‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 62 sur 323 · FOS · texte numérisé non relu

FOS

mort on 1618, qui a laissé des Commentai ns sur l'Exode, fraie et Jérémie,3 vol. in-V°; et Di interprétations Scripturarum, Witlen-

berg, 1608, in-4-

FORSÏER (Froben, en latin Frobenius), né le 30 aoiït 1709, à Kœnigsfeld en Bavière,

entra dans l'or Ire (!•• Saint-Benoit à l'âge de 19 ans, et lit profession à Ratisbonne dans l'abbaye de Saint-Emmeran, où il |)rofessala philosophie depuis I735iusqu à 17*4, époque a laquelle il l'ut appelé à l'université de Sal /bourg pour y rempli ries mêmes fonctions. 11 revint trois ans après à Saint-Emmeran pour y professer l'interprétation de l'Ecriture sainte; il'fut élu prieur de ce monastère en 1750, et prince-abbé en 17G2. Il se distingua par la sagesse de son administration, ctmourut le 12 octobre 1791. Cet illustre prélat avait une érudition profonde ; il aimait les sciences, et il s'efforça de les faire lleurir dans son abbaye. Il a laissé : six Dissertations latines sur divers sujets de philosophie et de théologie ; une Dissertation en allemand sur le concile tenu en 1763 à Aschein, dans la Haute-Bavière. Elle a élé insérée dans le tome Ier des Mémoires de l'Académie des sciences de Bavière. Une Edition d'Alcuin, sous ce titre: BeatiFlacci Albini seu Alcuini... opéra. . de novo collata,multis locis emendata, et opusculis primum repcrtisplurimum aucta, 2 parties, 1777, k vol. in-fol. DomCateliuot, bénédictin de la congrégation de Saint- Va nnes, avait aussi travaillé à une édition d'Alcuin, de laquelle dom Forster tira beaucoup de sermons pour la sienne. (Voyez Catelinot.) Ii y joignit, en ouire, soixante-onze Jettes inédites, venues d'Angleterre, beaucoup de variantes et de corrections, fruits d'immenses recherches faites dans les bibliothèques d'Allemagne ; un traité De cursu et saltu lunœ bis sexto ; un autre De orthographia, et enfin un écrit intitulé : Libellas adv. hœresin Felicis (urgellensis) ad abbates et monachos Golhiœ, orné d'une préface du P. Foggini.

FORSTER (Jean-Chrétien), théologien protestant, né vers 175i à Auerstœdt, en Thuringe, mort en 1800, a publié, en allemand, quelques ouvrages a-cétiques et des Sermons, à l'usage des luthériens. — 11 y a eu un autre Forster (Nathanaël), théologien et philologue, qui donna une Bible hébraïque, sans [joints, Oxford, 1750, 2 vol. in-i°, édition estimée. Né en 1717 à Stadscombe, paroisse de Plimstock en Devonshire, il mourut en 1757, après avoir occupé divers emplois dans l'Eglise.

FORT1S (Aloys), 20e général des jésuites, né à Vérone le 26 février 1748 , enseignait la rhétorique au collège de Ferrare, quand Clément XIV supprima la société. Résolu cependant de consacrer sa vie entière au service de l'Eglise, il rentra dans sa patrie pour y faire ses études théologiques et fut nommé à la chaire de philosop ie au lycée de Vérone. Il se fit une grande réputation par le Prodromus ad universam metaphysicam qu'il y publia. Vers la môme époque , il entreprit et acheva, conjointement avec le chanoine Séraphin Voila, l'ouvrage connu sous

le titre de : Illustrazione de Pesci impietriti del monte Bolca in Verona. Comme la compagnie subsistait toujours en Russie, le P. Fortis se fit, inscrire de nouveau au nombre de ses membres; il alla rejoindre a Parme ceux de ses frères qui, sous la protection du duc Ferdinand, venaient d'y rouvrir le pensionnat des nobles, et y professa plusieurs années la littérature. Les applaudissements avec lesquels furent accueillies, dans plusieurs réunions de savants, ses poésies italiennes, grecques et latines ont fait regretter que par humilité, sur la fin de ses jours, il ait livré aux flammes tout ce qui lui restait d'écrits. Dès que la compagnie de Jésus fut rétablie dans le royaume de Naples (1804), il s'y rendit avec empressement; mais à peine avait-il pu organiser les classes publiques du collège de celte ville, que les circonstances politiques le forcèrent de se retirera Orviète mis à Vérone , d'où il se rendit à Rome à 'époque où Pie VII rétablit la compagnie par tout l'univers catholique. Sa Sainteté le nomma examinateur des évêques,' et le général Brzo/.owski. qui résidait toujours en Russie, le fit son vicaire-général en Italie. Elu général de son ordre en 1820, il se fit estimer au dehors et chérir de ses inférieurs, offrant lui-même le modèle de toutes les vertus qu'il désirait voir briller dans les autres. Il est mort à Rome le 27 janvier 1829.

FORTUNAT. Voy. Venance.

FORTUNIO (Augustin), religieux de l'ordro des camaldules, né dans le xvi' siècle à Fiesole dans la Toscane, de parents originaires de Florence, qu'il perdit de bonne heure, fut placé dans le collège de Pise aux frais du grand-duc. Après avoir fait ses vœux dans le couvent des Saints-Anges à Florence, il se livra à l'enseignement des langues et à la recherche des monuments qui pouvaient intéresser son ordre. Ce savant religieux mourut dans un âge peu avancé à Florence vers 1595, laissant tes ouvrages suivants : Historia camaldulensium, Florence, première partie 1575, deuxième partie, 1579, in-i° : cette histoire dont Gui Grandi fait l'éloge sous le rapport de l'érudition , mais non sous celui de l'exactitude chronologique, est inférieure à celle des PP. Miltareili et Costadoni; Apologia Augustini Florcntini pro libris suis historiarum camaldulensium, ibid. , 1592 \ in-12; c'est une réponse au P. Luc ermite, qui avait attaqué plusieurs récits de faits miraculeux racontés dans Y Histoire de Fortunio ; Cronichella del monte san Savino di Toscana, ibid., 1583, in-V, etc. ; Liber carminum, ibid., 1591, in-8"; ce sont des poésies pieuses et des sujets de dévotion. On a encore de Fortunio des opuscules moins intéressants.

FOSCARARI (Gilles), dom'nicain bolonais, né le 27 janvier 1512, moit évoque de Modène en 156i, à 52 ans, fut un des théologi ns choisis pour travailler au Catéchisme du concile de Trente. C'était un prélat savant, pieux et charitable. Il trouva dans sa frugalité et. sa modestie un fonds suffisant pour subvenir aux nécessités des pauvres,

FOU

FOU

pour fonaer une maison des Filles repenties, et pour embellir son église et le palais épis'copal. Dans un temps de calamité , il vendit jusqu'à sa crosse et son anneau. On lui attribue un livre intitulé : Ordo judiciarins inforo ecclesiastico.

FOSCARI (François), sénateur vénitien, célèbre par ses missions diplomatiques , ses connaissances et ses travaux, moui ut le 7 décembre 1790. On lui doit : Thésaurus antiquitatum sacrarum, compleclens seleclissima clarïssimorum virorum opuscula, in quibus veterum Hebrœorum mores, legcs, instituta, ritus sacri et civiles illustrantur, Venise, 174i-1769, 34 vol. in-fol. Il fut aidé dans cette immense collection par Ugolini. Il a publié aussi Bibliotheca veterum Patrum, antiquorum scriptorum ecclesiasticorum grœcolatina, Venise, 14 vol. in-fol. ; et les OEuvres de Theophylactc , archevêque de Bulgarie, Venise, 1763, 4 vol. in-fol.

FOSSÉ (Thomas du). Voy. Thomas.

FOSTER (Jacques), imnistre anglais, nonconfurraiste, né à Exeter en 1697, mourut ' le 5 novembre 1753, après avoir publié : Y Excellence de la Révélation chrétienne, contre Tiudal, 1731 ; Discours sur la Religion naturelle et les vertus sociales, 2vol.in-4°; des Sermons; des Traités de controverse.

FOUCAULT ( François ) , prêire, né à Orléans vers 1590, mérite d'être cité pour les services qu'il rendit comme citoyen et comme ecclésiastique aux habitants de sa ville natale, lorsqu'une peste cruelle la désola en 1626. C'est à cette occasion qu'il institua, pour le clergé d'Orléans, la confrérie qui subsiste encore. Cet homme respectable mourut en 1640. Il avait composé un livre de prières intitulé : Le Pain cuit sous la cendre apporté par un ange au prophète Elle pour réconforter le moribond, Orléans, 1631, réimprimé plus tard sous ce nouveau titre : Prières chrétiennes pour servir de préparation à la mort, livre spécialement destiné aux victimes des maladies contagieuses. — Il ne faut pas confondre François Foucault avec un autre F'oucault (Nicolas), prêtre, de la même famille et du même diocèse, mort en 1692. Ce dernier a laissé des Prônes pour tous les dimanches de Vannée, imprimés en 1696, et qui eurent en peu d'années, deux éditions. Il fonda aussi à Orléansl'établissement du Bon Pasteur ou des Filles pénitentes, à l'instar de celui de Paris.

FOUCQUET (Char;.es-Armand), tils du surintendant des finances, né à Paris en 1657, entra dans l'Oratoire en 1682. 11 devint supérieur de Saint -Magloire en 1699, et fut quelque temps grand-vicaire auprès de Foucquet son oncle , évèque d'Agde. Les abbés Bignon, Duguet , Boileau et Couet , furent très-liés avec lui. Il eut l'amitié et la confiance du cardinal de Noailles, et mourut à Paris dans la maison de Saint-Magloire , en 1734. Après la mort de La Tour, général de l'Oratoire, le P. Foucquet lui aurait infailliblement succédé, si son nom , inscrit sur la liste des appelants et des réapvelants, ne 'avait fait exclure.

FOUILLOUX (Jacques), licencié de Sor-

bonne, né à La Rochelle , en 1670, mort à Paris en 1736, à 66 ans, se donna beaucoup de mouvem nt en faveur du jansénisme. Il eut une grande p.irt à la première édition de Y Action de Dieu sur les créatures, in-4°, ou 6 vol. in-12 {Voy. Boursier); aux Quatre Gémissements sur Port-Royal, in-12 ; aux grands Hexaples, 1721, 7 vol. m-h° ; à YHistoire du Cas de conscience, 1705, 8 vol. in-12, et a plusieurs autres productions polémiques , qui ne méritent pas d'être tirées de l'oubli où elles sont tombées.

FOULLON (Jean-Erard), jésuite, né à Liège en 1608 d'une famille noble, prêcha avec applaudissement pendant 30 ans , et mourut recteur du collège de Tournay le 25 octobre 1668. Il fut la victime de sa charité, en servant les pestiférés. L'Ecriture sainte, la morale chrétienne et l'histoire de son pays furent les principaux objets de ses études. Nous avons de lui : Commentarii historici et morales in libros Machabœorum, Liège, 1659- 1665, 2 vol. in-fol., estimés; Vera Ecclcsia, omnium in fide errorum commune remedium\ Liège, 1662; Historiœ Leodiensis compendium, Liège, 1655, très-exact; Historia Leodiensis, Liège, 1735, 3 vol. in-fol. Les deux premiers volumes sont du P. Foullon, le troisième a pour auteurs MM. de Crassier et de Louvres, édileurs de cet ouviage. Le P. Foullon l'a poussé jusqu'en 1612, et les continuateurs jusqu'au prince de Bergbes. C'est la meilleure histoire que nous ayons de la principauté de Liège.

FOULON ou GNAPHEE (Pierre Le), né à Cormetle, chassé de son monastère pour son penchant à l'eutychianisme, gagna les bonnes grâces de Zenon, gendre de l'empereur Léon, et obtint par son crédit le siège d'Anlioche. Il répandit toutes sortes d'eneurs, se maintint sur son siège malgré plusieurs sentences de déposition, et mourut en 488.

FOULON (Nicolas), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Mardi ly-sur- Saône, le 4 mars 1742. 11 était parent de dom Clément, savant bénédictin de la maison des Blancs-Manteaux de Paris, où le jansénisme commençait à dominer, et il en adopta nonseulement les opinions, mais il s'éprit encore des folies des convulsions. Son goût pour la liturgie le fit choisir pour un des rédacteurs du nouveau bréviaire de la congrégation de Saint-Maur, fixée au monastère des Blancs- Manteaux, et c'est là qu'il prépara l'édition du bréviaire, publiée en 1787, en 4 vol., où l'on ne trouve aucun des saints jésuites, et où l'on fait un grand éloge de Rondet. Il renferme aussi un tableau de la religion, où l'on reconnaît les idées et le langage des jansénistes, ainsi que toute l'opiniâtreté de l'esprit de secte. La manie des innovations a porté les auteurs jusqu'à composer de nouvelles litanies de Notre-Seigneur et de la sainte Vierge; aussi ce bréviaire n'est accompagné d'aucune approbation du général des bénédictins, et il n'a pas été définitivement adopté. Peu après, dom Foulon, qui s'était élevé avec 'force contre les prêtres qui ne remplissaient pas les devoirs de leur état,

FOU

FOU

chanta tout h coup de conduite : cet homme, autrefois si sévère dans ses principes, sortait continuellement et n'avait plus rien des habitudes d'un religieux. Ses supérieurs lui

ayant t'ait des représentations inutiles, se disposaient a renvoyer dans une autre mais m, lorsqu'il s'évada et se retira à Montmorency, chez le l*. Cotte, de l'Oratoire, qui j était curé

intrus, et avec Lequel il était lié. l'eu après, il contr&cl i des liaisons étroites avec la demoiselle Marotte du Cuudray, lille d'un ancien conseiller du Chat let, élevée dans les principes rigides du jansénisme, et qui n'avait pa.s voulu se marier par excès de sévérité; cependant elle épousa î). Foulon, et sa sœur le P. Cotte. On ne sait pas ce que devint Foulon pendant la terreur, mais il parait qu'il vécut dans une position très-gênée; plus tard, il obtint une place d'huissier au conseil des Cinq-cents, puis au tribunal et enfin au sénat; il la conserva jusqu'au 13 j u illet 1813, époque de sa mort. On a de lui : Vie de saint Robert, abbé de Molesme, avec un office propre, ïroyes, 1776, in-3°; Prières particulières en forme d'office ecclésiastique pour demander à Dieu la conversion des juifs, et le renouvellement del' Eglise en France, 1778, ili-1-2; Histoire élémentaire, philosophique et politii/uc de Tancicnne Grèce, depuis rétablissement des colonies jusqu'à la réduction delà Grèce en provinces romaines, 1801, 2 vol.in-8\ Cet ouvrage, qu'il a écrit par demandes et par réponses pour le mettre plus à portée de la jeunesse, est froid et sec; et quoiqu'il ait dû coûter beaucoup de recherches à l'auteur, il n'a pas eu de succès. Foulon y parle avec respect des livres saints, et quelquefois il t'ait de sages réflexions; mais en môme temps on v trouve quelque chose de vague, de confus : il affecte de ne pas nommer la révélation chrétienne, et se perd dans une métaphysique abstraite qui n'a rien d'élémentaire, et n'ollre rien aux jeunes gens de positif et de précis. Il avait annoncé des Histoires romaine et de France sur le môme plan; mais cette première histoire ne fait pas regretter qu'il ne les ait pas publiées. Grégoire dit qu'il a laissé en manuscrit un Traité fort étendu en faveur du mariage des prêtres.

FOULQUFIS, abbé ,.e Corbie, dit le Grand, à cause du zèle qu'il mit à défendre les immunités et privilèges de son monastère, contre les prétentions de Foulques, évoque d'Amiens, et de Gui, successeur de Foulques, assista en 1049 au concile tenu à Reims par Léon IX, accompagna ce pape à son départ de France pour l'Italie, et mourut en 1095. On a de lui un Mémoire sur l'histoire de son monastère publié en partie dans les Annales de l'ordre de Saint-Benoit, par Mabiilon.

FOULQUET ou FOLQUET, évoque de Toulouse, natif de Marseille, s'acquit une grande réputation, et se fit aimer des princes par ses poésies ingénieuses en langue pioveneale. Il parut avec éclat au quatrième concile de Lalian en 1215, et s'y intéressa pour saint Doininii|ue, son intime ami'. Il mourut en 1231.

FOUQUART (Gabrielle), née à Abbeville en 1568, est la fondatrice en France des re-

ligieuses de Saint-François-de-Paule. Elle avait eu depuis sa plus tendre jeunesse un goûl déci lé pour la vie religieuse ; mais son père étant mort, ellesetrouvasousladépen- 0 mee d'un oncle qui la força de se mariera l'âge de 26 ans. Restée veuve après deux ans de mariage, et maîtresse de son sort, elle revint à son premier dessein. Après avoirdonn quelques années à la réflexion, elle prit l'habit de Saint-François-de-Paule et prononça ses vœux à Kàge de 33 ans. Ayant alors réuni quelques dames séculières, qui voulaient suivre son. exemple, elle, fonda à Abbeville un monastère, sous le titre de Jesus-Maria, et ce fut la première maison de cet ordre en France. Ce pape Grégoire XV autorisa cette fondation par une bulle du 10 juin 1623, et la mère Fouquart en fut la. première supérieure ou correctrice. Cette vertueuse fondatrice.mourut en 1639.

FOUQUERET ou FOUQUERÉ (dom A>- XQIMe-Micbel), né en 16'*0 à Chateauroux en Berry, embrassa l'ordre de Saint-Benoît à l'âge de 17 ans, et prononça ses vœux le 3 octobre 1658, dans l'abbaye de Saint-Augustin de Limoges. Apre ; avoir enseigné la rhétorique et le grec dans le monastère de Mauriac en Auvergne, il fut employé en qualité de supérieur dans différentes maisons de son ordre, et s'acquitta de ses fonctions avec autant de zèle que de sagesse. Ayant obtenu sa retraite en 16. 3, il choisit pour demeure l'abbaye de Saint-Faron, dans la ville de Meaux, et y mourut le 3 novembre 1709, âgé de 69 ans. U était de la congrégation de Saint-Maur. On commit dedui : Synodus bethleemetica pro reali prœsentia anno 1672 celébrata, grœcc et latine, Paris, 1676, in-8°. Cette traduction n'ayant pas paru assez exacte, Fouqueret en donna une seconde édition, et fit disparaître ce qu'il y avait de défectueux dans la première, 11 se servit pour ce travail des lumières du docteur Ainault et du P. Combetis. Celte seconde édition parut sous le titre de Synodus hier osoly mitana. A la fin de cet ouvrage, Fouqueret a fait imprimer en grec et en latin, un écrit intitulé Dionysii palriarcliœ constantinopolitani super calvinistarum erroribus, ac reali imprimis prœsentia, responsio, anno 16/2 édita. Ces actes, dont l'authenticité est attestée par M. de iNointel, ambassadeur de France à la Porte o tom.me, sont très-importants, en ce qu'ils prouvent la conformité de la croyance de l'Eglise grecque avec celle de l'Eglise romaine sur le dogme de la présence réelle; Celebris historia monothelitarum, Paris, 1678, in-8°. Cet ouvrage, dédié à l'évèque ne Lavano, et qui/ passe pour savant et profond, parut sous le nom emprunté de Jean-Baptiste Tagnamini.

FOUQUET (Jean-François], jésuite français et missionnaire à la Chine, arriva d;ns ce pays le 25juillet 1699, et y demeura jusqu'en 1720. Les succès qu'il obtint dans sa mission, lui valurent à son retour le titre d'évêque d'vJeuthéropolis. Pendant son séjour en Chine, il étudia longtemps le Lhou-king, et il fut, de tous ses confrères, celui qui se laissa le plus éblouir par l'idée de rctrouvei

FOU

FOU

les mystères du christianisme renfermés dans les caractères symboliques des Chinois. Il prétend que leurs livres sacrés offrent une perpétuelle allégorie avec les objets de notre foi. Malgré. cet esprit systématique, on ne peut lui refuser beaucoup de mérite et de savoir. On lui doit Tabula chronologica Itistoriœ sinicœ. C'est un tableau en trois feuilles où sont placés, suivant l'ordre chronologique, les noms des princes chinois et les événements les plus remarquables de leur règne. Ce tableau a été réimprimé à'Augsbourg, en iTW), en deux feuilles in-fol. Ce qui en fait le principal mérite, c'est l'explication des nianhao, ou noms d'années, si nécessaires pour la lecture des historiens chinois. On a encore de Fouquet une lettre au duc de La Force, insérée dans les Lettres édifiantes, où il rend compte des difficultés que les jésuites éprouvèrent quand ils voulurent s'éfablii dans la province de Kiamsi, et delà manière dont les Chinois forment leurs guerriers. Il s'étend particulièrement sur les Bonzes, principaux adversaires des missionnaires.

FOUQUET. Voy. Foucquet.

FOUR (dom Thomas du), bénédictin de Saint-Maur, a laissé une Grammaire hébraïque, in-8u, fort méthodique, Paris, 1644. Il mourut à Jumiége en 1647, parvenu à peine à sa 34e année. Sa science et sa piété étaient dans un d gré égal. Nous avons encore de lui un Testament spirituel pour servir de préparation à la mort, in-12; et quelques autres ouvrages de piété.

FOUR (Charles du). Voy. DUFOUR.

FOURDINIER (Amable-Jacques-Célestin), supérieur de la congrégation et du séminaire du Saint-Esprit, protonotaire apostolique, naquit le 31 août 1788 à Hubersent, près de Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais). Il fit ses études théologiques avec la plus grande distinction dans le séminaire d'Arras, et fut ordonné prêtre le 12 juin 1813. En 1815, il fut appelé à professer la théologie dans le môme séminaire, puis au bout de deux années, il se rendit à Paris, où son parent M. Bertout l'appelait pour l'aider à rétablir Je séminaire du Saint-Esprit, dont il était supérieur. Leurs efforts réunis triomphèrent des obstacles sans nombre qui s'opposaient à leurs projets, et dès 1823, l'établissement du Saint-Esprit put envoyer chaque année de nouveaux apôtres évangéliser nos colonies lointaines. La révolution de 1830 fut pour les deux saints prêtres une source féconde de tribulations. Outre que le séminaire ne reçut plus aucun secours du gouvernement, il fut converti en 1832 en hôpital militaire. Les chambres des séminaristes furent toutes détruites , et il était manifeste que l'administration ne songeait pas à rendre ce local à ses anciens possesseurs. L'abbé Fourdinier, qui avait été élu supérieur après la mort de M. Bertout, ne se décourage, i pas. A force d'adresse et de prudence, il obtint la restitution du local, puis une indemnité pour le dommage qu'il avait souffert. Les secours qui avaient été supprimés par le gouvernement furent rétablis, et le saint-siége nomma l'abbé Fourdi-

nier protonotaire apostolique. Le zèle soutenu qu'il apportait dans tous les détails de ison administration, les fatigues d'une correspondance extrêmement nombreuse, l'institution de divers exercices de piété dans la pratique desquels il était le premier à donner l'exemple de l'humilité et de la ferveur, etc., il trouvait moyen de supporter tout , non toutefois sans détriment pour sa santé, qui plusieurs fois donna les craintes les plus sérieuses aux amis de la religion. Toutes les places reconnues par le gouvernement pour le clergé colonial furent bientôt pourvues par les nombreux missionnaires que l'abbé Fourdinier avait formés : mais ce clergé était loin d'être en proportion avec les besoins de la populaticm des colonies. Il voulait préparer par une instruction convenable plus de 250,000 esclaves au bienfait de l'émancipation, et cette pensée préoccupait continuellement son Ame. Réunir le clergé des colonies en une congrégation, dont les membres, dégagés de tout embarras temporel, n'eussent plus eu d'autre intérêt que celui de sauver les Ames, lui avait paru le moyen le plus efficace d'augmenter le personnel du clergé colonial , et d'accroître sa considération. L'abbé Fourdinier s'appliquait à obtenir ce grand et fécond résultat au moyen de sa congrégation, en 1844-, c'est-à-dire dans un moment où tout le monde sentait l'urgence d'une nouvelle réorganisation du clergé colonial, et il avait obtenu l'approbation tant du gouvernement que des supérieurs ecclésiastiques, lorsqu'il vit s'approcher le terme de sa vie. Il alla recevoir de Dieu la récompense de ses travaux le 5 janvier 1845.

FOURIER (Pierre), de Mathincourt, bourg de Lorraine, dont il était curé, était d'un autre bourg nommé Mirecourt, où il naquit en 1505. il entra jeune parmi les chanoines-réguliers, chez lesquels il se distingua par son savoir et sa piété. Il établit deux nouvelles congrégations, Tune de chanoines réguliers réformés qui enseignent, et l'autre de religieuses pour l'instruction des filles. Le pape Paul V approuva ces établissements en 1615 et 1616. Il est difficile de dire tout le bien qu'elles ont opéré et qu'elles opèrent encore dans le monde chrétien. Les religieuses, nommées communément de la Congrégation de Notre-Dame, sont particulièrement estimées dans toutes les villes où elles sont établies : elles y jouUsent de la confiance bien méritée des parents pour l'éducation de leurs enfants, et répandent l'instruction avec l'amour de la vertu. Le P. Fourier mourut saintement en 1640. 11 a été béatitié en 1730.

FOURIER ( François - Chaules - Marie ) , naquit à Besançon le 7 avril 1768. Placé de bonne heure au collège de cette ville, il y manifesta bientôt un goût prononcé pour la géographie. Mais son père, qui était marchand de drap, interrompit ses travaux pour le placer dans une maison de commerce.

Celte [carrière, qu'il suivit presque jusqu'à la lin de sa vie, influa puissamment sui la direction de ses idées. Deux faits, dont l'un date de son enfance, l'-autre de sa jeunesse.

FOU

FOU

appelèrent de bonne heure son attention sur les fraudes et sur les mensonges usités dans le commerce. A l'âge il*' sept ans, il fut un jour fortement tancé pour avoir dit a un chaland de son père le véritable prix d'une marchandise. Plus tard, à Marseille, étant commis dans une maison dé connu rce, il eut à faire jeter à la nier une quantité considérable de riz, que son patron avait accaparé pendant la révolution, lors de la disette, et qui, gardé trop longtemps, dans l'espoir d'un profit plus considérable, avait fini par pourrir dans les magasins, pendant que la population mourait de faim. Ces deux faits excitèrent dans l'Ame du jeune Fourier une telle indignation qu'il jura de démasquer plus tard toutes les fourberies commerciales, et de chercher un remède h une organisation aussi vicieuse. Sa vie s'écoula dans ces méditations solitaires jusqu'en 18Q3. A cette époque , Fourier , toujours commis marchand, publia dans le Bulletin de Lyon, du 17 décembre (25 frimaire an XII), un article intitulé : Triumvirat continental et paix perpétuelle sous trente ans, article dans lequel il annonça que l'Europe touchait a une grande catastrophe à la suite de laquelle devait s établir la paix universelle. Selon l'auteur, la Prusse la plus faible et la plis mal fermée des quatre puissances devait être victime d'un triumvirat formé par les trois autres. Puis, comme tout triumvirat se compose toujours d'une dupe et de deux rivaux qui se déchirent, l'Autriche serait à son tour soumise par les deux autres qui se disputeraient l'empire sur son cad ivre. Le dernier resté vainqueur serait par le faii le maître du monde ; car en présence d'un pareil colosse , l'Angleterre ne serait plus rien. L'Inde lui serait enlevée, son monopole commercial anéanti, et la paix forcément établie sous l'empire d'un maitre unique. Cet article, écrit avec le ton affirinatif d'un homme sûr de son fait, fut remarqué du premier consul, qui fit demander au secrétaire de la police à Lyon, quel était l'auteur de cet article. L'imprimeur du journal, qui n'était autre que M. Ballanchc, l'auteur a Orphée et d'Antigone, répondit que l'auteur était un jeune commis marchand q ;i ne s'occupait aucunement de politique, et l'affaire en resta là. Dans un ouvrage qu'il publia en 1808, sous le litre de Théorie des quatre mouvements, Fourier, revenant à l'idée de l'ascen îant progressif de la Russie, s'exprimait ainsi : « De nos jours la civilisation « a été à deux doigts de sa ruine : la guerre « de la révolution pouvait amener l'envahis- '■< sèment et le démembrement de la France, « après quoi l'Autriche et la Russie se se- « raient partagé l'Europe, et dans leurs dé- « bats postérieurs , la Russie , qui a des « moyens inconnus de tout le monde et « d'elle-même, aurait pu écraser l'Autriche « et la civilisation.» Ces reflexions révélaient un esprit méditatif et accoutumé à calculer la portée des faits, et leur influence sur l'avenir. Mais la politique n'était point l'objet spécial des travaux de Fourier. Bien diffé-

rent de ces hommes qui pensent que la cause dé Ions les abus est dans la forme du gouvernement, et qu'il suffirait de la chan ger pour remédier a tout, Foncier vit dans l'organisation sociale le principe de tous les désordres qui nous affligent, et il conçut l'idée de refaire la société. A force d'étendre son système, il arrive à se former sur l'homme, sur l'univers, sur sesdestinées passées età venir des idées différentes de celles que s'en étaient formées tous les philosophes, et il pro clama comme une importante découverte, que i 'attraction qui est la loi du monde matériel est aussi celle du monde spirituel. C'est par l'attraction que le monde dod passer du chaos subversif ([m est 1 état actuel de la société, à Yhnrmonie sociétaire. Les j assions , suivant Fourier, ne sont pas essentiellement mauvaises ; elles sont les mobiles des actes humains et les moyens de sociabilité par lesquels les hommes peuvent se rapprocher et se former en groupes harmoniques. Mais ces [lassions qui, pareilles aux rouages d'une vaste machine, peuvent se lier et s'engrener de manière à produire un mouvement doux et régulier, peuvent également se froisser par leurs aspéri es, et tel est leur état dans la société actuelle, que Fou i r se croyait appelé à régénérer. Bravant les sarcasmes de la critique, il se comparait à Colomb traité de fou pendant sept ans. « Lorsque, disait- « il, les preuves de ma découverte seront « produ tes, lorsqu'on verra l'unité univer- « selle prête à s élever sur les ruines de la « barba ie et de la civilisation, les critiques « passeront subitement du dédain à l'ivresse; « ils voudront ériger l'inventeur en demi- « dieu, et ils s'aviliront derechef par des « excès d'adulation, comme ils vont s'avilir

« par des railleries inconsidérées Moi

« seul, dit-il ailleurs, j'aurai confondu vingt « siècles d'imbécill.té politique, et c'est à « moi seul que les générations présentes et « futures devront l'initiative de leur im- « mense bonheur. Avant moi l'humanité à « perdu plusieurs mille ans à lutter follement « contre la nature ; moi, le premier, j'ai flé- « chi devant elle, en étudiant l'attraction, « organe de ses décrets ; elle a daigné soute rire au seul mortel qui l'ait encensée ; elle « m'a livré tous ses trésors. Possesseur du « livre des destins, je viens dissiper les ténè- « bres poliliqu sel morales, et sur les rui- « nés des sciences incertaines , .j'élève la « théorie de l'harmonie universelle, Exegi « monumentum œre perennius. » C'est avec cet enivrement d'or^u^il et ce présomptueux enthousiasme que Fourrier a développé toutes les parties de son système d'association. Après avoir signalé tous les vices de notre ordre social, l'antagonisme, le paupérisme, les dissensions de toute espèce qui le divisent, il pose en principe que le but. de toute société doit été de procurer à ses membres la plus grande somme de bonheur ; or, le bonheur considéré lemporellement, n'est a :tre que la richesse, ou tout au moins le bien-être. La réalisation de ce bien-être universel est donc le but que Fourier se pro-

FOU

FOU

pose. Pour arriver à l'application de son utopie , il analyse l'âme humaine dont il classe à sa guise les passions, parmi lesquelles il distingue cinq sensitives qui correspondent aux plaisirs de la vue, de l'ouïe, du goût, etc., tous plaisirs qui portent l'homme à aimer le luxe et les arts avec leurs raffinements. Quatre passions animiques : Yambition, Yamitié, Yamour et le familisme, ou passion de la famille. Enfin, trois socialisantes, qui sont : la papillonne, ou besoin de variété ; la cabaliste, ou besoin d'émulation, de concurrence, de rivalité ; et la composite, ou enthousiasme, qui résulte le plus souvent de l'union du plaisir des sens et du plaisir de l'âme. Or, d'après Fourier, ces passions impérieuses et légitimes chez l'homme ne peuvent avoir dans le ménage isolé une satisfaction suffisante, et l'impossibilité où l'on se trouve de donner un plein développement à la cabaliste, à la composite et surtout à la papillonne, engendre bien vite la satiété, l'ennui et la tiédeur, d'où naissent tous les maux sur lesquels la morale gémit depuis si longtemps. Fourier propose pour remède d'adopter l'ordre sociétaire , dans lequel l'aisance qui naîira de l'association permettra de faire une part plus large aux plaisirs et au bien-être physique. Dans son système, le ménage sociétaire, autrement appelé phalange, se compose de trois cents familles environ, hommes, femmes et enfants, qui habitent en commun un édifice appelé phalanstère, dirigé par une gestion commune qui, achetant en gros les denrées de consommation , et préparant sur une grande échelle les consommations culinaires, doit réaliser sur la dépense des bénéfices considérables. Une considération que Fourier aime à faire valoir, c'est que les trois cents femmes qui, dans l'état morcelé, auraient eu à s'occuper des détails de leurs ménages, seront affranchies de ce soin et remplacées par une vingtaine de personnes ayant le goût de l'administration domestique, ce (|ui leur permettra de se livrer à leurs occupations favorites, et de réaliser encore par ce moyen un bénéfice notabie. Tous les sociétaires de la phalange seront associés entre eux sous le triple rapport du capital, du travail et du talent. Tous sont actionnaires au prorata de leurs mises, et chacun recevra sa part proportionnelle des bénéfices de la société, après défalcation des frais communs de la phalange. Du reste, aucune contrainte ne serait exercée sur les membres. Chacun se livrerait en liberté à sa vocation et à ses goûts, et s'occuperait alternativement de travaux variés, pour éviter l'ennui. Pour la môme entreprise, des groupes et des séries de travailleurs qui suppléeraient au temps par le nombre, des rivalités entretenues soigneusement de grouse à groupe, de série à série, préviendraient a tiédeur et donneraient plein essor à la ca- 3alis;e. Le phalanstère avec son organisation sociétaire remplacerait nos communes morcelées. Chaque commune traiterait avec ses voisins pour toutes les denrées, tous les

Dict. de Biographie këuu. II.

matériaux qui lui seraient nécessaires et qu'elle ne trouverait pas sur son territoire. Mais comment franchir l'abîme qui sépare l'organisation d'une commune de la réforme universelle ? Fourier répond à cette difficulté au moyen de son principe générateur, Y al traction. A la vue des immenses avantages» que présenterait l'ordre combiné, l'imitation gagnerait de proche en proche ; chacun serait pressé de jouir de la nouvelle découverte qui, en peu d'années, ferait le tour du globe. Ainsi, grâce à Fourier, le luxe, l'aisance, le bien-être, la jouissance de tous les plaisirs, l'activité du corps et de l'esprit, toutes les joies et tous les enivrements que l'imagination peut concevoir, seraient dispensés au genre humain. Des prodiges seraient accomplis et l'homme changerait la face de la terre. « Par exemple, dit Fourier, « l'ordre combiné entreprendra la conquête « du grand désert de Sahara; on le fera at- « taquer sur divers points par dix et vingt « millions de bras s'il est nécessaire, et à « force de rapporter des terres plantées, « boisées de proche en proche, on parvien- « dra à humecter Je pays, à fixer les sables, « et à remplacer le désert par des régions « fécondes ; on fera des canaux à vaisseaux « là où nous ne saurions pas même faire des « rigoles d'arrosage, et les grands vaisseaux « navigueront non-seulement au travers des « isthmes comme ceux de Suez et de Pana- « ma, mais encore dans l'intérieur des con- « tinents, comme de la mer Caspienne aux « mers d'Azof, de Perse et d'Aral; ils navi- « gueront de Québec aux cinq grands lacs ; « enfin de la mer à tous les lacs dont la lon- « gueur égale le quart de leur distance à la « mer. » Voilà une esquisse bien incomplète du système de Fourier, ou plutôt de son rêve orgueilleux. La conception du phalanstère est le roman de l'industrie, tracé par une imagination féconde , mais déréglée. C'est une série d'impossibilités déduites de principes faux et opposés à la religion, comme à l'expérience de tous les siècles. On peut juger de la portée de ces doctrines par les propositions suivantes qui en sont le résumé. 1° L'homme n'est point un être déchu ; il n'apporte en naissant aucun vice originel. 2° Le mal moral résulte, non de quelque funeste inclination de sa nature, mais d'une mauvaise organisation sociale. 3° La fin de l'homme est de se rendre maître du globe et de l'exploiter de manière à se procurer tout le bien-être dont sa nature est susceptible, k" L'homme n'est pas tenu de mortifier ses sens, ni de soumettre en lui le corps à l'esprit. Sa seule loi est de se livrer à ses penchants et de satisfaire à ses appétits sensuels. 5° L'homme en société doit jouir d'une liberté illimitée. Exempt de toute contrainte et de tout assujettissement, il ne doit faire que ce qui lui plaît. 6° Rien n'oblige l'homme à s'occuper de Dieu et de ses semblables. Chacun songeant exclusives nt à soi, le bien gênés al résultera des etforts que chacun fera pour son propre bien. 7° Le phalanstère établi, il n'y aura ni froissements

2fi7

Page 1