DEY
mort : « Il est fâcheux qu"on ne puisse dire un De profundis pour qui a fait chanter tant de Te Deum. »
Devant, préposition ; autrefois davant, de ah antc. Se mettait aussi pour avant.
El si devant moi vous mouriez.
Toujours en mon cœur vivriez.
illoinnn de la Ilosp.)
— Pai'-derant. avec complément, ne s'emploie plus en français (jiie dans le style juridique : Par-devant notaire.
En passant par-devant la chambre d'Angéhque. j'ai vu... un jeune homme. (Molière, Malade imaginaire.)
Dévier, du latin de et viam, voie. Sortir de la voie. Desvier s'est dit pour mourir: desvie pour mort. On disait aussi desi-é^oiiY fou.
Elle courut comme desvie.
[Roman de la Rose.)
(Voy. détraquer, forlifjner, fourvoyer.)
Devin, du latiji divinum. qui prévoit l'avenir.
La divination, ou l'art de connaître l'avenir, faisait partie de la théologie païenne.
Les devins les plus célèltres de l'antiquité sont : Tirésias. Amphiaraiis, Chalcas.
Devine si tu peux, et clioisis si tu l'oses.
(Corneille, Hérarlius.)
Devise, de divisare, fréq. de dividere.
Devise signifie discours.
La devise est une métaphore peinte, l'emblème du caractère, de la famille ou de la condition. Les devises entrent dans les armoiries comme une partie essentielle du blason.
La devise est une pensée traduite par une image. L'image s'appelle le corps, représentant son ol)jet ; la légende, qui explique l'objet, est l'âme de la devise.
— Devise, en terme de blason, se dit des chilTres, rébus, proverbes, qui servent à distinguer les diverses familles.
Le principal mérite de la devise est la brièveté.
Brevissima recta. La droite est le plus court chemin.
Plus ullra. Toujours plus loin.
Louis XIY adopta pour devise, en 1662 : Nec plurihus impar..