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Très, adv. ampliatif, du lai. trans, au delà, à travers, qui dépasse. Jadis on disait ti^cstout, tout entier : tressuer, suer abondamment. Les Provençaux disent encor tî^essusar. Aujourd'hui, ^mv s'emploie seul, et, à part quelques cas, on se sert, pour le remplacer dans la composition des mots marquant une manière d'èti'e portée au pins haut dearé. du préfixe sujiei'...
Adversité, du lat. (idvpvsus, tourné contre. C'csl une écolo... non nuituollr.
i< Et mihi res, non me rébus subniillere conor. » (Ilor. Ep. 1. 1.)
(.Je m'efforce de dominer les choses, non d'être dominé par elles.)
Aérostat, de aer, stare, qui se tient dans l'air. Maintenant qu'on cherche à diriger les ballons et à trouver la navigation aérienne, on a commencé par créer le mot aéronef, avant d'avoir trouvé la chose.
^(?>o ?!(?/' signifie navire aérien.
Af . Les mots commençant par cette syllabe redoul)lent la consonne, excepté afin.
Affaire. A demain les affaires. (Voy. Demain.)
Dieu vous garde d'un homme qui n'a qu'une affaire ! Parce qu'il en est si préoccupé, qu'il en l'atigue tout le monde. On dit aussi : Craignez l'homme d'un seul hvre. « Il est à craindre, en effet, que si l'on parle légèrement de ce que cet homme possède à fond, il ne dénonce votre erreur et ne la relève d'un mot. Pour moi, je l'aime et le recherche, et j'ai pour hii le respect affectueux qu'il ressent pour l'objet de son étude. » (Sainte-Beuve.)
Il n'y a que le sage qui s'occupe d'une seule affaire. « Prœter sapienfem, nemo unum agit. » (Senec. Ep. 120.)
Affamer, du latin farnem afj'erre: ou bien plutôt dead fameni, d'où bas lat. affamare.
Pou affamé : un gueux à qui on a donné un emploi, et qui vole pour s'enrichir.
Yentre affamé n'a point d'oreilles. (La Fontaine.) (Voy. Ventre.)
Affection, signifie en même temps maladie et amour. Est-ce parce que l'amour est une maladie mentale ? De même maîtresse signifie amante et la personne que l'on sert.
Afiection subite et passagère ; caprice.
Les afi'ections de jeunesse sont les plus durables et s'embaument avec le temps : la fable de Philémon et Baucis est l'épilogue de celle de Daiihnis et Chloé.