DEN
donnerai pour un denier trente Juifs. » Alors un clievalicr s'adressant à l'empereur : ft'u ne iHielli denayrnda .
En sa main tenait un denier.
Si commanda au iavcrnier.
Que denrée de vin lui traie.
(Ane. /Wairnis./
Denrée était aussi pris au propre, pour denier, argent.
Le lion preudiiumme ! et si prestoyt Ses.denives à (jui les \oulo\t.
(Pathplin.)
Dent, du latin denteni : racine edo, manger.
L'iiomme est omnivore. Il a des dents incisives pour diviser les fruits; des molaires pour broyer les grains; des canines pour déchirer les chairs.
— MarcUs Curius Dentalus naquit avec toutes ses dents. Pyrrhus, roi d'Épire, avait une mâchoire dont toutes les dents
étaient soudées, de manière à ne faire qu'un seul os.
— Les Précieuses ont appelé les dents « rameul)lement de la l)ouche » ; d"où la locution : avoir la bouche bien meuljlée.
On dit aussi, depuis l'invention des râteliers : « X... a la bouche bien meublée, mais il n'est pas dans ses meubles. »
Il n'est mal de dents plus grand que quand les chiens vous tiennent aux jambes. (Rabelais.) Alors on ne soulîre pas des siennes.
— Avoir une dent de lait : une vieille dent contre quelqu'un.
— Garder une dent : avoir une inimitié ancienne.
La locution « montrer les dents » est plus juste ; car, avec une seule dent, on ne peut mordre.
C'est que vous avez, mon frère, une dent de lait contre lui. (Molière, Malade Imaginaire, III, 3.)
Venles sub denïem. (Pétrone.) Tu tomberas sous ma dent.
— Avoir du pain, des noisettes, quand on n'a plus de dents : de la fortune, quand ou ne saurait plus eu jouir. C'est de la moutarde après dîner.
Bien tard venu, pour néant tenu.
Exacta via, vlatlcum quœrls. (Sénèque). A la lin du voyage, tu cherches des provisions?
— Mentir comme un arracheur de dents.
Les dentistes se vantent d'arraclier les dents sans douleur; ils savent bien le contraire.
Mais vous autres mentez connue arracheurs de dents.
(Poisson.)