‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 152 sur 336 · DEC · texte numérisé non relu

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fait tout prendre en mauvaise part ; la défiance est un sentiment accidentel, qui naît de la crainte du dan.aer qu'on veut éviter en se tenant en garde.

La défiance est mère de la sûreté : qui se détie n"est pas trompé.

Défie-toi du bœuf par devant, de la mule par derrière, et du moine par tous les côtés.

La déliauce est une qualité plus sure que l'expérience, aussi favorable à la fortune que nuisible au sentiment.

Notre défiance justifie la tromperie d'aiitrui.

. Oiiiconinn' est soiipronncuv iuvili' ;i le trnliir.

{Voi.TAMiK.)

Habita fuies ipsnm plerumque fidem obligat. (Tite-Live, XXIL) La confiance que nous montrons à un autre, nous attire ordinairement la sienne.

Défunt, du latin dcffinctun, qui s'est acquitté, qui est sorti de fonction.

ïopfer a dit (b'funter, pour moiirii-.

Dégainer, de rjaine: latin raf/iiu/ni.

Sortir l'épée du fourreau.

Surtout ne dégainez pas au premier mot: vous vous feriez tirer du sang sans ordonnance du médecin... (W. Scott.)

Dègobiller et déijneuh'v. pour vomir, sont formés tous les deux de la particule dé : et de gob (celtique souclieV- pour le premier, et de guhi, gueule, pour le second.

On fait aussi venir dëgobillej- de godebiUau\i\ qui, selon Rabelais, sont des petits pâtés faits avec des tripes de bœufs gras.

Godcbillau a fait godiceau (?).

Dégoiser, de gosier, comme ^'égosiller.

Dans le Berry, on dit dégoisiUev.

Peste, Madame la iioiirrire, coninir vihis déguisez 1

(.Moi.iiiuE, Atri/n-in mal'jrr lui.)

Dégoût, de dé et goût, gustiun.

Le dégoût de la vie.

On devrait pleurer la perte d'un goût et d'une illusion : c'est un des grands maux que les années apportent : elles nous laissent une vie aussi triste et aussi décbarnée que notre corps. (De Lassay.)

Dégoûter, de et goûter, gustare.

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