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liminaire historique des héros et des héroïnes, contenant l'histoire des officiers de terre et de nier de toutes les nations, <les temps les j>lus reculés jusqu'à 710s jours, etc., Leipzig, 1~10, in-8" , Dictionnaire généalogique-historique de la noblesse de l'empire germanique, etc., ibid., 1719, 1TVV, 3* édition, 3 vol., contenant près '!•' dix mille articles. Cet écrivain mourut à Freyberg, en décembre 1755.
GAI I, MIN Cii.hkht), de Moulins eu Bourbonnais, né en 1585, mort en i<><>5, a 80 ans, conseiller d'Etat, était versé dans les langues anciennes et modernes. On a de iui, outre des épigt animes, des odes, des hymnes, et une tragédie d'Iphigénie, des notes et des Commentaires sur fourrage de Psellus, louchant les opérations des démons; sur celui de Théodore Frodromus, contenant les amours de Rhodanteet de Dosiclès; sur le Traitéde la mort de Moïse, par un rabbin anonyme, 1029, in-8°; des Remarques sur le faux Callisthêne. 11 publia le premier en 1018, in-8°, le roman û'Ismènc et Isménie, attribué à Euslathius, en grec, avec une traduction latine. Ces ouvrages décèlent de l'érudition. Ses vers ne manquent pas de chaleur, mais souvent de goût.
GAULTHEROT (Denis), historien, né vers l'an 1580 a Langres, d'une famille qui occupait depuis longtemps les premières charges de la magistrature dans cette ville, s'occupa avec beaucoup de zèle de l'histoire et des antiquités de sa ville natale , et publia : L'Anastase de Langres, Urée du tombeau de son antiquité, Langres, 1G49, in-4°. Ce volume, devenu très-rare, est divisé en deux parties; la première, renfermant l'histoire civile, est intitulée : Langres payenne, et la seconde, qui présente l'histoire des évoques, Langres chrétienne.
GAULTIER DEMORTAGNE, Walterus de Mauritanie, théologien du xir siècle, fut disciple d'Alberic ou Aubry, chef de l'école de Reims, qui devint évoque de Bourges, et ouvrit lui-même une école publique dans l'abbaye«de Saint-Remi, puis à Laon, dont il devint évêque en 1155. Il mourut dans cette ville en 1 17k. Gaultier compléta, par des traités latins sur l'ordre et le mariage, le corps de théologie qu'avait entrepris son compatriote Hugues de Mortagne. Ces traités ne paraissent pas avoir été imprimés. D'Achery, dans son Spicilége, nous a conservé cinq Lettres de ce prélat, sur des questions de théologie et de dévotion, et dont la cinquième, qui roule sur la Trinité, est adressée au moine maître Pierre qui n'est aulre que Abailard. Une autre Lettre de lui a été imprimée par Hugues Mathou qui, trompé par l'initiale G ou W qui s'employaient indifféremment l'une pour l'autre, l'a attribuée à Guillaume de Mortfigne. Elle traite d'une question de théologie à laquelle Arnoul, archidiacre de Séez, avait donné lieu.
GAULTIER ou GAUTIER (François-Louis), né à Paris en 16%, embrassa l'état ecclésiastique, fut nommé à la cure de Savignysur-0"ge parle cardinal de Noailles , en 1728, et en remplit les devoirs jusqu'en
1780 qu'il mourut. On lui doit : Traité contre les danses et les mauvaises chansons ; Traité contre le luxe et la parure dans les habits; Réflexions sur les O de l'Avent ; Explication dès huit béatitudes; Homélies sur lès Evangiles* Il s'était démis de sa cure un mois avant sa mort, pour se retirer au Val-de- Grfice, 5 Paris, où il est mort; ce qui n'a pas peu contribué à fortitier les soupçons qu'on avait de son opposition aux décisions de l'Eglise; ce qui est à regretler dans un homme qui a écrit tant de bonnes choses. GAUTHIER ou GAULTIER (Jkan-Raptiste), né à Louviers, dans le diocèse d'Evreux, en 1085, mort d'une chute en revenant de sa patrie à Paris, en 1755, à 71 ans, fut le théologien de l'évoque de Boulogne (de Lange), et ensuite de l'évèquc de Montpellier (Colbert). Ce dernier prélat le prit chez lui en apparence pour être son bibliothécaire ; mais réellement pour être son conseil et son écrivain. Après la mort de son bienfaiteur, l'abbé Gauthier se retira à Paris, où il continua de donner au public des brochures contre les incrédules , ou contre la constitution Unigenitus; car par une concurrence singulière, l'impiété et la soumission à l'Eglise irritaient également son zèle. On peut en voir une liste exacte dans la France littéraire de 1758. Celles qui ont été le plus répandues sont : Le Poème de Pope (intitulé YEssai sur l'homme), convaincu d'impiété, in-12, 1740 ; Lettres théologiques... contre le système impie et socinien des Pères Hardouin et Berruyer, 1750, 3 vol. in-12 : ouvrage semé de raisonnements justes, d'un zèle amer et d'une critique outrée. Les jésuites convaincus d'obstination à permettre l'idolâtrie à la Chine, 1743, in-12; plusieurs lettres destinées à prémunir les lidèles contre l'irréligion, 1740, in-12. Critique du Ballet moral, dansé dans le collège des jésuites de Rouen, 1750, in-12; Réfutation d'un libelle intitulé : La Voix du sage et du peuple, 1750, in-12; Vie de Soancn, évèque de Sénez, 1750, in-8° et in-12 ; Les Lettres persanes convaincues d'impiété, 1751, in-12; Histoire abrégée du parlement de Paris, durant les troubles du commencement du règne de Louis XIV, 1754, in-12. En lisant les critiques de l'abbé Gauthier, on ne peut s'empêcher de le regarder comme un homme plein de fiel : « Tous ses ouvrages, dit l'au- « teur des Trois siècles, mouraient à mesure « qu'ils voyaient le jour. Son génie ne s'en- « flammait que par la fermentation de sa « bile. Ce n'e>t pas ainsi qu'on doit réfuter « ses adversaires. Si on n'a pas le talent de « la plaisanterie, il faut du moins avoir le « langage de l'honnêteté et de la raison. »
GAUTHIER (Nicolas), né sur la fin du xvr siècle à Reims, eut le malheur d'abandonner la vraie lumière du catholicisme pour embrasser les erreurs du protestantisme. Mais il les rétracta ensuite, et il s'efforça de réparer sa faute en publiant divers écrits en faveur de la vérité chrétienne : Découverte des fraudes sedanoises par la confrontation du catéchisme de Jacques Cappelt
GAV
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ministre et professeur en théologie à Sedan, prétendant confirmer par l'Ecriture In confession de foi des églises prétendues réformées de France, avec les quarante articles de ladite Confession, Paris, 1618, in-8°. Cappel y répondit par un Avertissement à Nie. Gauthier, etc., Reims, 1618, in-8°; V Anti-ministre, ou Réponse à V Avertissement de Jacques Cappel, ministre à Sedan, Reims, 1618, in-8°, suivi de trois pièces de vers adressées à Jacques Cappel; Les livres de Babel-Huguenotte, par quatorze puissantes raisons et motifs pour en faire sortir toute âme désireuse de son salut, Reims, 1609, in-8°, rare.
GAUZL1N, qu'on trouve aussi écrit Gauslin , Josselin , Gauscelin , 54e évoque de Bourges, était fils naturel de Hugues-Capet. Elevé dans le monastère de Fleury, il eut pour maître le célèbre Abbon, et il se rendit très-habile dans les lettres divines et humaines. Après la mort d'Abbon, en novembre 100k, le roi Robert lui donna l'abbaye de Fleury, dont les moines refusèrent d'abord de le recevoir, à cause de l'illégitimité de sa naissance, mais ils finirent par obéir. Robert le nomma en 1013 archevêque de Bourges. Des difficultés provenant de la même cause s'étant élevées, Gauzlin se rendit à Rome, où le pape Benoît VIII lui fit un accueil distingué. Ce pape aplanit les obstacles qui s'opposaient à l'intronisation du nouveau prélat. Gauzlin assista, en 1020 et 1022, aux conciles d'Airy et d'Orléans, et prit part aux principales affaires ecclésiastiques de son temps, il fit rebâtir magnifiquement à ses frais l'église de l'abbaye de Fleury qui avait été incendiée, et mourut le 2 septembre 1029, en faisant la visite de son diocèse. Ce savant archevêque a beaucoup écrit sans doute; mais il ne nous reste de lui que deux Lettres, l'une adressée à Oliba, évêque de Vich en Catalogne, sur la mort du frère de ce prélat ; l'autre au roi Robert qui l'avait consulté sur une prétendue pluie de sang tombée en Aquitaine; et un Discours prononcé en présence du roi Robert, pour assurer à saint Martial le titre d'apôtre, contre ceux qui voulaient qu'il ne fut 3ue confesseur. Ce discours a été inséré ans les Actes du concile de Limoges de
; GAVANTl (Barthélemi), en latin Gaventus, consulteur de la congrégafion des rites, et général des barnabites, était de Milan, et mourut dans cette ville en 1638. 11 est principalement connu par son Commentaire sur les rubriques du Missel et du Rréviaire romain, ouvrage plein de recherches, et très-propre à entretenir la dignité et la régularité des cérémonies saintes. Les détails en paraissent sans doute très-indifférents aux hommes du siècle ; mais les ministres du Seigneur zélés pour son culte, le lisent avec autant d'intérêt que d'utilité. L'auteur néglige quelquefois les raisons littérales ou historiques des cérémonies, pour s'atlacher à des considérations mystiques; il eût dû tâcher de joindre constamment les unes aux autres. La meilleure édition de cet ouvrage,
qui est bon pour la pratique, est celle de Turin, avec les observations de Merati', 1736 à 1740, 5 vol. in-4°, fig. Ces observations sont exactes, solides, et suppléent à celles qui ont échappé à Gavantus. On a de lui : Monnaie Episcoporum, 1642, in-4°; et un Traité des synodes diocésains, 1639.
GAZAIGNES (Jean-Antoine), chanoine de Saint-Benoît de Paris, s'est fait connaître par un livre virulent qu'il composa contre l'ordre des jésuites. N'osant pas y mettre son nom, il prit celui de Emmanuel-Robert de Philibert, docteur en théologie, ancien chanoine de Toulouse, né dans cette ville le 23 mai 1717. Telles sont du moins les indications données par la France littéraire de 1769, tome Ier, page 365, sur l'auteur du livre dont nous parlons, et qui est reconnu pour être de Gazaignes. L'ouvrage a pour titre : Annales des soi-disant jésuites, Paris, 176V, 5 gros volumes in-4°, qui devaient être suivis de trois autres : mais ceux-ci n'ont pas vu le jour. Tout ce qu'on a imputé de mal aux jésuites se trouve dans ce volumineux pamphlet ; il est presque inutile d'ajouter que ce qu'on aurait pu dire de bien ne s'y trouve pas.
GAZET (Guillaume), chanoine d'Aire, et curé à Arras, où il était né en 1554, mourut dans cette dernière ville, en 1612, à 58 ans. On a de lui : l'Histoire ecclésiastique des Pays- Bas , 1614, in-4° ; Vies des saints, Reims, 1613, 2 vol. in-8n, et plusieurs livres de piété. L'auteur manque de critique, et son style est négligé.
GAZET (Alard), bénédictin de Saint- Vaast, à Arras, sa patrie, prévôt de Saint-Michel, près de cette ville, se distingua par sa piété et par sa science. Il mourut eu 1626, âgé de 60 ans, après avoir donné une bonne édition des OEuvres de Cassien, avec des notes critiques, Arras, 1628, in-fol; ; Leipzig, 1722, in-fol., édition très-estimée.
GAZZERA ( Jean-Antoine-Henri ) , prêtre du diocèse de Mondovi, en Piémont, commandeui de l'ordre de Malte, mort le 1er avril 1838, à lYige de 75 ans, habitait Paris, et a laissé plusieurs écrits , entre autres : Les Nuits de sainte Marie-Madeleine; les Veilles de saint Augustin, etc. Il travaillait à un ouvrage sur les résultats politiques et moraux du christianisme, qui devait former 3 volumes in-8°.
GEBHARD, archevêque de Salzbourg, était d'une illustre famille de Souabe, et fut pour.vu de cette dignité en 1061. 11 soutint constamment le parti du pape Grégoire VII contre l'empereur Henri IV. Et en considération de ce service, il fut honoré par Sa Sainteté du titre de légat-né dans toute l'Allemagne, que ses successeurs ont aussi pris après lui. 11 fût ensuite exilé par l'empereur, et mourut en 1091, dans le château de Wersten, qu'il avait fait b .tir.
GEDDES (Alexandre), prêtre écossais, né en 1737, àRuthven, dans le comté de Bamff, de parents catholiques. Après avoir fait sa théologie à Paris au collège des Ecossais, il retourna dans sa patrie, et fut préposé à la
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