BOII.EAU
Le dédale des cœurs.
(La Fontaine, Fables. IV. 10.,
Jiidiciorum anfradi/s. (Ciréron.)
Défaut, siilistantif verbal de défaillir.
Nous plaisons plus par nos défauts que par nos qualités. (La Rochefoucauld.) C'est-à-dire qu'il y a des qualités nuisibles et des défauts proiltables.
Le vice rapporte plus que la vertu.
Nous vivons avec nos défauts comme avec les odeurs que nous portons ; nous ne les sentons plus, elles n'incommodent que les autres... (M'"« de Lambert.)
« Ou n'est pas parfait : qui n'a pas ses petits défauts ? », répondit un scélérat accusé d'avoir assassiné son père.
Défendre, du latin âefendere.
Le fruit défendu. L'attrait du fruit défendu.
Vile est quod liret. (Pétrone.)
QhoiI licel ingratuin est, qno'l non licii nrrias nril.
(Ovii.K, AmoKi-s, I, ;19.)
(Ce qui est permis ne plail pas ; ce qui ne Test pas enflamme davantaoe.)
On ne connaît l'amertume du fi-iiit défendu, qu'après y avoir l'Ouï é.
Chez certains peuples indiens, toute la population est nue, mais les courtisanes sont vêtues afin d'exciter les désirs. (Sainte-Foi\).
La plupart des femmes passent leur vie à dépouiller de ses fruits le vieil arhre dont Eve a eu la primeur. (0. Feuillet.)
— Lamothe le Vayer, pour donner de kv vogue à un de ses ouvrages qui ne se vendait pas, employa le crédit de ses amis pour le faire intei-dire. L'édition fut épuisée en quelques jours.
Déférence, dérivé de déférer (de ferre).
Politesse qui fait que l'on se conforme aux sentiments de ceux (jue l'on veut honorer.
On a de la déférence pour l'âge, pour le mérite, pour la dignité de quelqu'un ; mais il y aurait bassesse ou hètise à sacrifier sa dignité à celle des autres.
Défiance, verbal de défier, diffidere.
Déliauce, méfiance. La méfiance est un défaut du caractère, qui