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Madeleine, en cette ville. On a de lui plusieurs livrée d'église a l'usage du diocèse de Besancon. — Voy. Ferri.

FERUS. Voy. Sauvage.

FESCH (Joseph), cardinal, archevêque de Lyon, naquit à Ajaccio en Corse, le 3 janvier 1763. Son père, François Fesch, capitaine dans un régiment suisse au service de la république de Gênes, était protestant; mais il se lit catholique avant d'épouser la dame Ramolino, qui avait eu, de son premier mariage, une tille, la jeune Laetitia, depuis mère de Napoléon Joseph Fesch fut l'unique fruit de cet hymen. Il termina ses études au petit séminaire d'Aix, et eut pour condisciple le jeune Xavier d'Isoard, qui lui dut, en 1804, d'être nommé président de la Rota. Fesch entretenait une correspondance régulière avec ses neveux Joseph et Napoléon Bonaparte, et lorsque ce dernier allait faire sa première communion , il lui écrivit pour lui faire comprendre la grandeur et l'importance de cet acte. Napoléon répondit h son oncle par une lettre remplie de sentiments de foi et de piété. Le jeune Fesch fit ensuite ses cours d'Ecriture sainte et de théologie au grand séminaire de la même ville. A cette époque ( 1785) , il perdit son beau-frère, Charles Bonaparte, qui avait composé quelques poésies anti-religieuses dans sa jeunesse ; il eut la consolation de l'amener à reconnaître ses erreurs et à recevoir les sacrements de l'Eglise. Ses études étant achevées, Fesch retourna en Corse , reçut la prêtrise des mains de sonévêqueMgr Doria, et obtint , par l'entremise de l'archidiacre Lucien Bonaparte , vieillard vénérable, dont il reçut bientôt les derniers soupirs, une prébende capitulaire à la cathédrale d' Ajaccio. Fesch, qui avait hérité du titre d'archidiacre, ne fut pas appelé à prêter serment à la constitution civile du clergé; mais les scellés ayant été mis sur les barrières du chœur de la cathédrale d' Ajaccio, il se retira, et alla passer quelque temps, avec ses neveux Joseph, Napoléon et Lucien Bonaparte, dans la maison de leur mère. L'archidiacre prit insensiblement, dans ses entretiens avec les jeunes gens, quelques-unes des idées politiques nouvelles, et on le vit plus tard organiser un club à Bâle ; mais il demeura toujours fidèle à la cause de l'Eglise. En 1793, madame Laetitia Bonaparte se réfugia avec ses enfants à Marseille; l'abbé Fesch les y accompagna, puis il se rendit dans la Suisse avec l'espoir de recueillir quelque chose de la succession paternelle. Les lois du pays excluaient les catholiques : il repoussa avec indignation les propositions qui ui furent faites de souscrire aux erreurs de '. a réforme, et revint en France. Napoléon, qui faisait alors la campagne d'Italie, le fit nommer commissaire des guerres. Si ces fonctions étaient peu compatibles avec le caractère du prêtre , il sut du moins rendre utile la position qu'il occupait près du jeune conquérant, et sans doute son influence fut pour quelque chose dans le respect que le vainçiueur montrait pour la religion. Après

Dictioîw. de Biographie relig. II.

le traité de Campo-Formio , Fesch alla visiter la Corse , puis il se rendit à Lyon , où l'appelait sa place de commissaire des guer res. Lorsque le premier consul s'occupa de rétablir en France le culte religieux, Fesch voulut se préparer à reprendre les fonctions du ministère sacré; il alla passer un mois dans une retraite absolue, se livrant exclusivement à la méditation et à la prière, sous la direction de l'abbé Emery, qui devint son confesseur ordinaire. L'archevêché de Lyon étant devenu vacant par la mort de Mgr de Marbeuf, le premier consul y nomma son oncle ; l'abbé Fesch fut sacré à Paris le 15 août 1802 par le cardinal-légat Caprara , et il prit possession de son siège le 2 janvier 1803. Le 27 mars suivant, il reçut la barrette de cardinal des mains du premier consul. De retour à Lyon, le nouveau prélat s'occupa activement d'organiser de fortes études, de rétablir les séminaires, etc., et il fit servir le crédit puissant que lui assurait sa position au bien de la religion dans son diocèse. Au mois d'avril 1803, il fut nommé ambassadeur près le saint-siége ; mais la cour de Rome regardant la dignité de cardinal comme incompatible avec le titre d'ambassadeur, il prit le titre de ministre plénipotentiaire. Chateaubriand fut d'abord son secrétaire de légation. Voy. Chateaubriand. En 180i , le cardinal Fesch devint membre du sénat conservateur. L'objet principal de sa mission était d'obtenir du pape qu'il voulût bien venir sacrer le nouvel empereur. Le souverain pontife donna enfin son consentement , et Fesch se hâta de retourner à Paris, où il célébra le mariage religieux de Napoléon et de Joséphine. Lorsque Bonaparte , devenu empereur, eut formé une nouvelle cour, il rétablit la grande aumônerie et plaça son oncle le cardinal à la tête de cette haute administration, avec le titre de grand-aumônier de l'empire et un traitement de cent mille francs. Un décret mit sous sa protection les établissements consacrés aux missions, et bientôt la congrégation de Saint-Lazare, le séminaire du Saint-Esprit, le séminaire des Missions- Etrangères, la Mission de Smyrne, les religieux de la Terre-Sainte ressentirent les heureux effets de la bienveillance et du zèle apostolique du prélat. Pendant le séjour du saintpère à Paris, le cardinal l'accompagna dans toutes ses sorties, et il appuya vivement auprès de l'empereur les demandes que le pape ne cessait de lui adresser dans l'intérêt de l'Eglise et de la religion. Lorsque Pie VII eut quitté la France et fut rentré dans sa capitale, le cardinal reprit ses fonctions de ministre plénipotentiaire auprès de la cour de Rome; il fut chargé, à cette époque, de plusieurs négociations délicates concernant les affaires de l'Eglise italienne et les rapports du gouvernement français avec le saint-siége. Mais il devint bientôt suspect à l'empereur à cause de ses sympathies secrètes pour la cause du chef de l'Eglise, et, après la paix de Presbourg, il fut rappelé. Depuis cette époque, l'archevêque de Lyon s'occupa exclusivement des affaires de l'Ei

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