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et contre les jésuites , déterminèrent l'un et l'autre à se retirer dans les premiers jours du mois de mas. Le roi les nomma ministres d'Etat et membres du conseil privé. Frayssinous eut pour successeur a \ ministère M. Feutrier, qu'il contribua lui-même à faire nommer. Au moment de rendre les fameuses ordonnances du 16 juin, Charles X consu'ia l'évoque d'Hermopolis , qui d'sapprouva formellement cette mesure. Ces ordonnances , dans le principe , n'en faisaient qu'une qui devait • araitre sous le consresein ; de Feutrier. Une commission , composée de l'évoque d'Hermopolis, des archevêques de Paris et de Bordeaux , et de l'abbé Desjardins, grand vicair • ée Paris, fut chargée par le monarque de lui donner son avis. Réunie le 6 juin à l'Archevêché, elle déclara unanimement qu'elle blàmiit le projt d'ordonnance , mais que , si le roi croyait les mesures néce>saires , on ne saurait prononcer qu'elles fussent absolument condamnables; que toutefois aucun membre de la réunion ne les contresign rait. Feutrier voulut se retirer; il ne consentit à rester que sur les instances h>s plus ; r usantes de Charles X. Alors Portalis suggéra l'idée cÎ3 diviser l'ordonnance en deux parties , dont il contresignerait la plus importante, et son conseil fut suivi. S us le ministère Polignac, on jugja convenable d'attribuer à un membre du clergé la présentation aux tiircs ecclésiastiq es, et une ordonnance du 28 août 1829 conféra cette charge à Frayssinous. Lors de la révolution de juillet, il se retira à Saint -Germain-en-Laye , et il fut réputé démissionnaire. Après un voyage à Rome, il était ri ntré,surla lin de 1832, dans ses montagnes du Rouergue, lorsque Charles X voulut confier l'éduc tion de son petit-fils au marquis de Latour- aubourg connu ■ gouverneur, et à i'évêque d'Hermopolis comme précepteur. Le prélat partit au mois d'octobre 1833 | our Prague, et il donna une nouvelle preuve des nobles motifs qui l'a' aient inspiré toute sa vie en refusant les honoraires attachés à ses fonctions. 11 ap ela près de lui, pour le seconder, l'abbé Trébuquet, son ancien secrétaire, excellent humaniste, en sorte que le duc de Bordeaux recevait de Mgr d'Hermopolis et de l'abbé Trébuquet des leçons de littérature, d'histoire et de philosophie. C'est dans es liras de I'évêque d'J ' ei mopolis que Charles X rendit le dernier soupir à Go.itz, le 6 nov. 183G. L'éduca in de son royal élevé étant terminée, le prélat revint à Paris en octobre 1838, cl se fixa aux Missions- Etrangères. Au moins de juin 1839 il a la aux eaux de Nér;s pour essayer de rétablir sa sauté gravement altérée, et après y .;voir séjourné un mois, il retourna dans son pays natal. Le 9 décembre 1841, il fut rappé d'une attaque d'apoplexie, et, le 12, il termina par une niori éd, liante une vie toute d'action et de dévouement. Ses restes furent enterrés dans une chapelle de l'église de Saint-i-enicz qu'il habitait (AveyronJ. Le duc de Bordeaux a fait élever sur le lieu de sa sépulture un mausolée en témoignage de l'attachement et
de la reconnaissance qu'il avait voués à son illustre précepteur. Aux trois volumes de conférences dont nous avons parlé, il faut ajouter les Conférences et discours inédits , 1 gros vol. in-8°, ou 2 vol. in-12, 1843. — Sa Vie a été écrite par M. Henrion, 2 vol. in-8% avec un portrait.
FRÉDÉRIC (saint) , évoque d'Utrecht , et fils d'un grand seigneur de Frise, gouverna son diocèse avec zèle, et fut martyrisé en 838 pour la défense de la f« i .
FBJKË (Jkan), ecclésiastique anglican, né a Oxford en 1711, consacra sa vie à la prédication, h l'instruction de la jeunesse et à la culture des lettres. 11 dirigea l'école de grammaire de Saint-Sauveur, et occu; a successiv ment plusieurs cures. 11 mourut dans un état voisin de l'indigence, je 9 septembre 1791. Son principal ouvrage est une Hist.de la langue anglaise, publiée vers 1753, en 4 pa ties, qui a eu plusieurs éditions. La 4e est de 1788. On a e core de lui des sermons et plusieurs écr.ts de controverse, dirigés la plupart contre les méthodistes, et des Poésies diverses.
FRÉGOSR, l'ULGOSE, ou CAMPO-FRÉ- GOSE, nom d'une illustre famille géno se, d'or;gine plébéienne, qui s'éleva dans le xive siècleau-dessus delà noblesse, et fournit piusieur doges à la république. Les membres les plus remarquables de cette fami le sont :
FRJÉGOSE (Paul), cardinal, archevêque de Gènes, sa patrie, doge en 1462 : i! perdit cette place quelque temps après, la recouvra en 1463, et l'occupa encore deux fois. 11 mourut à Rome en 1498.
FllÉGOSE (Baptiste^, neveu du précédent, né à Gèhes vers 1 an 1440, fut élu doge en 1478. 11 ne conserva que très-peu de temps cette dignité. La hauteur de son caractère et la sévérité de son gouvernement le firent déposer la même année. Il fut exilé à Trégui; mais nous ignorons quand il mourut. Il égaya sa retraite par la lec ure et le travail. On doit à sa plume un ouvrage italien en 9 livres, mais qui n'a paru quVn latin , iVilan, 1509 , in-folio, de Sa traduction d'e Camille Gh lini, sur les actions mémorables, dans le goût de Yalère Maxime. Les meilleures éditions de ce traité, souvent réimprimé, sont celles de Juste Gaillard, avocat au parlement ue Paris, qui y a fait (ies additions, des corrections , et l'a orné d'une préface. La Me du pape Martin V; un Traité latin sur les femmes savantes; un a. Ure en italien contre C amour, Milan, 1496, in-4°; traduit en français, 1581, in-4°; l'origin 1 et la version so. t également rares.
FRÉGOSE (Frédéric), né à Gènes en 1480, de la même f.aniLe que les j récédents, fut archevêqu i eî caruinal de Saierne. il défendit la cote du Gè es contre Cortogoii, corsair de Barbarie, qui la rava0eait. li surprit ce pirate dans le port de Biserte, ■ assa a 'l'unis, et à l'île de Gerbes, et revint à Gèneschargë de gloire et de butin. Les Espagnols ayant surpris Gènes en 1522 Frédéric ciierci a un asile en Fiance. François 1" le reçut avec Usunction, et lui donna 1 abba,) e de saint-Bénigne de Dijon. De îelour eu Italie, il fut fait cardinal et évèque d'Eugubio, où il mourut en 1541. Lu langue