‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 69 sur 323 · FRE · texte numérisé non relu

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grecque et l'hébraïque lui étaient familières. Son savoir était soutenu par les vertus épiscopales. On a de lui un Traité de l'oraison, en italien, Venise. 1542, in-8°.

FKEIESLEBEN (Chmstophe-Hehm), Jurisconsulte allemand, conseiller caméra! du duché de Saxe-Gotha et des mines d'Altenbourg, mort vers l'an 1733, a laissé plusieurs ouvrages fort utiles pour l'étude du droit : ( <>rpus juris civitis academicum, Allenbourg, 1721, i 1 1 — V ", très-souvent réimprimé. La dernière édition est de 1789. Corpus juriscanonici academicum, 1778, in-4". La dernière édition est de Bàle, 1773; Schutxiuê illust ratas sire compendium juris Schutzio Lautcrbachianum ex complurium celeberrimorum jurisconsulte" rum scriptis ac notis illustratum, Altenbourg, 173V, 2 vol. in~4°, compilation fort bien faite, l destinée h expliquer L'abrégé fait par Schutz du Collegium juris, de Lauterbach. Une traduction allemande de Y Homme de cour de Balt. Gracian, et quelques opuscules moins importants.

FREMIOT. Voyez Chantal.

FREMIOT (André), archevêque de Bourges, né à Dijon en 1573, d'une famille noble et féconde en personnes de mérite, fut chargé d'affaires importantes sous Henri IV et Louis XIII, et s'en acquitta en homme intelligent. On a de lui un Discours des marques de l'Eglise contre les hérésies, 1610, in-8°, et d'autres ouvrages. Ce prélat estimable mourut à Paris le 13 mai 1641.

FREMONT (dom Charles) , religieux et réformateur de l'abbaye de Grammont, naquit à Tours en 1610. Dès qu'il eut pris l'habit, à l'âge de 18 ans, il ne tarda pas à s'apercevoir du relâchement qui régnait dans la discipline de l'abbaye; il n'en til pas moins son noviciat avec une exactitude exemplaire, et redoubla de ferveur et de zèle pour ses devoirs. Lorsqu'il eut fait sa profession, son abbé le nomma prieur de l'abbaye. Dom Frémont s'efforça, par son exemple et ses discours, d'établir parmi ses confrères plus de régularité; ne pouvant y parvenir, il demanda et obtint la permission d'aller à Paris terminer ses études dans le collège que l'ordre y avait près de l'université. Ayant été présenté au cardinal de Richelieu, il lui ht agréer un plan de réforme qu'il avait dressé. Nommé par le ministre, prieur d'Epoisse, près de Dijon, dom Frémont, aidé de son confrère dom Joseph Baboul, y jeta les premiers l'on lements de sa réforme. Pour ne pas paraître affecter la singularité, il se contenta de remettre eu vigueur dans sa communauté la règle telle que le pape Innocent IV l'avait mitigée. Le piieuré de Thiers en Auvergne, lieu de la naissance de saint Etienne, instituteur de l'ordre, prit aussi la rélorme, ainsi que six ou sept autres monastères, mais sans se soustraire à la juridiction ue l'abbé de Grammont. Dom Frémont gouverna pendant 50 ans le prieuré de Thiers, et y mourut saintement en 1683, âgé de 79 ans. On connaît de ce religieux : La Vie, la Mort et les Miracles de saint Etienne, confesseur, et fondateur de l'ordre de Grammont, dit vulgaire-

ment des Bons-Hommes , Dijon , 1647, in-8". On trouve à la suite de cet ouvrage La Vie du bienheureux Hugues de Lacerta, disciple de saint E tienne. Il a composé en outre plusieurs , OEuvres de piété h l'usage de ses confrères. FRERET ("Nicolas), secrétaire perpétuel de l'académie des bel es-lettres, né à Paris le 15 février 1688, d'un procureur au parlement, se lit recevoir avocat par complaisance pour sa famille. La nature ne lui avait donné aucun goût pour le barreau, et par conséquent presque point de talent; il le quitta pour se livrer à I h stoii e et à la chronologie, ses premières passions. L'académie des inscriptions lui ouvrit ses portes dès l'âge de 25 ans. Il signala son entrée par un Discours sur l'origine des Français, rempli de propos indiscrets sur l'alfaire des princes avec le régent, qui le fit renfermera la Bastille Bayle fut pies que le seul auteur qu'on lui donna pour égayer sa prison; il le lut tant de lois, qu'il le savait presque par cœur. Les erreurs de ce lameux sceptique s'inculquèrent dès lors dans son esprit. On ne s'en aperçoit que trop, lorsqu'on jette les yeux sur ses Lettres de Thrasybule à Leucippe, où l'on trouve le triste athéisme réduit en principes, quoique adroitement enveloppé; et sur l'Examen des apologistes du christianisme, 1767 , in-8° : ouvrage posthume, non moins répréhensible que le précédent, mais qui n'est pas de lui. L'abbé Bergier l'a réfuté victorieusement par son ouvrage intitulé Certitude des preuves du christianisme. Fréret ayant o'btenu sa libeité, s'adonna entièrement à ses anciennes études. On lui doit : plusieurs mémoires, pleins «.l'érudition et de discussions épineuses. Ils sont répandus dans les différents volumes de la collectionacad. inique des bel'es-lettres. Ceux dans lesquels il essaie d'éclaircir la chronologie lydienne et la chinoise ont été d'auord recherchés; mais l'on s'est convaincu depuis, que ces fabuleuses histoires n'avaient rien gagné aux travaux de ce savant, beaucoup plus crédule en matière de vieilles annales, qu'en matière de religion. La préface, les notes, et une partie de la traduction du roman espagnol, intitulé Tyran le Blanc, 2 vol. in-12; Défense de la chronologie contre le système de Newton, Paris, 1758, in-4°; quelques ouvrages frivoles, qui n'amuseront jamais les lecteurs sages. Fréret avait une vaste littérature. Il connaissait l'intrigue de presque toutes les pièces des différents théâtres de l'Europe. Sa mémoire était immense. Il écrivait avec netteté et avec ordre, mais il avait du penchant pour les opinions singu ières; ses Lettres de Thrasybule annoncent, au jugement d'un critique judicieux, « un esprit dur et un cœur corrompu. » L'auteur du Dictionnaire philosophique s'est souvent paré de l'érudition de Fréret, et n'en a pas fait un meilleur usage. Il mourut en 1749. Ses OEuvres complètes ont été recueillies et publiées par Septcliênes, en 20 vol. in-12. Paris, T. 66; mais cette édition est extrêmement incomplète et défectueuse ; l'auteur n'a fait usage d'aucun des manuscrits de Fréret, qui étaient alors entre les mains de Sainte-Croix, et dont plusieurs sont

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restés inédits. On fait assez de cas de ses mémoires sur les cultes de plusieurs dieux d i

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^anisme, sur Y Année persane; de son traité

sur V origine des Grecs, et de son traité sur les Antiquités deBabylone.

FRESTON I Ahtoine), ministre anglican, dont le nom de famille était Brettingham, qu'il changea pour plaire à un oncle maternel qui lui laissa sa fortune, obtint diverses cures et devint doyen de Stonehouse. 11 mourut le 25 décembre 1819, laissant : des Poésies diverses, 1787, in-8°; Discours sur (es lois, 1792, in-i°; Adresse au peuple d'Angleterre, 1796, in-8% sans nom d'auteur; Collection de preuves qui rendent évidente la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ , 1807, in-8°; Sermons sur les points les plus importants du christianisme, et sur les divers sujets accessoires, 1809, in-8°.

FREV1ER (Charles-Joseph), né à Rouen le 11 novembre 1689, entra fort jeune dans la société des jésuites, et se livra à l'enseignement. Il vivait encore en 1770, après la suppression de son ordre : il parait qu'il survécut peu à cette époque. Il est connu par le dillèrend littéraire qu'il eut avec ses confrères les journalistes de Trévoux. Le P. Widenhoffer, jésuite allemand , passant par Malines, remarqua dans la bibliothèque des jésuites de cette ville un manuscrit de Bellarmin, qui contenait une dissertation sur la Vulgate ; il en fit un précis ; mais trouvant ensuite p'us à propos de faire imprimer le manuscrit lui-même , il en obtint une copie coll.itionnée du P. Holvoët, bibliotbécaire du collège de Malines, et il le publia sous ce titre : Apographus ex manuscripto aulographo venerabilis Dei servi Roberti Bcllarmini e societate Jesu, S. R. E. cardinalis , de editione Vulgata, quo sensu aconcilio tridentino definitum sit, ut ea pro aulhentica haberetur. Le Père Berthier, en rendant compte de cet écrit dans son Journal de Trévoux , établit que le sentiment de Be'larmin et même du cardinal Pallavicin était que le coi.cile de Trente, en déclarant la Vulgate authentique, avait voulu dire qu'elle était exempte de toute erreur en matière de foi et de mœurs, et qu'elle seule devait être en usage dans les églises et les écoles , mais qu'il n'avait pas prétendu qu'il ne s'y trouvait pas de fautes. Le P. Frévier s'éleva contre cette opinion, qu'il trouvait dangereuse, dans un livre qu'il publia sous ce titre : La Vulgate authentique, authentique dans tout son texte, plus authentique que le texte hébreu , que le texte grec, qui nous restent ; théologie de Bellarmin , son apologie contre l'écrit annoncé dans le Journal de Trévoux, article 85, juillet 1750, Rome, 1753, in-12. 11 y soutient que la Vulgate est le seul texte pur, et que ni le texte hébreu ni le grec n'ont cet avantage, et que c'est ainsi qu'a voulu l'établir le concile de Trente. Quant h l'opinion de Rellarmin et du cardinal Pallavœin , il prouve , d'après dt'S | assages tirés de leurs écrits, que leur sentiment était le même que le sien, ei que le manuscrit trouvé à Malines ne peut prouver le contraire , étant une

DlCT. DE BlOGBAPHIE RELIG. II.

pièce sans conséquence , un mémorial où Bcllarmin, jeune encoie, aurai' reçu illi le résultat de ses lectures, et qu'il aurait ensuite jeté comme un écrit indigne de lui. Mais c'était moins pour cotnb ttre le P. Berthier que Frévier avait composé ce livre, que pour ne pas laisser croire que les Ecritures saintes pouvaient être exposées à un soupçon de corruption.

FRICK (Eue) , théologien luthérien , né à Ulm en 1673, fut pasteur et assesseur du consistoire dans cette ville, premier bibliothécaire et professeur de théologie, et y mourut le 7 lévrier 1751. On a de lui : une traduction allemande de YHistoire du luthéranisme, par Louis de Seckendorf, Leipzig, 171i, in-i° ; Schediasma de cura velerum circa hœreses e Scriptura sacra et antiquissimorum patrum monumentis collectum , ac adjuncta oratione de calechisatinne veteris et recentioris Ecclesiœ, Ulm , 3e édition, 175C , in-i°, avec une notice biographique sur l'auteur par Albert Frick, son neveu ; Description de l'église cathédrale d'Ulm, ibid. , 1718, 1731, in-4°, en allemand ainsi que l'ouvrage suivant : Ordonnances ecclésiastiques d'Ulm, ibid., 1747 , in-4°. — Jean Frick , frère du précédent, né le 3 ) décembre 1670 , à Ulm , où il p ofessa la théologie après avoir professé la philosophie à Leipzig, fut aussi premier bibliothécaire , et mourut le 2 mars 1739 , laissant de nombreux ouvrages latins ou allemands , parmi lesquels nous citerons : Pensées philosophiques et théologiques sur la comète , Ulm , 1681 , in-V, en allemand , où l'auteur s'attache à prouver que l'apparition de ces phénomènes est un signe de la colère céleste ; Epislolica diatribe de fide Lutheranorum in romanam Ecclesiam minime prona , Ulm , 1709 , in-4° ; De fide Constantini Magni dissertatio , Ulm, 1713, in-4° ; Inclemcntia démentis XI examinala , Ulm , 1714 , in-4°. A cet ouvrage dont l'auteur blâme la sévérité avec laquelle le pape avait condamné les Méditations du P. Quesnel sur le Nouveau Testament, le P. Ch. Léopold, jésuite d'Augsbourg, répondit pour justifier la condamnitiun Frick lui répliqua par l'écrit suivant : Zozimus in Clémente XI, redivivus, sive duœ dissertationes , etc., ibid. , 1719, in-i° ; De cura Ecclesiœ veteris circa canonem sacrœ Scripturœ, ibid., 1728, in-4°, ouvrage qui se ressent des erreurs de l'auteur.

FR1ES (Jean), en latin Frisius, théologien et littérateur, rié l'on 151)5 à G.ylfensée dans le canton de Zurich, fut mis à la tète du collège de Zurich, qu'il dirigea avec distinction, et mourut .dans cette vide en 1565. Nous citerons de lui : des traductions, en allemand, du traité de Mathurin Cordier, De corrupti sermonis emendatione ; et d'une panie des Commentaires de H. Bull nger sur les Evangiles de saint Matthieu et de saint Jean ; Isagoges musicœ cui accesserunt omnia Horatii carminum gênera, 155i ; des Notes sur les Bucoliques et les Géo.g;ques de Virgile, Zurich, 1561, in-8° ; Dictionarium latino-germanicum locupletissimum , dont la meilleure

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édition est colle de Zurich , 157V, in-fol. — Son fils . Jean -Jacques Pries, professa la philosophie et 1 1 théologie dans diverses académies de Suisse et d'Allemagne, et mourut de la peste en 16U, âgé d'envi rua <>5 ans. Ou a de 1 ni : Bibliotheca philosophorum rlassicoruin ckronologica, Zurich, 1592, in-V , ouvrage utile, dit M. Weiss, m LS qui reste encore à faire; Bibliotheca Patrum minor ab unno Christi 50 ad minuit 1 l'i-O, ibid. . 1592, in-Y". On trouve ces deux ouvrages dans le toiu ! 11 du Chronicon chronicorum ecclesiaslico-politicon, de Jean Gruter.

FRIESE (Martin), théologien luthérien, Dé à Ripel su 1083, mort le 15 avril 1750, professa la théologie a l'université de Kiel, et j ublia un assez grand nombre d'écrits théologiqu 'S, en latin, à l'usage de ceux de sa communion. Nous citerons : Fundammta theologiœtheticœ, Hambourg, 172V, in-8°; trois dissertations De erroribus piciorum contra historiam sacram, Copenhague, 1703-1705, in-V°; Thcologicœ gentilis Chnbriœ puriorii spécimen J , Kiel , 1723 , in-V°. L'auteur y montre que ies Ciinbres croyaient à l'immortalité de l'àme et à la résurrection, Dcmonslratio exegetica de nonnullis valdc notât a diqnis nwdis qutbus Vêtus Testament um in Novo adlegatur, etc., Hambourg, 1730, inh°; De usu et abusu grœcorum inprimis scriptorum in illustrandis Novi Testamenti vocabulis, ib.d., 1733, iu-V. Martin Friese avait en outre promis une nouvelle é .ition du Cours de théologie, de Juger, corrigée et augmentée par lui. — Friese ( Christian- Théophile), [>résident du consistoire luthérien de Varsovie, où il mourut en 17 '5, à 78 ans, s'esi fait connaître par une Histoire du royaume de Pologne, en allemand, liresiau, 1786, 3 tomes en 2 vo\ in-8°.

FR11S (André), né en Fionie, fut revêtu de plusieurs dign tésecclésiastiq ies, devint, en 1505, syndic de l'université ue Copenhague, do.t il avait été un des premiers piofesseurs , et mourut en 1526, laissant d us ouvrages curieux : M<ssale Hufniense, continens calendarium ecclesiasticum, exorcismum salis, exorcismum aguœ, missam, collecta, etc., Copenhague, 1710; Diurnalc horarum cunonicarum de tempore et de sanctis, ad usum Rœskildensis ecclesiœ, Parisiis impression, j nxta correctionem atque emeudatioueiu vener. riri magistri Andr. Friis, cantoris ecclesiœ hafniensis, additis quibusdam variis lecturis et orationibus per honor. virum magistrum Christiemum Pétri Lundensis ecclesiœ canonicum, 1511.

FR1SCHE (dom Jacques du), bénédictin de la congrégation de Saint-.\laur, né à Se z eu 10V9, donna, en 16S6 et 1690, avec D. Nicolas Le Nourry, une nouvelle édition de saint Ambroise , accompagnée de savantes notes , en 2 vol. in-fol. On lui doit aussi la Vie de saint Augustin, qui se tro.ive à la tèle des œuvres de ce saint docteur; il y travail a avec doto \ adlant sur les mémoires de l'abbé Tillemont. Dom Friscne travaiLait à une nouvelle édition de saint Grégoire de Nazianze, 'orsqu'il mourut à Paris en 1693,

avec la réputation d'un savant vertueux. Pinsson, avocat au parlement, a fait l'éloge de dom Frische dans une lettre imprimée en

I KISCHMUTII UeaM, né en 1619 à Werllieim,dans la Franconie , fut recteur, puis professeur de langues à léna , où il mourut en 1687. On a de lui : des explications de plusieurs en iroits difficiles de l'Ecriture saint»', dont quelques-unes sont assez heureuses ; plus de 60 dissertations n-V° , philologiques et théoloqiques , sur des sujets curieux, pleines d'érudition.

FRITZ (Chari.es-M.wimilien), né le 7 octobre 175S a Strasbourg , f .t nommé en 1788 agrégé au collège Guillaume, puis, en 1793, pasteur à Barr. 11 avait à peine commencé h. remplir ce dernier emploi , que la persécution J'obl gea à fuir dans les montagnes. Découve t avec plusieurs autres fugi.ifs , il fut traîné dans les prisons. Mais bientôt la tranquillité a.ant été rétablie, Fritz retourna à ses fonctions, auxquelles il joignit celles de prédicateur et de maître d'école. En 1802, il fut nommé prédicateur à l'église neuve de Strasbourg, et en 1 07, professeur de théologie au séminaire protestant. Il obt nt le m -me emploi à la faculté de théolog e, lors de son rétablissement en 1819. 11 était en nutie gyni: asiarque et inspecteur ecclésiastique. Fiit/ mourut à Strasbourg, le 14 janvier 1821, Laissant: Tentamen pœdagogiciun, 1782; Animadversiones ad nonnulla Voltarit circa religionis christianœ origines, asserta, 1786; Discours prononcé aux funérailles de Jean-Laurent Blessig, 1816, in-8"; Vie de Jean-Laurent Blessig, Strasbourg, 18i8, in-8°, fig. Ces deux derniers ouvrages sont écrits en allemand.

FRIZON ( Pierre ) , du diocèse de Reims , d'abord jésuite, ensuite grand-maître du collège de Navarre, et docteur de Sorbonn« , mort en Kioi , laissa : une histoire des cardinaux fiançais, sous le titre de Gallia purpur ata , 1638, in-fol., ouvrage irès-estimé d'abord , mais qui perdit quelque chose de son crédit, lo sque Baluze en eut dévodé les bévues dans son Anti-Frizonius ; une édition de la Bible de Louvain , avec les moyens de discerner les Bibles îrançaises catholiques d'avec les hérétiques, 1621, iu-fol. — 11 ne faut pas le confondre avec Nicolas Frizon , jé-m.te lo.ra n, m ri au commencement du xviil* siècle, après avoir publié : La Vie du cardinal Bellarmin, Nancy, 17li8, in-V* ; La Vie du vénérable Jean Berchmans , Nartry, 1706, .n 8" ; Abrégé des méditations du Père Louis du Pont, Lhâlons , 17i2. Cet abrégé est très-bien fait ; on en a donné une nouvelle édition en 1786 , à Paris , chez Nyon , h vol. iu-12.

FKOr.S (Louis), jésuite et missionnair , né l'an 1523 à Be a en Portugal, se rendit aux Indes, en 15V8 avec le P. Bargeo. 11 s'appliquait à perfectionner ses étuues au collège que la société possédait à Goa, lorsq l'il fut envoyé, pour les travaux de la mission, à Malacca. Plus tard, après avoir été ordonné prêtre, il partit pour le Japon,

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et il parvint dans ce pays en 1563 avec un de «es confrères. Les bonzes de Méaco , capitale de l'empire, ialoux de la confiance nue le monarque lui témoignai, réussirent à le fa;re envover dans la v lie de Sacay, où il continua ses travaux apostoliques cl convertit beaucoup d'idolâtres. Il obtint, en 1569, de revenir à Méaco, et il se flttait de convertir l'empereur japonais, Nabunanga, à la vérité chrétienne, lorsque ce monarque fut assassiné. Taycosama, qui 1 i succéda persécuta cruellement les chrétiens, et le P. Froës eut sans doute, subi le dernier supplice, si une maladie ne l'avait enlevé à Nagasaki, le 8 juillet 1597. On a de ce zélé missionnaire : un grand nombre d«* Lettres, écrites à ses supérieurs et à ses confrères d'Europe, traduites en latin et en italien, et imprimées successivement, de 1555 à 1595, à Evora, Rome et Venise. On les a recueillies dans le livre intitulé : Cartas do Japon e China, C'est par ces lettres que l'Europe a eu les premières notions de la terre du Iéco et de ses habitants; Relation, en portugais, de l'ambassade du roi de Chine à Taycosama, empereur du Japon, dans Vannée 1596, et des grands événements qui eurent lieu avant cette 'ambassade; trad. en italien par le P. Mercati, Rome, 1599, in-8° ; Hist^nca relatio île gloriosa morte xxvi crucifixorum pro Christo in Japonia die 5 ftbruarii anni 1597 sub Taycosama rege, Mayence, 1599, in-8"; trad. en italien, par le P. Spitilli, Rome, 1599; en français, par le Père Bordes, Paris, 1604, in-4°; Jlistoria do Japon, en trois parties. Ce grand ouvrage, aussi reeommandable parle style que par les notices exactes et curieuses qu'il contient, ne paraît pas avoir été imprimé.

FROIDMONT ou EROMONT ( Libert ) , Fromondus, né à Hackoër, village du pays de Liège, en 1587, docteur, interprète roval de l'Ecriture sainte h Lnuv in, mourut doyen de la collégiale de Saint-Pierre de cette -ville en 1653. Descartes et Jansénius étaient ses amis ; il publia VÂugttstinws du dernier avec Henri Calénus , chanoine et ensuite archidiacre de V'alines, et évèque de Ruremonde : service dont on doit leur savoir peu de gré, quand on réfléchit aux troubles que ce livre a fait naître. Voy. Calénus et Jansénius. On a de Froidmont : un Commentaire latin sur les Epîtres de saint Paul, 2 tomes in-folio, 1670. C'est proprement un abrégé de celui d'Estius. Des Commentaires sur le Cantique des cantiques et sur ^Apocalypse, peu utiles, et qui se ressenienl des erreurs qu'il avait adoptées ; Vincentii lenis theriaca contre les Pères Petau et Deschamps, jésuites. Ce dernier ouvrage est polémique. On a encore de lui, dans le moine genre, avec des titres bizarres et tidiiules : la Lampe de saint Augustin; les Mouchettes de la Lampe ; Colloques en rimes entre saint Augustin et saint Ambroise; ces écrits sont en latin.

FROISSARD DE RROISS?A (Charles), neveu de Jean- Ignace de Broissia , abbé de Charlieu et chanoine de Besançon, qui fut un des bienfaiteurs de son [ ays, et fonda en 16c9

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la maison des orphelins de Dole , se fit jésuite, et fut envoyé dans les missions de la Chine par ses supérieurs. Il y forma dix nouveaux établissements de néo hytes , qu'il soutint et dirigea plusieurs années, aidé des secours que lui envo ai!; son frère le marquis de Broissia, et mourut le 18se"tembr" 170V, a deux journées dePé'-in. Il s'était livre avec b aucoup de succès àl'étud° des livres chinois. Le P. d'Entr°colles écrivit à son sujet une Lettre très-intéressante au marqu'sde Bro;ssia. Elle s > trouve dans le tome XVIII du Recueil des lettres édifiantes , édit on de Ouerbeuf. — On a du chevalier de Broissia, de la même famille : Traité de la pauvreté des chevaliers de Malte, Besançon, 1726, in-4-", trad. de l'italien du P, Caravita, prieur de Lombardie.

FROMAGE (Pierre), né à Laon le 12 mai 1678. entra chezles jésuitesde Nancy en 1893, et, après avoir reçu la prêtrise , fut envoyé dans les missions de l'Orient. L'Egypte et la Syrie furent le théâtre de ses prédications ferventes, et il mourut le 10 décembre 1740, dans cette dern;ère centrée. Il avait fait des traductions, en langue arabe, de ivers ouvrages de piété, e! il établit une imprimerie arabe au monastère de Saint-Jean-Baptiste, dit Chovaïr, dans la montagne des Druzes , fariant venir à grands frais, de Rome, des ouvriers , des presses et des caractères. Le Guide du chrétien , la Dévotion à la sainte Vierge, la Vie de saint François de Sales, Y Introduction, par ce saint, à la vie dévote , les Exercices spirituels, de saint Ignaee, etc., tels étaient les livres de piété ins!ructive et solide, que le P. Fromage s'attachait à propager, pour répandre chez les peuples de l'Orient le goût et la pratique des vérités de la foi chréti nne.

FRO.YIAGKAU (Germain ), parisien, docteur de Sorbonne, succéda à Delamet dans la décision descasdeconscience.Sondésintéressement le porta à refuser tous les bénéfices, et sa charité à accepter l'emploi héroïque d'assister ceux qui sont condamnés au dernier supplice. Il l'exerça longtemps avec beaucoup de zèle. Il mourut en Sorbonne l'an 1705, laissant g^ran i nombre de décisions de cas de conscience , recueillies avec celles de son prédécesseur en 2 vol. in-fol., Paris, 1733.

FROMAGEOT (Jean-Baptiste), avocat au parlement de Dijon , et professeur en droit à l'unive site de celte vile , naquit le

10 septembre 1724, et mourut i\ Besançon le IV août 1753. Il eut plusieurs quereil' s avec le président Bouhicr. On lui doit les Lois ecclésiastiques tirées des seuls livres saints , 1753,in-12, et pusieurs dissertations sur différents sujets de jurisprudence.

FROMENT (Antoine), ministre protestant, né à Tries près de Grenoble en 1509, fut l'un des premiers disciples de Farel, qui le chargea de propager les nouvelles erreurs à Genève. Après une première tentative, il fut obligé de s'enfuir de cette ville en 1533.

11 y revint Tannée suivante avec Farel et Viret, à qui son concours fut très-utile, et en

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1537 il fut nomme pasteur de l'église de Saiiii-Cicivais. lui 1553, il renonça au ministère, fui reçu notaire, ci devant en 1559 me nbre il i conseil des Deux-Cents. Indépendamment d'un volume intitulé: Deux pièces préparatoires aux histoires et actes de Genève, 155V, in-8", il laissa en manuscrit des Smnons, un Sommaire des chroniques de Bonnivard, el des Mémoires pour sertir à l'histoire de la réformation. Ces manuscrits se conservaient* à a bibliothèque de Genève. FROMENTfERES (Jban-Louis de), évèque d'Aire, naquit en 1632 à Saint-Denis de G istines dans le Bas-Maine. Il prêcha l'avent devant Louis XIV en 1672, le carême eu 1081), et toujours avec succès. Elevé du Père Senaut, de 1 Oratoire, il mit comme lui dans ses Sermons de L'élévation et d i la solidité. Quoiqu'il eût défendu, en mourant, de les imprimer, on les publia en 16SV, 6 vol. in-12. Cet orateur, plus attentif au fond des choses qu'à la forme, néglige quelquefois l'harmonie, l'élégance et la pureté du langage. 11 mourut en 1684, extrêmement regretté do son diocèse , malgré les réformes qu'il y avait introdu tes.

FROMONT. Voy. Froidmont.

FRONTEAU (Jean), chanoine régulier génovéfain ,. et chancelier de l'université de Paris, naquit à Angers en 1614, enseigna la philosophie et la théologie, s'attacha pendant quelque temps au parti des anti-constitulionnaires, et fut exilé dans un prieuré de l'Anjou. Ayant quitté l'esprit de parti, il revint à Paris et fut fait curé de la paroisse de Sainte-Madeleine à Montargis, où il mourut dix jours après sa prise de possession en 1662. On a de, lui divers ouvrages : De diebus festivis, in-fol., dans le Kalcndarium ro~ manum, 1G52, in-8°; Antithèses Auguslini et Calvini, 1651, in-lo ; Epistolœ de origine parochiarum, de jure episcoporum, de priscorum christianorum moribus, de s'ujno crucis. Annotata in romanum Kalcndarium, etc. La meilleure édition est celle de Vérone, 173<3, in-8". Des Dissertations pour p;ouverque l'Imitation de Jésus-Christ est de Thomas à Kempis, et non pas de (ierson ni de Ger-en (Voy. A moût). Une édition des OEuvres doives de Chartres, Paris, 16V7, in-l'ol., accompagnée de remarques savantes et judicieuse:. , et d'une Vie de ce pieux docteur. Le P. Fronteau possédait neuf langues; ce fut lui qui dressa la belle bibliothèque de Sainte-Geneviève. Sa piété était aussi solide qu'affectueuse, el ne lui permit pas de rester longtemps dans un parti qui n'en avait que les de ors, et qui dans le dedans nourrissait l'orgueil de la rébelli m co t.c l'Egli-e. L'Eloge du P. Fronteau a été fait en latin par le P. La lemand , chancelier de Sainte-Geneviève, Paris, 1663, in-4".

FRO.tlKP (Jlst-Frédéricj, ministre protestant et savant orientaliste d'Allemagne, né en 174-5 à Lubeck, y lit d'excellentes études qu'il perfectionna ensuite à Leipzig, il fut reçu maître en philosophie dans l'université de cette ville, en 1767, et bachelier en théologie l'année suivante. Nommé pré-

dicateur du temple dans la môme université, il se Ht dans celte carrière évangélique une réputation brillante, et bientôt il obtint, encore dans la même université, la place de professeur extraordinaire de théologie; mais il occupa très-peu de temps cette chaire qu'il éch ingea successivement contre celle de thé. do,;ie à Augsbourg, en 1771, et contre celle des langues orientales à l'université d'Erfurth. En 1792, Froriep fut destitué : alors il se relira à Wetzlar où il fut nommé prédicateur en 1796. 11 avait publié un grand nombre d'ouvrages sur la philosophie sacrée et la littérature orientale, lorsqu'il mourut dans cette ville en 1800. Ses productions les plus importantes sont : De utilitate linguœ arabicœ in defendendis nonnullis loeis S. Scripturœ spécimen primum,Le\\riig, 1767, in-4-°; Corani caput primum et secundi priores versus arabice et latine, cum animadversionibus historicis et philologicis , 1768, in-8°; Arabischc bibliotek, Leipzig, in-8°; Dissertatio inauguralis de nova ratione conjungendi theologiam dogmaticam cum thcologia morali, Helmstadt, l"/72,in-4°; Bibliothèque des connaissances théologiques, en allemand, premier vol. Lemgo, 1771-1773, deuxième vol. ibid., 1774-1778. La liste complète de ses ouvrages se trouve dans le Dictionnaire de Mcusel. — Froriep ( Amélie - Henriette- Sophie), femme du précédent, née à Rostock en 1762, morte à Go ha en 1784, à l'âge de 22 ans, traduisit en langue allemande les deux ouvrages suivants : la Nouvelle Clémentine, ou Lettres de Henriette de Berville de Léonard Weimar , 1782, in-8°; Correspondance de Rollin avec le roi de Prusse, Gotha, 1783, in-8". Elle avait aussi compose Amélie de Nordhcim ou la Mort prématurée, 1783, 2 vol. in-8°.

FROSSARD (Benjamin-Sigismond), professeur de théologie protestante, né en 175k à Nyon, dans le canton de Vaud, exerça d'abord le ministère de pasteur prolestant à Lyon ; mais la révolution le jeta hors de cette car ière, et il ne reprit ses fonctions ecclésiastiques qu'en 1802. 11 fut alors envoyé à Monlauban, et quand on forma dans celte ville une laculté de théologie protestante, il en fut nommé doyen el professeur de morale et d'éloquence de la chaire. Il était un des grands promoteurs de l'affranchissement des nègres. Il esl mort au mois de janvier 1830. On a de lui une traduction complète et estimée des Sermons de Hugh Blair, 5 vol. iu-8°, et d'un livie de Wilbcrforee intitulé : le Christianisme des gens du monde mis en opposition avec le véritable christianisme, Pans, 1821, 2 vol. in-b". En 1789, il avait publié : La traite des nègres portée au tribunal de la raison, de la politique el de la religion, avec planches, Paris, 2 vol in-b".

FROVA (JosEru), savant piémontais du xvnic siècle, chanoine légulier de Saint-And.é de Verceil , historiographe de sa congrégation, prof ssa d'abord la théologie à Rome , et se fixa ensuite à Verceil, où il s'occupa surto .t de la apilierche des monu-

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