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de Pavik de), né à Toulouse en 1693, servit pendant quelque temps avec le gracie de lieutenant d'infanterie, puis embrassa la vie religieuse, et mourut au château de Fourquevaux en 1768. On a de lui une pièce de poésie élégiaque couronnée par l'académie des jeux floraux en 171V, et plusieurs ouvrages de controverse : Lettre d'un prieur au sujet de la nouvelle réfutation du livre des liigles pour l'intelligence des saintes Ecritures, l'aris, 1727, itî-12; Xouvelles Lettres sur le même sujet, 1729, in 12; Traité de la confiance chrétienne, 1728 et -1731 ; Catéchisme historique et dogmatit/ue, 1729,2 vol. in-12, et Paris, 1706, 5 vol. in-12, avec les suites. Son Eloge se trouve dans les Nouvelles ecclésiastiques du 7 février 1769.
FOURRIER. Yoy. Poirier.
FOWLER (Edoi ard), évoque anglican et théologien conformiste, né à Westerleigh, dans le comté de Glocester, en 1632, devint chapelain de la comtesse de Kent, en 1656. Après avoir subi diverses chances de fortune, suivant le cours des événements politiques, il fut nommé évoque de Glocester en 1691. 11 mourut a Clielsea en 1714, laissant : Exposé exact et Défense des principes et de la conduite de certains théologiens modérés de l'Eglise anglicane, désignés à tort sous la dénomination injurieuse de latitudinaires, etc., Londres, 1670, in-8° ; Le but du christianisme, Londres, 1671 et 1676, in-8°, ouvrage où l'auteur s'attache à prouver que le perfectionnement moral de l'homme est le but du christianisme; Liberlas evangelica, ou Discours sur la liberté chrétienne, faisant suite au précédent écrit, Londres, 1680, in-8".
FOX (Jean), né à Boston en 1517, quitta l'Angleterre sous le règne de Henri VIII, pour professer le calvinisme en liberté. Il lit quelques voyages dans sa patrie, et s'y tixa entièrement sous la reine Elisabeth. Il mourut dans un âge avancé. L'ouvrage par lequel il est principalement connu, est intitulé : Acta et monwnenta Ecclesiœ, en 3 vol. in-fol., réimprimé en 168'+. Péarsonlui reproche des erreurs, de fausses citations, de mauvais raisonnements , etc. ; dans une tête échauffée comme la sienne par les nouveaux dogmes, cela ne pouvait être autrement.
Dans sa jeunesse il avait cultivé la poésie, pour laquelle il avail quelque talent. On a de lui plusieurs pièces de théâtre. Jacques Bienvenu a traduit le Triomphe de Jésus- Christ, Genève, 1562, in-4-% rare. Son lils, Samuel Fox, a écrit sa Vie, qui a été imprimée en tète des Actes et monuments de l'Efjlise.
FOX (Georges), fondateur de la secte des Quakers ou Trembleurs, né au village de Druyton, dans le comté de Leicester, en 1624-, n'avait que 19 ans, lorsq.e sa tète s'étant singulièrement exaltée, soit par quelque accident particulier, soit par un elfet de son tempérament, il se crut tout d'un coup inspiré de Dieu, et se mit à prêcher. Vêtu de cuir, depuis les pieds jusqu'à la tête, il allait de village en village, criant contre la guerre ot contre le clergé. Son ignorance dans les le très humaines ne l'embarrassa point. Quoi-
que fils d'un ouvrier en soie, et qu'on ne lui eût appris d'autre métier que celui de cordonnier, il s'était appliqué de bonne heure à parier le langage de l'Ecriture et de la controverse. Il avait de la mémoire et de l'enthousiasme. Les provinces de Leicester, de Nottingham et de Derby, furent les premiers théâtres de ce sombre charlatan. Il donna, aux aveugles enthousiastes qui le suivaient, le nom d'enfants de la lumière. Ayant comparu à Derby devant les juges, il les prêcha si fort sur la nécessité de trembler devant le Seigneur, que le commissaire qui l'interrogeait s'écria qu'il avait affaire à un quaker, c'est-à-dire trembleur, en anglais, nom qu'on a donné depuis à cette secte. Fox s'associa des femmes; ayant connu dans la prison de Lancastre la dame Fell, veuve d'un illustre magistiat de cette province, il lui inspira ses erreurs et l'épousa. Le patriarche du quakérisme emmena avec lui sa prosélyte en Amérique, l'an 1662. Elle partagea les fonctions de son ministère, et fit valoir ses extravagances. Il y eut, chez les sots et les dupes, les mêmes succès qu'il avait eus dans une partie de l'ancien monde. Ce succès lui persuada que-si l'Europe, l'Asie et l'Afrique ne s'étaient pas encore rangées sous ses étendards, c'est qu'elles l'ignoraient. Il écrivit donc à tous les souverains des lettres insen sées, qu'on paya du plus profond mépris. Fox, revenu en Angleterre, continua de répandre ses rêveries, et mourut en 1681. Peu de temps avant sa mort, il composa un gros volume sur sa Vie et ses Missions ; po r le rendre plus mystérieux, il défendit par son testament de l'imprimer. On peut voir ce qu'en dit le P. Catrou dans son Histoire des Trembleurs, publiée en 1733 {Voy. Barclay, Robert). Dans une réponse faite aux quakers qui, en 1791, étaient venus dans l'assemblée nationale de France, Mirabeau réfuta leurs principes en ces termes : « Vous ne prêtez « point, dites-vous, de serments : mais vous « vous trompez; un serment n'est qu'une « promesse faite à Dieu ; la conscience d'une « âme pure est un temple de la Divinité, et, « en promettant sur votre conscience, vous « faites intervenir Dieu dans vos paroles... « Le sang humain n'est jamais versé par vous « sur la terre: touchante philosophie 1 mais « prenez garde ; ne seriez-vouspas dans une « erreur que la vertu vous cache? Auriez- « vous permis que ces hordes de sauvages, « qui errent dans les déserts de l'Amérique, « eussent porté le massacre dans la paefique « Pen.sylv.inie, qu'ils eussent égorgé vosfem- « mes, vos enfants, vo> vieillards, plutôt que « de sauver ces vies si chères en donnant la « mort à des meurtriers? » On sait qu'un écrivain trop fameux a comparé le christianisme naissant à la secte des quakers. Un si étrange , arallèle pou.rait faire soupçonner qu'il avait lui-même de fortes dispositions au quakérisme. Quand la secte des quakers aura subjugué les philosophes et les rois; quand elle aura détruit toutes les autres religions, et cela dans un siècle aussi éclairé que celui d'Auguste; quand durant dix-huil
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siècles elle aura eu le suffrage de tous les bons esprits, elle aura pour elle un grand argument. C'est à ceux qui savent apprécier les possibilités et pressentir l'avenir, à prononcer si le fanatisme des trembleurs aura jamais ces succès. Les écrits de Fox ont été réunis en 3 vol. in-fol. : le premier contient son Journal, le second sa Correspondance, le troisième ce qu'il a écrit sur sa doctrine. Quelques personnes ont prétendu qu'il n'était pas réellement l'auteur de ces différents ouvrages ; mais ses sectateurs soutiennent que tout ce que ce recueil renferme de plus admirable est réellement de leur patriarche. | FOZIO (Joseph), en latin Fotius, jésuite, né à Reggio dans la Calabre en 1606, l'ut professeur de rhétorique , de philosophie et de théologie dans les collèges de son ordre à Rome, puis vice-recteur de la maison professe de cette ville, et mourut vers l'an 1676. On a de lui : Informatio pro ven. servo Dei Ignatio Azebedo et sociis in odium fidei interfectis ab hœreticis, Rome, 1664, m-4°. Il traduisit en italien la Vie de saint François de Sales par le cardinal Franciotti , Rome, 1662, in-8° ; YHistoire sainte, du P. Nie. Talon, Rologne, 1649, in-12; et plusieurs autres ouvrages, la. plupart ascétiques.
: FRAIN (Jean) , seigneur du Tremblai , né à Angers en 1641 , membre de l'académie de cette ville , mourut en 1724. Sa conversation était celle d'un homme qui avait beaucoup lu, mais trop entêté de ses idées. Sur la fin de ses jours il devint presque misanthrope. On a de lui plusieurs traités de morale solidement écrits : Nouveaux essais de morale, in-12 ; Traite' de la vocation chrétienne des enfants ; Conversations morales sur les jeux et les divertissements ; Traité de la confiance en Dieu.
FRANC (Jean-Georges Le), marquis de Pompignan, frère de Jean-Jacques Le Franc de Pompignan, qui fut membre de l'académie française, et dont les Poésies sacrées, entre autres ouvrages, sont si connues, naquit à Montauban le 22 février 1715. Il fut évêque du Puy en Velay en 1743, archevêque de Vienne en" 1774, et mourut à Paris le 30 décembre 1790, après avoir longtemps servi l'Eglise par son zèle, édifié la France par ses vertus, et éclairé par ses savants écrits dont les principaux sont : Questions diverses sur V incrédulité, in-12, ouvrage très-bien écrit, quoique d'une manière un peu prolixe, et plusieurs fois réimprimé. Il y examine, 1° s'il y a beaucoup de véritables incrédules ; 2° Quelle est l'origine de l'incrédulité ; 3° Si les incrédules sont des esprits-forts ; 4° Si l'incrédulité est compatible avec la probité; 5° Si elle est pernicieuse à l'Etat. Toutes ces questions sont traitées avec autant de profondeur que de sagesse. V Incrédulité convaincue par les Prophéties, Paris, 1759, 3 vol. in-12. L'accomplissement des prophéties, dans l'exposition claire et précise qu'en fait le savant prélat, en fixe le sens, et met la vérité de la religion dans le plus grand jour. La religion vengée de Vincrédulité par i' incrédulité elle-même , Paris , 1772 , in-12.
Il a l'avantage d'y combattre des ennemis qui se détruisent eux-mêmes par les contradictions et les absurdités que renferment leurs systèmes comparés les uns avec les autres ; il n'a besoin, pour les terrasser, que des propres traits qu'ils se lancent eux-mêmes, et il en fait résulter le triomphe le plus complet et le plus glorieux pour la cause qu'il défend. La Dévotion réconciliée avec Vesprit, 1755, in-12. Il y prouve contre les détracteurs de la dévotion , qu'elle s'allie très - bien avec l'esprit des belles-lettres, des sciences, du gouvernement, des affaires et de société. Le véritable usage de l'autorité séculière dans les matières qui concernent la religion, Avignon, 1782, in-12, 4e édition. On y trouve la même solidité qui caractérise les ouvrages du savant évêque du Puy ; car tous ces ouvrages ont été publiés avant qu'il ait été élevé sur lo siège de Vienne : il trace avec précision la ligne de démarcation qui sépare les deux pouvoirs. 11 a paru oublier les principes qu'il y établit, lorsqu'il a voulu jouer un rôle dans l'assemblée nationale ; mais il est à croire qu'il ne prévoyait pas jusqu'où les choses seraient portées. « Trop bon, dit « l'abbé fiarruel, pour soupçonner à quoi ten- « daient ceux qui ont abusé de sa faiblesse, « il se laissa entraîner parce parti, qui le fit, « pour quinze jours, président de l'assem- « bléè, qui lui valut ensuite le ministère de « la feuille. Il fut à la cour ce qu'est un hon- « nête homme qui dit son avis, mais qui, « sans nerf et sans vigueur, se contente de « gémir, de pleurer, quand il voit prévaloir « des desseins pernicieux à l'Eglise. Il fut « un de ces hommes qui , par crainte du « bruit , n'osent pas même souffler quand « l'ennemi est aux portes ; qui se rangent « même sous ses bannières, sous prétexte « de l'engager à faire moins de mal : il lui « en a coûté, je ne dirai pas des remords, « mais des larmes amères, qu'il ne répandait « même qu'en secret et en présence de ses « amis If avait peur qu'on ne sût aux Jaco- « bins qu'il avait pleuré sur les maux de « l'Eglise. Il est mort pour avoir étouffé « sa douleur. Bossuet l'eût exhalée ; et la « cour, et la ville, et nos législateurs au- « raient su que la peur n'étouffe pas la voix « des Chrysostome devant les précurseurs « du schisme et de l'hérésie. Bossuet n'eût « pas tenu sous le boisseau ce trait de lu- « mière échappé depuis longtemps à Rome « sur la constitution prétendue civile du « clergé. Je le sais de ceux mêmes qui ont « vu et lu la lettre du pape à M. de Pompi- « gnan. Elle en disait assez pour décider « notre opinion sur cette malheureuse conte stitution du clergé. La politique l'a tenue « secrète ; je reproche à cette politique les « serments de tous ceux que la manifestation « du bref adressé à M. de Pompignan en au- « rait détournés. Nous souhaitons que Dieu « ne fasse pas au prélat mort le même repro- « che. La peur excuse tout, mais c'est la « peur même qui a besoin d'excuse, et Dieu « seul connaît celles qui peuvent la rendre « pardonnable dans un prêtre. »
scritto doppo l'anno 15S5 , Modène, 1693, in- V\ rare. Le P. Franchini s'était char'!/- do