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De eo quod est juris ecclesiaslici et divini in de la Chine. Le jésuite, aidé d'un de ses sacnnnrntis, 1707 ; De peeeato in Spiritum S. confrères, aplanit toutes les difficultés, et fut ■in hoc et altéra vita irrcmissibili, 1707. Tous le médiateur d'une paix avantageuse. L'emces ouvrages respirent une érudition vaste pereur chinois, pénétré de reconnaissance, et variée, sagement dirigée et employée, une le fit revêtir de ses habits royaux, el le prit logique exacte, la plus pure orthodoxie, une pour son maître de mathématiques et de phigrande piété, un zèle brillant. Son adininis- losophie. Il lui permit de prêcher et de faire tration, ses voyages, sa conversation douce, prêcher la religion chréienne dans ses vastes intéressante, instructive, l'ont fait connaître étals, et voulut l'avoir toujours auprès de et estimer autant que ses profondes ('•ludes. lui dans .ses promenades, et même dans ses La piété et l'humilité s'étaient admirable- maladies. Le Père Gerbillon mourut à* Pékin ment unies chez lui avec la science et le plus en 1707, supérieur général de toutes les misrare mérite. Il a retracé, dans un dejjré sions de la Chine. lia composé des éléments éminent, les utiles travaux et les vertus qui de géométrie, tirés d'Encline; et une Géomédistinguaient autrefois cet ordre célèbre, trie pratique et spéculative. Ces deux oudont la réputation est si étrangement dé- vrages, écrits en chinois et en tartarc, furent chue. Rien ne peut exprimer la douleur qu'il magnifiquement imprimés a Pékin. On trouve ressentait à la vue de cette décadence; mais dans la Description de l'empire de la Chine du ce qui le touchait plus vivement encore, Père du Halde, des Observations historiques c'est l'apostasie de tant de religieux de dif- sur la grande Tartarie, par le PèreGerbilon : férents ordres qui dogmatisent aujourd'hui ainsi que les Relations des voyages qu'il fit en Allemagne, soit dans les chaires, soit dans en ce pays. La relation de son voyage de Siatn les livres; qui, hérétiques enfroqués comme n'a pas été réimprimée. On dit que c'est sur les Fra-Fulgenzio et les Fra-Paolo , déchi- cet ouvrage que l'abbé de Choisy composa rent le sein de l'Eglise d'une manière plus sa Relation, en y ajoutant quelques ornesûre que par une apostasie avouée. Le sa- ments, dont les Mémoires du Père Gerbillon vant et pieux abbé en parle de la manière avaient besoin. Le style n'était pas le prinla plus touchante dans son livre De légitima cipal mérite dos écrits de ce jésuite. On peut Ecclesiœ potestale circa sacra ; mais il espère voir des extraits de son manuscrit sur Siam, en même temps que l'Eglise , qui a triom- dans le tome Ior des Mélanges historiques de phé de tant de persécuteurs , triomphera Michault.
également de ces derniers, les plus odieux GERDES (Daniel), professeur de théologie comme les plus dangereux de tous. Quod de protestante et membre de l'académie de Berperseculionibus ethnicorum professa est anti- lin, né à Brème l'an 1098, mort en 1705, fut quitus, id de insuldbushœreticorum etiamve- d'abord prédicant à Wagenagen en 1724; non fit,Ecclesiamindenovum florem, decorem deux ans après il professait àDuisbourg, et et amplitudinem nancisci, ad quod ctiam spe- en 1735 il alla occuper une chaire académiramus, dum jam dolentes cernimus ipsos ec- que à Groningue. Indépendamment d'un CLEsiiE filios ad concutiendam ecclesiasti- recueil intitulé : Mélanges théologiques, qu'il cam auctoritatem proruentes , iiMBiRiTis publia en société avec d'autres savants, Duisprotestantium latenter PRiNCipns (De leg. bourg, 1732-38, on a de lui : Particularités Eccl. pot. 1. ii, c. 3). Dans son Historia Ni- sur la confession d'Augsbourg, Groningue; grœ Sglvœ, 3 vol. in-i°, il y a quelques pré- Choix de pièces sur l 'histoire littéraire dans ses jugés contre les jésuites que sans doute le rapports avec la réforme religieuse, ibid. , judicieux auteur a quittés plus tard, à la fa- Compendium theologiœ dogmatieœ,i >\d. ;Anveur de la lumière répandue par les événe- nalesde l'église réformée, ib id. , 174-4-52; .Moments. Peut-être ne s'est-il pas assez cons- cellanca Groningana nova ad historiam refortamment défendu contre les embûches de ce mationis ecclesiasticœ prœcipue spectantia, siècle, dont sa bonne foi et sa franchise ne ibid., 1748, 8 parties in-i°. prévoyaient pas toujours les suites, comme GERDIL (Hyacinthe-Sigismond), célèbre elles n'en devinaient j as les principes. Les cardinal de la congréga.ion de Saint-Paul, nouveautés bruyantes lui faisaient assez ai- dite des Barnabites, naquit à Samoëns en sèment illusion. En général, les bénédictins Savoie, le 23 juin 1718, d'une famille estimée, en Allemagne n'ont pas été assez en garde II donna dès sa plus tendre jeunesse des contre les nouveautés de tout genre. Du preuves non équivoques delà supériorité de reste, les religieux de Saint-Biaise, à l'imi- ses talents. Son oncle paternel, homme de tation de leur chef, ont toujours été zélés lettres estimable, soigna ses premières études, pour l'orthodoxie. C'est.à l'un d'eux que nous que le jeune Gerdil continua ensuite sous devons le Febronius abbreviatus , où les er- les barnabites, qui dirigeaient le collège de reurs de ce chef de secte sont savamment et Thonon et celui d'Annecy. A peine âgé de judicieusement analysées. 15ans,il devint le confrère de ses professeurs GERBERT. Voyez Silvestre IL en embrassant leur institut. Après son novi- GERBILLON (Jean-François), né en 165i, a ciat, ses supérieurs l'envoyèrent à Bologne Verdun sur la Meuse, jésuite en 1070, fut en- pour y faire son cours de théologie. 11 cultiva voyé à la Chine en 1085, et arriva à Pékin en en même temps les langues anciennes et 1086. L'empereur le goûta tellement que, trois modernes, et s'appliqua avec succès à l'hismois après son arrivée, il eut ordre de suivre toireetaux sciences exactes. Ilobtint l'estime les ambassadeurs envoyés en Moscovie, pour générale à Boulogne, mais principalement régler les limite» de oet empire et de celui celle de Lambertini, alors cardinal archevè*
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jue de cette ville et depuis pape sous le loin de Benoit XIV. Ce savant homme jugea parfaitement le jeune Gerdil dès la première entrevue, et en augura les plus grandes choses ; il lui donna même une preuve de confiance en ses lumières, en le consultant sur divers morceaux de son grand ouvrage sur la Canonisation, et en l'employant à traduire du français en latin placeurs extraits des auteurs qui devaient y être employés. Dèsqu'il eut terminé son cours de théologie, il fut envoyé à Macérata pour y enseigner la philosophie. Plusieurs ouvrages qu'il y publia le firent connaître avantageusement. Il essaya d'abord ses talents polémiques en cherchant à réfuter Locke, et ensuite à défendre Malebranche. Il passa bientôt après à Casai de Montferrat, d'où il fut appelé à Turin, pour y occuper dans l'université la chaire de philosophie, et ensuite celle de théologie morale. L'archevêque de Turin, qui ne larda pas à connaître tout le mérite de Gerdil, l'admit dans son conseil de conscience, tandis que son ordre lui témoignait sa confiance en le nommant provincial des collèges de Savoie et de Piémont. Peu de temps après, la congrégation ayant perdu son supérieur général, il fut question de nommer Gerdil pour lui succéder ; mais Benoit XIV le désigna en même temps à Emmanuel III, roi de Sardaigne, comme la personne la plus capable de diriger l'éducation de son petil-tils, le prince de Piémont. Gerdil vécut à la cour comme il l'avait fait dans son collège ; il s'occupa tout entier des travaux de son emploi, et consacra le temps qu'il ne donnait pas à l'éducation du prince, à composer plusieurs ouvrages utiles. Gerdil vit ses succès récompensés par deux abbayes ; mais ses revenus ne le rendirent pas plus riche : il les employait à l'éducation de ses neveux et à faire de bonnes œuvres. Le pape Clément XIV lui décerna un prix plus honorable. Dans le consistoire tenu le 26 avril 1775, le saint-père le réserva cardinal inpetto sous une désignation qui caractérisait en même temps et sa grande réputation et sa rare modestie : notus orbi, vix notus urbi. Cependant Clément ne put achever la nomination, elle était réservée à Pie VI. Ce vénérable pontife appela Gerdil à Rome, le nomma consulteurdu saint office, le fit sacrer évoque de Dibbon, et le proclama le 15 décembre 1777 cardinal du titre de Sainte-Cécile ; il avait déjà été agrégé au sacré collège le 27 juin de la même année : Gerdil montra dans ce haut rang beaucoup de zèle pour les intérêts de l'Eglise. Nommé préfet de la Propagande, et membre de presque toutes les congrégations, il était au milieu du sacré collège comme une lumière. C'était toujours son avis qu'on suivait dans les affaires les plus délicates, et Gerdil inclinait toujours pour le parti modéré, dès que les principes ne devaient pas en souffrir : c'est dans ce sens qu'il agit. dans l'affaire du concordat. Lorsqu'en 1798 les Français s'emparèrent de Rome, et en emmenèrent le souveraiu pontife, Gerdil se retira en Piémont. Resté dans le séminaire de son abbaye de la
Clusa, il se vit sou vent sur le point de manquer de tout, mais il supporta ses malheurs avec la plus grande résignation. Après la mort de l'infortuné Pie VI, Gerdil se rendit au conclave convoqué à Venise. Dès les premiers scrutins, un grand nombre de suffrages se réunirent en sa faveur, et son âge très-avancé fut un des plus grands obstacles à son élection. Il suivit à Rome le nouveau pape Pie VII, et y reprit ses occupations. La santé dont il jouissait dans l'âge le plus avancé faisait espérerde le conserver encore quelques années; mais il fut attaqué en 1802 d'une maladie grave, à laquelle il succomba 'le 12 août de la même année. Il avait alors plus de 84 ans. Membre d'un grand nombre d'académies de l'Europe, il fut honoré des regrets de tous les ' savants. Le pape ordonna de magnifiques obsèques, et voulut lui-même faire l'absoute. Le Père Fontana, général des barnabites, et depuis cardinal, son ami, prononça son oraison funèbre (qui a été traduite en français par l'abbé d'Hesmivy d'Auribeau, Rome", 1802, in-8°), et lui composa l'épitaphe la plus honora'ble, et un Eloge lu le 6 janvier 180'* à l'académie des Arcades, sous le titre d'Elogio letterario. Ce savant prélat a composé un grand nombre d'ouvrages , dont plusieurs furent imprimés séparément. Le Père Torelli lésa recueillis et publiés, Bologne, de 1784 à 1791,8 vol. in-4'. Le Père Fontana, aidé du Père Scatti, entreprit une nouvelle édition dont les six premiers volumes parurent en 1806, et qui depuis s'est continuée. Voici les ouvrages compris dans l'une et l'autre édition : Introduclionà l'étude de la religion, avec la réfutation des philosophes anciens et modernes touchant l'Etre suprême, l'éternité, etc. ; ouvrage dédié à Benoit XIV, et auquel applaudirent non-seulement les savants catholiques, mais encore plusieurs protestants de l'académie de Berlin ; Exposition des caractères delà vraie religion, traduite del'italien en français par le Père Livoy, barnabite, Paris, 1770, 1 vol. in-8° ; Dissertation sur r origine du sens moral, sur l'existence de Dieu, l'immatérialité des substances intelligentes, avec deux Dissertations sur les éludes de la jeunesse; Projet pour l'établissement d'un séminaire, avec un Essai d'instruction théologique à son usage ; 16 Traités de théologie et 4 Dissertations sur la nécessité de la révélation. Dans l'essai, l'auteur réfute Bayle, le Système de la nature, les défenseurs de l'antiquité du monde, etc. Ces divers écrits forment les deux premiers volumes de l'édition de Bologne, et sont en langue italienne. Les 3% 4 e et 5e vol., et une partie du 6e, renferment les œuvres françaises. On y trouve • un Traité de l'immatérialité de l'âme contre Locke, et la Défense du Père Malebranche contre ce philosophe, Turin, 1747 et 1748, 2 vol. in-4°. Locke, dans son Traité de 1 entendement humain, avance que sans le secours de la révélation on ne peut être assuré que Dieu n'a pas donne à la matière la faculté de penser , et prétend que cela n'est point audessus de sa puissance. Cette idée , qui favorisait les principes des nouveaux philoso*
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plies, avait été avidement saisie par eux, notamment par Voltaire. Les doutes du philosophe anglais sont réfutés solidement dans le traite du Père Oerdil. Il y prouve que tout ce que dit Locke touchant l'nunaténalité de Dieu peut également s'appliquer à l'âme-. Hurke a l'ait l'éloge de cet ouvrage. Un des caractères des écrits pol uniques du Père Gerdil est qu'ordinairement il puise dans les raisonnements même de ses adversaires les arguments par lesquels il le^Péfute; et c'est ce qu'il lit en cette occasion. Essai d'unedémonstration ma t h ématiquec ont rel' existence éternelle de la matière et du mouvement, etc.; et des preuves que V existence et l'ordre de l'univers ne peuvent être déterminés ni par les qualités: primitives des corps, ni par les lois du mouvement; Mémoires sur l'infini absolu considéré dans la grandeur, et sur Tordre dans le genre du vrai et du beau, insérés dans le tome sixième des Miscellanca taurinensia, 1771 ; Essai sur les caractères distinctifs de l'homme et des animaux brutes, où l'on prouve la spiritualité de l'âme par son intelligence; Incompatibilité des principes de Descartes et de Spinosa; Eclaircissement sur la notion et la divisibilité de l'étendue géométrique, en réponse à M. Dupuis, Turin, 17V1 ; Réflexions sur un mémoire de M. Jieguelin, concernant le principe de la raison suffisante et la possibilité ou le système du hasard ; Dissertation sur l'incompatibilité de l'attraction et de ses différentes lois avec les phénomènes, et sur les tuyaux capillaires, Paris, 1754,1 vol. in 12. Un premier travail sur cet objet avait été inséré dans le Journal des savants, mai 1752. L'astronome Lalande y répondit dans le môme journal. A la suite de la dissertation se trouve un Mémoire sur la cohésion. Observations sur les Epoques de la nature pour servir de suite à l'Examen des systèmes sur l'antiquité du monde, insérées dans Y Essai théologique ; Traité des combats singuliers ou des duels, Turin, 1759. Gerdil y rappelle que le métier des armes n'est pas moins sujet que les autres états aux règles de la mor .le, ni moins soumis, pour des chrétiens, aux préceptes ,,e PEvangile. 11 montre l'absurdité et la férocité du prétendu point d'honneur, qui fait une loi de la vengeance. Il prouve erilan que tous les duels, même ceux au orisésauticfois pour cause publique ou particulière, et à plus forte lais m ceux qui ont lieu entre particuliers, de leur autorité privée, choquant la raison, blessent la religion, n'ont rien de commun avec le véritable honneur, ti ndentà renverse,- lé iiiice social ; Discours philosophiques sur l'homme considéré relativement à l'état de nature, à l'état de société^ et sous l'empire de la loi, Turin, 1769, in-8", traduits en ita ien par le docteur Guidici, Lodi, 17G2; de la Nature et des effets du luxe, avec l'examen des raisonnements de M. Melon, auteur de /'Essai politique sur le comme ce en faveur du luxe, Turin, 17CS, in-8". GerHil y analyse les raisonnements des apologistes du luxe, entre autres de Montesquieu , et les réfute. Il montre que ces apologistes sont en contradiction
avec eux-mêmes ; il tire ses preuves des écrits qu'ils préconisent. Discours sur la divinité de la vraie religion ; Réflexions sur la théorie et la pratique de l'éducation contre les principes deJ.-J. Rousseau, Turin, 1765, ii -8°. El'es se trouvent dans la nouvel e édition sous ce titre : i Anti-Emile. Elles sont écrites avec modération et ménagement pour l'auteur ; mais rien n'y manque'pour 1 ; solidité. Elles ont été traduites en anglais ; et la princesse héréditaire de Brunswick fit pas- - dans ses Etats plusieurs exemplaires de cette traduction, comme un antidote aux dangers de l'ouvrage. Rousseau lui-même ne put s'empêcher de reconnaître le mérite de cet écrit, et de dire quoi d- tous ceux qu'on avait publiés contre lui, c'était !e seul qu'il eût trouvé digne d'être méd té. Il ajoutait néanmoins qu'il craignait que l'auteur des Réflexions ne l'eût pas compris ; et certes ce n'était pas Gerdil qui manquait d'intelligence. Considérations sur l'empereur Julien. C'est dans les auteurs païens que Gerdil puise ses motifs pour apprécier le caractère de ce prince ; et c'est d'après leurs témoignages qu'il prouve jusqu'à quel point sont exagérés les éloges que, dans ces derniers temps, lui ont prodigués quelques philosophes, sans doute à cause de sa : aine pour le christianisme, qulls partagent avec lui. Tout ce morceau de Gerdil est plein d'une excellente critique. Observations sur le 6" livre de l'Histoire philosophique et politique du commerce dans les deux Indes , par l'abbé Raynal, Gerdil écrivit ces observations rapidement, et a la lecture de ce tic volume. Elles font regretter qu'il n'ait pas fait le même travail sur tout l'ouvrage. Quelques œuvres latines complètent le 0e volume, ce sont : une Harangue sur ce sujet : Virtutcm politicam ad optimum statum non minus regno quam reipublicœ necessariam esse. L'orateur y combat Montesquieu. Une autre: de Causis academicarum disputationum in theologiam moralcm inductarum. Elles furent prononcées en présence de la Société royale de Turin. la première en 1750, et l'autre en 175V ; Dispxilatio de religionis virtutisque politicœ conjunctione; Elementorum Moralis prudentiœ spécimen. Tels sont les ouvrages compris dans les six premiers volumes de l'édition de Bologne. Le cardinal délia Sôraag ia en ht imprimer un 7e à ses frais en forme de supplément et sous ce titre : Opuscula ad hicrurchicam Ecclesiœ constilutionem spectantia, Parme, 1789, et Venise, 1790, in-8". Il contient: Confutazionr di due libclli contro il brève Auctorem lidei di Pio VI, in cui si condamna illibrodi Eybei : Qu'est-ce que le pape? Rome, 1789, 2 vol. in-8°; Apologia del detto brève, Rome, 1791 et 1792, in-4". E bel, prof sseur de droit canon à Vienne, du temps de l'empereur Joseph, et pe'ndant la chaleur des réformes de c prince, attaquait dans son libelle la puissance papale , et parlai:, avec peu de respect du pontife. Ge.dil réfuta sa doctrine en lui opposant les théologiens les plus attachés aux prétendues libertés de l'Eglise gallicane, tels que Gerson, le P. Alexau-
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tire, Bossuet et Fleury. In commentarium a Justino Febronio in suam rétractât ionem editum animadversiones , Rome, 1792, in-4°, Geidil croyait avoir remarqué dans la rétractation de cet évêque quelques tournures embarrassées et y désirait des expressions plus franches. Il montre en quoi elle poche, et c'est toujoursdel'àutorité des plus célèbres théologiens français qu'il s'appuie. In Notas nonnullarum propositionum synodi pistoicnsis , Rome. Ces lemarques (par Feller)tendaient à justifier sur quelques points le synode de Pistoie. Genlil les réfuta. Esame dei motivi dclV opposizione del vescovo di Noli (Benoît Solari) alla publicazione délia bolla cite condamna le proposizioni estrattc dal sinodo di Pistoja, Rome et Venise, 1802. in-12. Des Lettres pastorales, adressées aux paroisses qui dépendaient de son abbaye de la Clusa, et ses Constitutions synodales. Précis d'un cours d'instruction sur ■ l'origine, les devoirs etVexercicede lapuissance souveraine, Turin, 1799, in-8°. Il y en a deux traductions italiennes: l'une, Rome, 1800 ; l'a utre, Venise, 1802, in-8°. Notes sur le Poème de la religion du cardinal de Bernis, Parme, Bndotii, 1795. A la mort du cardinal Gerdil, il restait en manuscrit dans ses portefeuilles : Osservazioni sopra unanuovalettera del vescovo di Noli. Elles furent imprimées la môme année 1802, à Venise. Confutazione dei sistemi contrarii all'autorità délia Ghiesa circa il matrimonio. Précis des devoirs des principaux états de la société. Instruction sur les différentes causes de la grandeur et de la destruction des Etats. Avis sur la lecture et le choix des bons livres; Traité d'Histoire naturelle, contenant les règnes minéral, végétal et animal. Tractatus de primatu romani pontificis, de gratia, de legibus, de actibus fuunanis, de mutuo. Dissertatio contra Puffcndorf de usura, 5 vol. ; Cursus philosophiœmoralis. Les ouvrages de ce célèbre cardinal prouvent l'immense variété de connaissances de leur auteur, la fécondité de son génie, et son infatigable amour pour les travaux utiles. Il fut, de notre temps, un des hommes qui marquèrent le plus dans les sciences, qui furent les plus utiles à la i eli— gion et à 1 Eglise, et qui iirentle plus d'honneur au clergé. Sa vie entière fut consacrée à défendre l'une contre les déistes, à soutenir la docinne de l'autre, et les jugements du saint->iége conte les léfractahes : modèle d'ailleurs admirable de modération dans ses controverses, car, tout en maintenant avec fermeté les principes, non-seulement il ne ble-se pas la charité, mais il ne laisse pas même échapper la moindre expression qui puisse offenser c> ux qu il réfute.
GERGUE1L (l'abbé), professeur royal do théologie dans l'université de Toulouse , n'est connu que p;r YOraison funèbre de M. de Beauveau, archevêque et primat de Narbonne, qu'il prononça le 23 juin 174-0, dans l'église de Notr.e-D,.me-des-Tables de Montpellier, en présence de l'assemblée des étatsgénéraux uu Languedoc, Paris, 1740, iu-4°.
G^RLAC (Petiu), de Deventer, chanoine de l'ordre de saint Augustin, dans le monas-
tère do Windes^eim , mourut en odeur de sainteté, l'an 1411, Il a laissé en latin des Soliloques, in-12 ou in-24, qu'on a traduits en français, in-12.
GERLACH, ph'ux ermite, dont on conservai; h' corps dans l'abnaye des dîmes Norbertines, qui porte son nom, à 2 lieues de Maëstricht (sous le règne de Joseph II, celte maison a été détruite, et les dames transportées à Ruremonde). Dans sa Vie imprimée en 1745, à Maëstricht, chez Lekens, on rapporte des choses étonnantes, dont quelquesunes font plutôt l'éloge de la piété que du discernement du siècle où ce saint a vécu.
GERLE (dom Ch> istophe-Antoine) , né vers 1740 dans un village d'Au\ ergne , fut d'abord caartreux, et devint prieur du couvent de Port-Sainte-'tïarie. Elu député du chrgé de la sénéchaussée de Riom aux états-généraux en 1789, il adopta les principes révolutionnaires. Peu après, une espèce de visionnaire , Suzanne Labrousse , s'étant mêlée de faire des prédictions sur l'avenir de la révolution qui venait d'éclater, dom Gerle crut devoir entretenir l'assemblée des prétendues p/ophélies de cette femme; il ne réussit qu'à faire rire de lui et de sa prophétesse. Celle-ci s'enfuit à Rome, où elle fut condamnée à une réclusion perpétuelle. Plus tard il se joignit à la fameuse Catherine Théot ou f héos, âgée alors de 69 ans, laquelle se disait mère de Dieu. Ils réussirent à grouper autour d'eux quelques prosélytes; mais les trois quarts de ces dévots d'une espèce nouvelle étaient des agents du comité de sûreté générale, qui leignaient de donner dans ces rêveries afin de mieux découvrir les mystères de l'association. On assure que Robespierre , avec qui dom Gerle était lié, favorisait cette secte, qui lui paraissait propre à faciliter l'établissement de son culte de l'Etre Suprême. Quelques jours avant le 9 thermidor, dom Gerle et Catherine Théos furent arrêtés et conduits en prison. Cette femme y mourut, et dom Gerle l'ut remis en liberté vers la fin du règne de la Convention. Se trouvant sans ressource, il travailla quelque temps au Messager du soir, rédigé par Isidore Lang'ois ; puis, sous le ministère <:e Benezech, il fut employé pendant 18 mois comme auxiliaire dans les bureaux de l'intérieur. Il uemeura depuis dans l'obscurité, et l'on ignore l'époque de sa mort .
GERMAIN (saint), né à Auxerre en 330, d'un." famille illustre, fit ses études à Rome, et brilla dans le baireau de cotte ville. Devenu ensuite gouve.neur de sa patrie et commandant des troupes du pays , il se fit tellement aimer des peuples par son intégrité, qu'après la mort de saint Amateur, évoque d'Auxerre, le < lergé, la noblesse et le peuple le demandèrent d une commune voix pour son successeur. Auxe.re goûta, sous son nouveau pasteur, toutes les douceurs de la paix et de la concorde. Germain distribua tous ses biens aux pauvres et à l'Eglise. Le pélagianisme faisait alors des ravages en Angleterre. Les prélats des Gaules,
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assemblés en 4-29, envoyèrent Germain avec saint Loup, évoque de Troyes, pour arrêter la force du poison Ces médecins spirituels tirent en peu de temps beaucoup de guérisons par l'éloquence de leurs exhortations et et par la sainteté de leur vie. Saint Germain y fit une seconde mission en kh&. Plusieurs miracles éclatants opérèrent la conversion de ce qui restait de pélagiens. Au retour de ce second voyage, il passa en Italie, et mourut à Havenne en iVS. On a cru avoir trouvé en 1717, dans l'abbaye de Saint -Mariend'Auxerre, les reliques de saint Germain; mais les bons critiques en ont contesté l'authenticité, quoique l'abbé Le Bœuf l'ail soutenue. Sa Vie fut écrite par le piètre Constant, auteur contemporain , à la prière de saint Patient, archevêque de Lyon; elle se trouve dans Surius.
GERMAIN (saint), successeur d'Kusèbe dans l'évèché de Paris, était né dans le territoire d'Autun, de parents nobles, vers 496. Childebert Ier le choisit pour son archichapelain, titre qui répond à celui de grand-aumônier. Germain était un homme apostolique, tout brûlant de zèle pour le salut des Ames. C'est lui qui fonda le monastère de Saint- Germain des Prés. 11 mourut en 576. Nous avons de cet évèque une excellente lettre à Brunehaut , dans laquelle il exhorte celte reine, avec beaucoup de force, à empêcher le roi Sigebert de faire la guerre au roi Chilpéric. Dom Bouillart , bénédictin de Saint- Maur, a recueilli tout ce qu'on peut dire sur ce digne pasteur, dans son Histoire de l'abbaye de Saint-Germain , publiée en 1724 , in- fol., avec des figures relatives au sujet.
GERMAIN (saint), tils du patrice Justinien, fut dès sa jeunesse un des principaux ornements du clergé de Constantinople. Son mérite le lit élever sur le siège épiscopal de Cyzique. En 715 on l'élut patriarche de Constantinople. Il s'opposa avec zèle à l'empereur Léon l'Isaurien, iconoclaste, qui le chassa du siège patriarcal. Saint Germain mourut en 733, âgé de 95 ans, avec une grande réputation d'esprit et de vertu. Les ouvrages qu'on lui attribue sont pour la plupart de Germain Nalplius, patriarche grec de Constantinople, depuis 1227 jusqu'en 1239, qui écrivit à Grégoire IX en 1232, pour la réunion des églises, tint des conférences avec les députés du pape à Nicée, assembla un concile à Nym;>héeeu 1233, et montra enfin peu de sincérité dans son procédé. Ses écrits se trouvent dans la Bibliothèque des Pères. Nous avons cependant de saint Germain trois lettres sur les alfairesdes iconoclastes (Voy. dom Ceillier, tome XV11I, p. 62). Il avait fait une Apologie de saint Grégoire de Nysse contre les origénistes; Photius en admirait l'élégance et la politesse. Il ne faut pas confondre ces deux Germain, avec un troisième Germain , aussi patriarche de Constantinople en 1255, qui renonça à son siège et fut déput S au concile de Lyon en 1274, par Michel Paléologue.
GERMAIN ( dom Michel) , bénédictin de Saint-Maur, né à Péronne en 16+5, mort à Paris en 1694, avait l'ait profession en 1663.
Il aida le savant Mabillon dans la composition des vu' et vme siècles des Act"s bénédictins, et dans celle de la Diplomatique : il se chargea du traité sur les Palais des rois, qui' Contient environ la 5' partie du livre. On a encore de lui : YHistoire de l'abbaye de Notre-Dame de Soissons, Paris , 1675 , in-»0 L'auteur avait un grand fonds d'esprit, une imagination vive et une mémoire heureuse.
GERMAIN (dom), naquit à Montreuil-sur- Mer en 1765; h; nom de sa famille était Gillon. Il fut ordonné prêtre au séminaire du Saint-Esprit, à Paris, où il avait fait ses éludes, et plus tard il fut employé dans le diocèse d'Amiens. A l'époque de la révolution il quitta la France par suite du refus de serment, et se retira en Allemagne, où il se consacra à l'éducation de la jeunesse ; enfin il entra chez les Trappistes, au couvent de Dorfeld, d'où il fut envoyé en Angleterre. En 1814 il revint en France. Elu d'abord prieur de la maison établie dans l'abbaye du Gard, diocèse d'Amiens, il en devint abbé, en remplacement de dom Eugène. Son zèle et son activité le portèrent à établir une sorte de tiers-ordre, où il admit des élèves qu'il destinait à l'étal ecclésiastique; il envoya aussi ses religieux desservir les paioisses voisines, mais cette dernière innovation fut désapprouvée par les autres supérieurs des couvents de Trappistes. Dom Germain est mort dans son abbaye, le 23 février 1835.
GERMANOS, prélat hellène, né vers 1780, était archevêque de Pat-ras lorsqu'au mois de mars 1821 il fut mandé à Tripolitza par le kaïmakan de Rourchid- pacha , qui voulait s'assurer de sa personne. Prévoyant le sort qui l'attendait, il se réunit à quelques autres chefs des Grecs qui appelaient leurs compatriotes aux armes, et ils s'emparèrent de Patras, qui fut bientôt reprise par les Turcs. Ypsilanti venait de débarquer en Morée; Germanos joignit ses efforts aux siens, et ils chassèrent de nouveau les Turcs. Lorsque le gouvernement grec fut établi, Germanos fut nommé ministre des cultes. Il mourut du typhus au mois de juin 1826.
GERMOIN (Anastase), archevêque de Tarentaise, et savant jurisconsulte, a écrit un trailé De jurisdictione ecclesiastica, in-fol. Le duc de Savoie l'envoya ambassadeur en Espagne, où il mourut "en 1627.
GERMON (Barthélemi), jésuite, né à Orléans en 1663, mort dans cette ville en 1718, fut aux prises pendant quelque temps avec deux célèbres bénédictins de Saint-Maur, dom Manillon el dom Couslant. La Diplomatique du premier lui avait déi-lu ; il prétendit y trouver plusieurs diplômes faux , et publia quelques dissertations latines à ce sujet, 1703, 1706, 1707, en 3 vol. in-12, écrites a. ec pureté et élégance. Plusieurs littérateurs prirent parti pour lui, d'autres se déclarèrent pour le bénédictin. L'abbé Raguet, dans son histoire de la Diplomatique de dom Mabillon, après avoir saisi studieusement le vrai état des controverses, se décide pour le jésuite. Le Père Germon s'engagea aussi dans les contestations concernant les cent-une propo-
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sitions de Quesnel; il fit, dit-on, 2 vol. in-V sur ces propositions , sous le titre de Traité théologique, que le cardinal de Bissy, un des plus zélés adversaires de l'oratorien, adopta et publia sous son nom. Voy. Thiard (Henri). Nous avons^ encore de lui : Lettres et Questions sur l'histoire des congrégations de Auxiliis du Père Serry, dominicain.
GERSEN, GESEN ou GESSEN (Jean), noms donnés à un abbé de Verceil, dont l'existence est un problème parmi les savants. Quelque* bénédictins dans les deux derniers siècles, et l'abbé Valart, ont essayé de le faire passer pour auteur du livre de V Imitation de Jésus- Christ, que l'opinion, aussi générale que solidement établie, attribue à Thomas à Rompis. Valart, dans une dissertation mise à la tète d'une édition très-infidèle de cet ouvrage , imprimé chez Barbou, in-12, en 1738, croit prouver : 1° que l'Imitation de Jé^us-Christ est plus ancienne que Thomas à Kempis; 2° quelle était connue avant l'an 1330; 3" que Jean Gersen en est fauteur, puisqu'on voit son nom jusqu'à cinq fois dans un manuscrit ancien, et qu'on le retrouve dans d'autres manuscrits. Toutes ces prétentions ont été réfutées par l'abbé Ghesquière, célèbre bollandiste, par Eusèbe Amort , et depuis par l'abbé Desbillons, dans une excellente dissertation publiée à Manheim en 1780, à la tête d'une nouvelle édition de cet ouvrage précieux, où toutes les altérations faites dans 1 édition de M. Valart sont corrigées, et l'ouvrage rendu à son premier état sur la foi de* plus anciens exemplaires.
GERSON. Voy. Charlier.
GERTRUDE (sainte), née à Landen, en Brabant, 1 an 626, de Pépin, prince de Landen, maire du palais, et ministre des rois d Austrasie, fut abbesse de Nivelle en 6i7 et mourut le 17 mars 659, à 33 ans. Sa Vie a été écrite par un auteur contemporain, témoin des principaux faits qu'il rapporte. Voy. Jes Acta sanctorum Belgii tome Iil, p. 1V6- 149. Nous l'avons aussi en italien, par Bonnucci, m-12; et en français par des Escœ tvres, 1612, in-8".— Il ne faut pas la confondre avec sainte Gertrude d'Eisleben en Saxe abbesse du monastère de Rodart, puis d'Elpédian ordre de Saint-B,noît, qui mourut en 1334, après avoir éuifié ses contemporains par ses vertus et ses écrits. Le livre de ses révélations a été imprimé plusieurs fois Sainte Gertrude y trace le vrai portrait de son âme. C'est le récit de ses communications avec Dieu, et des transports de son amour. Cet ouvrage , après ceux de sainte J herese est peut-être le plus propre à nourrir la piété dans les âmes. On distingue les éditions données par Lanspergius, chartreux mort en 1559, et par le célèbre Blosius, abbé de Liessies. Dom Canteleu en a donné une édition, Paris, 1662, in-8°, sous le titre d'irmnuationes divinœ pietatis, etc., et dom Mége en a donné une autre, sous le titre de Sanclœ (rertrudts V. et abbatissœ ord. sancti Benedicti, insinuationum divinœ pietatis exercitia Pans, 166i, in-12. On a enc re de ce dernier une traduction française de la Vie et des Dict. de Biographie relig. IL
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lotions de sainte Gertrude, Paris, 1671,
nnpl^UanV;1 Samte Ge™de qui est ho.' norée d un culte particulier en FraVconie il ^probable que c'est la même que œ.le'de
GERVAIS et PROTAIS (saints), souffrirent la mort sous Néron, ou au plus tari sois Domitien On lit dans saint Ambroise qu ds s étaient longtemps préparés à la victoire qu ils remportèrent, par les exercices de la pieté, et par la constance avec laquelle ils résistèrent à la corruption du siècle Le même Père ajoute qu'ils furent décapités pour le nom de Jésus-Christ, et les appelle les premiers martyrs de Milan. Le lieu où étaient leurs reliques fut révélé à saint Ambro.se par une vision qu'il eut en songe D autres dirent que les saints eux-mêmes lui apparurent, et lui firent connaître l'endroit qui renfermait leurs corps. Ambroise fit creuser la terre dans le lieu indiqué. On y trouva deux corps, le fond du tombeau couvert de sang, et toutes les marques qui pouvaient constater la vérité de ces, reliques Elles furent transportées avec beaucoup dé pompe dans la basilique de Fauste, dite au! /ourd hui de Saint-Vital et de Sainu-Ag ricole e de là dans la basilique Ambrosienne. 11 se ht p usieurs m racles à la levée de leurs coros et a leur translation. Les ariens de Milan tirent tous leurs efforts pour nier la vérité dps miracles opérés par l'intercession de ces saints; « mais ils montraient par là, dit saint « Ambroise, qu'ils n'avaient pas la même foi « qu eux. Autrement, cont nue-t-il, pourquoi « auraient-ils cherché à détruire des ndra- « clés aussi évidents ? Cette foi est confirmée « par nos ancêtres; les démons eux-mêmes « son forcés de rendre témoignage à uni «doctrine que ment les hérétiques. «Saint Paulin de Noie et saint Augustin rap, orient que la decouv.-r e de ces reliques, faite en àHb, mit fin à la persécution suscitée par les ariens contra saint Ambroise. Effectivement Je saint évoque les réduisit au silence, en contondant , dans son second discours, les impostures par lesquelles ils tâchaient d'oflusquer 1 éclat de ces miracles. Cependant, à la honte de 1 esprit humain, Middleton a renouvelé les contes des ariens. Mais le protestant Cave n'a pu s'empêcher de regarder ces miracles comme inco.itestables. « La vé- « nté de ces prodiges , dit-il, est suftisam- « ment prouvée par les témoignages de saint « Ambroise, de saint Augustin et de saint « Paulin, qui étaient tous sur les lieux Ils « s'opérèrent à l,i face de toute la ville, et ils « furent deux ibis Ja matière dos sermons de « saint Ambroise. Je ne «ioute point que Dieu « ne les ait faits pour confondre l'impiété « ar.etme, et pour prendre hautement la dé- « fense de Ja doctrine catholique, qui éprouvait tant de. contradictions, et qui était si <( TJ'r'ni1?^111 £'rsécutée. » Voy. Gamaliel. GERVAIS DE TILBURY, ainsi nou.mé d un bourg d Angleterre sur la Tamise où il est né dans le xn< siècle, était neveu de Henri II, roi d'Angleterre. 11 eut un gran* crédit auprès de l'empereur Othon IV, au-