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glise,et particulièrement de l'administration de <ou diocèse, où il D6 cessa de donner des preu?es de son zèle et de son entier dévouement aux intérêts de la religion. 11 confia la direction de ion séminaire aui Pères de la Foi, appela auprès de lui l'abbé de Kau/an pour le Mettre à la tète du grand établisse* nient des Missions de France qu'il voulait fonder, ohlint du gouvernement impérial un décret qui a luisait et reconnaissait l'institut des frères des écoles chrétiennes , qui , jusque-là, n'avait été que toléré. 11 prit aussi une grande pari à la publication du Catéchisme de l'Empire, qui établissait l'unité d'enseignement dans tous les diocèses de France. Lorsque le pape, arraclié violemment de ses Etats, eut été conduit à Savone, le cardinal Fesch, sans oublier ce qu'il devait à l'empereur son neveu, ne dissimula pas la doule ir que lui causaient les rigueurs exercées contre le chef do l'Eglise, et il s'efforça d'adoucir sa pénible position. Nommé archevêque de Paris en 1809, il refusa constamment de prendre en main l'administration du diocèse, et ne voulut même pas aller habiter le palais de l'archevêché. Irrité de cette courageuse résistance, l'empereur nomma à sa place le cardinal Mann, qui, plus complaisant et moinsscrupuleux, accepta et consentit à administrer, quoique le pa e eût déclaré formellement qu'il ne lui expédierait pas ses bulles. Chargé, en 1811, de présider le concile convoqué par l'empereur, le cardinal Fesch montra dans celte difficile mission la même lidélité à ses devoirs et le même désir de concilier et de rapprocher les esprits. Lorsque ce le assemblée, une fois dissoute, puis réunie de nouveau, eut décidé qu'elle enverrait une députation à Savone, pour proposer au pape un projet de décret par lequel les méiropolitains devaient avoir le droit d'accorder l'institution canonique dans le cas où le pape ne l'aurait pas encore donnée six. mois après la nomination notifiée, le cardinal consentit à écrire au saint-père pour appuyer un projet que son acquiescement seul pouvait empêcher d'être schématique. Les négociations n'aboutirent à aucun résultat, et le concile fut dissous avant qu'on eût pu rien terminer. L'empereur, ne gardant plus aucun ménagement, alla jusqu ih menacer d'un schisme. Il supprima la congrégation de Saint-Sulpice, dont les établissements lui paraissaient trop favorables au saint-siége, lit fermer tous les petits séminaires, et ordonna que les élèves suivissent les cours des collèges de l'université. Le cardinal se rendit aux tuileries, où. il ne paraissait plus depuis longtemps, et il osa interpeller vivement l'empereur sur les mesures qui menaçaient l'Eglise. Celui-ci ne lui répondit qu'en lui intimant l'ordre de retourner dans son diocèse, et en môme temps il lui retira la grande aumônerie qu'il donna à l'archevêque de Mfalioes , M. de Pradt. Le cardinal partit immédiatement pour Lyon avec les abbés Feulrier et de Quélen. Sa courageuse fidélité au souverain pontife devait lui susciter encore d'autres persécu-
tions : une lettre qu'il avait écrite au pape pour lui témoigner l'intérêt qu'il prenait à ses malheurs fut saisie à la poste. L'empereur en fut instruit et il écrivit de Russie , au ministre dos cultes, Bigot de Préameneu.de faire savoir à son oncle quo, s'il ne se montrait pas plus circonspect à l'avenir, on pourrait l'envoyer à Fenestrelle, célèbre prison d'Etat. Le cardinal répondit à Bigot de Pré imeneu que, loin de se repentir de ce qu'il avait l'ait , il était prêt h recommencer. « Dites-lui , ajoutait-il , qu'il me serait doux « de partager le sort de tant d'illustres con- « fesseurs. » Une autre mesure fut prise contre lui : quelques années auparavant, le cardinal avait été nommé coadjuteur de l'archevêque de Katisbonne, et h ce litre il percevait trois cent mille francs de rente sur l'octroi du Rhin; un décret du 20 août 1812 lui enleva cette riche dotation, lui 181V, les événements politiques l'obligèrent de quitter la France, et il >e retira à Rome. Dans les Cent- Jours il revint à Lyon, fut nommé ambassadeur près le saint-siége , puis il subit les conséquences de la bataille de Waterloo. Louis X.VIII , a qui il lit remettre une supplique par les abbés de Quélen , Feulrier et Gilibert, paraissait personnellement disposé à lui permettre de résider dans son diocèse; mais les ministres s'y refusèrent absolument, et le cardinal retourna à Rome. Le séjour en France ayant été interdit , par une loi , à tous les membres de la famille impériale, le gouvernement français considéra le cardinal Fesrh comme dé missionnaire, et nommaM.de Bernis à l'arche vêché de Lyon ; mais l'ancien titulaire refusa sa démission, et le pape ne donna pas l'institution canonique. On pensa alors à instituer un administrateur apostolique; le pape y consentit, mais le cardinal protesta de nouveau. Le conseil d'Etat ne donna pas Yexequalur, et M. de Bernis fut élevé sur le siège de Rouen. Pie VII étant mort , un des premiers actes de son successeur, Léon XII, fut de nommer un administrateur apostolique. Cette mesure fut arrêtée par un bref du 22 décembre 1823, et Mgr de Pins fut placé à la tète du diocèse de Lyon , qu'il continua d'administrer jusqu'à la mort du cardinal. La révolution de juillet ne rendit pas son siège à ce dernier, qui continua de résider à Rome, où ses goûts pour les arts et les riches collections lui procuraient les sympathies des habitants. Nous ne devons pas oublier de dire que , par une préoccupation digne d'un évêq ie,il envoya à Sainte-Hélène deux prêtres chargés de porter à son neveu les consolations de la religion. Napoléon reçut en elfet de l'un d'eux , avant de mourir, les secours de l'Eglise , à l'exception de la sainte communion, que des vomissements l'empêchèrent de recevoir, et , sur sa demande, le saint-sacrement fut exposé dans sa chambre (mai 1821). Le cardinal perdit, en 1837, sa sœur, la mère de Napoléon; il ne lui survécut que deux ans, et i! mourut à Rome le 13 mai 1839, dans tous les sentiments d'une vive piété , instituant son neveu Joseph unique héritier de son immense fortune, à part quel-
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nues 1octs plus ou moins considérables qu'il fît, notamment à l'archevêché de Lyon et au séminaire d'Àjaccio, M. l'abbé Lyonnet, chanoine de Lyon, a publié un ouvrage intitulé : Le cardinal Fesch, etc., 18V1, 2 vol. in-8°. " FEU (François), docteur de Sorbonne, né à Massiac, en Auvergne, l'an 1633, fut grandvicaire de Rouen, sous Colbert, puis curé de Saint-Gcrvais , a Paris , en 1636. Dans ces deux places il s.e tit généralement estimer et aimer des personnes do toute condition. Il mourut le 26 décembre 1699, à 66 ans. On a de lui les deux premiers volumes d'un cours de théologie qu'il n'eut pas le temps d'achever, 1692 et 1695, in-V.
FEU-ARDENT (François) , cordelier, n ' à Coutances en 15il, docteur de Sorbonne, zélé ligueur, disserta en chaire contre Henri III et Henri IV. Il mourut en 1610 à Bayeux, laissant : des Traites de controverse, où il y a de bonnes choses; mais qui , pour la manière , tiennent au goût de son siècle; des Commentaires sur plusieurs livres de la Bible; des éditions de quelques ouvrages des Pérès et des scolastigues. L ardeur qu'il avait témoignée pour la ligue parut s'éteindre dès qu'il vit la religion hors de danger.
FEUILLET (Nicolas) , chanoine de Saint- Cloud , près de Paris , prédicateur apostolique, et d'une morale qui a paru sévère, mourut à Paris le 7 septembre 1693, âgé de 71 ans. On a de lui, in-12, 1712, Y Histoire de la conversion de Chanieau , cousin germain de Caumartin, conseiller d Etat. Feuillet en avait 6fé le principal instrument. Cette histoire éditiante, réimprimée plusieurs fois, est trèsrépandue. On a encore de lui des lettres, qui peignent les sentiments de religion dont il était pénétré, et une Oraison funèbre de Henriette d'Angleterre , duchesse d'Orléans. Son portrait a été gravé par E Jelinek.
FEUILLET (Madeleine) , nièce du précèdent, cultiva la littérature sacrée avec succès, et publia divers ouvrages , dont les plus importants sont : Sentiments chrétiens sur les principaux mystères de Notre-Seigneur, etc., Paris, 1689, in-12; une Concordance des prophéties avec V Evangile, sur la passion, la résurrection et l'ascension de Jésus-Christ, 1690, in-12; F Ame chrétienne soumise à l'esprit de Dieu , Paris , 1701 , in-12; les Quatre Fins de l'homme, Paris, 169V, in-12; et la traduction de deux ouvrages du jésuite Drexelius : la Voie qui conduit au ciel, Paris, 1684, in-12; et l'Ange gardien, Paris, 1691, in-12.
FEUTRIER ( Jean- François-Hyacinthe , comte), évoque de Reauvais et ministre des cultes , né à Paris le 2 avril 1785 , termina ses études au séminaire de Saint-Sulpice sous l'abbé Emery, et fut nommé secrétaire général de la grande aumônerie , par le cardinal Fesch, alors grand aumônier de France; il fut aussi désigné , par l'influence du môme cardinal, pour être membre du concile convoqué à P.ris par Mapol 'On , à l'effet de régler les différends s -.rveir.is entre ie gouvernement français et le pape Pie VII, et il contribua beaucoup à la résistance tjue cette assemblée opposa aux volontés de l'empereur.
Plus tard Feutrier fut le principal agent des secours pécuniaires qu'on faisait parvenir au saint-père et aux cardinaux retenus en captivité. Lors de la première restauration, Tfflleyraftd-PeYfgord , archevêque de Reims, grand-aumônier de France , s'attacha l'abbé Feutrier, qui fut confirmé dans sa place à la grande aumônerie par Louis XVI11. Il la quitta durant les Cent-Jours, malgré les instances du cardinal Fesch, puis fut réintégré après li secon le rentrée du roi. Il fut fait bientôt chanoine honoraire du chapitre royal de Saint-Denis, puis curé de la Madeleine, paroisse un peu négligée sous un prédécesseu • v.il Judinaire, et dans laquelle il sut ranimer la piété et la charité des fidèles par son zèle et son activité infatigables. De toutes parts on accourait enlendr • ses sermons, composés avec un talent remarquable. Le 8 mai 1821 , il prononça , dans la catbédrale d'Orléans , le panégyrique de Jeanne d'Arc, qui fut tellement goûté qu'on lui demanda, deux ans après , de venir le prononcer de no.; veau. L'abbé Feutrier s'attacha aussi, en sa q ialilé de vicaire général de la grande aumônerie , à répandre l'instruction religie ise parmi les soldats en garnison à Paris, et il savait prendre un langage approprié à leur profession. Le 25 août 1822, il fit, devant l'académie française , à Saint-Germain l'Auxerrois , le panégyrique annuel de Sdint Louis, sujet rebattu dont il eut le talent de rajeunir plusieurs détails. En février 1823, Feutrier fut nommé vicaire général du diocèse de Paris et membre du conseil de l'archevêque , Mgr de Quélen , puis appelé, le 26 janvier 182(3, au siège épiscopal de Reauvais, et sacré le 2V avril suivant. Promu , au Commencement de l'année 1828, au ministère des all'aires ecclésiastiques, qui venait d'être séparé de celui de l'instruction publique, Feutrier prit beaucoup de part aux discussions parlementaires , ainsi qu'aux fameuses ordonnances du 16 juin 1828, qui excitèrent de vives réclamations de la part de l'épiseopat et du clergé français. On sait que des deux ordonnances , l'une fermait les petits séminaires dirigés par les jésuites, l'autre mettait plusieurs entraves aux autres petits séminaires. Voij. Frayssivous. On a reproché au ministre d'avoir eu recours à de petites ressources et à des moyens équivoques pour persuader a ses collègues que l'intention du souverain pontife était qu'ils se soumissent aux ordonnances. On assure qu'elles furent pour lui, plus tard, une source d'amers regrets. Il quitta le ministère au mois d'août 1829 , et retourna dans son diocèse avec une pension de 12,000 francs et les titres de comte et de pair de France. Sa santé s'était altérée depuis g.adueUement, et il fît, pour consulter les médecins, un voyagea Paris, où il arriva le samedi 20 juin 1830. Le dimanche malin ou le trouva mort dans son lit. L'autop! ie du cadavre iit peconn îtreque cette tin subite était due à un épanehement au ce, veiio. Ses efctèëqu :rées h
PAbbaye-aux-Bois , et son corps fut transoorté dans la cathédrale de Reauvais. M. Feu-
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trier était membre de la Légion d'honneur. On a de lui : Eloge historique et religieux de Jeanne d'Arc, pour l'unnii-crsairc de la délivrance d'Orléans, le S mai 1429, prononcé dans la cathédrale de cette ville le 8 mat 1821 et le 8 mat 1823, Orléans, 1823, in-8° ; Oraison funèbre de S. A. R. Monseigneur le duc de Berry , qui devait être prononcée à un service dans l'église Sainte-Madeleine, qui n'eut point lieu, 1822, in-8°; Oraison funèbre de S. A. H. madame la duchesse douairière d'Orléans , 2e édit. , Paris, 1821, in-8°.
FEVRE (Jacques Fa.br] ou Faher ou Le), surnommé (TE tapies [Stapuletuiê), du lieu do sa naissance, au diocèse d'Amiens, vint au monde vers l'an 1455. 11 fit ses études dans l'université de Paris, et y professa ensuite les belles-lettres et la philosophie. C'était encore le règne de la plus barbare scliolastique. Le Fèvre sut s'élever au-dessus des chicanes de l'école. Il fut un des premiers qui inspirèrent le goût des études solides, et en particulier de celles des langues-mères. Gullaume Briçonnet, évoque de Meaux, le choisit pour son grand vicaire en 1523 ; ce prélat ayant été accusé de favoriser les novateurs, Le Fèvre, soupçonné de l'avoir séduit, fut obligé de le quitter. Il se retira à Strasbourg, el delà à Paris, où il fut nommé précepteur du troisième fils de François I". La reine Marguerite, sœur de ce prince, infectée des nouvelles erreurs, mena Le Fèvre à Nérac en 1530 : c'est là que cet habile homme, après avoir rouvert les yeux à la vérité, finit ses jours, sincèrement converti, en 1537. Ses principaux ouvrages sont : un Traité des trois Madeleines, solidement réfuté par les bollandistes et par d'autres savants (Voy. Fischer et Beda) ; un Psautier en 5 colonnes, Paris, in-folio, 1599, avec des notes peu estimées ; des Commentaires sur les Psaumes, sur l'Ecclésiaste, sur les Evangiles, sur saint Paul, etc., savants , mais mal digérés et mal écrits ; Agones martyrum mensis januarii, in-folio, sans date ni lieu, mais du commencement du xvie siècle ; une version française de toute la Bible, imprimée à Anvers en 1520, 1534 et 15U, in-folio, et en 1728, en 4 vol. in-8°. L'édition de 1534, revue par des docteurs deLouvain, est la plus correcte, la plus exacte et la plus rare, parce qu'elle fut supprimée. Celte traduction, son sentiment sur la monogamie de sainte Anne, et sa distinction des trois Maries, soulevèrent beaucoup de docteurs contre Le Fèvre ; ce qui l'obligea de se contredire dans le De duplici et unica Magdalena, in-4°, pour prouver qu'on pouvait soutenir qu'il y en avait deux ou une seule. A force de varier et de tourner cette question, il l'a si bien embrouillée, .-ju'on ne sait point ce qu'il en pensait.
FÈVRE (Denys Le), religieux célestin, né dans le Vendômois en 1488, mort à Paris en 1538, avait professé avec distinction, dès l'âge de seize ans, les lettres grecques et latines dans l'université de Paris. A l'âge de 26 ans, dégoûté du monde, il entra dans l'ordre des Célestins, fut supérieur de plusieurs monastères, et devint prieur de celui
de Paris, et vicaire général du provincial. On a de lui : Vita suncli Cœlcslini, conscripta primum a Petro Alliacensi S. R. E. cardinali, limaliori stylo donata, Paris, 1539, in- 4° ; Poema hebraicum de immaculala conceptione Virginis Mariœ, Troyes, in-4" ; Index alphabeticus scriptorum grœcorum et latinoruminomni génère litteralurœ ; Epithalamium beatœ Mariœ Virginis, in antiphonam : Quam pulchra es! un Commentaire sur la règle de saint Benoît ; des Sermons et autres ouvrages demeurés manuscrits. On a une Vie de Denis Le Fèvre, par Jean Cordœus, son confrère et son disciple.
FEVRE (Gui Le), sieur de La Boderie en Basse-Normandie, où il naquit l'an 1541. Savant dans les langues orientales, il eut beaucoup de part à la fameuse Polyglotte d'Anvers, confiée aux soins d'Arias Montanus. Si on le croit, celui-ci n'y contribua pas autant qu'on le pense communément. Le Fèvre lassa avec son frère Nicolas à Anvers, pour 'exécution de ce grand ouvrage. Il y travailla ongtemps, et y inséra le Nouveau Testament en syriaque, avec une version en latin, une Grammaire syriaque et une chaldaïque, et un Dictionnaire de ces deux langues. Il retourna ensuite en France, apportant pour tout fruit de ses travaux beaucoup de fatigues et quelque peu de réputation. A son retour, il fut secrétaire du duc d'Alençon, frère du roi Henri III, fut mal payé comme à Anvers, et alla mourir à La Boderie en 1598. On a de lui plusieurs ouvrages envers et en prose, des traductions, etc. Il mêlaitaux épines del'étudedes langues les fleurs de la poésie française. Il eut de son temps une assez grande réputation dans ce dernier genre ; mais à l'exception de quelques pièces, où l'on trouve une certaine naïveté qui plaît malgré la barbarie du langage, tout ce qui nous reste de lui est du plus mauvais goût: style ampoulé, phrases inintelligibles, comparaisons forcées, expressions basses, allusions puériles, jeux de mots ridicules, plaisanteries froides. On peut consulter le Père Nicéron (Mémoires, tome XXXVIII) ,
3ui donne le catalogue de ses ennuyeuses prouctions.
FEVRE (Jacques Le) , docteur de Sorbonne, grand vicaire de Bourges, né à Coutances au milieu du xvne siècle, et mort à Paris en 1716, s'est fait un nom par les ouvrages qu'il a publiés pour la défense de l'Eglise. Les principaux sont : Motifs invincibles pour convaincre ceux de la religion prétendue réformée, Paris, 1682, in-12 ; Nouvelle Conférence avec un ministre, touchant les causes de la séparation des protestants, 1685, in- 12, livre qui eut un grand succès; Instruction pour confirmer les nouveaux convertis dans la foi de l'Eglise ; Entretiens d'Eudoxe et d'Eucharisle, sur l'Histoire de l'arianisme et des iconoclastes du Père Maimbourg, Paris, 1674, in-12 ; Anti- Journal des assemblées de Sorbonne ; critique, ou plutôt satire, conduite par l'esprit de parti.
FEVRET (Charles), né à Semur en 1583, fut avocat au parlement de Dijon dès l'âge
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de 19 ans, et mourut dans cette ville en 1661. On a de lui un Traité de l'Abus, composé à la prière de Louis II, prince de Condé, et dont la meilleure édition est celle de Lyon, 1736, en 2 vol. in-folio, avec des notes du célèbre Gilbert et de Brunet, avocat. Fevret a approfondi cette matière, et son ouvrage est le fruit des plus longues recherches ; il y a cependant des canonistes qui trouvent de l'inconvénient dans la trop grande extension de ses principes. Hauteserre l'a réfuté 3ar ordre du clergé, qui a cru y voir compromis les droits de l'Eglise. On a encore de ui V Histoire de la sédition arrivée à Dijon, en 1630, in-8°, et d'autres ouvrages en prose et en vers latins.
FEVRET DE FONTETTE (Charles-Marie), arrière-petit-fils du précédent, né à Dijon en 1710, fut reçu conseiller au parlement de cette ville en 1736. Après s'être attaché pendant une longue suite d'années à rassembler une nombreuse collection d'ouvrages et de morceaux, tant imprimés que manuscrits, sur l'histoire de France, il conçut le projet de donner au public une nouvelle édition de la Bibliothèque historique de la France du Père Le Long. C'est par les augmentations considérables qu'ont produites les recherches et les travaux de M. Fontette, que cet ouvrage vraiment important, et dont l'utilité peut s'étendre à tant d'objets, après être sorti des mains de son premier auteur en un seul volume in-folio, en 1719, est devenu un répertoire immense qui forme aujourd'hui 4 vol. in-fol., non compris les tables qui en composent un 5". Ce magistrat, aussi recommandable par ses qualités sociales que par ses lumières dans la jurisprudence, son zèle pour sa patrie , et son amour pour les lettres, est mort directeur de l'académie de Dijon en 1772, sans avoir vu la fin d'une entreprise qui lui fait tant d'honneur. M. Barbeau des Bruyères, auquel il avait remis tout son travail dès 1764 , a présidé à l'édition de cet ouvrage.
FEYDEAU (Matthieu), né à Paris en 1616, docteur de Sorbonne , théologal d'Alet, ensuite de Beauvais, mourut en exil à Annonay dans le Vivarais, en 1694 , à 78 ans. Son attachement au parti de M. Arnauld lui avait occasionné beaucoup de chagrins. On a de lui : des Méditations sur l'Histoire et la concorde des Evangiles, Bruxelles, 1673; Lyon, 1689-96, etc. ; le Catéchisme de la Grâce, in- 12, et d'autres ouvrages.
FEYDEAU DE BROU (Henri), évêque d'Amiens, de la même famille que le précédent, mort en 1706, âgé de 53 ans, a donné au public : une lettre latine à Innocent XII, contre le Nodus prœdestinationis du cardinal Sfondrate ; une Ordonnance pour la juridiction des évêques et des curés, contre le Père des Imbrieux, jésuite ; Lettre au sujet de la lettre à un Curieux sur d'anciens tombeaux découverts en 1697, dans l'abbaye deSt-AcheuI. ^ FIACRE (saint), étant venu d'Irlande ou d'Ecosse en France, saint Faron, évêque de Meaux, lui donna un lieu solitaire où il bâtit un hôpital, dans lequel il recevait les passants
et les étrangers. 11 mourut vers l'an 670. Les légendes lui donnent le titre de prince. Sa Vie, qui n'est guère authentique, a été publiée dans le recueil de Surius, dans celui des Bol- Jandistes (tom. 6e d'août, pag. 598 et suiv.), les Acta SS. ord. S. Benedicti de Mabillon, tom. 2, et dans les autres hagiographes ; enfin nous en avons des Fies imprimées à part, entre autres celle écrite en vers et imprimée in-4°, sans date, ni nom de ville ni d'imprimeur ; et celle de dom Pirou, bénédictin de Saint-Maur, imprimée à Paris en 1636, in-12. L'ermitage de Saint-Fiacre est devenu un bourg de la Brie, fameux par ses pèlerinages ; l'église ou chapelle est desservie par les bénédictins, les femmes n'entrent point dans le sanctuaire ; et l'on remarque que la reine Anne d'Autriche, y venant en pèlerinage en 1641, se conforma à oet usage, et qu'elle fit même à pied le chemin depuis Monceau jusqu'à Saint-Fiacre. Dom du Plessis, qui donne un article curieux sur ce saint solitaire (Hist. de Meaux, tom. Ier, p. 51 et suiv.) observe que dans sa chapelle il y a une pierre, sur laquelle on voit s'asseoir pieusement les pèlerins, pour guérir des hémorrhoïdes, ou, selon d'autres, du fie ou mal de saint Fiacre (Viscus, cancri genus, carnosis partibus adhœrere solitus , primo quidem calli instar durescit ; postea callus in pus conversus,proximas partes depascitur. C'est ainsi que Mabillon désigne cette maladie dans les Annales de son ordre, 1. 1", p. 344). On a prétendu que le nom de fiacres avait été donné aux carrosses de place, parce qu'ils furent d'abord destinés à voiturer jusqu'à Saint-Fiacre (en Brie) les Parisiens qui y allaient en pèlerinage ; mais Ménage, dans son Dictionnaire étymologique, atteste, comme témoin oculaire, que ces carrosses furent ainsi appelés du nom de l'image de saint Fiacre, qui servait d'enseigne à un logis de la rue Saint-Antoine, où l'on a premièrement loué ces sortes de voitures. On peut concilier ces deux sentiments , en supposant que le maître de l'auberge n'avait pris saint Fiacre pour enseigne qu'à cause de la première destination de ces voilures pour ce pèlerinage ; la rue Saint-Antoine où était l'auberge est précisément sur le chemin de Paris à Saint-Fiacre. Par la suite il étendit l'usage de ses voitures pour le service des rues de Paris.
FIACRE, frère lai de l'ordre de Saint-Augustin, né à Marly, en 1609, et mort à Paris en 1684, se fit connaître par sa piété et di versesprédictions qui parurent surnaturelles. Louis XIII, la reine Anne d'Autriche, Louis XIV, Marie-Thérèse, son épouse, et d'autres grands personnages , avaient grande confiance en ses prières, et s'y recommandaient souvent. 11 était fort lié avec Claude Bernard, surnommé le pauvre prêtre (Voy. cet article). Sa Vie, imprimée à Paris en 1722, est écrite avec une simplicité qui attache. Dans son discours préliminaire , l'auteur anonyme (que l'on sait être un augustin, nommé Gabriel de Sainte-Claire), montre qu'il connaissait les règles de la critique et qu'il s'y est
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conformé. On \ trouve cette réflexion: « La « disposition de nos pères ôtail de croire a toul à l'aveugle ; ils se faisaient conscience « dedouter du moindre prodige; ils croyaient « trop. La disposition d'esprit de nos jours « (en 17i22' esl de oe croire rien ; s'il me fala lait opter entre ces deux extrém tés,j'ai- « nierais mieux la puérile eré iu'ité de ceux « qui croient tout, etc. » Du reste, le livre est imprimé fort incorfectementj et le lecteur est arrêté à cl aque pas par des fautes grossières qui oe sonl pas n evées dans Verrata. L'abbé d'Artlgnj eo a donné, d'après un journaliste, le Précis de ce qui concerne la naissance de Louis XIV quelareine Anne attribua aux prières du frère Fiacre), dans le sixième.tome de ses mémoires; mais on voit par ce Précis que l'abbé n'avait pas vu le livre même.
FIA HP (Jean-Baptiste), 116 à Dijon, d'une honnête famille, au mois de novembre 1736, entra d'abord chez les jésuites, et après avoir fait son noviciat il professait la rhétorique au colléj e d'Alêne m, lorsque la société fut supprimée. Il se rendit à Paris, et fut admis dans 1 « séminaire de Saint-Nicotas-du-Chardonnet. Appelé dans sa ville natale par M. d'Apchon, qui administrait le diocèse, il y remplit les fonctions de vicaire dans la paroisse de Saint-Philibert , puis dans celle de Saint-Pierre. Il était pourvu d'un mépart à Saint-Michel lorsque la révolution survint, ce qui ne l'assujettissait point au serment, parce qu'il n'était pas ce qu'on appelait alors fonctionnai; e public ecclésiastique. Il fut même dans la suite excepté de la déportation comme sexagénaire; mais ayant été surpris célébrant les saints mystères dans une maison privée, il fut arrêté et conduit à Rochefort pour être transporté à Cayenne. Une croisière anglaise mit obstacle au départ, et on se contenta de le renfermer dans un fort. Pepuis cette époque (1795), il vécut retiré. 11 mourut à Pijon le 30 septembre 1818. L'abbé Fiard était d'une piété profonde et très-charitable; mais il parait que dès son enfance il avait montré une imagination exaltée, qu'avait encore enflammée la lecture de certains livres. Il attribuait à la magie un si grand empire, qu'il ne voyait presque partout que sorciers et magiciens. Pans ses écrits, il cite comme démonoldtres les Mesmer, les Cagliostro, et autres jongleurs do la même espèce; il prend aussi pour des sorciers les faiseurs de tours, une poupée automate et autres objets, qui ne sont, en général, qu'un résultat de procédés physiques ou de pur charlatanisme. Avant la révolution, il avait annoncé dans le Journal de Verdun, dans le Journal ecclésiastique et dans le Spectateur de Toulouse, l'existence d'un grand nombre de démonoldtres. Le 22 octobre 1775, il écrivit une longue le'.tre à l'assemblée du clergé, dans laquelle il lui dénonçait également les projets d'une foule de magiciens et de sorciers, qui minaient sourdement le trùne et l'autel. Lqh persécutions qu'il avait éprouvées ne tirent qu'exalter de plus en plus son imagination. Selon lui, la révolution n'était que l'effet d'un
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ensorcellement, et huit cent mille Parisiens étaient ensorcelés, ainsi que Louis XVI luimême. Tous 1 ■* ouvrages qu'il a publiés roulent sur ce sujet; en voici les titres : Lettres ' philosophiques sur la »a0te>Prjon,18Ol,û>S0; La France trompée pur les magiciens et les démonoldtres du xvm" siècle, Dijon, 1803, in-8"; Le Secret d'Etat, brochure in-8% 1815. On attribue aussi à l'abbé Fiard Le Mystère des magnétiseurs et des somnambules dévoilé, par un homme du monde, 1815, in-8°. M- Pe- 1 iuze a cru devoir réfuter cet ouvrage dans Annales du magnétisme animal. (On peut également voir les Annales politiques, morales et littéraires, du 17 décembre 1815.) En 1797, l'abbé Fiard soumit à La Harpe une partie de son travail, par lequel il voulait j couver Vorigine diabolique et magique de la révolution. La Harpe se borna à lui répondre que les « révolutionnaires ne pouvaient être « d'aussi grands sorciers, parce qu'ils ne « croyaient ni en Pieu ni au diable. » M. C.-M. Amanton a inséré dans le Journal de Dijon du 5 août 1825 une notice très-délai II e si r l'abbé Fiard.
FICHET (Alexandre), savant jésuite, né en 1588 au Petit-Bornand, dans le diocèse de Genève, mort à Cbambéry le 30 mars 1659, professa d'abord à Lyon les humanités et la philosophie; puis, s'étant consacré à la prédication, il obtint un tel succès dans la chaire, que l'église n'était jamais assez vaste pour contenir son auditoire. 11 fut ensuite recteur du collège de Nimes, et montra un talent particulier pour développer dans ses écoliers la vocation à l'état monastique. La province de Lyon le députa à Home, pour y assister à îa huitième congrégation de son ordre. Ses ouvrages sont : Chorus poetarum lustratus cum musœo rhetorico et poetico ; c'est une édition purgée du Corpus poetarum. Le nombre des poètes latins compris dans ce recueil est de cinquante-huit; il en manque quelques-uns, qu'il se proposait d'ajouter dans une autre édition. Cet ouvrage a été imprimé à Lyon, 1616, in-V\ Favus mellis ex variis sanctis collcctus, Lyon, 1615- 1617, in-24. Ces deux ouvrages sont sans nom d'auleur. La Vie de la bienheureuse mère de Chantai, fondatrice de la Visitation, Lyon, 16i2, in-*0; la Vie de saint Bernard de Mcnthon; Arcana studiorum omnium methodus , bibliotheca scientiarum , Lyon, 16i9, in-8°, réimprimé à la suite du Prodromus historiée litterariœ de Lambecius, 1710, in-folio : cet ouvrage , écrit avec élégance , donne des moyens faciles de faire des progrès dans les sciences; le Triomphe du saint-siége contre un conseiller hérétique de Grenoble, Grenoble, 1640.
FICHTE (Jean-Théophile), célèbre philosophe et métaphysicien allemand, né le 19 mai 1762 dans" le village de Kammenau en Lusace, était fils d'un fabricant de rubans, et fut placé dans une écoi-e par un protecteur de sa famille, qui avait reconnu en lui d'heureuses dispositions. -Mais s'accommodant peu de la contrainte à laquelle il se voyait assujetti, il se sauva z son maître, et on le
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trouva sur les bords de la Saale, les yeux fixés sur une carte, dans laquelle il cherchait la route qui pouvait le conduire en Amérique. Il termina cependant ses études dans les universités de Wiltenberg et de Leipzig, puis accepta une place de précepteur dans une famille de Kœnigsberg, où il fil la connaissance du célèbre Kant, dont il embrassa Ja doctrine. En 1792, il publia à Kœnigsberg, sans y mettre son nom, un Essai de critique de toutes les révélations, in-8°, qui fut d'abord généralement attribué à Kant. L'auteur y défend la révélation, d'après des raisonnements puisés dans la philosophie de ce dernier. Fichte épousa en 1793 une nièce du poëte Klopstock, et fit paraître en Suisse, où il voyageait, un ouvrage qui fit une trèsgrande sensation , intitulé : Matériaux pour rectifier les jugements du public sur la révolution française, in-8°, dans lequel il soutient cette doctrine dangereuse, que « l'espèce de « contrat synallagrnatique qui existe entre « une nation et son chef héréditaire peut « être dissous par la volonté de l'une des « deux parties, et surtout par celle de la na- « tion. » La chaire de philosophie à l'université d'Iéna étant devenue vacante par la retraite du titulaire Reinhold, qui alla professer à Kiel, Fichte fut choisi pour lui succéder. Ce fut alors qu'il modifia les théories de Kant, et publia un système également fondé sur V idéalisme transcendantal, auquel il donna le nom de Doctrine de la science, et dont il fit la base de ses cours. En 1798, parut son Système de morale, qui fit accuser l'auteur d'hérésie et d'athéisme, et l'obligea de donner sa démission de professeur. Il alla poursuivre ses travaux à Berlin, où il ouvrit des cours. Un de ses disciples, Scbelling, s'éleva avec violence contre sa doctrine, et donna ainsi naissance à des querelles philosophiques dans lesquelles entrèrent la plupart des savants d'Allemagne. Durant l'été de 1805, Fichte occupa la chaire de philosophie transcendante à l'université d'Erlang, et l'année suivante il donna un cours à Bertin. Ayant perdu sa place de professeur à Erlang , par suite de la guerre de 1806 , M. G. de Huraboldt lui fit obtenir, après la paix, la place de recteur de la nouvelle université de Berlin, qu'il conserva jusqu'à sa mort, arrivée le 29 janvier 1814, d'une fièvre putride que sa femme lui avait, dit-on, communiquée, après l'avoir gagnée elle-même en se consacrant au soin pieux des malades abandonnés. Les ouvrages de Fitchte sont écFits en allemand. Outre ceux que nous avons cités, on a encore de lui : Sur la notion de la doctrine de la science appelée communément Philosophie, Weimar, 179V, 1798, 1799, in-8°; La liberté de penser réclamée des souverains de V Europe, Weimar, 1791, in-8"; Discours sur la destination de V homme de lettres, 1791, in-8°; Bases de la doctrine de la science, ibid., 1791, in-8°; 1801-1802, 2 vol. in-8>; Précis de ce qui caractérise la doctrine de ta science, relativement à la faculté théorétique, ibid., 1791 et 1802, in-8°; Bases du droit naturel, d'après les principes de la doctrine de
la science, ibid., 1796-1797, 2 vol. in-8n; la seconde partie porte le titre de Droit naturel; Système de morale, d'après les principes de la doctrine de la science, 1798, in-8°; Essai pour servir à l histoire de V athéisme, Marpourf, in-8"; cet écrit parut sous le nom de Forberg! Appel au pid>lic sur l'imputation d'athéisme, Tubingen, 1799, in-8°; 2e édiiion, léna, 1799, in-8°. Dans cet Appel , Fichte est loin de répondre d'une manière satisfaisante à l'accusation grave dont il était l'objet. La destination de l'homme de lettres, Berlin, 1800, in-8" ; Rapport plus clair que le jour, adressé à la majeure partie du public, sur la nature réelle de la philosophie récente, ou Essai pour forcer le lecteur à comprendre , Berlin , 1801 , in-8"; on peut juger, par le titre bizarre de ce livre, combien il y a d'obscurité dans les sublimes rêveries des idéalistes. Fichte a avoué que les kantiens ne comprenaient pas la doctrine de leur maître, lequel à son tour déclara que Fichte lui-même ne l'avait pas compris. Vie et opinions singulières de Frédéric Nicolaï, publiées par Schlcgel, Tubingen, 1801, in-8°; Réponse à l'écrit de R.-L. Reinhold , sur le tableau abrégé de Vétat de la philosophie au commencement du xrxe siècle, Tubingen, 1802, in-8°; Discours sur la condition de l'homme de lettres et sur ses travaux dans l'empire de la liberté, Berlin, 1806, in-8°; Matériaux pour 1rs traits caractéristiques du temps actuel, Berlin, 1800, in-8°; Guide de la vie bienheureuse, ou Doctrine religieuse présentée dans un cours public, Berlin, lb06, in-8°. Fichte regardait cet ouvrage comme celui qui présentait sa doctrine dans toute sa sublimité. Ce livre, dicté par un sentiment lur de la religion, et écrit avec onction, offre a plus haute mysticité et des idées originaes,par exemple sur l'évangile de saint Jean. .es propositions qui, huit ans auparavant, l'avaient l'ait accuser d'hérésie, y sont développées d'une manière plus claire et plus satisfaisante. Discours adressé à la nation allemande, Berlin, 1806; La doctrine de la science, exposée dans toute son étendue, Straubing, 1807, in-8°; Principes fondamentaux de toute la doctrine de la science, pour servir de manuel à ceux qui en suivent les cours, et Esquisse du caractère distinctifde cette science, relativement à la faculté théorique, 18i0, in-8°. Fichte a encore laissé plusieurs opuscules et mémoires insérés dans les journaux philosophiques et autres recueils périodiques. Les Allemands le regardent comme un de leurs plus grands philosophes.
FICINO (Marsilio», chanoine de Florence sa patrie, savant dans les langues grecque et latine, naquit le 19 octobre 1133. 11 professa la philosophie dans l'université de Florence. Il eut une foule de disciples : car quoiqu'il adoptât les rêveries de l'astrologie judiciaire, erreur qui lui était commune avec les philosophes de son temps , il avait d'ailleurs beaucoup de mérite. Il dut à la libéralité des Médicis des retraites agréables auprès de Florence. Il y passait le plus de temps qu'il pouvait, avec des amis choisis qui philosophaient, et qui partageaient avec lui le^
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