-4°; De tranquillitate animi Ubri duo, 1512; deux livres sur V Immaculée Conception (en latin); des Conférences monastiques adressées à Jean Fernand son frère (en latin), 1515; Epistole (sic) familiares ad Robertum Gaguinum, s. d., in-4°, de 28 feuillets, sans chiifres , réclames, etc. ; Epistolœ, Paris, 1506, grand in-8°.
FERDINAND MARÏINEZ . dit de Sainte- Mariê> carme déchaussé M gêfiéffel de anti