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Lavater, ministre de Zurich, et un grand nombre de protestants et de catholiques ont attesté ce fait comme témoins oculaires; d'autres l'ont nié; quelques-uns ont essayé de l'expliquer par des raisons purement physiques. On peut voir tout ce qu'on a dit pour ou contre ces guérisons, dans le Journal historique et littéraire, 15 juin 1776, p. 248; 15 décembre 1777, p. 595; premier octobre 1784, p. 235. L'abbé Gassner était au reste un homme de bien, un ecclésiastique plein de charité et de zèle, respectab'e par ses mœurs, sa piété et son désintéressement. Il est mort le 4 avril 1779. Haen, à la fin de son traité deMiraculis, Francfort, 1776, parle de Gassner d'une manière qui semble tenir de la prévention, et qui prouve qu'il a adopté avec une entière confiance la diatribe publiée par le moine Sterzinger contre ce vertueux prêtre, S ais on voit en même temps l'embarras où il se trouve d'expliquer une multitude innombrable de faits dont il ne conteste pas la certitude; il combat tous les moyens de les expliquer naturellement, et paraît enfin décidé à les regarder comme de la magie : ce qui n'est guère plus philosophique que de les donner pour des miracles. Et le bon Gassner avait d'ailleurs l'air si peu magicien ! Ceux qui l'ont comparé à Mesmer, et lui ont supposé les secrets du prétendu magnétisme, n'ont pas raisonné plus juste. Le savant abbé Holl, dans la Statistica eccles. germ. et le célèbre Martin Gerbert, abbé de Saint-Biaise, dans son Historia Niyrœ Sylvœ, ont parlé de Gassner d'une manière à embarrasser ses adversaires. Jules Janin, dans un article biographique sur madame la duchesse d'Angoulême, donne sur une circonstance de la vie du vertueux prêtre Gassner quelques détails qu'on ne lira pas sans un vif intérêt : « Marie-Thérèse « donna dans sa cour un asile à ce Gassner, « que la singularité de ses opinions et la « témérité de ses prophéties avaient fait « exiler de partout. Aussi il arriva qu'un « jour, lui présentant sa belle enfant (Ma- « rie-Antoinette), que toute sa cour saluait « déjà, elle demanda à ce Gassner quel se- « rait l'avenir de cette jeune vie. Cette ques- « tion n'eut rien de grave ni d'inquiet, car « au moment où l'impératrice interrogeait « Gassner, elle endormait l'enfant sur ses « genoux, lui souriait doucement et la couce vi ait de ses caresses de reine et de mère : « puissance doublement inviolable et sainte, « dont il semblait alors que la p. otection « dût être inattaquable. Marie-Thérèse fit « donc cette question comme par habitude, « sans douter de la réponse, et les yeux « baissés sur son enfant. Le silence de Cassée ner les lui fit relever, et lorsqu'elle vit la ;< pâleur de l'illuminé, elle devint pâle à son « tour et répéta sa que^tien d'une voix al- « térée. — Il est des croix pour toutes les « épaules, répondit Gassner. Cette réponse « fit sourire ceux qui l'écoutaient, et ne trou- « bla même qu'un moment le cœur d'une « mère, car c'était folie de prédire des mal- « heurs à Marie-Antoinette, fille de Marie-
ce Thérèse. Il semblait véritablementalors que ee ce fût folie, et plus tard, lorsque Mariece Antoinette échangea son haut titre d'archiee duchesse d'Autriche pour celui de dauec phine de France; plus tard encore, lorsce qu'elle monta sur le trône où s'étaient as • ce sis Henri, IV et Louis XIV, et lorsque, ce après une union stérile, elle mit au monde ce cette nouvelle Marie-Thérèse (madame la ce duchesse d'Angoulême), cette fille que le ce peuple français salua d'acclamations aussi ce unanimes que si on lui avait annoncé la ce naissance d'un homme ; à toutes ces époec ques, sans doute, celui qui eût rappelé les% ce sinistres prophéties de Gassner eût passé » pour un fou ou pour un méchant. Et cece pendant, déjà à cette époque tous les malce heurs de Marie-Antoinette fermentaient ce en germe au fond de la nation française, ce et la croix que lui avait annoncé le proscc crit illuminé était le seul héritage qu'elle ce eût à laisser à sa fille.... »
GAST (Jean), historien irlandais, né à Dublin en 1716, était fils d'un officier français, qui avaif quitté Bordeaux pour cause de religion et qui s'était réfugé en Irlande, et d'une parente de Montesquieu. 11 embrassa l'état ecclésiastique, et fut d'abord chapelain d'une congrégation française à Portalington, et en 1744 archidiacre de Glandelah, et curé de Saint-Nicolas à Dublin. Il se voua en rhème temps à l'instruction et ouvrit chez lui une école qu'il dirigea avec beaucoup de zèle et de savoir. On a de lui : Rudiments de l'histoire grecque, en forme de dialogues, Dublin, 175'*, in-8°; Histoire de la Grèce, depuis V avènement d'Alexandre de Macédoine, jusqu'à sa soumission définitive à la puissance romaine, 1782, in-4°. Ces deux ouvrages eurent avec justice un grand succès. Le second a été traduit en français (par madame Villeroi). On le trouve dans l'Histoire delà Grèce, traduite de plusieurs auteurs anglais par Leuliette. Paris, 1807, 2 vol. in-8r'; Lettres d'un ministre de l'église d'Jrlande à ses paroissiens catholiques romains. Gast mourut en 17e8.
GASTAUD (François) , d'abord père de l'Oratoire, ensuite prédicateur à Paris, enfin avocat à Aix en Provence, sa patrie, mourut en 1732 à Viviers, où il était exilé, et fut privé de la sépulture ecclésiastique, traite ment qu'il dut à son attachement aux convulsionnaires et à ses écrits contre le respectable évêque de Marseille, Henri-Xavier de Belsunce. C'était un de ces hommes qui sacrifient leur repos à des tracasseries volontaires, et qui, pour se tirer de la foule, s'associent à des factions bruyantes. Il fut un des plus ardents admirateurs du P. Quesnel. On a de Gastaud.: un Recueil d'homélies sur l'Epître aux Romains, 2 vol. in-12; La Politique des jésuites démasquée, et d'autres ouvrages oubliés.
GAST1NÀU (Nicolas), Parisien, naquit en 1621.11 était curé d'Anet, aumônier du roi, et ami des théologiens de Port-Boy al. Il mourut en 1696, à 76 ans, laissant 3 vol. de Lettres contre le ministre Claude, aussi
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savantes que solides : une conversation avec un protestant en fut l'occasion. L'auteur avait briljé dans les conférences théologiques et antii onstitutionnelles, qui se tenaient chez le docteur Launoi.
GATAKER (Thomas), théologien anglais, oé s. Londres on 1.77 V. fut pasteur è Lincolhs- Inn, el ensuite a Rotherhith, où il mourut en 1654. Ces ouvrages qui lui ont fait un i om parmi [essayants, sont: Adversaria miscellanea; une édition du livre de l'empereur Marci Antonini , de Rébus suis. Londres, 1707, in-'*.*' ; une Dissertation sur h- style du Nouveau Testament, contre Pfochen voyez ce mot); Cinnus: c'est le titre d'un recueil d'observati >ns diverses, principalement sur les livres sacrés ; fruit d'une critique quelquefois juste et savante, quelquefois légère et fausse. Gataker était un homme d'érudition ; mais la singularité de ses sentiments, et la bizarre affectation de son style, ont d goûté bien des gens de la lecture de ses ouvrages. On a [) blié un recueil des principaux écrits de Gataker sons ce titre Thomœ Gatakeri opéra critica, Utrec t, j(i.)8, in -fol.
CATIEN (saint fut un des zélés missionnaires qu'envoya le pape Fabien, l'an 250, pour porter l'Evangile dans les Gaules. Il devint premier évoque de Tours, y lit plusieurs chrétiens, et y mourut vers la fin du ine siècle.
GA.TTI (l'abbé Séraphin), né le 28 octobre 1771 àManduria dans la province d'Otrante, entra, à l'âge de seize ans, dans la congrégation des écoles pies. 11 professa la philosophie au collège de Bénévent, puis à Foggia, où il fut nommé secrétaire perpétuel de la société d'agriculture et chargé de compiler La Statistique de la province de Capilanate, ouvrage qui valut la décoration de l'ordre des Peux-Sicdes à son auteur. Au bout de douze ans d'exercice Je mauvais état de sa santé l'obligea de quitter sa congrégation ; il vécut à Naples comme prêtre séculier, et en 1815 il fut nommé par le nouveau gouvernement directeurdu lycée royal de Salvator. Il obtint plus tard sa retraite, et mourut à Naples au commencement de 183V. Indépendamment de sa coopération à la rédaction du nouveau dictionnaire de la langue italienne publié à Naples, on a de l'abbé Gatti : Lezioni di eloquenza sacra, Naples, 1819, in-8° ; La scuola di civiltà, ossia lezioni d'onesto e décente révère, Turin, 1828, in-12, Naples, 1827 : Scrmoni sacri ; Elogi de' uomini illustri ; Trattato sulVortografia italiana ; Lcttcra in difesa délia reliyione crisliana; Lettera sullavaccinazione e sua utilita, M.lan, 1829, 2 vol. ; Lezioni di civiltà per uso delta gioventri, Naples, 1832.
IJATTOLA(domERASMF), savant bénédictin, né à Gaëte en 1602, entra dans la congrégation du Mont-Cassin à l'âge de treize ans, et fut chargé des archives de cette célèbre abbaye, qu'il remit en ordre. Mabillon,Ruinart, Montfaucon, Ciampini, Bacchini, et d'autres érudits célèbres correspondaient avec lui, et il leur fournit plus d'une fois des notices ou des documents. Lui-même avait composé une histoire des évoques et des abbés du Mont-
Cassin; il s'empressa d'offrir son manuscrit au Père Ambrogi Lucentio, dès qu'il sut que ce religieux se dis osait à publier un abrégé de VItalia sacra d'Ughelli. DomGattola mourut en i~:3V, laissant une histoire très-estîméedela ville et de l'abbaye de Casino, sous c • titre : Historia abbatia casinensis per s<eculorum seriemdiatributm, Venise, 1733-1784, 6 loin, in-folio.
GAUBIL i Antoine), jésuite, né àdai'lacen 1689, mort en 1759, fut envoyé en qualité de m ssionnaire à la Chine, où il passa 30 ans, et OÙ il se lit aimer par ses muurs et n pecter par ses connaissances astronomiques. Il était correspon tant de l'académie des tParis, membre de celle de Saint- Pétersbourg, et int rprète à a cour de Pékin. Il était très--, ersé dans la littérature chinoise! il envoya beaucoup de mémoires au I'. Souciet et à Fréret, qui en ont fait usage flans leurs ou vr o savons de lui une bonne
Histoire de Genghishan, 1739, in-V' ; et la traduction du Chouking, Paris, 1771, in-V. Le P. Gaubil était un de ces hommes qui savent de tout et qui sont propres atout. Les docteurs chinois eux-mêmes admirèrent souvent comment un étranger avait pu se mettre si bien au fait de leurs sciences. Il devint leur maître. Il leur déve'oppait les endroits les plus difficiles de leur King; mais ces commentaires tenaient souvent de l'imagination : il n'est guère possible d'en faire d'autres sur les livres des Chinois. Voyez l'é oge du P. Gaubil dans le xxxie vol. des Lettres curieuses et édifiantes, Paris, 1774, et le .xvi1' de l'édition de 1781.
GAUCHAT (Gabriel), abbé commendataire de Saint-Jean de Falaise, ordre de Prémontré, el prieur de Saint-André, né à Loulr.ns eu Bourgogne, en 1709 , lit partie pendant quelque temps de la société clés prêtres des missions étrangères. Il consacra ensuite sa plume a. écrire contrôles incrédules. Il mani.iit l'ironie avec finesse, mais il est un peu diffus; du reste il écrit avec facilité, clarté ef élégance. On a de lui : Rapport des Chrétiens et d^s Hébreux, 3 petits vol. in-12, 1754; Lettres critiques, ou Analyse et réfutation de divers écrits contraires à la religion, de 175.) à 1763, Paris, 19 vol. in-12 ; Retraite spirituelle, 1755, in-12; Le Paraguay, conversation morale, 17o'i, in-12; Catéchisme du Livre de r Esprit, in-12; Recueil de piété tiré de l'Ecriture sainte, 3 vol. in-12; Le temple de la Vérité, Dijon, 17V8, in-12 ; Harmonie générale du christianisme et de la raison, 1766, V vol. in-12; Extrait de la morale de Saurin, 2 vol. in-12; La philosophie moderne analysée dans ses principes, in-12; le Philosophe du Valais, 2 vol. in-12.
GAUDENCE saint), ou Gaudens, évêque de Brescia en Italie vers 387, fut élu, tandis qu'il était en Orient : et quoiqu'il alléguât sa jeunesse et son incapacité, il fut ordonné malgré lui. On croit qu il était un des trois évoques que l'empereur Honorius et le concile d'Occi dent députèrent l'an W6 à Arcade, pourobtenirle rétablissement de St Chrysostôme. Cet illustie persécuté écrivit à saint Gaudence,
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le remerciant dos travaux qu'il avait essuyés pour la défense de sa cause. Nous ignorons le temps delà mort de saint Gaudence ; mais il parait qu'il vivait encore l'an 410. Il laissa des sermons et des lettres, dont on a donné, par les soins du cardinal Quirini, une édition à Bresciaen 1738, in-fol., avec ceux de saint Philastre et les autres évoques qui ont occupé ce siège. — Relativement à la publication de ses OEuvres par M. Migne,roy. Piiébade.
G AUD1N (Jacques) , oratorien, né aux Sal des d'Olonne dans la Vendée vers 174-0, entra chez les pères de l'Oratoire, et devint abbé et vicaire général de Mariana en Corse, puis conseiller-clerc au conseil souverain de cette île. Entraîné parles principes philosophiques qui dominaient alors, il quitta l'habit religieux, et entreprit de justifier sa conduite dam- un ouvrage intitulé : Inconvénients du célibat des prêtres, prouvés par des recherches historiques, Genève (Lyon), 1781. Mirabeau détermina le libraire Lejay à réimprimer cet ouvrage sous le titre de Recherches sur le célibat ecclésiastique, Paris, 1790, in-8°. Dans cet ouvrage, les preuves, comme on se l'imagine bien, ne snnt nullement puisées dans les bonnes sources, et la plus mauva se foi règne d'un bout à l'autre. Gaudin fut nommé en 1792, par son déparlement, député h l'assemblée Législative. 11 ne parla que pour faire un rapport sur les congrégations religieuses dontil demamla la suppression qui fut prononcée le 18 août 1792. Il était juge et bibliothécaire de La Rochelle, lorsqu'il mourut le 30 novembre 1810. Ses autres productions sont: Traduction de différents traités de morale de Plutarque, Paris, 1777, in-12; Mémoires de Jean Graham, marquis de Mont rose, contenant V histoire de la rébellion de son temps, traduits de l'anglais, Paris, 17(38, 2 vol. in-12; Gulistan ou le jardin des roses, traduit du poëme de Saadi, probablement sur la version latine de Gentius, 1789, in-8°, 1791, avec un Essai historique sur la législation de la Perse ; Voyage en Corse, et vues politiques sur V amélioration de cette île, Paris, 1788 ; Avis à mon fils âgé de sept ans, 1805, in-12.
GAUDIN (Alexis), religieux de l'ordre des Chartreux, mourut vers l'an 1707, après avoir composé plusieurs ouviages, notamment : La distinction et la nature du bien et du mal, traité où Von combat l'erreur des manichéens, les sentiments de Montaigne et de Charron et ceux de M. Bayle; et le Livre de saint Augustin, de la Nature du bien contre les manichéens, trad. en français sur l'édition des bénédictins, avec des noies, Paris, 1704, j'n-12. Bayle répondit à cette attaque par un mémoire qui fut imprimé dans Y Histoire des ouvrages des savants, par Basnage de Beauval, et gui le fut ensuite dans le ive volume de ses OEuvres diverses. Dom Gaudin écrivit en outre un Traité sur l'éternité du bonheur et du malheur après la mort, et la néces-1 site de la religion, dans le tome Ier du Recueil des pièces fugitives, publié par l'abbé Archimbault qui nous apprend, à la page 95 du tome 111, que ce traité faisait partie d'un ouvrage inédit de dom Gaudin, ayant pour
titre : Caractères de la vraie et de la fausse religion.
GAULT (Eustache), prêtre de l'Oratoire, naquit l'an 1591 à Tours, d'une famille honorable de cette ville. Il entra en 1618 dans 1 Oratoire, et se rendit utile au cardinal de Berulle pour la fondation de divers établissements de la nouvelle congrégation. Il suivit la carrière des missions, et s'occupa avec succès de la réformation du clergé , sous l'autorité des évèques. En 1639 il fut nommé évèque de Marseille, mais il mourut à Bazas, le 13 mars 1640, entre les bras de son frère, qui fait le sujet de l'article suivant. On a de lui : Discours de l'état et couronne de Suède, divisé en dix chapitres, cinq géographiques et cinq historiques, faits par'E. G. T. (la troisième initiale est celle de Tourangeau), prêtre de l'Oratoire, Le Mans, 1633, in-8°; Paris, même a^née; Le Mans, 1656; Généalogie des Hérodes, avec de petites notes très-utiles pour l'explication des difficultés des Evangiles et des Actes des apôtres; une nouvelle édition de la Description de la Terre-Sainte, par Adrichomius ; Discours pour convier les souverains à peser combien il importe à l'Eglise et à l'Etat que les lettres ne soient pas attachées à un seul ordre. L'auteur le composa à l'occasion des difticultés que les jésuites élevèrent sur le traité fait entre lui et les jurats de Bordeaux pour mettre le collège de Guienne sous la direction de la congrégation de l'Oratoire. On l'a attribué k Hallier, mais à tort.
GAULT (Jeax-Baptiste), frère du précédent, né à Tours l'an 1595 , fut oratorien comme lui, et fut associé à tous les actes de son ministère évangélique. Il succéda à Eustache dans l'évèché de Marseille, et il s'y lit la réputation d'un saint. Les pauvres, les personnes de mauvaise vie, les galériens furent principalement l'objet de son zèle. Il mourut le 2J mai 1643. Un grand nombre de miracles s'opérèrent à son tombeau; ils furent vérifiés dans le temps par les commissaires du vice-légat d'Avignon, à la réquisition des consuls de Marseille, et l'assemblée du clergé de France de 1646 écrivit au pape pour demander sa béatification. Le pape répondit qu'on n'avait pas besoin de canoniser celui que le peuple avait honoré d'ue culte public. On a sa Vie par le Père Senault de l'Oratoire, Paris, 16V7, in-8°.
GAUHE (Jean-Frédéric), théologien protestant et généalogiste, né à Walterdoff, en Saxe, en 1681, a enrichi la littérature allemande des ouvrages suivants : Commentatio historica deEcclesiœ Misnensis olim archidiaconatibus et archidiaconis, speciatim Lusatia, insérée dans les Fragmenta Lusatica, pag.4, n° 3; et on trouve du même auteur, dans la Continuation du Recueil des affaires théologiques anciennes et modernes (en allemand, 1729) une Biographie abrégée de Godefroy Ornold; une Notice de son Histoire de l'Eglise et des hérétiques ; une autre Notice sur le fameux apostat Juste-Paul Bœning, etc. Mais les ouvrages oui tirent le plus d'honneur à Gauhe sont les deux suivants : Die-