DEN
Démontrer, du latin demonstrarc. Démontrer une cliose par A + B.
Démotique, du grec démofikr. du i)eu[»l(\ à l'usaoe du peuple. Se dit de l'écriture égyptienne ordinaire, par opposition à l'écriture hiéroglyphique.
Denier, du latin denarium. dixième, par dix.
Le denier romain Allait dix as de cuivre.
Dans les temps modernes, le denier valait la douzième partie d'un sou, et se suhdiAÏsait lui-même en deux mailles et rpiatre oboles.
— Jésus-Christ fut vendu trente deniers comptants par Judas.
— Denier se dit, en général, pour monnaie : « à heaux deniers comptants », c'est-à-dire argent comptant.
Payer de ses deniers.
— Il y avait en France des deniers d'or et d'argent. Deniers publics s'emploie encore pour l'argent de l'État.
— Au denier cinq. Ellipse, pour : en retenant un denier sur cinq.
Cent fi-ancs au denier cinq, coniliieii l'ont-ils .' — Vingt livres,
(Hori.KAu.)
Colljert avait llxé le taux légal de l'intérêt au denier vingt, ce qui revient au cinq pour cent ; c'est encore le taux légal de l'argent.
— Le denier de la veuve. (Marc, XII, 24 ; Luc, XXI, 2.)
— Le denier à Dieu. Pièce de monnaie qu'on donne aux serviteurs à titre d'arrhes, quand on les engage à son service, ainsi qu'aux concierges des maisons de Paris, pour arrêter un logement.
C'est un reste de l'ancien usage de donner une pièce de monnaie au vendeur, [lour prendre Dieu à témoin de l'engagement contracté.
Denrée, latin denariata.
Provençal denairada, qui s'acquiert par deniers.
Était employé d'abord pour la quantité de marchandise cpi'on pouvait avoir pour un denier.
Rahelais (liv. IV, ch. 33) dit : « Denrée de cresson », c'est-à-dire botte de cresson valant un denier.
— En général, toute chose vendue au détail.
— Dans le roman de la Prise de Jérusalem (fol. 19), Yespasien dit : « Les Juifs achetèrent Jésus-Christ trente deniers : et moi, je