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rétiques. Il écrivit, dit-on, sur cette question, une lettre à saint Cyprien, dans laquelle toutes les raisons qui pouvaient autoriser la pratique des églises d'Afrique sont exposées avec force. Voy. Cyprien (saint). Cependant, dans une dissertation du père Marcellin Molkenbuhr, récollet, imprimée à Munster en Westphalie, 1790, in-4°, on prétend que cette lettre est faussement attribuée à Fifmiiien, et qu'elle est de quelque donatiste d'Afrique, après le ive siècle, qui l'a attribuée a Firmilien pour lui donnei plus de poids; les raisons délaill es oans cette dissertat:on sont très-plausibles. Firmilien présida, en 264, au premier concile d'Antioche, contre Paul de Samosate. 11 était près de se rendre à un second synode, où cet hérétique opiniâtre devait être anathémitisé; maisil mourut en chemin, l'an 269, selon le père Pad et Fleury. Baronius place sa mort à l'an 272. L'auteur de la dissertation citée ci-dessus prouve que le second concile d'Antioche n'a pas été eélénré avant l'an 272, et qu'ainsi Firmilien a vécu jusqu'à cette année. Voy. Lucien.
FIRMIN, nom de quatre évoques : le premier, évèque d'Amiens et martyrisé au m" siècle; le second, évoque de la même ville, au ive siècle; le troisième, évèque d'Uzès; et le quatrième, de Mende.
FIRMONT (l'abbé de). Voy. Edgeworth.
FISCHER ou plutôt FISHÈR ( Jean ), né à Béverley , au diocèse d'York, vers 1455, docteur et chancelier de l'université de Cambridge, évèque de Rochester, confesseur de la reine Marguerite, précepteurdeHenri VIII, ne voulut pas reconnaître son élève pour chef de l'Eglise anglicane, lorsque ce prince se sépara de Rome pour une maîtresse. Henri le fit mettre en prison, et ayant appris que le pape Paul III lui destinait un chapeau de cardinal, il dit en se moquant du pape : « Qu'il « envoie son chapeau de cardinal, quand il « voudra; je ferai en sorte que, quand il ar- « rivera, la tête pour laquelle il est destiné « ne subsiste plus. » En effet, Henri fit aussitôt faire le procès à ce vénérable vieillard, qui eut la tête tranchée le 21 juin 1535. Son âge de 80 ans, et les services qu'il avait rendus à ce monarque, auraient dû lui épargner une mort si cruelle, quand même ses vertus et son innocence n'eussent point fait son éloge. Fischer avait un grand sens et un jugement très-solide. C'est un des meilleurs C'.ntroversistes de son temps. Toutes ses œuvres ont été publiées en un volume in-fol., h Wurtzbourg, en 1597. On y voit plusieurs traités contre les erreurs de Luther, un De unica Maadalena contre Jacques Le Fèvre d'EtaplesetJosseClicthoue(Foy. Madeleine).
On y a ajouté l'ouvrage qui porte le nom de Henri VIII contre Luther, que quelques-uns croient avoir été fait par Fischer.
FISCHER, ou PISCATOR, qui est le même mot latinisé (Jean), théologien allemand, enseigna la théologie à Strasbourg sa patrie. Son attachement au calvinisme l'obligea de
auitter cette ville, pour aller professer a [erborn. Il mourut à Strasbourg en 1546. On a de lui : Commentaires sur l'Ancien et le Nou-
veau Testament, en plusieurs vol. in-8°; Arnica Collatio de religione cum C. Vorstio. Gouda. 1613, in-4\
FISEN ( Barthélemi), né à Liège en 1591, entra chez les jésuites en 1610, so rendit habiledans l'éloquence latine, dans l'histoire, et les antiquités de son pays. Il mourut le 26 juin 1649. Ses ouvrages sont : Origo prima fpsti Corporis Christi, Liège, 1628 : cette histoire est écrite avec soin et a coûté beaucoup de recherches; Historia Ecclesirp Leodiensis, Liège, 1696, in-fol. C'est une histoire qui commence 600 ans avant J.-C. et va jusqu'en 1612. On sent qu'elle remonte trop haut pour que les premiers sièrlesne soient pas farcisde faits plus qu'incertains. Toute cette histoire est partagée en trente et un livres, suivis chacun de notes, où l'auteur éclaircit les difficultés qu'il rencontre en son chemin, et produit de temps en temps des pièces justificatives. Le style est beau et peut-être trop oratoire et trop fleuri pour une histoire; Flores Ecclesiœ Leodiensis, Lille, 1647, in-fol. Ce sont les Vies des saints du diocèse de Liège, rangées selon l'ordre du calendrier. Fisen y a fait entrer des listes exactes des abbés et des abbesses de tous les monastères du diocèse de Liège. Cet ouvrage est utile et curieux.
FITE (Jean de La), ministre de la religion prétendue réformée, né dans le Béarn d'une famille noble, sortit de France pour cause de religion. Après avoir achevé ses études en Hollande, il devint ministre de l'église française de Hollzappel, puis de celle de Hanau, où il mourut en 1737. Son ouvrage le plus connu e^t intitulé : Eclaircissement sur la matière de la grâce et sur les devoirs de Vhomme, 2 vol. in-8°. — Il ne faut pas le confondre avec son aïeul Jean de La Fite, ministre de l'église de Pau, dont on a des sermons et des traités de controverse.
FITZ-HERBERT (sir A-sthony ), célèbre jurisconsulte anglais du xvi* siècle, s'illustra par son érudition, et plus encore par sa probité et son attachement à la religion de ses pères. Il prédit les malheurs qui devaient naturellement suivre le schisme, et défendit à ses enfants d'acheter des biens enlevés aux monastères, et même d'accepter ceux qu'on pourrait leur offrir. Sous le règne de Marie, on reconnut la vérité de sa prédiction et la sagesse de cette défense. Il mourut le 27 mai 1538. On a de lui : Epitome juris ; De V office et de l'autorité des juges de poix.
FITZ-HERBERT (Thomas), petit-fils du précédent, né en 1552, jésuite en 1614, mort en 16V0, est connu par un Traité de politique et de religion contre Machiavel, Douai, 1615, in-4°; et par une disquisition pleine de sagesse et de saine morale, intitulée : An sit utilitas in scelere, Rome, 1610, in-8°.
FITZ-HERBERT (Nicolas ), autre petit-fils d'Anthony et cousin du précédent, né en 1550, s'attacha au cardinal d'Alain, et mourut en 1612. On lui doit : Vita cardinalis Alavi, 1608. C'est un tribut de reconnaissance qu'il pave à son bienfaiteur. De antiquitate et contiitunlionr religionis christ ianœ in Anglia, 1608; Oxom.ensis academiœ descriptio, 1602.