FF.R
fi:h
ordre, né près rfAstorga en 155V, visita les monastères établis eh France, envoya <lcs missionnaires en Perse, et fonda des maisons de son ordre a Ispahan, Schiraf, Or nus el Bender-Ahbassi. Il vinl à Rome, fut nommé confesseur d'Urbain vin , commissaire des sepl provinces réformées de l'ordre de âaint- François en Italie, et mourut à Rome en 1631 , après avoir rempli, à la satisfaction du souverain pontife, plusieurs miss Uns importantes auprès de différentes puissances de l'Europe. Il laissa quelques écrits relatifs à sa congre rati >n.
FERDINAND de SAINT - JACQUES , de l'ordre de la Merci, un des pi s éloquents prédicateurs de l'Espagne, né vers t.Vil, h Séville, mort dans la même ville en 1639, a laissé : 2 vol. de Sermons et des ouvrages de piété.
FERDINAND de JÉSUS, carme déchaussé, né a Jaen en 1571. mort à (irenade en odeur de sainteté en 164», professa avec distinction la théologie scolastique et morale dans diverses provinces de l'Espagne, et mérita par sa rare éloquence dans le ministère de la parole évangélique le surnom de'Nouveau Chrysostome. On trouve dans les bibliographies de son ordre la liste de 42 ouvrages qu'il avait composés ; les principaux sont : des Commentaires sur plusieurs livres d'Aristote, et sur quelques parties de la Somme de saint Thomas ; des Traités de théologie; une Grammaire grecque; une Grammaire hébraïque; 265 Sermons.
FERDINAND (Jean), jésuite de Tolède, mort à Palencia en 1595, à 59 ans, est auteur d'un ouvage intitulé Divinarum Scripturarum Thésaurus, in-fol., 1594. C'est une explication des passages difficiles de l'Ecriture sainte par ordre alphabétique. Il devait en donne;' deux autres vol. — Il no faut pas le confondre avec Jean Ferdinand, dominicain aragonais, qui a donné, .3 ans avant sa mort, arrivée en 1625, un Commentaire sur l'Ecclésiaste, à Rome, in-fol. 11 y prouve la conformité de la Vuîgate avec le texte hébreu. FERLET (l'abbé Edme] , né vers 1750, fut d'abord professeur de belles-lettres à l'université de Nancy. Il devint ensuite secrétaire en second de l'archevêché de Paris, sous MM. Christophede Beaumont et de Juigné, puis fut, jusqu'àia révolution, chanoine de Saint-Louis du Louvre. Outre des Réflexions qui lui sont attribuées sur une lettre adressée (par l'abbé Massillon) à M. l'évêque de Senez (M. de Beauvais), ou sujet de son Oraison funèbre de Louis XV, Louvain (Paris], 1776, in-8J, on cite de l'abbé Ferlet : Sur le bien et le mal que le commerce des femmes a fait à la littérature, ouvrage couronné par l'académie de Nancy, 1772, in-8', imprimé à la suite d'un Discours prononcé au nom de l'académie par le chevalier (Je Solignac; De l'abus de la philosophie par rapport à la littérature, Nancy, 1773, in-8°; Eloge de M. le chevalier de Solignac , secrétaire du cabinet du feu roi de Pologne, Londres et Paris, 177V, in-8" ; Oraison funèbre de M. de Beaumont, archevêque de Paris, 178V, in-8°; Observa-
tions littéraires, critiquée, politiques, militaires, géographiques, tic, sur les histoires de Tacite, avec le texte latin corrigé , Paris , 1801, 2 vol. in-8°, ou 1 vol. in-V\ avec planches ; Réponse à un écrit auongme intitulé : ' Avis aux lecteurs sans partialité, Paris, 1801, in-8". Cet Avis était une Critique des précédentes Observations. L'abbé Ferlet mourut à Paris le 2V novembre 1821
FERLON1 f'SÉVKiuN-AvroiNE) , savant ecclésiastique , né dans l'Etat de l'Eglise on 17Vi). Ses succès dms la chaire lui méritèrent la dignité de grand prince de l'ordre Constant! ni en. Il s'occupa alors de I Histoire des variations de la discipline de V Eglise, qui pouvait former, dit-on, trente volumes, et qu'il était sur le point de terminer lorsque l'irruption des armées franc lises dans Rome, en 1798, y donna naissance au gouvernement républicain. Ses papiers fuient brilles ou enlevés, et il perdit en un instant le fruit de trente années de travail. Réduit presque à la misère par la perte de ses dignités, et manquant de cette fermeté de caractère qui tien! l'homme vertueux au-dessus des plus extrêmes disgrâces, il vendit sa plume à ceux mômes qui avaient causé sa ruine. Il composa plusieurs homélies en faveur de Bonaparte : on cite entre autres un discours sur la conscription. Ces services lui valurent la place de théologien du conseil particulier du vice-roi à Milan. Ce fut lui qui composa par ordre de la cour ces adresses véhémentes que l'on fit souscrire par quelques évoques et quelques chapitres d'Italie, qui furent publiées avec ostentation à Milan et à Paris. Le complaisant Ferloni composa aussi un Traité de V autorité de l'Eglise, en trois Volumes, où il soutenait les principes que le gouvernement français voulait faire prévaloir; mais les censeurs ayant courageusement refusé leur approbation, le livre ne parut point, et les événements de 181i, l'ont probablement condamné à un éternel oubli. Ferloni mourut à Milan le 23 octobre 1813, sans avoir joui du fruit d'une conduis si méprisable ; le peu de secours pécuniaires qu'il recevait du gouvernement suffisait à peine pour le faire subsister.
FERNANDE? (Antoine), né à Coïmbre en 1552, se fit jésuite, fut professeur d'Ecriture sainte à Evora, et se consacra ensuite aux missions dans les Indes orientales. De retour à Lisbonne, il y prêcha avec beaucoup (I • fruit, et mourut, consumé de travaux, à Coïmbre, le li mai 16^.8. On a de lui un Commentaire sur les visions de l'Ancien Testament, imprimé à Lyon.
FERNANDEZ (Antoine), jésuite portugais, hé à Lisbonne en 15G6, fut envoyé à Goa en 1602, et pénétra, deux, ans après, en Abyssinie, déguisé en Arménien. 11 résida trente ans dans ce pays, et s'attira l'estime et la protection de Socinios ou Melec-Segued, qui était monté sur le trône en 1097, et avait embrassé la religion catholique. Ce prince chargea Fernande/, d'une mission auprès du roi d'Espagne Philippe îVet du pape PaulV. Lijésuitu demanda pour raccompagner Fé-
FER
FER
cur Egzy (c'est-à-dire chéri du Seigneur), homme considéré en Ethiopie, et plein de zèle pour la religion catholique. Pour éviter de traverser les provinces alors révoltées, où ils auraient été arrêtés et leurs dépêches saisies, ils durent prendre la route de Naréa, qui était la plus longue, mais aussi la plus sûre, afin d'arriver par cette voie à Mélinde, sur l'océan des Indes, où l'on s'embarquerait pour Goa. Fernandez et son compagnon partirent do Goïam au mois de mars 1613. Arrivés dans l'Alaba, ils furent arrêtés et mis en prison par ordre du souverain de ce pays, qui était mahométan. Il les aurait fait mourir sans les lettres et les présents du monarque des Abyssins. Enfin il consentit à les relâcher, mais à condition qu'ils rebrousseraient chemin. Ils fuient donc obligés de revenir à Goïam, après dix-huit mois d'un voyage pénible, et dans lequel ils avaient plusieurs fois risqué de perdre la vie. Après la mort du P. Paez, qu'il assista à ses derniers moments , il remplit quelque temps les fonctions de chef de la mission ; mais Fadillas, qui succéda à Socinios, mort en 1632, ayant expulsé de ses Etats tous les prêtres catholiques, le P. Fernandez revint à Goa, où il mourut le 12 novembre 1642. On connaît de ce Père, en éthiopien, un Traité des erreurs des Ethiopiens, Goa, 164-2, in-4°, imprimé avec des caractères éthiopiens, envoyés par Urbain V1JI ; dans la même langue, une Traduction du Rituel romain, 1626; en dialecte amharique , des Instructions pour les confesseurs , avec d'autres ouvrages ascétiques; Voyage à Gingiro , fait avec Fécur- Egzy , ambassadeur envoyé par V empereur d'Ethiopie en 1613, contenant la route pénible et dangereuse du voyageur, sa captivité, sa délivrance ainsi que la description des royaumes de Naréa, de Gingiro et de Cambate, avec des particularités curieuses. Ce voyage a été inséré dans le tome II d'un recueil publié en hollandais par Van-der-Aa, 1707, 2 vol. in-12, avec une carte bien gravée, mais peu exacte. Cette relation y est renfermée en 22 pages ; elle est curieuse, mais laisse bien des choses à désirer. Moréri attribue à Fernandez un autre ouvrage en éthiopien, intitulé Trésor de la foi, dans lequel il réfute un écrit dans la même langue, d'un Éthiopien schismatique, appelé Ras- Athanate.
FERNANDEZ (Jean-Patrice) , jésuite et missionnaire au Paraguay, était aussi Espagnol. H a publié la Relation historique de la mission chez la nation appelée Chiquitos , Madrid, 1726, 1 vol. in-8° ; elle a été traduite en allemand, Vienne, 1729, 1 vol. in-8°, et en latin, ibid., 1733, 1 vol. in-4° ; elle contient l'histoire des Chiquitos et celle de quelques nations voisines. On n'y trouve guère d'autres détails que ceux qui ont rapport à la mission. Le P. Jean-Patrice se disposait à en aller fonder une dans le Chaco, lorsqu'il mourut en 1672.
FERNANVILLE (Pierre-Simon Chaperou de Saint-André de), prêtre du diocèse de Meaux , mort le 20 octobre 1757, âgé de 68
ans , joua un rôle dans le parti des anticonslitutionnaires. On a de lui : La préface de la seconde colonne des Exaples; Explication de V Apocalypse ; Lettres à madame Mol , in-4°.
FERNE (Henri), Anglais, fils de l'antiquaire sir John Ferne , qui composa un Traité intitulé the Blason of gentry, et mourut vers 1610, naquit à York en 1602, embrassa l'état ecclésiastique et s'attacha à l'infortuné Charles Ier, auprès duquel il remplit les fonctions de chapelain durant ses infortunes : il fut nommé, lors de la restauration , directeur du collège de la Trinité à Cambridge, élu deux fois vice-chancelier de cette université , et mourut en 1661, peu de temps après avoir été consacré évoque de Chester. Il passe pour avoir beaucoup aidé Walton dans la rédaction de sa Rible polyglotte, et il a publié lui-même plusieurs ouvrages. Les plus connus sont : The Resolvtng of Consience, etc., imprimé à Cambridge, en 1642, à Oxford, en 1643 ; Episcopacy and presbytery considered , Londres, 1647; On the division belwen the english and romissh Church upon the reformation,\h\c\.y 1655, etc.
FÉROUX ( Christophe - Léon ) , religieux bernardin et économiste, né l'an 1730 à Frévent, près l'abbaye de Saint-Pol en Artois, fut, dès l'ûge de 27 ans, prieur dans son ordre. Placé à la tête de plusieurs maisons auxquelles étaient attachées des possessions étendues , il s'appliqua à en améliorer l'exploiiation et à la rendre plus productive, et il consigna les résultats de ses observations et de ses expériences dans ses Vues dun solitaire patriote, Paris, 1784, 2 vol. in-12, anonyme. L'auteur s'y propose de diminuer graduellement l'inégalité des fortunes par le morcellement des propriétés ; il y défend l'utilité politique des ordres religieux , et montre le bien qu'ils faisaient , notamment par les secours qu'ils distribuaient continuellement aux indigents : « Croit-on, dit-il, ou'un laïque qui posséde- « rait les biens de l'archevêché de Paris , « voulût imiter le vertueux prélat ( M. de « Juigné) qui les possède?.... Les célestins « de cette ville distribuaient , tous les ans , « douze mille livres aux pauvres de leur « quartier. Pense-t-on qu'un laïque qui achè- « ferait les biens de cette maison fût aussi « généreux que ces religieux? Quel est le « laïque, propriétaire de la maison de Saint- « Lazare qui voulût nourrir trois cents pau- « vres par semaine ? etc. » Ces Vues eurent, en 1788 , une seconde édition que l'auteur augmenta d'une troisième partie intitulée : Nouvelle institution nationale , in-12 de 300 pag. , où il montre le parti que l'on pourrait tirer des monastères pour l'éducation publique. En 1793 , parurent ses Vues politiques sur la division des grandes propriétés , in-12 de 24 pages. Dom Féroux dut peut-être à son titre de professeur de culture d'échapper aux proscriptions des temps de la terreur , et il fut admis dans la société académique des sciences nouvellement formée. Il mourut à Paris en 1803.
IM
FER
FER
FERRAND (F via en tin s Ferrandus) , diacre de L'église de Cartnageau \r siècle, disciple de saint Fulgence , lut ud des premiers qui se déclarèrent contre la condamnation des Trois Chapitres , el particulièrement contre celle de la Lettre dlbas. On a de lui une Collection abrégée des Canons , une Exhortation au comte Reginus sur lesdevoirs d'un capitaine chrétien, et mlelques autres morceaui que le jésuite Chifuet lit imprimer a Dijon en 1(>'»9, in-4".
FERRAND (Louis), né à Toulon le 3 octobre Km,'), était avocat au parlement de l'aris, où il mourut en 1099; niais il est moins connu sous cette qualité que sons celle d'érudit. Il avait une connaissance assez étendue des langues el de l'antiquité, mais cette connaissance était un peu confuse. 11 accable son lecteur de citations entassées sans choix, il écrit en savant qui n'est que savant et qui raisonne de môme. On a de lui un gros Commentaire latin sur les Psaumes , in-4°, 1683 ; Réflexions sur la religion chrétienne, 1679, 2 vol. in-12 , qui oti'rent plusieurs questions curieuses de chronologie et d'histoire, et une explication des prophéties de Jacob et de Daniel sur le Messie ; Psautier latin - français , 1686, in-12; quelques écrits de controverse , parmi lesquels on distingua dans le temps son Traité de l'Eglise contre les hérétiques , et principalement contre les calvinistes, Paris, 1685, in-12, traité dont le clergé de France fut si content, qu'il augmenta de deux cents livres la pension de 800 qu'il lui avait accordée en 1680; Traité de la connaissance de Dieu , publié avec des notes par un moine bénédictin de Saint-Berlin en Artois, Paris , 1706 , in-12 ; une Lettre et un Discours pour prouver le monachisme de saint Augustin, opinion qui n'est pas adoptée par les bons critiques.
FERRARI (Barthélemi), Ferrarius, gentilhomme milanais, né l'an 14-97, institua, en 1533 , de concert avec deux autres gentilshommes, Antoine-Marie Zacharie et Jacques- Antoine Morigia, l'ordre des Barnabites, ou Clercs réguliers de Saint-Paul , qui fut approuvé par le pape Paul III , et qui se rendit si utile à l'Italie et à l'Allemagne. Ferrari mourut supérieur général de cette congrégation , en 1544, avec une grande réputation de sainteté.
FERRARI (François - Bernardin) , prêtre de la congrégation des Oblats , docteur de Milan, sa patrie, naquit en 1577, et mourut en 1669, à 92 ans. 11 parcourut, par ordre du cardinal Frédéric Borromée, archevêque de cette ville , l'Espagne et l'Italie, pour recueillir des livres et des manuscrits. 11 fit une riche moisson, et dès lors la Bibliothèque ambrosienne eut un nom dans l'Europe littéraire. On lui doit plusieurs ouvrages, pleins d'érudition et de recherches curieuses. Il écrit nettement et méthodiquement. Les principaux sont : De antiquo epislolarum ecclesiasticarum génère, Milan, 1612; Venise, 1615, in-8°. L'auteur y traite de toutes les formes d'épitres, pascales, encycliques, pacifiques, etc. > en usage parmi le» évoques et
le clergé des premiers siècles ; De ritu sacrarum l'A'clesiœ catholicœ concionum, Milan, 1620, in-4°. Jean-Georges Grœvius a redonné au public ce savant ouvrage sur les anciennes coutumes de l'Eglise à l'égard des prédications, Dtrecht , 1692, in-'i . Quelques bibliographes ont dit une le succès de ce livre excita la jalousie du cardinal, et qu'il fit tout ce qu'il put pour le supprimer, parce qu'il vit que son traité De conctonante Èpiseopo, qu'il mit au jour dans le même temps, était éclipsé par celui de Ferrari ; mais cette anecdote , déjà réfutée par le caractère du sage et vertu ux prélat, l'est encore parles faits et les dates. Le livre de l'archevêque ne vit h.' jour qu'en 1032, après sa mort, et 12 ans après la publication de celui de Ferrari , imprimé en 1620, in-4°. Cet ouvrage était un des plus rares ambrosiens , avant qu'on le réimprimât. L'édition originale de 1620 est la plus recherchée. Des applaudissements et des acclamations des Anciens ; en latin , ouvrage divisé en sept livres , et imprimé à Milan en 1627, in-4°; un Traité des funérailles des chrétiens.
FERRARI (Jean -Baptiste ) , jésuite de Sienne, né en 1580, mort en 1655, donna au public, en 1622, un Dictionnaire syriaque, in-4°, sous le titre de Nomenclator Syrianus, très-utile à ceux qui s'appliquent aux langues orientales. L'auteur s'est principalement attaché à expliquer les mots syriaques de la Bible : travail dans lequel il fut aidé par de savants Maronites. On a encore de lui : De malorum aureorum cultura, Rome, 1646, infol.; et De florum cultura, Rome, 1633, in-4°; et en italien, Rome, 1638, in-4°.
FERRARI (Philippe), religieux servite , né à Ovillo , village près Alexandre de la Paille, dans le Milanais , fut appelé par ses confrères aux premières charges de la congrégation, et mérita lestime particulière des papes Clément VIII, Paul V et Urbain VIII ; il mourut en 1626. On a de lui : Nova topographia in martyrologium romanum , Venise, 1609, in-4-0 ; Epilomc geographica in quatuor libros divisa , Pavie , 1605 , in-4° ; Catalogus sanctorum Italiœ, Milan, 1613, in-4" ; Catalogus sanc forum qui in Martyrologio non sunt, Venise, 1625, in-4°; Topographia poetica, qui n'est autre chose qu'un dictionnaire de l'ancienne géographie, Pavie, 1612, in-4°; 1627, in-8°; Lexicon geographicum, Milan, 1627, in-'*°. Cet ouvrage, le plus célèbre des écrits de Ferrari, fut réimprimé par les soins de l'abbé Baudrand , à Paris, en 1670 , in-fol. ; mais l'éditeur , au lieu de corriger les inexactitudes qui s'y trouvaient , y en ajouta de nouvelles.
FERRARI ( Jean-Baptiste, l'abbé), né à Tresto, près d'Esté, le 21 juin 1732, et mort à Padoue le 14 avril 1806 , après avoir été préfet des études du séminaire de celte ville, est auteur de différents ouvrages écrits en latin et qui traitent pour la plupart des matières religieuses. On lui doit aussi quelques Opuscules poétiques qui ont du mérite, mais qui sont restés manuscrits : ce sont des Dialogues » des Odes t des Elégies et des Epi-
FER
qrammes. Ses meilleures productions sont : Laudatio in funere démentis XIII, in-4° , Padoue, 1769; Vita Egidii Forcellini, ibid., 1792, in-i° ; Vitœ illustrium virorum seminarii Patavinensis, ibid., 1799, in-8°; Vita Jacobi Facciolati, ibid., 1799 , in -8° ; Vita PU VI, cum appendice, ibid., 1802, in-4°.
FERRARI (Louis-Marie-Barthélemi), né à Milan le 5 juin 1747, fut admis, en 1764, dans la congrégation des Barnabites, où il reçut le prénom de Barthélemi. Il professa, pendant trente années, les mathématiques et la philosophie, jusqu'en 1810, époque de la suppression des Barnabites et des autres congrégations enseignantes que l'empereur Joseph II avait laissées subsisler en Lombardie. Il fut appelé, en 1816, par le comte Scopoli , directeur général de l'instruction publique, a occuper la chaire d'instruction religieuse, créée dans le lycée de Saint- Alexandre à Milan, et mourut le 19 mai 1820. Indépendamment de savants ouvrages sur l'hydraulique, dont il avait fait une étude particulière, on a de Ferrari plusieurs ouvrages religieux, en italien, tels que les suivants : Mémoire sur la mission du prophète Moïse, avec une Dissertation sur le Pentateuque samaritain; De la vérité de la religion chrétienne, avec un Appendice sur les mystères; Introduction à l'étude de la religion révélée. L'auteur a fait entrer dans cet ouvrage les leçons qu'il donnait comme professeur au lycée de Milan.
FERRARINI (Joseph-Marie-Félix), dominicain milanais, commissaire du saint Office , né en 1670, mort en 1744, a laissé : Ragguaglio istorico délia vita di santo Vincenzio Ferreri, Milan, 1752, in-4°.
FERRE (Vincent), dominicain, natif de Valence en Espagne, enseigna la théologie avec réputation à Burgos et à Rome, puis à Salamanque, où il mourut vers 1683. On a de lui des Commentaires estimés en Espagne, sur la Somme de saint Thomas, 8 vol. in-fol. 11 résout toutes les difficultés avec beaucoup de netteté et de précision.
FERREIRA ( Christophe ) , missionnaire portugais, né à Ïorres-Vedras, en 1580, entra dans la compagnie de Jésus à l'âge de 16 ans ; il passa au Japon en 1609, et y demeura jusqu'à l'an 1633. Malgré les persécutions auxquelles il fut en butte, son zèle ne se ralentit pas et on le vit répandre partout les lumières de l'Evangile. Cependant, ayant été arrêté, et sommé d'opter entre la mort et l'abandon de sa foi, après quatre heures des tortures les plus cruelles, la douleur l'emporta ; déplorant ensuite amèrement sa faiblesse, il se livra volontairement au martyre, qu'il souffrit àNangasaki, vers l'an 1652, âgé de soixante-douze ans. On a de lui: Annuœ litterœ e Japonia, anni 1627.
FERREIRA (Gaspard), aussi jésuite portugais, né à Castro-Journo, prit l'habit en 1588, è l'âge de dix-sept ans. Il fut envoyé aux Indes en 1593, et y enseigna dans son couvent les lettres humaines et sacrées. Ayant passé à la Chine, avec le P. Ricci, il prêcha la religion à Pékin, pendant l'espace
FER 49
de quarante années, et mourut le 27 décembre 1649. Le P. Gaspard a composé et fait imprimer en langue chinoise des Vies des saints pour chaque mois, avec des passages de l'Ecriture et des Pères, et un recueil de Méditations sur les quinze mystères du Rosaire.
FERREOL (saint), premier évêque de Besançon, était d'une illustre famille d'Athènes. Ayant accompagné saint Irénée dans les Gaules , il fut envoyé par lui dans la Séquanie avec saint Ferjeux, son frère, qui était diacre. Les deux apôtres se fixèrent à Besançon, où ils vécurent cachés pendant quelque temps. Le jour ils vaquaient à leur saint ministère, et la nuit ils se retiraient , dans une grotte à quelque distance de la ville. Le préfet romain Claude, ayant été informé des conversions qu'ils opéraient, les fit arrêter et conduire devant son tribunal. Ses menaces ni ses promesses n'ayant pu les porter à sacrifier aux faux dieux, i] les livra aux bourreaux qui, après avoir épuisé leur rage sur les deux saints, feur tranchèrent la tète le 16 juin 211. Les restes des martyrs furent enlevés secrètement pendant la nuit par des personnes pieuses, et déposés dans le voisinage de la grotte qu'ils avaient habitée. Ces vénérables reliques furent découvertes, en 370, sous l'épiscopat de saint Agnan. La fête de ces deux martyrs est célébrée, dans le diocèse de Besançon, le 16 juin, et celle de l'invention de leurs reliques le 5 septembre.
FERREOL ou FORGEOT (saint), martyr de Vienne dans les Gaules, fut mis à mort, à ce que l'on croit, sous Je règne de Dioclétien et de Maximien. — Il faut le distinguer de saint Ferréol, évêque de Limoges en 591, sous le règne de Chilpéric; et de saint Ferréol, évoque d'Usez en 533. On a de celui-ci une Règle monastique , insérée par Holstenius dans son Codex Regularum.
F'ERRERAS (don Jean de], né le 7 juin 1652 à Labaneza, dans le diocèse d'Astorga, fit de brillantes études dans l'université de Salamanque, et obtint au concours la cure de Saint-Jacques de Talavera, dans le diocèse de Tolède. Le cardinal Porto-Carrero, qui le nomma son confesseur, lui donna ce, le de Saint- Pierre de Madrid. Le nonce du pape le fit théologien et examinateui de son tribunal, et l'inquisition le nomma son qualificateur et son proviseur. Le roi d'Espagne voulut aussi qu'il assistât aux juntes d'Etat et à son conseil privé. Quelque temps après, Ferreras refusa deux évêchés considérables, malgré les instances que lui fit la cour pour les lui faire accepter. L'académie de Madrid le choisit, l'année même de sa fondation, en 1713, pour un de ses membres, et le roi lui donna la charge de garde de sa bibliothèque. Ferreras fut très-utile à l'académie naissante par ses lumières, surtout pour la composition du Dictionnaire espagnol, entrepris et publié par cette illustre compagnie en 1739, en 6 volumes in-folio. Ferreras était mort quatre ans auparavant, en 1735. On a de ce savant espagnol un assez grand nombre
FEU
FEU
d'ouvrages de théologie, de philosophie, de belles-lettres et d'histoire. Les principaux sont : Disputetfitntê thttoloficœ de Dca mw c/ frtno, etc., Madrid, 17.55, 2 vol. in-/»0, ouvrage ires-estimé ; Pwrœntsiê*A GtUliarutn parodias, Madrid, 1096, où il exhorte les curés de France à la plus entière soumission aux décrets du saint-père ; Dissertatio
de pra-dicatione P.rangelii in llispauia par sanction apostolum Jacobum Zehedicnm, Madrid, lTO'i, avec une suite inlitul c : Dissertatio apolof/etica, etc. Ces dissertations historiques, dans Lesquelles l'auteur défend une tradition attaquée par le P. Lupus, Dupin et d'autres critiques, ont été traduites en plusieurs langues; diverses Poésies, en espagnol, Madrid, 1726, 1 vol. in-8". Mais le plus Considérable des ouvrages de Ferreras est son Histoire d' Espagne , Madrid, 1700-1727, 10 vol. in-4-*', la plus exacte, la plus impartiale et la plus complète de toutes les histoires générales de son pays qui eussent paru avant lui. Elle remonte à la première origine des peuples d'Espagne, et tinil en 1589, quatre ans avant la reddition de Grenade. D H rmillv la traduisit en français, Paris, 1751, 10 Vol. in-4u.
FERRERI (Zacharie), né à Vicenceen 14-79, d'une famille de Milan, étudia le droit canonique a Pa loue, et entra fort jeune dans l'ordre de Saint-Benoit delà congrégation du Monl-Cassin. Passionné pour l'étude, et surtout pour la poésie, il s'était formé dans sa cellule une bibliothèque considérable; mais soit que les livres ne fussent p:is conformes aux études de :-on état, soit que cette espèce de propriété fût contraire à la règle, le président de la congrégation lit enlever la bibliothèque. Après avoir prié inutilement qu'on lui rendit ses livres chéris, Ferreri résolut, dans son chagrin, de passer dans l'ordre des Chartreux. Ses supérieurs s'y opposèrent; cependant, sans tenir compte de ce refus, il s'y réfugia. Mais réclamé par ses supérieurs, il fut forcé de revenir dans son monastère, d'où on l'envoya, en 1500, continuer ses études à Rome. Après y avoir été fait docteur en droit civil et canonique, il y reçut ia couronne poétique. Son dessein de se* faire chartreux l'occupait continuellement. Etant à Venise en 1508, il entra au noviciat de cet ordre, et prit le nom de frère Zacharie-Benoît; de nouveaux obstacles l'empêchèrent encore de faire sa profession. Son mérite et ses talents l'ayant fait nommer abbé de Subbachio, il assista en cette qualité au concile de Pise, convoqué en 1511, contre le pape Jules II, et en fut nommé secrétaire. S'étant prononcé fortement contre le pape, il n'avança pas sous le pontiiicat de Jules II; mais Léon X, son successeur, le nomma, en 1519, à lévèché de Guardia, et l'employa dans plusieurs missions importantes en Allemagne. A son retour en Italie, après la mort de Léon X, il fut nommé gouverneur de Faenza. 11 mourut à Rome, vers 1526 ou 1527. 11 a laissé : Sancti carthusiensis ordinis origo, Mantoue, 1509. C'est une vie de saint Bruno , suivie de diverses poésies
et de l'apologie de l'auteur; eue est insérée dans la Co'lection des œuvres de saint Bruno, Paiis, I52'i; Promotions et progressif sacro-sancti Pistmi concilii, inchoati amo 1511,
necnon acta cl décréta sacrosancttc gênerait* Pisitihi" sgnodi , in-folio; Apologia sacri Pisani concilii moderni, Pise, 1511; Acta scitu di(/nissiinn Constant iensis concilii, Milan, 1511; Décréta et acta concilii Jiasiliensis , 1511, in-fol., rare, 1512, in-8Q; Lugdunense somnium de divi Leonis X poviificis tnaximi, ad summum pontificatam dicina promotione, carmen, Lyon, 151.'}, in-4", inséré dans le tome IV des Carmina ilhistriitm poetarum italorum, Florence, 1721. On prétend que ce poème, composé de plus de mille vers, fut achevé en trois jours. Yita sancti Casimiri, Gracovie, 1520, et insérée dans les Acta sanctorum de Bollandus; Oratio de eliminandis de regno Poloniœ erroneis traditioni* bus Luther i , Cracovie , 1521 ; De reformatione iïcclcsiœ, suasoria oratio ad beatum patrem Hadrianum VI pontif. max., Vemse, 1522, in-8° ; IJgmni novi ecclesiaslici, juxta veram metri et latinitatis normam, Rome , 1525, in-V1; ibid., 15W, in-8°; ces hymnes sont estimées. Il y a de Ferreri plusieurs autres ouvrages qui n'ont point été publiés.
FERRERI (Mathias), capucin piémontais, naquit à Caval-Maggior, dans le xvne siècle, professa la théologie dans divers couvents de son ordre, et fut nommé détiniteur. Ses talents pour la chaire le firent choisir pour aller prêcher dans la vallée des Alpes où il y avait beaucoup de protestants, dont il eut le bonhe :r de ramener un assez grand nombre dans le sein de l'Eglise. On a de lui une histoire des missions en général , et en particulier de celles faites par les religieux de son o: dre dans les vallées des Alpes : elle a pour titre : Jus regnandi aposlolkum per missiones ecclesiasticas religiosorum totius ordinis hierarchici ab initio Ecclcsiœ, sive Rationarium chronographicum missionum evangclicarum ab apostolicis operariis, prœscrtim capuccinis, in quatuor rntuidi partibus , signanter in G allia cisalpina, exercitarum, Turin, 1059, 2 vol. in-fol. On y trouve des détails importants pour l'histoire et la topographie de ces contrées peu connues.
FERRFRO (Guido), né l'an 1537 à Bielle, près de Verceil, en Piémont, reçut le bonnet de docteur en droit civil et canonique à l'université de Bologne, et succéda, sur le siège épiscopaJ de Verceil, au cardinal P.eire-François Borromée, son oncle, qui s'en était démis en sa faveur. 11 obtint bientôt la nonciature de Venise, fut appelé, en 1505, à un concile provincial tenu à Milan par saint Charles Borromée, et fut créé cardinal par Pie IV. Le pape Grégoire XIII le nomma à la légation de la Romagne, et une inscription placée dans la ville de Faenza atteste qu'il fit bénir son administration. Ferrero mourut à Rome en 1585. On a de lui : Sommario di decreti conciliari e diocesam spettanti al cullo divino, 1572 ; Synodus in qua multa pro cl ni et populi reformatione décréta sunt, 1507 et
FER
FER
1572 ; Decrelum Gratiani emendatum , avec une savante préface, Rome, 1582. Cet ouvrage fut publié par ordre de Grégoire XIII. FERRET (Guillaume). Ce prêtre n'a rien écrit ; mais il est des vies qui parlent plus éloquemnient que les plus savants livres, et montrent mieux que ne le pourraient faire les traités les plus volumineux, quelle charité et quelle grandeur d'âme la religion de Jésus-Christ inspire à ceux qui la pratiquent avec foi et ferveur. Celle de l'abbé Ferret fut de ce nombre. Aussi avons-nous pensé que le récit aussi simple que touchant qui en a été fait ne devait pas rester enfoui dans les innombrables feuilles d'un recueil périodique. Né le 12 janvier 1750, à Dolus, dans l'île d'Oléron, Guillaume Ferret fut fait prêtre à Poitiers en 1775, et fut nommé, en 1784, à la cure de Saint-Martin-de-Pons. Son àme était comme le sanctuaire de toutes les vertus, mais sa charité surtout ne connaissait pas de bornes. Sans songer au lendemain, il donnait aux pauvres son pain et son argent, et plus d'une fois, dans ses promenades, il se dépouilla d'une partie de ses vêtements pour en couvrir des malheureux. En 1791, l'évêque constitutionnel lui donna un remplaçant. L'abbé Ferret parvint à rentrer dans sa cure vers la fin de l'année ; mais, le 26 mars 1792, une populace effrénée vint le chercher dans la maison où on le savait caché. On le trouva au fond d'un grenier, et on le traîna par les pieds jusque dans la rue. C'était peu de lui faire heurter chaque marche des escaliers avec sa tète ; un des plus furieux de la troupe révolutionnaire lui cracha au visage, et le disciple du Dieu crucifié souffrit cette nouvelle insulte avec la douceur de son divin modèle. Poursuivi dans les différents endroits où il essaya de se réfugier, il prit enfin le parti de s'embarquer pour Bilbao. Il habita l'Espagne pendant 22 ans. Durant son exil, il fut atteint de la peste ; il passa 51 jours à l'hôpital, et éprouva toutes les amertumes de la pauvreté; mais il soutint ces épreuves avec le courage et môme avec la gaieté que lui donnaient la ferveur de sa foi et la pureté de sa conscience. La guerre d'Espagne l'obligea de fuir encore, et il erra jusqu'au moment où le retour des Bourbons le rappela dans sa patrie. Avec quelle joie il revit la paroisse d'où on l'avait si cruellement expulsé ! L'homme qui lui avait craché au visage, le rencontrant dans la rue, se détournait avec confusion : le bon pasteur courut après ce malheureux et lui tendit la main en l'appelant son ami. Les pauvres s'aperçurent bientôt qu'en effet ils avaient un ami de plus; une pension de 900 francs que le roi lui avait accordée fut presque entièrement versée dans le sein des indigents. Sa sainte économie lui permit en outre de contribuer à l'embellissement de la maison du Seigneur. Il consacra près de 5,000 francs à orner l'église de Saint-Martin, et pour agrandir cette môme église il se dépouilla du reste de son mince patrimoine. Les travaux que sa générosité avait donné le moyen d'entreprendre n'étaient pas achevés, lorsque la révolution de
juillet vint le priver de sa pension. Celui qui donnait d'une main si libérale fut contraint de recevoir à son tour, et de passer encore une fois au creuset des tribulations. Ainsi éprouvé, i! s'endormit du sommeil des justes le 24 mars 1833, à l'âge de 83 ans. Ses anciens paroissiens se proposaient de lui consacrer un monument ; mais leur désir a dû s'arrêter devant l'expression de ses dernières volontés.
FERRI (Paul), minisire protestant à Metz, sa patrie, naquit en 1591, et mourut de la pierre en 1609. On lui en trouva plus de 80 dans la vessie. Ferri était connu de son temps par ses écrits et par ses sermons ; à présent il ne l'est plus que par la réfutation que fit Bossuet de son Catéchisme, publié en 1654, in-12. C'est par cette réponse que ce prélat fit son entrée dans la république des lettres.
FERRIER (saint Vincent), religieux de l'ordre de Saint-Dominique, né à Valence, en Espagne, le 23 janvier 1357, fut reçu docteur deLéridaen 1384. Ses missions en Espagne, en France, en Italie, en Angleterre, en Ecosse, firent éclater son zèle. Il l'exerça surtout pendant le schisme qui déchirait l'Eglise. Il fit un grand nombre de voyages pour engager les princes et les prélats à travailler à la léunion. Il fut pendant plusieurs années confesseur de Benoît XIII (Voy. Benoît, antipape). Mais rebuté par l'opiniâtreté de ce sebismatique, ennemi déclaré de la paix et de l'union de l'Eglise, il disposa le roi d'Espagne et les autres souverains à soustraire tous leurs Etats à son obéissance, et se déclara fortement pour Martin V. En 1417, il alla prêcher en Bretagne, et il mourut à Vannes en 1419, âgé de 62 ans et quelques mois, après avoir porté grand nombre de pécheurs à la pénitence. Nous avons de lui plusieurs ouvrages, publiés à Valence, en Espagne, 1491, in-fol. On trouve dans ce recueil : Traité de la vie spirituelle, ou de V homme intérieur; Traité de la fin du monde, de la ruine de la vie spirituelle, de la dignité ecclésiastique, et de la foi catholique; ouvrage qui, dans son seul titre, présente le tableau des temps actuels ; Des deux avènements de V Antéchrist; Explication de l'oraison dominicale. On lui attribue des Sermons pleins de faux miracles, et qui ne sont pas de ce saint. Du Pin et Labbe ont prouvé qu'ils n'étaient pas de lui. Ranzano, évoque de Lucera, a écrit sa Vie, lors de sa canonisation, en 1455, publiée avec des notes de Papebroch.
FERRIER (Boniface), frère du précédent, général des chartreux, naquit en 1355, à Valence, en Espagne. Il étudia le droit, fut reçu docteur à l'université de Lérida, et exerça la première magistrature de sa ville natale. Ayant perdu sa femme et neuf de ses onze enfants, il résolut d'embrasser la vie monastique, et il fut confirmé dans son pieux dessein par son frère Vincent. Sur le produit de la vente de ses biens, il distribua aux pauvres ce qui n'était pas nécessaire à l'établissement des deux fils qui lui restaient, et, en 1396, il entra chez les chartreux, dans la maison de la Porte-du-Ciel, étant alors âgé
FER
FEU
do +1 ans. Les devoirs de son nouvel état et l'étude des saintes lettres occupèrent tout son temps. En 1+02, après la mort de (iuillaume Raynaud, il fut élu général de son ordre, el il gouverna avec sagesse. L'Eglise oui voyail deux papes, Urbain VI el Benoît XUL se disputer la tiare, était déchirée par ie schisme, et l'ordre des Chartreux se ressentit de cette division. Ferrier était pour Benoît Xlll, avec ceux nui l'avaient élu; 1»; reste était pour Urbain VI. Etienne de Sienne avait été élu général de cette partie : pour terminer une scission qui pouvait entraîner des conséquences funestes, les deux généraux curent la sagesse de se démettre, afin qu'on en élut un troisième qui réunît tous les monastères sous son autorité. Ferrier, malgré sa résolution, fut forcé par Benoit X.Ï1I (Pierre de Luna) de reprendre ses fonctions. 11 lui resta encore attaché ; mais lorsqu'il vit son obstination à se maintenir sur le trône pontifical malgré les maux de l'Eglise et les décisions du concile de Constance, il abandonna son parti. Il mourut quelque temps après : Sainte-Marthe fixe sa mort au 27 avril 1 + 17; d'autres prolongent sa vie jusqu'en 1+19. On a de Boniface Ferrier : un Traité dans lequel il examine pourquoi il y a eu peu de chartreux canonisés, et pourquoi on cite peu de miracles qu'ils aient faits ; une Traduction de la Bible en espagnol ; un Traité adressé à Boniface, religieux du même ordre ; De approbationc ordinis liber unus ; des Sermons et des Lettres.
FERRIER (àrwatjd du), professeur en droit à Toulouse, sa patrie, ensuite président aux enquêtes de Paris, et maître des requêtes, fut choisi pour se trouver, en qualité d'ambassadeur, au concile de Trente. Il y soutint les intérêts de la France avec une vivacité et une aigreur qui déplurent à plusieurs prélats. Par égard à leur plainte, on envoya Ferrier ambassadeur à Venise. Il s'y lia avec Fra-Paolo, et lui fournit des mémoires pour son Histoire du Concile de Trente, pleins de l'esprit de secte dont il était imbu. Ferrier mourut garde-des-sceaux du roi de Navarre, depuis Henri IV, en 1585, âgé de 79 ans, laissant quelques ouvrages. Il fit profession publique du calvinisme dans ses dernières années.
FERRIER (Jean), né à Rodez en 1619, entra chez les jésuites, y professa, et fut ensuite confesseur de Louis XIV. Il mourut en 167+,laissantun Traité sur lasciencemoycnne, et des écrits contre les disciples de Jansénius.
FERRIER (Jérémie), ministre protestant, et professeur en théologie à Nîmes, embrassa la religion catholique, et devint conseiller d'Etat. Il mourut à Paris, l'an 1626. On lui attribue le Catholique d'Etat, 1625, in-8° : c'est une réponse aux reproches que les partisans de l'Espagne faisaient à la France. Il est encore auteur d'un Traité de V Antéchrist et de ses marques, in-fol., Paris, 1615. Sa fille fut mariée au fameux lieutenant criminel Tardieu, qui fut assassiné avec elle par des
voleurs, en 166V. Son gendre et sa fille étaient connus par l'avarice la plus sordide.
FEBR1NI (Lcc), religieux servite, né à Florence, dans le xvi1 siècle, fut l'éditeur des ouvrages laissés manuscrits par le P. Poe- ' cianti, son confrère : Mich. Pocciantii Catalogas scriptorum Florentinorum omnis generis, quorum et memoria extat, atquc lucubrationes in litteras rclatœ sunt ad nostra usque tempora, Florence, 1589, in-V. Ferrini ajouta environ deux cents écrivains à la liste donnée par Poccianti, mais elle est encore trèsincomplète. Poccianti Mich. vite de sette Deati Fiorentini fondât ori delT ordine de' Servi, con un epilogo di tulle le chiese, monasteri, luoghi pii et compagnie délia città di Firenze, Florence, 1589, in-8°. Ferrini inséra dans ce volume deux morceaux de sa compositon, l'un, délia nobilta de' Fiorentini, l'autre, delta religione de' Servi. — Ferrini (Vincent), religieux dominicain, né dans le xvr siècle, à Castel-Nuovo de Carfagnana, en Toscane, était vicaire général de l'inquisition à Parme, en 1583. Il fut nommé, l'année suivante, supérieur des couvents de son ordre dans la Hongrie, la Slyrie et la Carinthie, et se signala dans ces provinces par son talent pour la prédication et son zèle ardent pour la pureté de la foi. Le P. Ferrini était à Venise en 1596, et à cette époque il était déjà avancé en âge; mais on ne connaît pas la date de sa mort. On a de lui quelques livres ascétiques : Alfabeto spirituale; Alfabcto esemplare et la Lima universale de' vitti, recueil de maximes extrait des ouvrages des prédicateurs les plus célèbres de son temps.
FERRO (Barthélemi), religieux théatin, né à Comachio, s'est fait connaître par l'ouvrage suivant : La Storia délie missioni de' cherici regolari teatini, Rome, 170*, 2 volumes in-folio.
FERRON (dom Anselme), bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes, né le 30 septembre 1751, à Ainvelle, bailliage de Vesoul, enseigna la rhétorique à Favernoy et à Luxeuil, et parvint aux premières dignités de sa congrégation. En 1789, il assista comme détiniieur au chapitre général qui devait être le dernier, et y remplit les fonctions de secrétaire. Lorsque les ordres religieux furent supprimés, il se relira d'ans la commune de Buvigney-Court-les-Conflans , et il mourut maire de cette commune le 14 mars 1816. L'académie de Besançon l'avait couronné pour trois mémoires dont voici les titres et les dates : 1° Quelle est l'origine de l'autorité concurrente des évéques et des comtes dans les cités des Gaules ? et en quel temps les prélats du royaume de Bourgogne ont-ils obtenu le titre et les droits de princes de V empire ? 1776; 2° Mémoire sur la chronologie des évéques de Besançon depuis rétablissement du christianisme dans la province séquanaise jusqu'au viiic sii'cle, 1779; 3° Eloge historique du parlement de Franche-Comté, 1784.
FERRY (Jean-Baptiste), prêtre, de la société littéraire-militaire, né à Besançon, mort au mois d'avril 1756, âgé de plus de 60 ans, était chanoine prébendier de l'église de Sainte-