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cane , pour y établir l'esprit primitif do Cîteaux. Il y mourut saintement en 1710. On a publié la relation édifiante de sa vie et de sa mort, traduite de l'italien en ('rainais, in-12, par l'abbé Maupertuy.
FORBIN ( 'i asi'\ui)-Fium « » i s An m: de),
chef d'escadre sous Louis XIV, né à Ai* le 8 juillet 1718, devint chevalier de Malte, et se livra h l'étude dès sciences mathématiques
cl physiques. On a de lui : Accord de ht foi
arec lu raison dons la manière de présenter le système physique du monde, et d'expliquer tes différents mystère* de lu religion, Cologne et Paris, n.'i", l vol. in-12. Cet ouvrage, suivant Fréron, qui ne se flattait pas de l'avoir compris, annonçait un homme de génie, qui avait beaucoup lu, et plus encore médité. Le titre a été renouvelé en 1708 ; Exposition géométrique des principales erreurs de Newton sur ht génération du cercle et de l'ellipse, Paris, 1761, in-12. L'auteur, suivant Lalande, ne comprenait pas la loi du mouvement rectiligne ; Éléments des forces centrales, ou Observations sur les lois que suivent les corps mus autour de leur centre de pesanteur, Paris, Desaint, 177i, in-8°. Le chevalier de Forbin laissa un manuscrit intitulé : exposition des droits delà puissance temporelle en matière de reliqion. Cet ouvrage ne paraît pas avoir vu le jour.
FORBIN-JANSON (le comte Charles-Aususte-Marie-Jcseph de), évoque de Nancy, né à Paris le 3 nov. 1785, était tils du marquis de Forbin-Janson , lieutenant-général des armées du roi. Sa mère, femme très-pieuse, mit ses premières années sous l'égide de Ja religion. Pendant les orages révolutionnaires, il sortit de France avec sa famille. Plus tard après que Napoléon eut rappelé les émigrés dans leur patrie, le jeune Forbin-Janson devint auditeur au conseil d'Etat. Mais ses premierssentiments religieux ne tardèrent pas a prendre possession de toute son âme, et il entra, à l'âge de 24 ans, au séminaire de Saint-Sulpice. Il reçut la prêtrise des mains de l'évêque de Gap, et fut nommé immédiatement grand-vicaiie du diocèse de Chambéry. C'est en 1S23 qu'il fut élu évèque de Nancy, avec le titre de primat de Lorraine. 11 venait de s'associer aux travaux de plusieurs célèbres missionnaires sur divers points de la France, et celte circonstance, qui témoignait de sou zèle pour la gloire de JJieu, contribua à jeter quelquedéfaveur sur sa nomination dans un temps où les partis politiques se servaient du fantôme du jésuitisme comme d'un épouvantail pour etïrayer et abuser les multitudes ignorantes. Les mandements qu'il publia à l'occasion deséiections furent loin de dissiper les préventions répandues contre lui dans son diocèse. Le 28 juillet 1839, dignobles émeutiers se réunirent autour de l'évèché, en poussant des cris et des vociféiations. Le prélat parvint à s'échapper, mais son palais fut dévasté. Un grand vicaire et un chanoine s'éloignèrent égaleleinent , et seize curés furent expulsés de leur paroisse. En 1835 , Mgr Forbin- Janson plaça à la tète de l'administration de
son diocèse, avec le titre de coadjuteur, M. Donnet, qui fut depuis archevêque de Bordeaux., et qui lors de sa nomination a ce siège, fut remplacé par M. Menjaud, ancien vicaire des Quinze-Vingts. Il lit vers celte' époque un Voyage dans l'Amérique septentrionale* qui lui donna l'occasion de déployer toute l'ardeur de son zèle parmi les chrétiens des Etats-Unis et du Canada. Déjà, avant d'être promu a l'épiseopat, il s'était rendu en Orient, et avait visité le tombeau de Jésus-Christ et le berceau de l'Eglise. Ne pouvant accomplir dans son diocèse toutes les œuvres utiles et b enfaisantes qu'il avait méditées, il s'occupa d'une antre œuvre qui a produit de grands fruits, celle de la Snintelinpince, dont l'objet est de racheter les enfants abandonnés qui meurent journellement par milliers dans la Chine, presque en naissant, par l'ell'et de la cupidité ou de la misère des malheureux dont ils ont reçu l'être. Le ]«rélal travaillait à donner une nouvelle extension à cette œuvre à laquelle il conviait tous les enfants chrétiens d'Europe, en les réunissant par les liens d'une pieuse association, lorsqu'il mourut le 11 juillet 18W aux Aygalades, près Marseille, dans une maison de campagne de son frère M. le marquis de Forbin-Janson. Ses restes fuient transportés à Paris et déposés dans l'église de l'ancien couvent de Picpus , où se trouve le caveau funèbre de sa famille.
FORDYCE (Jacques), célèbre prédicateur écossais, né à Aberdeen en 1720, occupa longtemps à Londres la place de pasteur d'une congrégation de dissenters, et mourut à Bath le Lr octobre 179o. On lui doit : Essai sur l'action convenable à la chaire, in-12, imprimé à la suite de Théodore, dialogue concernant l'art de prêcher, par David Fordyce, son frère, 3' édition, in-12, 1755. Le temple de la vertu, songe, in-12, 1727 et 1775. Sermons aux jeunes femmes, 2 vol. in-12, 1796. Ce recueil, généralement goûté des femmes, a été traduit en français. Le caractère et la conduite du sexe féminin et les avantages que les jeunes gens peuvent recueillir de la société des femmes vertueuses, 1779 , in-8°. 11 recommande aux jeunes gens un commerce spirituel avec le sexe , qui ressemble à l'amour platonique. Adresses aux jeunes gens, 1777 et f79u, 2 vol. in-12; Adresses â la Divinité, 1785 et 1787, in- 12. Un vol. de poésies, 1786, in-12. 11 y a le la correction, de la facilité, mais peu de poésie. FOREIRO (François), en latin Forerius dominicain de Lisbonne , mort en 1581, fut un des trois théologiens choisis pour tra \ ailler au Catéchisme du concile de Trente, où il avait fait admirer son talent pour la chaire. On a de lui un savant Commentaire sur Jsaïe, in-fol., qu'on a inséré dans Te Recueil des grands critiques.
FORER (Laurent), jésuite suisse et fameux controversiste, né en 1580, professa la philosophie, la théologie et la controverse dans plusieurs collèges de son ordre, devint chancelier de l'université de Dillingen, puis recteur du collège de Lucerne et mourut en 1659, confesseur de l'évêque d'Augsbourg.
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Il laissa 44 ouvrages tant en latin qu'en allemand ; on en trouvera le catalogue dans Sotwel, bibliographe de la société de Jésus; les principaux sont : Symbolum calholieum, lutheranum, calvinianum cum apostolico collatum, Dillingen, 1622, in-4°; Gramm.proteus, arcanorum societatis Jesu Dœdalus dedolatus, et genuino suo vultu reprœsentatus : accessit auctarium animadversionum in Gasparis Scioppii ecclesiaslicam astrologiam, Ingolstadt, 1636, in-8°, etc. Il a traduit du latin en allemand des Observations sur les eaux thermales de PielfVrs, Augsbourg, 1642, in-8°, fig.
FORESTI (Jacques-Philippe de), né en 1434 à Salio, près de Bergame, est plus connu sous le nom de Philippe de Bergame. Il entra dans l'ordre des augustins et s'y fit un nom II mourut le 15 juin 1520, âgé de 86 ans, après avoir publié une Chr&mqwe depuis Ada*â jusqu'en 1503, et continuée depuis jusqu'en 1535, Paris, 1535, iu-fol. Elle eut beaucoup de cours dans le s;ècle de l'auteur; elle ne le méritait guère. Si l'on excepte les événements dont il a pu être témoin, tout le reste n'est qu'une informe compilation des historiens les plus crédules. On a encore de Foresli : Confessionate ou Interrogatorium , Venise, 1487, in-fol., et un Traité des femmes illustres, Ferrare, 1497, in-fol., en latin.
FORESTIER (Pierre), savantclianoine d'Avalon, mort dans cette ville en 1723, à 69 ans, est auteur de 2 volumes d'Homélies et de quelques autres ouvrages, dont le meilleur est Y Histoire des indulgences et des jubilé s, m-\-2.
FORGET de FRËSNE i Pierre), habile secrétaire d'état, employé dans toutes les affaires importantes de son temps, mourut en 1610. C'est lui qui dressa le fameux édit de Nantes. — 11 ne faut pas le confondre avec Germain Forget, avocat au bailliage d'Evreux, dont on a un Traité des personnes et des choses ecclésiastiques et décimales, Rouen, 1625, petit in-8°.
FORMEY (Jean-Henri-Samuel), ministre protestant, né à Berlin en 1711, d une famille de réfugiés français, fut nommé pasteur à Brandebourg à 20 ans, puis h Berlin, où il obtint en 1737 la chaire d'éloquence au collège français de cette ville, et en 1739 celle de philosophie, vacante par la mort de Lacroze. Son mérite lui valut la place de secrétaire correspondant de la princesse Henriette- Marie de Prusse, retirée auch.Ueau de Coepenick, celle de conseiller privé au Directoire français, et de secrétaire perpétuel de l'académie de Berlin. 11 mourut le 8 mars 1797. Il a publié un très-grand nombre d'ouvrages; les principaux sont : Mémoires pour servir à r histoire et au droit public de la Pologne, La Haye, 1741, et Francfort, 175'+, in-8"; La belle Wolfiennc, ou abrégé de la philosophie icolfienne, La Ha. e, 1741, 6 vol. in-8", et 1774, 6 vol. in-12 ; Conseils pour former une bibliothèque peu nombreuse, mais choisie, 1746, in-12, souvent réimprimés ; Pensées raisonnables opposées aux pensées philosophiques, 1749 et 1756, in-8° ; Le philosophe chrétien, Leyde, 1750-56, 4 vol. in-8° : c'est le recueil d une partie des sermons de l'auteur. Discours mo-
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raux pour servir de suite au Philosophe chrétien, 17('5, 2 vol. in-12. Mélanges philosophiques, 1754, 2 vol. in 8° ; Eloges des académi ci: ns de Berlin et de divers autres savants, 1757, 2 vol. in-12; Le philosophe païen, ou Pensées de Pline, arec un commentaire litté raire et moral, 1759, 3 vol. in-12 ; Principes élémentaires des belles-lettres, 1758 et 63, in- 12; Abrégé de l'histoire de la philosophie, 17! 0, in-8°; Abréaé de l'histoire ecclésiastique, 1762, 2 vol. in-12; Anti-Emile, 1762 et 1764, in-8° ; Emile chrétien, consacré à l'utilité publique, Berlin, 1764, 2 vol. in-8° ; Sermons sur divers textes de l'Ecriture sainte, 1776, 2 vol. in-8°. Il a travaillé à la Bibliothèque germanique avec Beausobre , et commencé une autre collection sous le titre de Nouvelle Bibliothèque germanique, 25 vol. in-8°. Il a aussi coopéré au Journal de Berlin, à la Bibliothèque centrale , à la Bibliothèque des sciences et des beaux-arts, aux Nouvelles littéraires, au Journal encyclopédique, etc.
FORMOSE, évoque de Porto, succéda au pape Etienne V le 19 septembre 891. C'est le pivmier évêque transféré d'un autre siège à celui de Rome. Formose, déjà évêque, ne reçut point de nouvelle imposition des mains: il fui seulement intronisé. Il mourut en 896, après avoir couronné Arnoul empereur.
Etienne VI, successeur de Formose, après le court 'pontificat de Boniface Vf, fit déterrer son corps, après avoir condamné sa mémoire (voyez Etienne VI). Jean IX assembla un concile en 898, qui cassa les articles du synode convoqué par Etienne VI, et rétablit la mémoire de Formose. Voyez Auxilius.
FOHNARI (Marie-Victoire),' née à Gènes en 1562, fut mariée à Ange Strate, de qui elle eut trois garçons et deux (illes qui tous embrassèrent la vie religieuse. Après la mort lie son mari, elle institua l'ordre des Annonciades célestes, et mourut en odeur de sainteté le 15 décembre 1617. Sa Vie a été imprimée à Paris, en 1770, in-12. Son ordre a une centaine de masons, en Italie, en Allemagne et en France. Les religeuses sont habilléesdeblancavec unscapulairebleude ciel, et le manteau de même ; c'est de là qu'elles ont tifé leur nom de Célestes.
FORNIC1 (Jean), chanoine de la collégiale de Saint-Eustache à Rome, maitre des cérémonies pontiticales, secrétaire de la congrégation des cérémonies, archiviste de la pénitencerio et consulteur de la congrégation des indulgences, mort le 11 avril 1828, avait de grande ; connaissances liturgiques, et a laissé deux Collections de questions et de réponses sur des doutes litui giques ; des Notes imprimées par ordre de la congrégation des rites, et des Institutions liturgiques, composées pour le sénat romain. On a encore de lui un Becueil de panégyriques, imprimé plusieurs fois.
FORSTER (Jean), théologien protestant, né à Augsbourg en 1495, ami de Reuchlin, de Mélanchthon et de Luther, enseigna l'hébreu avec réputation à Wittenberg, et y mourut en 1556. On a de lui un excellent Dictionnaire hébraïque, Bâle, 1564, in-fol. — Il est durèrent d'un autre Jean Forster
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