‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 70 sur 323 · FUE · texte numérisé non relu

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ments ecclésiastiques du moyen âge relatifs à sa patrie. Il prit une grande part aux discussions qui s'agitèrent de son temps sur l'auteur de Y Imitation de Jésus-Christ , et publia , eu outre , les deux ouvrages suivants : De sacris imaginibus, Venise, 1750, in-12; Vita et gesla Gualœ Bicchieri cardinalis, collecta a Philadelpho Libyco, Milan, 1767, in-8°.

FRUCTUEUX (saint), évoque de Tarragone, souffrit le martyre en 250, par Oidre d'Emilien, gouverneur de cette ville.

FRUCTUEUX (saint), archevêque de Brague au vnc siècle, se retira dans une solitude et bâtit un monastère qu'il nomma Complutum, parce qu'il le consacra à Dieu, sous l'invocation des saints Justin et Pasteur, martyrs do Comj lute, aujourd'hui Alcala de. Hénarez, dans la Cast lie. Malgré l'amour qu'il avait pour la retraite, ses vertus relevèrent à l'épiscopat. On l'ordonna d'abord évoque de Durcie, et en G5G, le x° concile de Tolède le plaça sur le siège archiépiscopal de Bracue. Il mourut en 665, après avoir édifié le monde ei comme évoque et comme religieux. Ses reliques sont à Compo telle. On a encore deux règles, dont il est l'auteur. La première est dite de Complute, pa.ee qu'elle était particulière à l'abbaye de ce nom. La seconde, appelée R gle commune, s'observait dans les autres communautés d'hommes et de femmes, dont il était fondateur. Sa Vie, écrite par un auteur contemporain, se trouve dans Bollandus, Mabillon et Bulteau.

FRUMENCE (saint), apôtre de l'Ethiopie, était tyrien. Etant allé dans l'Ethiopie avec Edesse son frère, et Mérope, marchand et philosophe de Tyr, les deux frères plurent tellement par leur sagesse et leur science au roi, qu'il en fit ses favoris; il fit Edesse son éch'anson , et Frumence son trésorier. Frumence se servit de son crédit pour établir la religion chrétienne dans l'Ethiopie, dont il fut ordonné évèque l'an 331, par saint Athanase. Le christianisme fit de grands progrès par son moyen dans ce vaste empire. Ces peuples reconnaissent qu'ils sont principalement red vables à saint Frumence de leur conversion au Christian sine. Us tombèrent depuis dans l'hérés e d'Eutychès, et encore aujourd'hui ils ne reconnaissent qu'une nature en Jé^us-Christ. Dans le xvic siècle leur roi emoya une ambassade au pape Clément Vil. 11 se forma des missions dans leur pays. Grégoire XIII leur envoya des jésuites; les succès répondirent d'aburd à leurs travaux, mais ne se soutinrent pas : ces missionnaires furent martyrisés en

FUESI (Pie), dominicain, né en 1703 h Comaron en Hongrie, de parents protestants, embrassa la religion catholique et entra dans l'ordre des dominicains. 11 mourut à Vaitzen en 1769. On a de lui : Otia poetica, Vienne, 174-4; Tribunale confessariorum et ordinandorum Martini Wigardt in brève compendium collectum, 1745; Fasciculus biblicus, Bude, 1746; Vie de saint Vincent Ferrier, en hon-

grois, Œdenbourg, 1749; Catonis moralia disticha, ad hungaricos versus magna elegantia redacta, plusieurs fois réimprimés, dernière édition, Bude, 1772.

FUESSLI (Jean-Conrad), né en 1704 à Wetzlar, où son père, originaire de Zurich, était pasteur, fut ministre à Veltheim, village du canton de Zurich, en 1744, et mourut en 1775. On a de lui : Thésaurus scriptorum historiée helveticœ, Zurich, 1735, in-fol.; une édition de YHistoire helvétique, de Simler, en latin, avec la continuation jusqu'à son temps, Zurich, 1734; des Mémoires pour servir à lliistoire de la réformation en Suisse, en allemand, 1741 à 1753, 5 vol.; Description géographique et politique de la Suisse, Sehaffhouse, 1770-72, 4 vol. in-8°; Histoire de l'Eglise durant le moyen âge, Leipzig, 1770-74, 3 vol. Fuessli, dans ses divers ouvrages, montre beaucoup trop de partialité contre les catholiques.

FUET (Louis), célèbre avocat au parlement de Paris, mort en 1739, Agé de plus de 50 ans, et auteur d'un Traité estimé sur les matières bénéficiâtes, 1723, in-4°. Rousseau de Lacombe l'a redonné sous le titre de Jurisprudence canonique, in-fol., 1771, après l'avoir rectifié et augmenté.

FUGGER (Huldiuch), né. en 1528 à Augsbourg, d'une famille liche, fut d'abord camérier du pape Paul III, et se fit ensuite protes • tant. Il faisait des dépenses si considérables pour acquérir les manuscrits des auteurs anciens, que sa famille lui fit ôter l'administration de son bien. Il se retira à Heidelberg, où il mourut en 1584, à 56 ans. Il légua sa bibliothèque qui était tiès-belle, à l'électeur palatin. C'est le seul individu de cette famille célèbre qui ait abandonné la religion catholique. 11 arriva môme contre son intention qu'il rendit grand service à cette religion en destinant 1,000 florins pour une œuvre pieuse, et engageant ses parents à en faire autant; car cette somme, beaucoup accrue , servit ensuite à la fondation du magnifique collège de Saint- Sauveur à Augsbourg, un de ceux qui furent les plus uti.es à l'Église catholique en Allemagne. Les jésuites l'occupaient encore après leur suppression, en 1791, (t il en sortit une multitude d'ouvrages contre les erreurs et les faux docteurs du temps. On peut voir à ce sujet, Origo collegii S. J. ad sanctum Salvatorem, A. V. Fuggerianœ pietatis monumen- [um, Augsbourg, 1786, 1 vol. in-8°.

FUHRMANN (Matthias), savant moine autrichien, de l'ordre de Saint-Paul, premier ermite , était définiteur-général de la province d'Autriche, et mourut en 1773. Il a publié plusieurs ouvrages en allemand :

Y Autriche ancienne et moderne, Vienne, 1754, 4 part, in-8"; Vienne ancienne et moderne, 1738, 2 part. in-8"; Vie et miracles de Saint-Séverin, apôtre du Nordgau ou de V Autriche, 1746, in-8"; Description historique de la ville et des faubourgs de Vienne, 1"; 66-67, 2 vol- in-8° ; Histoire générale, ecclésiastique et civile des Etats héréditaires de la maison d'Autriche, depuis Auguste jusqu'à

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