‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 12 sur 336 · ADV · texte numérisé non relu

ADV

Adorer le soleil Icv.int : les courtisiins sont comme les poules, ils se couclient avec le soleil.

Adresse. Habileté. Le sens propre est mettre droit vers, donner une direction.

Adresse, dans le Rerry. siunilie direction, sentier qui raccourcit, qui abrè.ue le chemin.

Ceux qui connaissent les adresses des chemins, lurent ceux qui échap|)èreut. (Préf. des Confes de In reine de Nai-arre.)

. . . Seignour, De tes sentes et adresses Veuille-moi être enseigneur.

(C. Marot.)

Mais le truand, qui savait les routes et adresses, se trouva audevant, prit son cheval à la bride : Mort-Dieu ! dit-il. (du Fait. Contes d'Eittrapel, 15).

Un correspondant de adresse, adret (adroit) se dit dans le Berry pour lieu, habitation, endroit.

On dit: mener une intrigue avec adresse,, servir à table avec dextérité, peindre avec habileté.

Adultère. Quod nliquis aecedat ad alteram. (Saint Thomas.) Lat. adnhemre, altérer, gâter ^une chose en y ajoutant une substance étrangère.

Syn. : conversation criminelle. (Anglicisme.)

Auguste fit la loi Julia contre l'adultère, Lycurgue le punissait comme le parricide.

L'adultère double est celui où les deux délinquants sont mariés. L'adultère est une trinité qui parvient rarement à rester un mystère.

Ad valorem, loc. adverbiale latine ; se dit des droits de douane sur les marchandises, non d'après leur poids, mais d'après leur valeur.

Adverbe, mot qui se joint à un verbe ou à un adjectif pour y apiiorler quelque modillcation de sens.

.raillie Huperbement el maiinifiquement :

Ces deux adverbes joints font admirablement.

(Femmes savantes.)

L'adverbe marque le rapport qui existe entre une manière d'être et l'idée représentée par un verbe, un adjectif ou un autre adverbe.

La préposition marque le rapport d'un mot à un autre mot.

La conjonction marque le rapport d'un membre de phrase à un autre membi-e de phrase.

AUV 15

Los adveriK'S tenninés (M1 mont sont formés de menic, iilil.ilif de mens, esprit. pcnsc'C. in;inièro: bona nien/e, lioiiiiciiiciil : .///.s7<'/ ïnenlc. justeiiiéiit : rara iiioile, riuviiM'iil. etc.

AiLi-KLRS. de a/iorsiu/i. p. a/io rrrsum. ndv. de lien : s'est coiifoiidii pnrfois a\er a/ors.

Ainsi, adv. de manière, jadis m.s/, du latin //? sit-: U\\[ comme ensemble, de in siniif/, envers de in vet'sus. De.s/r noiisa\ons tin'' si. adverjje peu usité aujourd'hui, qui est opposé à non. Si fait, si bien ; vous dites que non, je disque si. Les Provençaux disent encore si pour oui : « Sias de Cassis ? — Si. »

Alors, du lat. ad horani — à l'or, avec .? adverbial. é([uivaut à en ce tenips-ln, Jorsq}ie. Alors s'appliqu(> au temi)S. ailleurs i\ l'espace.

Mus forsa d'amor m'en rele.

Que no m'inissa virar alhors.

(Aux. DE MAriEni, )

(Mais force d'amour me retient, qui ne me laisse tourner ailleurs.)

ARRii^:RE, derrière, adv. de ad relro, de rétro.

Assez, de ad satis. En provençal assas.

Aujourd'hui, adv. de temps. Lat. hodie, hui ; en provençal huei. liai suffirait pour exprimer l'idée du jour actuel ; mais, par redondance, on ajouta au jour de. Le peuple renchérit encore et ajoute un second pléonasme au premier : au jour d'aujourd'hui.

Auparavant. On a dit d'abord paracant.

Aussi, d'al)ord alsi, aliud sic.

Autant, ... allant, aliud tantuni.

Avant, de ab ante. De ante, on a fait ains, d'où aîné (ains-né.)

Bf:aucoup, adv.; coup siunifie abondance, en arande qiuinlité. On disait jadis : à grand foison, à planté (de plenitafeni.) Ou a dil aussi moult, de inultuni.

Bien, adv., de bene, dont le comparatif est mieux.

Ça... là, ecce hac, illac. On a dit céans, léans, ici-dedans (infus).

Combien, adv.. pour comme bien, iàdis quant bien; bien signifie ici 6eff;^fo;//>, comme dans : bien des gens. .le vous can se bien de l'embarras.

Davantage, adv., de, avant, âge (suffive), signifie plus : a donné le verbe avantager: un père avantage un de ses enfants, en lui donnant plus qu'aux autres.

Déjà, de dès et d&jà (Jam).

i(j ADV

Demain, adv., de?uane: nuine a donné main, c'est-à-dire matin. Par une bizarrerie, on Ta appliqué à tonte la journée: demain au soir.

Désormais, dorénavant, adv., ores ou o/' (hora): de cette heure en avant, ou davantage. Afais vient de magis, plus.

Donc, conj., du lat. tune, alors, donc.

En, adv., du lat. inde. Il en vient, il en parle.

Encore, liane hornin, jusqu'à cette heure.

Enfin, en fin. On dit encore en On de compte ; à la fin, il en est couvenu.

Ensemble, adv., du lat. in simul.

Environ, adv., entour, alentour. Environ vient de e;? etdey/r^'r, gyrare. Provençal en virant.

Entour vient de en et tour et a donné à l'entour et alentours.

Guère, naguère, adv., guère signifia heaucoup; naguère, W n'y a guère de temps.- Le verbe avoir, qui entre dans la composition impersonnelle, s'employait sans pi'onom.

Ici, ci, adv., ecce hic. En provençal aqui. Ci est fait de ici par apocope. On se servait souvent de ici où nous mettons cv'. Le peuple dit encore: cet homme ici. ;

« Emprisonnez ces trois ici. » (Théâtre du Moyen âge.)

Ja, déjà, jadis, jamais, adv., de Jam.

Jà a été remplacé par déjà, qui signifie dès à présent. Jadis est fait ÙGJa et de diu, longtemps, comme tandis. Jamais est formé de Ja et de ?nais, magis, plus à partir de maintenant.

|j)us cf. alors: de ores, bo;;re. avec l'article: à cette heure. • Loin, adv., longe.

Maintenant, dans l'instant : la main tenant la ciiose ; mettre la hi main sans désemparer. Le pied rem})lace la main dans les locutions adverl)ialos : de pied ferme ; au pied levé. On disait aussi : en un tenant. « Trois fois me pasme en un tenant. » Je me pâme trois fois de suite. (Uom. Hose, 183Î).)

Mais, de magis, plus.

Tu n'en peux mais. Dans la langue osque, il avait la même signification qu'il a en français.

Mal, adv., de 7nale ; son comparatif est pis, de pejus.

Non, nenni, néanmoins. (Voy. ces mots.)

Oui, adv. affirmatif, le signe de l'assentiment. Il était à l'origine

Page 1