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Oeuvres de Théodoret, 168V, in-fol. \Systema bibliothecœ collegii Parisiensis societatis Jesu. C'est un volume in-V, parfaitement bien disposé, et très-utile à ceux qui veulent mettre en ordre les grandes bibliothèques. Voyez l'éloge que le Père Sardouin a fait <le co jésuite, a la tête de son Supplément aux Œuvres de Théodoret. Le cardinal Noris cri- (iqua, avec peut-être un peu d'aigreur, des annotations géographiques et d'autres remarques du Père Garnier, dans sa Dissertation sur les Synodes tonus à l'occasion du pélagianisine ; mais lorsque ce cardinal eut lu le Marins M rrcator du père Garnier, il revint dos préjugés qu'il avait adoptés trop légèrement contre ce savant, et dit que Garnier approchait du mérite des Pères Petau et Sirmond ; il ajouta que les Dissertations sur le pélagianismo lui avaient tellement plu , que s'il les avait vues avant de faire imprimer son Histoire pélagienne, il ne l'aurait jamais donnée au public. On trouve ces anecdotes détaillées dans la Vie du cardinal Noris , par les frères Ballerini. — 11 ne faut pas le confondre avec Pierre-Ignace Garni ic-n , aussi jésuite , né à Lyon, en 1692, mort à Avignon en 176.'}, dont on a les Pensées du marquis de*** sur la religion et l'Eglise, 1759, in- 1-2.
GARNIER (dom Julien), de Conneré, au diocèse du Mans, bénédictin de Saint-Maur en 1670, mort à Paris en 1725, âgé d'environ 55 ans, joignait a une grande variété de connaissances , ces manières douces et prévenantes , ce caractère aimable, qui désarment les envieux et nous font des amis. Ses supérieurs le chargèrent de l'édition de saint Basile, une des meilleures qui soient sorties de la congrégation de Saint-Maur. La préface est un morceau précieux par une critique très-judicieuse , et un discernement sûr pour distinguer les ouvrages véritables des écrits supposés. Dom Garnier ne put en faire paraître que 2 vol. Dom Maran, chargé de continuer ce travail après la mort de son confrère, mit au jour lo3" en 1730. 11 n'est point indigne des premiers. Voyez l'Histoire littéraire de la Congrégation de Saint-Maur, p. 470.
GARNIER (Antoine), supérieur général de la compagnie et du séminaire de Saint-Sul pice, né le 18 avril 1762 à Villiers-en-Plaine i Deux- Sèvres), fit ses premières études au collège des Oratoriens de Niort , les termina à Saint-Sulpice, et suivit ensuite les cours de théologie. Il se livra aussi à l'étude de la langue hébraïque , qui lui fut bientôt familière. M. l'abbé Lourdet, voulant se donner un associé pour traduire la version arménienne de la Bible , choisit le jeune Garnier qui venait d'être fait prêtre ( 1788 ) , et celui - ci se rendit prômptement assez habile dans la connaissance de l'arménien , pour être capable de remplacer son maître au Collège de France. Après qu'il eut traduit quatorze chapitres du Pentateuque , l'affaiblissement de si vue, suite de sa laboiieusc application , l'obligea de renoncer à cette étude. 11 entra alors dans la congrégation de Saint - Sulpice , et , après une année d'épreuve h Issy , l'abbé
Emery l'envoya au séminaire de Saint-Irénée à Lyon pour y enseigner la théologie dogmatique. Son refus du serment 1 ayant forcé de quitter le séminaire en 17!H, ii retourna a Paris, et M. Emery l'adjoignit avec deux autres ecclésiastiques , à M. Nagot, qui allait fonder le séminaire de Baltimore en Amérique. L'abbé Garnier profita des loisirs de la traversée, qui dura trois mois, pour apprendre l'anglais. M. Carroll, évoque deBaltiraore, eut bientôt apprécié son mérite, et il se félicita de posséder ce prêtre dont les connaissances spéciales en philologie étaient propres à donner un nouveau lustre au clergé catholique aux yeux des protestants. L'abbé Garnier, occupé d'abord à enseigner la théologie , fut ensuite chargé de l'administration de la paroisse de La Pointe , et remplacé au séminaire par M. Maréchal , depuis archevêque île Baltimore. Le clergé étant alors peu nombreux dans le pays , il s'appliqua avec beaucoup de zèle et d'activité aux fonctions du saint ministère , visita plusieurs missions éloignées , et s'adonna à la prédication. Les ravages que fit à diverses reprises la lièvre jaune lui donnèrent de nouvelles occasions de déployer le plus entier dévouement. Tant de vertu et de charité doublait la puissance de sa parole , et beaucoup de protestants instruits furent ramenés par .lui à la lumière de la vérité. A l'époque où le culte se releva en France, l'abbé Emery le rappela pour professer les langues orientales au séminaire de Paris, et en 1805, il lui donna part à toutes les affaires de la compagnie de Saint-Sulpice. L'abbé Garnier donnait aussi des leçons de mathématiques et de physique à ceux des séminaristes qui suivaient les cours de philosophie , et suppléait au .besoin les professeurs de théologie. Il composa un grand nombre d'ouvrages pour venger les saintes Ecritures des attaques des naturalistes , principalement de ceux d'Allemagne. Lorsque la compagnie de Saint-Sulpice fut dispersée par une mesure impériale sur la fin de 1811, il reprit ses études favorites, tout en résistant aux vexations du gouvernement d'alors qui voulait s'emparer de la succession de l'abbé. Emery. Au mois de septembre 18H , il fut nommé premier directeur du séminaire de Saint- Sulpice par M. Duclaux qui venait d'en être élu supérieur , et qu'il remplaça en 1826. Il n'en continua pas moins ses leçons d'Ecriture sainte et de langue hébraïque. C'est après une vie aussi pleine qu'il mourut le 16 mars 18V5, à 83 ans. Son corps fut inhumé à Issy à côté de ceux des abbés Emery et Duclaux.
GASSNER (Jean-Joseph), prêtre du diocèse deCoire enSuisse,curé d'unvillageautrichien nommé Kloesterle, ensuite conseiller ecclésiastique et chapelain du prince-évôque de Ratisbonne, né le 2ô août 1727, à Bralz, près de Pludentz , sur les frontières du Tyrol et do la Souabe, s'est rendu célèbre en Allemagne par le don qu'on lui a attribué de guérir les malades par l'invocation et l'efficace du nom adorable du Sauveur. Le fameux