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maladie violente, il mourut au bout de dix jours, le 8 avril 1800, âgé de 78 ans. On ne saurait mieux faire l'éloge de ce vertueux prélat, qu'en rapportant ces | aroles de l'oraison funèbre eue prononça, pour honorer la mémoire de Gioannetti, son ancien coufrère, lo cardinal Zurla : Severioris disciplines acerrimtu custos, omni eam cura cdnfovit. Diurnis nocturnisque liturgiœ actibus primas assistât*, semper sibi par eus, «lits profasas, omnibus carus, verepastor, vere pater, vere txemplar et lucerna super eminens, candis effulgens.
G10IA 'Melchior), prêtre, mathématicien et homme de lettres, né à Plaisance vers 17G0, étudia au collège Saint-Lazare de celte ville et y fut ordonné prêtre. Il s'adonna presque exclusivement aux mathématiques jusqu'en 1790, époque de l'entrée des Français en Italie. Gioia se lai ira dans la carrière politique et devint républicain : ce fut dans le sens de ses nouvelles opinions qu'il traita la question proposée par l'académie de .Milan : Qacl rst celai de tous les gouvernements libres qui convient le mieux' à la félicité de l'Italie? Gioia remporta le prix. Dès lors il publia un grand nouib.c d'ouvrages sur l'économie politique. Ses idées révolutionnaires l'avaient fait mettre en prison; mais le duc de Parme lui rendit la 1 berté a la prière de Bonaparte. 11 vint s'établir à Milan où il travailla à des journaux et à des opuscules de circonstance. En 1790, quand les Français lurent ebassés de l'Italie, il perdit sa liberté qu'il ne recouvra que lorsqu'ils y rentrèrent. Quelques brochures publiées peur justifier la politique de Bona| arte, notamment h s Anglais peints par eux-mêmes, qui parut à l'époque où le système continental l'ut mis en vigueur, lui valurent le titre d'historiographe du royaume d'Italie : mais son livre sur la Théorie du divorce parut si hardi, que le gouvernement se crut obligé de lui retirer cette place. Protégé par le ministre de l'intérieur, il fut nommé chef de la division chargée de la statistique du royaume, puis il se brouilla avec le successeur du ministre. Gioia ayant été renvoyé, s'en vengea par un pamphlet intitulé 11 povero diavolo, et reçut 1 ordre de sortir du royaume. 11 n'y rentra que 18 mois après, et habita depuis Milan où il continua de s'occuper d'économie politique, de statistique et de mathématiques, jusqu'à sa mort arrivée au commencement de 1829. 11 se livrait aussi à l'exploitation, d'après ses procédés, d'une initie de charbon fossile qu'il possédait à Grandino. Outre les ouvrages dont nous avons parlé, on a de lui: un Traité sur le commerce des comestibles ; une Philosophie de la statistique; des Tables statistiques, ayant I our second titre : Norme per descrivere, calcolare, clussificare tutti glioggetti d'administrazionc privata e publiât, Milan, 1818, in-8°; Aperçu des sciences économiques , G vol. in-i°; Traité d'examen général, 2 vol.; Traité du mérite et des récompenses, qui est une espèce de suite au fameux livre de Beccaria; T-raité sur les injures et les dommages. L'ou-
vrage de Gioia qui a fait le plus de bruit est celui qui a pour titre le Nouveau Galathée, traité de politesse, qui semble destiné à la jeunesse, et dans lequel on trouve l'indulgence la plus grande pour les vices et les désordres. 11 a paru en 182'i, dans les Mémoires de religion de Modène, tome VI, un Examen des opinions de Gioia en faveur de la mode ; Gioia piqué ajouta à la quatrième é lition de son Galathée une Réponse aux Ostrogoths, uni laisse trop percer le dépit de l'auteur. Les Mémoires publièrent (40'-tle cahiers du tome XIV; une réplique en deux articles, sous le litre de Galathée des gens de lettres.
GIORGI (Dowwque), prélat, antiquaire et bibliographe italien, naquit à la Costa, près Rovigo, en 1090. Après avoir été, durant quelques années, secrétaire de l'évèquc d'Adria, d se rendit à Rome, et devint conservateur de la superbe bibliothèque du cardinal Imperiali. Ce prélat, digne appréciateur du mérite de Giorgi, et de son talent particulier pour les antiquités ecclésiastiques, l'introduisit à la cour de Home, où il fut successivement employé dans les recherches scientifiques ;»ar les papes Innocent Xlll, Benoit XIII, Clément Xll et Benoît XIV. Ce dernier pontife le plaça au nombre de ses prélats domestiques; «\ cette dignité, Giorgi réunissait celle d'abbé de Saccolongo, qui lui avait été conférée par Benoit Xlll. Giorgi mo irut à Home, le 21 juillet 174" : il laissa ses nombreux manuscrits à la célèbre bibliothèque de la Casanata. On compte parmi ses princqmux ouvrages : De antiquis ltuliœ metropolibus exercitatio historica, Home, 1722, in-4° ; Traité sur les habits sacrés du saint pontife de Home, en italien, ibid., 172V, in-4°; De origine metropolis ecclesiœ Bencventanœy 1725, in-4"; Antiquœ inscriplionis explanatio, in qua de locatoribus scenicorum disceptatur, Monte-Fiascone, 17^7, in-8°. On en trouve un extrait dans les Mémoires de Trévoux, 1728, page 552. De Cathedra episcopali Setiœ civitatis, ibid., 1727, 1775, in-4°; De Liturgia romani pontificis in solemni celcbratione missarum, ibid., 1731, 1743, 1744, 3 vol. in-fol.; De Monogrammate Christi, ibid., 1738.11 réfute dans ce livre une assertion de Basnage. Vita Nicolai V, Pont. Max.; accedit disquisitio de Nicolai erga litteras et litteratos viros patrocinio, ibid., 174,2, in-4°; Cataiogo, ou Catalogue de la bibliothèque de Capponi, ibid., 1747, in-V, enrichi de notes savantes; cette bibliothèque fut ensuite réunie à celle du. Vatican; Elogio, ou Eloge historique du cardinal Corradini, avec quatre morceaux sur les monuments antiques insérés dans la Raecolta ou Recueil du Père Calogera ; Martyrologium Adonis, ope codicum recognitum, bibliothecœ Yaticanœ adnotationibus illustratum, Lucques, 1745, in-fol. 11 a été en outre éditeur des quatre livres de Varictate fortunœ. Le quatrième livre seulement avait été imprimé en 1492; il contient la relation des voyages de Nicolas Conti, traduits en italien par Hamusio, sur la version es^ agnoledeHo drigo Fernandez de Santaella, publiée avec la relation de Marco-Polo. (Séville, 1518, in-fol,*