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mateur burlesque, comment nommera-t-on son imitateur?

GARCEZ (Julien), dominicain aragonais, né en 1460, étudia à Paris, fut reçu docteur en Sorbonne, enseigna ensuite la théologie dans sa patrie avec réputation, fut nommé par Charles-Quint premier évoque de Tlascala au Mexique, où il fut le père de son peuple. Il s'intéressa surtout au sort des Indiens, et écrivit à ce sujet un traité en forme de lettre adressée au pape Paul III. Padilla l'a traduit, et l'a fait imprimer dans son Histoire du Mexique. Garces mourut en odeur de sainteté, vers l'an 1547.

GARC1AS (Nicolas), jurisconsulte du xme siècle, natif de Séville, laissa des Commentaires sur les Décrétâtes. — Il faut le distinguer de Nicolas GARCIAS, autre savant jurisconsulte espagnol du xvne siècle, dont on a un Traité des bénéfices, estimé, 1618, in-folio.

GARCIAS (Grégoire), religieux dominicain, né en 1554, à Cozar en Andalousie, prêcha longtemps la parole de Dieu dans l'Amérique et au Mexique, revint en Europe vers 1603, fut nommé lecteur de théologie morale au couvent de «on ordre à Baeça, et mourut dans cette ville en 1627. On a de ce savant missionnaire : Origine des Indiens du nouveau monde examinée, etc., Valence, 1607, in-12; Madrid, 1729, in-fol.; Prédication de l'Evangile dans le nouveau monde du vivant des apôtres, Baeça, 1625, in-8°.

GARDINER (Ètiennh), savant évêque de Winchester et chancelier d'Angleterre, natif de Saint-Edmond, dans le comté de Sufï'olk, souscrivit à l'arrêt du divorce de Henri VIII, et le défendit par son traité : De vera et falsa obedientia, Londres, 1535, in-4°. Il ne se sépara de l'Eglise romaine qu'en ce seul point. S'étant opposé à la réformrtion, il fut emprisonné et déposé sous Edouard VI, rétabli sous Marie; et il mourut en 1555, laissant quelques écrits de controverse, in-8°.

GARET(Jean), bénédictin de Saint-Maur, naquit au Havre-de-Grûce en 1617, et mourut à Jumiéges en 1694, à 77 ans, avec la réputation d'un savant consommé et d'un bon religieux. Il donna une belle édition de Casiiodore, à laquelle il a joint une dissertation curieuse sur la profession monastique de ce célèbre sénateur romain. Cette édition parut à Rouen en 1679, 2 vol. in-fol. Les notes en sont savantes et judicieuses. (Voy. l'Histoire littéraire de la congrégation de Saint-Maur, pages 158 et 159.)

GARETIUS (Jean), né à Louvain, chanoine régulier de l'ordre de Saint-Augustin, se distingua par son zèle, ses prédications et l'étude des saintes Lettres. On a de lui : De veritate corporis Christi in Eucharistia. C'est une collection des passages des Pères grecs et latins, touchant la certitude du dogme de •l'eucharistie. La dernière édition est d'Anvers, 1569, in-8°. De mortuis vivorum precibus juvandis, Anvers, 1564, in-16; De sacrificio missœ, Anvers, 1561, in-12; De sanctorum invocatione, Gand, 1570, in-8°. Ces ouvrages ont paru, traduits et commentés en français,

sous le titre de Perpétuité de la Foi. Ceux qui les ont lus et qui les ont confrontés avec celui qui, sous ce dernier titre, a fait tant d'honneur à Nicole et Arnauld, n'auront pas de peine à grossir l'histoire des réputations usurpées. L'auteur mourut à Louvain en 1571. Son frère Henri Garetius , docteur en médecine dans l'université de Padoue, est auteur de quelques ouvrages de son art.

GARISSOLLES ( Antoine), ministre de la religion prétendue réformée . né à Montauban en 1587, a publié plusieurs ouvrages , dont les principaux sont : VAdolphide , poème épique en 12 livres, où il chante, en beaux vers latins , les exploits de Gustave- Adolphe : un autre poème latin à la louange des cantons suisses protestants; diverses thèses de théologie ; un traité De imputalione primi peccati Àdœ , et un autre : De Christo mediatore. Il mourut en 1650.

GARNET ( Henri ) , jésuite , naquit à Nottingham en Angleterre, l'an 1555; après avoir enseigné les mathématiques à Rome avec une réputation égale à celle du célèbre Clavius, il devint provincial de sa compagnie en Angleterre, et travailla jusqu'en 1606 , avec autant de zèle que de succès , à y soutenir la foi catholique. La conjuration des poudres donna occasion aux ennemis de cette religion, de se défaire d'un adversaire redoutable. Ils l'accusèrent d'avoir eu connaissance de cette odieuse entreprise; il l'avait eue effectivement , mais par la confession et avait employé tous les moyens de persuasion pour détourner les conjurés de leur dessein. Le ministre Cécil lui fit faire son procès; le père Garnet fut pendu et écartelé le 3 mai , en présence d'une multitude incroyable de peuple, qui voulait voir mourir le Grand Jésuite; c'est ainsi qu'on l'appelait communément, même parmi les protestants; les catholiques le révérèrent comme un martyr. Tout le monde a entendu parler de l'épi sur lequel était tombée une goutte de sang, où le visage du Père Garnet était peint avec la plus grande ressemblance. Larrey dit que c'est une superstition ; Dupleix et les autres catholiques en ont parlé différemment. Le roi demanda lui-même avoir l'éoi ; mais l'ambassadeur d'Espagne " l'avait déjà fait passer au collège anglais à Liège.

GARNIER (Jean), jésuite, professeur d'humanités, de rhétorique, de philosophie et de théologie, naquit à Paris en 1612, et mourut à Bologne en 1681 , en allant à Rome où sa compagnie l'avait député. C'était un homme plein de piété et de savoir : les ouvrages qui nous restent de lui en sont des témoignages. Les principaux sont: une édition de Marins Mercator, 1673 , in-folio, avec quantité de pièces, de notes, de dissertations sur le pélagianisme, d'une grande recherche. On les a réimprimées dans YAppendix de saint Augustin, Anvers, 1703, in-folio; une édition de Eibérat, in-8°, Paris , 1675 , avec de savants commentaires : une édition duJournal des papes (Liber diurnus) , 1680, in-4°, accompagnée de notes historiques et de dissertations très-curieuses ; le Supplément aux

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